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jeudi 7 septembre 2017

"La porno est entrée dans les moeurs"

par Marie-Victoire Louis, chercheuse au CNRS






Écrits d'Élaine Audet



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« La porno est entrée dans les mœurs »>
"Le Monde" (1)

Ce texte ne peut être que difficile, voire impossible à lire. Je le comprends. J’aimerais simplement suggérer aux personnes qui ne pourront/voudront pas en supporter la lecture, qu’elles pensent peut-être un instant que des millions d’autres femmes - moins sensibles qu’elles ? - vivent dans leur chair tous les jours ce qui est écrit ici.

Ce texte a été rédigé à partir de notes prises pendant deux jours et demi - sans accès à aucun site payant, en tapant sur les rubriques : « sexe » et « pornographie » - sur les premiers sites pornographiques qui me sont tombés sous les yeux. Il s’agit donc d’une goutte d’eau - aléatoire - sur les milliers de sites pornos, accessibles, pour pas un sou, à n’importe qui est connecté.

Chaque ligne de ce texte est - de manière édulcorée - soit la retranscription, soit la description de ce que j’ai vu et lu sur ces sites : lorsqu’il s’agissait d’écrits, ils étaient toujours accompagnés de photos, extraites ou non de films ou de vidéos, représentant des femmes concrètes et des hommes concrets.

Il importe aussi de savoir que sur ces sites, les vidéos peuvent être proposées « par tonnes », les photos, « par milliers » ; les « filles », « par centaines » ou : « tous les jours renouvelées » (2).

Au terme de ce travail, j’éprouve le besoin de clarifier pourquoi je l’ai écrit et ce que son écriture m’a apporté.

Ce texte trouve son origine et s’explique par plusieurs colères :

* La première fut provoquée par la lecture de l’article du Monde sus-cité, le 4 novembre 2004.

* La seconde le fut par la découverte de la loi du 18 mars 2003 « pour la Sécurité intérieure », qui modifie le droit pénal français et pose qu’il est désormais plus grave de violenter, violer, agresser une personne du fait de son ’orientation sexuelle’ que du fait de son ’sexe’ (3).

* La troisième, dans la suite de la précédente, trouve son expression dans le vote de la loi du 30 décembre 2004 « portant création de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité », qui, dans son titre III, intitulé : « Renforcement de la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe » :
- fait du discours de violence et de haine un sous-produit de « discriminations »
- traite à équivalence « le sexe » et « l’orientation sexuelle »
- ne concerne que la « provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes » et non pas l’expression même de cette violence et de cette haine
- ne fait aucun lien entre la « provocation à la haine ou à la violence » et la mise en oeuvre de cette haine et de cette violence.

* Ces colères ont encore été renforcées par la lecture de deux articles du « dossier Prostitution » constitué par Afrik.com : « Les nouvelles formes de pornographie africaine » (4) et « Lolita : Son calvaire commence à Benin City » (5).

Que m’a apporté l’écriture de ce texte ?

Grâce à elle, j’ai mieux compris deux choses :
- Que ce que je décrivais ici s’inscrivait et dans une pensée - car c’en est bien une - du monde et concomitamment le construisait.
- Que l’abandon - revendiqué comme un titre de gloire et une preuve de progressisme, notamment par une fraction importante de la ’gauche’, - de toute référence aux « principes », aux « valeurs », à la « morale »,à l’ « éthique » était aussi un impératif imposé par la défense des intérêts du système proxénète et de la pornographie.

Que les Etats, les proxénètes, les institutions internationales, la presse se taisent sur la gravité de la pornographie, ne la critiquent que concernant ses supposés « excès », ne la dénoncent que si elle concerne les enfants, ne l’analysent qu’en termes de « vice », de « perversion », d’« obscénité », de « déviation », d’« indécence », de « moeurs » et, dorénavant, la légitiment, sans état d’âme, est compréhensible : ils défendent leurs intérêts. Mais je ne comprends toujours pas comment et pourquoi tant d’hommes et des femmes se targuent de défendre, de vanter le bien- fondé de cette abjection.

Quoi qu’il en soit, le monde aujourd’hui, le monde de demain est aussi celui qui est, ici, vanté, vécu, mis en oeuvre : le monde de « la porno ».

Tant qu’il sera légitime, tant qu’il sera légal, aucune lutte contre les propos et les actes violents n’aura de sens. M.-V. L.

***
**
*

Dans la porno

Les femmes avalent, les hommes décident
Les femmes ont mal, les hommes attaquent
Les femmes obéissent, les hommes recrutent
Les femmes trinquent, les hommes culbutent
Les femmes subissent, les hommes s’amusent
Les femmes attendent, les hommes choisissent
Les femmes gémissent, les hommes ordonnent
Les femmes étouffent, les hommes transpercent

Les femmes sont des trous, les hommes sont sans pitié
Les femmes ont tout de la salope, les hommes, des méga-bites
« La porno est entrée dans les mœurs »

Dans la porno

Les femmes sont soumises, les hommes sont les chefs
Les femmes se font mettre, les hommes se font plaisir
Les femmes sont foutues, les hommes y vont en force
Les femmes sont culbutées, les hommes sont bien servis
Les femmes sont très gentilles, les hommes sont honorés
Les femmes éveillent le mâle, les hommes en redemandent
Les femmes sont disponibles, les hommes doivent les mater
Les femmes sont toujours prêtes, les hommes toujours en rut

Les femmes sont des putains, les hommes, des saligauds
Les femmes ont des têtes de connes, les hommes ont des queues d’ânes
« La porno est entrée dans les mœurs »

Dans la porno

Les femmes acceptent tout, les hommes ont toujours plus
Les femmes doivent plaire, les hommes doivent les baiser
Les femmes doivent se coucher, les hommes, les bombarder
Les femmes donnent ce qu’elles ont, les hommes, leur dard à sucer
Les femmes sont prêtes à tout, les hommes, toujours prêts à l’attaque
Les femmes ont un corps de rêve, les hommes sont là pour être servis
Les femmes obéissent au regard, les hommes réalisent leurs fantasmes
Les femmes sont affamées de sexe, les hommes le leur donnent à bouffer

Les femmes sont des bonasses, les hommes, des brutes épaisses
Les femmes ont des vagins d’enfer, les hommes, des engins monstrueux
« La porno est entrée dans les mœurs »

Dans la porno

Les femmes sont des expertes, les hommes les auditionnent
Les femmes ignorent leur sort, les hommes décident de leur usage
Les femmes doivent être utiles, les hommes sont là pour les dresser
Les femmes font ce qu’elles ont à faire, les hommes ont à en décider
Les femmes se plient aux exigences, les hommes n’en ont jamais assez
Les femmes sont là pour eux, les hommes commandent tout ce qu’ils veulent
Les femmes doivent se montrer très gentilles, les hommes vont devoir les punir
Les femmes prennent une giclée, les hommes les prennent comme un pack de bière

Les femmes sont très dociles, les hommes, des pervers graves
Les femmes ont des grosses miches, les hommes, des matraques toujours dressées
« La porno est entrée dans les mœurs »

Dans la pornographie

Les femmes sont en manque, les hommes remplissent les trous
Les femmes vident les couilles, les hommes forcent les passages
Les femmes sont des garages à foutre, les hommes leur marchent dessus
Les femmes ont droit à être giflées, les hommes ne doivent rien à personne
Les femmes sont mises à quatre pattes, les hommes savent admirer le spectacle
Les femmes avalent ce qu’on leur donne, les hommes les souillent après usage
Les femmes sont traitées comme des bêtes, les hommes se font livrer des putes
Les femmes sentent le sexe, les hommes sentent tout de suite qu’elles aiment ça

Les femmes sont des fourre-tout, les hommes, des machines à baiser
Les femmes ont des langues de putes, les hommes, des gueules de vicieux
« La porno est entrée dans les mœurs »

Dans la pornographie

Les femmes se taisent, les hommes admirent leur harem
Les femmes ne discutent pas, les hommes hurlent pour être entendus
Les femmes pompent, avalent, en silence ; les hommes éjaculent sur elles
Les femmes n’ont rien à dire, les hommes n’ont qu’une parole : ’la ferme’
Les femmes sont des grandes filles, les hommes n’ont pas de compte à rendre
Les femmes lèchent sans broncher, les hommes aiment leur cracher à la gueule
Les femmes ne veulent pas se laisser faire, les hommes n’en ont vraiment rien à foutre
Les femmes ont des paroles de soumises, les hommes les traitent comme leurs esclaves

Les femmes sont des pouffiasses, les hommes, de vrais malades
Les femmes ont des têtes à claques, les hommes, du jus à revendre
« La porno est entrée dans les mœurs »

Dans la pornographie

Les femmes font tout pour du fric, les hommes n’ont peur de rien
Les femmes font des pipes à la chaîne, les hommes, collection d’anus éclatés
Les femmes sont fouillées à fond, les hommes se les échangent après services
Les femmes doivent sucer des pieux, les hommes leur enfoncent leurs engins
Les femmes sont des accros du sexe, les hommes toujours aptes à les satisfaire
Les femmes doivent être calmées après emploi, les hommes, les inonder de foutre
Les femmes avalent les sexes les plus gros, les hommes doivent leur boucher le nez
Les femmes sont prêtes à être défoncées, les hommes enfournent tout ce qu’ils trouvent

Les femmes sont des sales garces, les hommes, des gros cochons
Les femmes ont des gorges profondes, les hommes ont des marteaux piqueurs
« La porno est entrée dans les mœurs »

Dans la porno

Les femmes aiment la défonce, les hommes aiment leur faire mal
Les femmes se délectent de sperme, les hommes, de les voir avilies
Les femmes sont fières d’être déchirées, les hommes, de leur cheptel
Les femmes adorent être enfermées, les hommes, jouer les bourreaux
Les femmes séduisent tous les mecs, les hommes méprisent toutes les femmes
Les femmes aiment la brutalité, les hommes font tout ce qui leur passe par la tête
Les femmes raffolent des grosses bites, les hommes savent comment les contenter
Les femmes sont ravies qu’on leur crache dessus, les hommes satisfaits d’eux-mêmes

Les femmes sont des chiennes en chaleur, les hommes, des singes en rut
Les femmes ont des orifices, les hommes ont des fantasmes
« La porno est entrée dans les mœurs »

Dans la porno

Les femmes sont ravagées, les hommes rentrent partout
Les femmes bouffent de la merde, les hommes leur pissent dessus
Les femmes sont attachées, les hommes, libres de leurs mouvements
Les femmes sont torturées à sec, les hommes en terminent avec elles
Les femmes sont sans défense, les hommes n’en font qu’une bouchée
Les femmes découvrent leur douleur, les hommes font leur apprentissage
Les femmes ont des culs trop serrés, les hommes, des bâtons trop gros pour elles
Les femmes se tordent dans tous les sens, les hommes apprennent à serrer les liens

Les femmes sont des lécheuses d’anus, les hommes, des bouffeurs de cons
Les femmes ont des boules dans la gueule, les hommes, des instruments de tortures
« La porno est entrée dans les mœurs »

Dans la pornographie

Les femmes sont brûlées à la cire, les hommes les marquent au fer
Les femmes sont évanouies, les hommes continuent leurs ravages
Les femmes sont crucifiées, les hommes ont des désirs de meurtres
Les femmes hurlent de peur, les hommes se délectent de leur jouissance
Les femmes se tordent de douleur, les hommes savent bien les emballer
Les femmes ont les seins transpercés, les hommes enfoncent les aiguilles
Les femmes crient comme des folles, les hommes disent : ’on voit qu’elles aiment ça’
Les femmes sont des bombes, les hommes leur mettent des grenades dans leur vagin

Les femmes sont des déchets, les hommes, des psychopathes
Les femmes sont du sexe, les hommes sont le sexe
« La porno est entrée dans les mœurs »

*** ** *

Dans la pornographie

Les hommes ne perdent pas de temps en préliminaires, bousculent les femmes, histoire de les décider, les prennent, les agrippent, leur tirent les cheveux, les giflent, les frappent, les violent.

Les hommes baratinent, bâillonnent, n’entendent pas, ne répondent pas aux femmes, n’en ont rien à foutre de ce qu’elles pensent, disent, manifestent ou expriment.

Les hommes passent leur temps à leur mettre, leur enfoncer des sexes, des gods, toujours géants, monstrueux, dans tous les trous, toujours plus loin, toujours plus fort ; ils passent en force, martèlent, culbutent les femmes, rentrent partout où ils le peuvent, leur doigt, leur main dans le vagin, dans l’anus, à un, à deux et plus. Plus c’est violent, meilleur c’est.

Les hommes prennent, testent, inspectent, matent, vérifient, enfoncent, plantent, perforent, dilatent les femmes, seuls ou à plusieurs, ensemble, ou à tour de rôle. Plus ils sont nombreux à pénétrer une femme, plus celle-ci est satisfaite.

Les femmes sont clouées au sol, retenues par des chaînes, ont des harnais dans la bouche, sont coiffées de masques à gaz, ont des poids au bout des seins, des lèvres de leur sexe, sont flagellées, subissent toutes les ignominies.

Les femmes poussent des cris déchirants, crient, hurlent, gémissent de terreur, de douleur ou de plaisir, « Peu importe », là n’est pas le problème :« Elles adorent ça, les salopes », « C’est bon pour elles ».

Dans la pornographie

Les hommes attaquent, attachent, bombardent, défoncent, démolissent, détruisent, dressent, éclatent, endommagent, étouffent, explosent, humilient, noient, transpercent, ravagent, souillent les femmes. Jusqu’à ce qu’elles n’en puissent plus. Jusqu’à ce qu’elles soient finies.

Dans la pornographie

Les femmes sont achevées, détruites, massacrées, torturées, assassinées.
Les hommes achèvent, détruisent, massacrent, torturent, assassinent les femmes.

Les hommes font faire par d’autres femmes ce qu’ils ne peuvent, ne veulent, n’osent pas faire eux-mêmes.

Dans la pornographie, l’amour, la bonté, la compassion, la culture, l’empathie, la grandeur, la pitié, la pudeur, le respect, la sensibilité, le sentiment, la tendresse, le scrupule n’existent pas.

Il n’y a ni conscience, ni esprit, ni libération, ni loi, ni morale, ni pensée, ni raison.

La pornographie, c’est la barbarie, la bestialité, la brutalité, la cruauté, la force, la grossièreté, la lâcheté, le mépris, la peur, le sadisme, la torture, la violence, la veulerie.

C’est l’expression, le sentiment, la jouissance, la réalité, la mise en œuvre du pouvoir. À la portée de tous. Ouvert aux femmes. Démocratisé.

Dans la pornographie, tout est permis.

La pornographie, c’est le droit du plus fort, c’est la domination du pénis fait arme, c’est la haine, c’est la guerre, c’est la mort (6).
Mises sur le marché.
« Entrées dans les mœurs ».

Notes

1. Cette phrase est le titre d’un article du "Monde" du 4 novembre 2004. Il est inséré dans la page Médias consacrée aux vingt ans de Canal Plus. Présenté sans guillemets ni sous titre, il confère à cette affirmation - reprise d’une citation de Brigitte Lahaie, « ex-star du porno, animatrice sur RMC-Info » reproduite dans le texte lui même - un statut de tranquille évidence.
2. Je me suis exclusivement centrée ici sur les relations entre hommes et femmes. Je n’ai donc traité dans ce texte ni de la pornographie homosexuelle, ni de celle concernant les enfants - sachant que la frontière entre la porno dite adulte et celle qui concerne les enfants est quasi impossible à établir - ni du racisme constitutif de la porno.
3. Cf. Marilyn Baldeck, Catherine Le Magueresse, Marie-Victoire Louis, « Le projet de loi du gouvernement Raffarin ’relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste et homophobe’ est indéfendable » sur les sites de l’AVFT, des Pénelopes, de Sisyphe, de Marie-Victoire Louis.
4. Texte de Arnold Sènou.
5. Propos recueillis par Amely-James Koh Bela, auteure de « La prostitution africaine en Occident ».
6. La première page d’un des sites montre trois photos de jeunes filles, l’une a un revolver dans la bouche, l’autre, un sur la nuque, la troisième en a un sur la tempe, et ce, accompagné de photos de viols et de jeunes filles terrorisées, en pleurs.

- Le site de Marie-Victoire Louis

Mis en ligne sur Sisyphe, le 18 janvier 2005.


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Marie-Victoire Louis, chercheuse au CNRS
http://www.marievictoirelouis.net/

Sociologue et chercheuse féministe, Marie-Victoire Louis est chargée de recherche au CNRS, Centre d’analyse et d’intervention sociologiques
et Fondatrice de l’Association AVFT, l’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au travail. Site de Marie-Victoire Louis.



Plan-Liens Forum

  • Message supprimé
    (1/6) 21 décembre 2007 , par

  • Sexolisme- Porno-dépendance
    (2/6) 2 février 2007 , par

  • > « La porno est entrée dans les moeurs »
    (3/6) 25 septembre 2005 , par

  • Merci
    (4/6) 19 avril 2005 , par

  • > « La porno : un simple fantasme à ne pas prendre au sérieux !
    (5/6) 19 mars 2005 , par

  • > « La porno est entrée dans les mœurs »
    (6/6) 19 janvier 2005 , par





  • Message supprimé
    21 décembre 2007 , par   [retour au début des forums]

    Lucas, si vous n’aviez pas mis dans votre message un lien dirigeant vers un site porno, je l’aurais publié. Si vous réécrivez votre message sans ce lien, je le validerai. Vous savez que Sisyphe dénonce les industries du sexe, alors pourquoi chercher à nous imposer de faire la promotion de la pornographie en indiquant un tel lien ?

    Sexolisme- Porno-dépendance
    2 février 2007 , par   [retour au début des forums]

    Je supporte l’article. À un détail près : avez- vous penser que l’"homme" est aussi cette personne qui souffre, qui ne se connaît pas, une personne dépendante. Lisez sur la porno-dépendance et sur le sexolisme. C’Est une dépendance malheureusement de plus en plsu courante. Le lien entre l’alcoolisme tient : on déplore le geste, on respecte la personne qui souffre.

    > « La porno est entrée dans les moeurs »
    25 septembre 2005 , par   [retour au début des forums]

    Je suis entièrement d’accord avec votre triste constat, a cela près qu’il décrit la pornographie HÉTÉROSEXUELLE MASCULINE et non la pornographie dans son ensemble : en effet, vous décrivez la production de pornographie faite par des hommes hétérosexuels pour des hommes hétérosexuels. Quid de la porno gay, ou le masculin est autant soumis que dominant ? Quid de la porno lesbienne ? Quid de la (confidentielle) porno "féministe" ?

    Pourquoi ne pas prôner une transformation radicale de la porno, plutôt que son abolition ?? Ne peut-on imaginer une pornographie respectueuse de chacun-e ?

    Un étudiant gay féministe.

    • La pornographie réfère à l’obscénité !
      25 septembre 2005 , par
        [retour au début des forums]
      > « La porno est entrée dans les moeurs »

      Difficile de comprendre votre message. Est-ce que vous dénoncez le fait que Madame Louis aurait oublié de parler des homosexuel-l-e-s comme étant aussi des victimes de la pronographie ou vous insistez sur le fait qu’on a oublié de satisfaire les fantasmes de ces client-e-s, ces consommateurs-trices de la pornographie ?

      Est-ce que vous insinuez que les féministes sont aussi des consommatrices de pornograhie, qui aiment bien cacher ce penchant par ailleurs, donc qu’elles n’ont pas à dénoncer cette industrie ? Qu’est-ce que vous voulez dire au juste ?

      D’autre part vous proposez d’adoucir la pornographie plutôt que de l’éradiquer et la rendre plus respectueuse.

      Il ne faudrait pas oublier que la pornographie réfère à l’obscénité, qu’elle vise quelque clientèle que ce soit. Extrêmement difficile de l’associer au respect ! Ça ne va pas ensemble ! C’est ce que dénonce Madame Louis : la pornographie est entrée dans les moeurs, est banalisée. Qu’elle vise une clientèle hétéro, homo, bi, multi ou autres, la pornogaphie dénigre des personnes, déforme la sexualité, les rapports humains, détruit des vies, induit de fausses idées sur l’échange humain... Et dénote toujours un rapport de domination.

      Et quel est l’intérêt de se dire étudiant gay féministe ?

      [Répondre à ce message]

      • qui détient la vérité du "bon sexe" ?
        30 octobre 2005 , par
          [retour au début des forums]

        Je reviens sur mon court message et surtout répondre aux questions qui me sont posées :

        En parlant de la ponographie gay mais aussi lesbienne, je me demande si elle est aussi concernée par l’abolition prônée ? Si la pornographie hétérosexuelle classique est bien prescriptive d’une sexualité de la domination des femmes par les hommes, une réification du corps des femmes, réduit à un orifice, et que partant de ce constat (sur lequel je suis entièrement d’accord avec Madame Louis) on interdise la pornographie, alors que faire de la pornographie qui ne met pas en scène de telles pratiques ? Je ne dis pas que la pornographie gay et lesbienne est vierge de toutes normes et montre toujours une sexualité consensuelle et égalitaire, mais elle échappe aux descriptions de Madame Louis. Pourquoi omettre toute une part de la pornographie dans son analyse ? Ne pas penser les questions de genre et de sexualité que sur une optique homme/femme est bien restrictif. D’ailleurs si la question de l’orientation sexuelle n’est pas prise en compte, la question "raciale" ne l’est pas non plus alors que la pornographie génère aussi des représentation très discrimante de ce point de vue.

        Quand je parle de pornographie "féministe" de post-pornographie, je n’insinue rien de tout ce que vous me pretez, je parle de productions de pornographie qui se veulent (post)féministes ou Queer (les production Queer prétendent échapper à l’industrie capitaliste du sexe), dont l’ignorance (l’oubli ?) montre une méconnaissance du sujet, ou la volonté de ne pas aborder ces possibilités d’une autre pornographie plutôt qu’une abolition pure et simple. Si comme le montre des études, la pornographie est prescriptive, incitative, pourquoi ne pas profiter de cela pour justement "prescrire" ou "inciter" à une sexualité differente, une sexualité où chacun-e est respecté ?

        Si la pornographie est une "abomination", quid du sexe en général ? Qui détient la vérité du bon sexe, du sexe convenable ? Vos positions me semble très réactionnaires et moralisatrices, à l’instar de l’accoquinement de MacKinnon avec les conservateurs américains sur ce sujet. Comment classer ce qui est pornographique et ce qui ne l’est pas ? Et qui doit le faire ?

        Et enfin si je me revendique comme étudiant ( en Master science politique ) gay et féministe c’est une précaution pour éviter que d’emblée on me renvoie mon identité biologique à la figure, et vue l’intreprétation "insultante" que vous faites des mots, je pense que je fais bien de le faire. Mon intervention ici est motivée uniquement par l’envie de débattre d’un sujet trop longtemps occulté, et non pas pour en découdre avec vous !! Cordialement.

        [Répondre à ce message]

        • L hommer et l’ AUTREB
          27 octobre 2006 , par
            [retour au début des forums]

          B l’homme lui meme detient sa propre verite a savoir laquelle ? c’est à lui de la découvrir.Je pense que pour aller à l’encontre de l’autre il faut se découvrir soi- meme.Qui a un homme seul ne va nul part ? il faut croire que dans les vrais sexes pour moi qui ne croit pas en Dieu je ne peux que me retrouve dans l’homme. Celui-ci est capable du meilleur comme du pire.Uun jour un prétre m’a affirme que Dieu nous a donne la Vie mais pas arme le Bras, devant cette évidence je ne peux croire que dans l’Homme. BUD

          [Répondre à ce message]

    Merci
    19 avril 2005 , par   [retour au début des forums]

    Je suis tout à fait heureuse de tomber sur cet article.
    Je suis une fille de 21 ans et je ne me suis jamais sentie proche des mouvements féministes tels que j’ai pu me les représenter jusqu’à présent : trop extrémistes, trop prompts à voir partout des marques de non respect à la femme...qui finalement me semblaient décrédibiliser leur message de fond.
    Cependant, depuis quelques temps, je suis de plus en plus lassée par toutes ces choses qui semblent complètement normales et qui pourtant ne font que dévaloriser les femmes et leur imposer un comportement de soumission, en particulier à l’égard des désirs des hommes sur le plan sexuel.
    Plus que cela, il m’est arrivé plusieurs fois de m’énerver toute seule, à en pleurer, par réaction à des images ou à des affirmations de ce genre. Un exemple : un ami de mon fiancé racontait sa splendide soirée en compagnie d’une fille visiblement ouverte à toutes propositions et d’un copain. Je vous passe les détails, qui étaient à vrai dire peu nombreux, mais la simple évocation de cet éternel fantasme masculin m’a faite rougir de colère et j’en ai voulu très longtemps à mon fiancé de ne pas avoir vu ni compris mon indignation, et je ne sais pas si j’arriverai encore à accueillir son ami les bras ouverts chez nous. Mon fiancé n’avait d’ailleurs rien trouvé de mieux à faire que de commenter le physique d’une actrice qui passait à la télévision après ce glorieux récit.
    Je ne sais pas comment surmonter cette colère et ce dégoût des "instincts" (largement conditionnés par la pornographie) masculins. J’en viens par moments à détester les hommes sans distinctions. J’en veux même à mon fiancé qui est pourtant adorable mais qui n’est pas conscient de cette colère à laquelle je suis sujette.
    En tous cas, je tenais à applaudir votre démarche. Et merci pour ce soulagement de savoir que je ne suis pas la seule femme qui trouve cette banalisation de la pornographie tout à fait révoltante. Merci.

    • > faut pas tant s’énerver...
      19 novembre 2005 , par
        [retour au début des forums]

      Le contenu d’un discour est rarement ce qu’il parait et il faut toujours se demander de quoi vraiment parle le sujet ... peut être est ce de lui même ...
      D’autre part le porno est avant tout un film et le film est différent de la réalité il est plutôt une réalité interrieure on le sait. Ne pas accepter notre propre nature est pire que de s’accepter une nature bestiale .Si l’on est une bête on l’est toujours moins quand on le sait et l’assume .
      Les femmes des pornos sont souvent très heureuses de choquer des femmes comme vous, elles ont certes une images d’elles même qui peut paraitre dégradée mais elles jouissent de ce qu’elles peuvent et en cela je vous remercie en leur noms le fait que cela vous choque renforce leur moi et la conviction qu’elles ont d’elles même de pouvoir satisfaire tous les désirs des hommes et donc d’être des femmes forte et immenses ...Attention toutefois (de votre point de vue cete fois)à ne pas finalement rajouter à leur humiliation en dénonçant de façon trop catégorique ce qu’elles font. En effet c’ est les humilier un peu plus que de dénoncer de cette manière le porno ... c’ est taper facilement sur un sujet sensible avec des armes millénaires venant tout droit de l’inquisition... si les hommes et leurs envies même montrées de façons si crues vous déplaise ... alller voir des femmes ... De plus le processus par lequel les envies (je les appelle comme cela )des hommes et des femmes qui agissent de cette manière en viens à des extrémités de la sorte n’est pas indépendant du contôle permanent qu’impose la société toujours plus hiérarchisé sur les individus. Comprendre la société de façon globale et pas seulement par petits morceaux est important pour obtenir une image fidèle de ce que nous sommes. Si des femmes ont envie pour de quelquonque raison de faire se genre de chose pour se sentir exister on ne peut pas leur cracher dessus encore une fois de plus . Le hommes qui le font sont aussi à plaindre leur seul façon de prouver leur masculinité est de se forcer à être violent la douceur leur coupe la chique ...on ne peut pas souhaiter interdire la pornographie car son interdiction ferait plus de mal que de bien comme à chaque prohibition ... Les questions à se poser je pense sont encore plus fondamentales et c’est sur la nature même de la civilisation à laquelle nous participons ou à la nature de l’Homme que ces propos renvois. En espérant ne pas vous avoir trop énervé j’aime les femmes et les hommes ainsi que leurs pratiques car elles sont toujours pour eux la seule et unique raison de leur subsistance.
      Je finirai par une citation de bruno betheleim "le symptome est touours la réaction qui parait la plus adaptée au problème auquel ont est confranté il faut donc respecter le symptome et ne pas chercher à le faire disparaitre"

      [Répondre à ce message]

    • La réalité en face
      28 août 2006 , par
        [retour au début des forums]

      Pour commencer,je suis un étudiant de l’ENAM.J’ai 19 ans.Est ce que vous aimez le sexe ?Je suis encore puceau mais je surfe presque toutes les fois sur les sites porno.J’aime le sexe et pourtant je suis puceau.Cela parait contracditoire.Que se passerait il si tous les hommes refusaient de baiser ou que toutes les femmes refuseraient de baiser ? Je me demande si vous vous êtes demandées si ceux qui laissent baiser,soumises aiment ca ? Si elles aiment ça, ou est le problème ? Tout le monde ne peut pas avoir envie de baiser de la mème manière.Les hommes quise font enculer par des femmes avec des godes ceintures.Pourquoi vous n’en parlez pas ? C’est chacun selon sa manière de se donner du plaisirs.Cela est un thème subjectif,purement subjectif.On ne peut pas généraliser selon parceque vous, vous touvez que il y a une seule manière de baiser.A vrai une femme est soumise si elle veut. Et en plus,dans l’ordre naturelle des choses est ce les femmes devraient enculer les hommes ?Vous dites que vous vous sentez mal en voyant des trucs du genres. Dans ce cas et les hommes en voyant des hommes enculés ? Si ils (hommes comme femmes) ont voulu que ça se passe ainsi, qu’est ce que vous pouvez contre cela ? EN PLUS,Y A T-ILS DES LOIS QUI REGISSENT LA MANIERE DONT L’AMOUR DEVRAIT SE FAIRE ?

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      • Vous avez bien appris la leçon
        28 août 2006 , par
          [retour au début des forums]

        Vous semblez avoir appris la leçon que nous dictent les pornocrates et leurs fidèles. Mais l’amour et l’érotisme n’ont pas grand-chose à voir avec la pornographie et la violence sexuelle qu’elle préconise comme un comportement "naturel" et libre. La pornographie n’est pas une affaire privée, elle envahit toute la vie, malgré nous. Un peu de sens critique ne vous ferait pas de tort. Quant à être puceau ou pucelle, il n’est pas prescrit d’avoir des rapports sexuels à tel âge ou tel autre. Et de grâce, modernisez-vous : prétendre que ceux qui dénoncent la propagande pornographique n’aiment pas le sexe est un bien vieux cliché. Ce sont peut-être eux qui comprennent le lieu le plaisir partagé, en tout cas, je préfère rencontrer des hommes "normaux" que des accrocs de la porno ou de la prostitution.

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    > « La porno : un simple fantasme à ne pas prendre au sérieux !
    19 mars 2005 , par   [retour au début des forums]

    Avant de parler davantage de pornographie, il convient de bien connaître la signification du mot "fantasmes".

    Ce dernier a une signification bien particulière et précise, souvent méconnues du public. Comme les rêves, il s’agit d’une production équilibrante pour le psychisme, entièrement imaginaire qui utilise les mêmes voies que les projets qui eux, sont bien réels.
    Dans l’esprit du public, il existe une confusion fréquente entre les deux, Celle-ci est entretenue d’ailleurs, par le milieu marchand qui voudrait bien vendre les moyens "de vivre ses fantasmes". Beaucoup de gens finissent par penser ainsi qu’il faut "vivre ses fantasmes" pour être "libéré" alors que leur vécu forcément imparfait entraînera la production d’autres fantasmes, tout aussi irréels, sans compter que le fait de "vivre ses fantasmes" mettra en jeu des tiers, soit pas consentants soit jouant la comédie pour satisfaire, moyennant en général rétribution de celui qui pense réaliser ses fantasmes.
    En réalité, les fantasmes sont comme un image négative (au sens photographique du terme ) de l’individu. Ce sont avant tout ce qu’il n’est pas, ce qu’il n’a pas réussi à être, quelles qu’en soient les raisons et que son psychisme, imagine pour retrouver son équilibre, pour pouvoir supporter la frustration engendrée par ses échecs...........et recommencer ! La production fantasmatique est donc un phénomène naturel, normal et salutaire pour l’individu à condition qu’il ne soit bien sûr pas dupe, qu’il reconnaissent le caractère fantasmatique de certaines de ses productions psychiques et qu’ils ne les confonde pas avec ses projets de vie.

    Dans ces conditions, la pornographie apparaît comme l’expression de certains fantasmes sexuels masculins. Le spectateur masculin s’identifie en général, avec le héros, super-puissant, au sexe toujours rigide et volumineux, qui conquiert, sans difficulté ni préliminaire, de jeunes et jolies femmes, toujours désireuses de plus de sexe. La réalité, on la connaît : elle est bien différente. Souvent même à l’opposé, mais on est dans le domaine du fantasme où tout est permis ............en imagination !
    Il faut bien connaître à la fois la réalité de la condition masculine et le mécanisme de production des fantasmes pour comprendre les fantasmes masculins courants. La condition masculine impose à ceux qui en font partie de vivre une compétition permanente où seul les plus forts (selon les critères en vigueur ! ) s’en sortent. Les sujets masculins dans notre société doivent en général avoir l’initiative, s’exposer au risque et accumuler les frustrations . Il est compréhensible que dans ces conditions, leurs fantasmes fassent appel d’un manière assez stéréotypée, à des femmes qui se comportent exactement à l’inverse de celles qu’ils rencontrent quotidiennement et que, parés des "qualités" qu’ils n’ont pas, ils leur fassent subir ce que la morale réprouve et qu’ils ne parviennent plus généralement à leur imposer (heureusement ! ), dans la vie réelle.

    L’illustration de ces fantasmes communs réveille des pulsions très basiques chez les individus de sexe masculin et peut surtout générer des bénéfices importants. Le milieu marchand intervient alors. Dans notre société patriarcale, ce sont le plus souvent les hommes qui ont l’argent et le milieu marchand qui cherche avant toute chose à capter cet argent, se sert de la production pornographique. En agissant de cette façon, sur ce levier puissant, le milieu marchand multiplie ses productions, les "caricaturise" et les maximalise, dans le but de réaliser le maximum de bénéfices. Dans un but commercial et profitant d’une confusion répandue dans le public, il essaie de faire croire à la réalité du monde fantasmatique qu’il offre à la vente. Cette façon de présenter les choses provoque, à juste titre, la réaction de toute celles et de tous ceux, que ce qui est promu comme un réalité alternative, révolte.

    Car, et c’est bien le drame, ce qui est présenté, ne l’est pas comme une pure production imaginaire, mais bien, sous l’influence du milieu marchand en particulier, comme une réalité alternative, voire comme ce qui est ou devrait être ! L’image des femmes s’en trouve donc logiquement avilie et c’est à juste titre que s’élève un concert de protestations.

    Que faire alors ? Expliquer comme je l’ai fait la genèse des productions pornographiques , leur promotion sans limite par le milieu marchand qui présente des fantasmes en lieu et place de la réalité et leur conséquence sur les rapports humains qui devraient normalement s’instaurer. Les fantasmes sont des productions imaginaires équilibrantes et doivent le rester, sans faire l’objet d’un tel commerce ! On doit donc les circonscrire.
    La deuxième chose est d’assurer la promotion d’œuvres montrant la réalités des rapports humains comme le sublime film "Brodeuses", injustement catalogué "Art et Essais", mais évidemment, ça rapporte moins !
    "Rentrer dedans" la pornographie, sans en connaître les causes et sans mettre en évidence les mécanismes me paraît en tous cas plus illusoire !

    > « La porno est entrée dans les mœurs »
    19 janvier 2005 , par   [retour au début des forums]

    La pornographie est la conséquence de l’inaptitude au plaisir sexuel, dûe au cuirassement généralisé contre les pulsions naturelle, nécéssaire au maintien de l’ordre patriarcal basé sur la domination-soumission.
    Ce qui est relativement nouveau de nos jours, c’est la naissance d’un ordre "porno-puritain" qui tend à "ringardiser" l’amour naturel, ordre dont la "morale" du "tout-se-vaut" conduit à mettre sur le même pied les pulsions secondaires ( énergie sexuelle déformée par la cuirasse qui s’exprime sous forme de "sado-maso", violence, etc...) et les pulsions primaires, orgastiques.

    • > « La porno est entrée dans les mœurs »
      26 janvier 2005 , par
        [retour au début des forums]

      Chère Madame,

      J’ai eu la chance d’assister à Paris à l’une de vos conférences contre la prostitution. Ce devait être en 2002. J’avais amené avec moi un petit magnétophone, afin de conserver votre parole. Hélas, rentrée chez moi, et repassant la cassette, je me suis aperçue que votre voix était inaudible, amenuisée par la vastitude de la salle.
      Heureusement, je me souviens encore de vos paroles, de votre grand talent, de vos démonstrations brillantes, de votre générosité.

      Au nom de toutes les femmes, je vous dis MERCI.

      Méryl Pinque

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    • > « La porno est entrée dans les mœurs »
      21 février 2005 , par
        [retour au début des forums]

      Encore pire, c’est quand les filles ( civiles ) se laissent berner par le discours de ce " nouvel ordre ", s’y conforment et qu’il est assez dérangeant en tant qu’homme respectueux de se voir refuser la liaison parce que fonctionnant sur le thème " naturel ".

      Elles s’adaptent par défaut, me direz vous....
      Aurais-je comme défaut de n’être pas pornotisé ?

      L’homme se retrouve lui même diminué indirectement par la femme qui a accepté le comportement dominateur du porno, et qui ne jure plus que par celui-ci.

      J’ose espérer que par là elles évitent de se souvenir du bon temps des caresses et de la sincérité, que trop peu souvent on leur accorde, et qu’il convient d’oublier.

      [Répondre à ce message]

      • Mon expérience personnel
        14 juin 2007 , par
          [retour au début des forums]

        Bonjour,

        Ca m’a fait du bien de tomber sur ce texte.

        Je n’ai connu que des hommes pornotisés et j’en ai été profondément blessée, jusqu’au point même où je suis devenue un bout de viande dans l’espoir d’être aimé.

        Le temps passe et je mûris, je ne voulais plus être un morceau de chair à trous.

        Jusqu’au jour où je suis tombée amoureuse d’un garçon vraiment extraordinaire, il me semblait qu’il n’était pas pornotisé et pourtant... je suis tombée sur une liste de site pornographique et il m’a avoué se masturber en même temps... j’en ai vomi.

        Depuis, je suis comme dégoûtée et je n’arrive plus du tout à faire confiance.

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