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samedi 16 novembre 2002

Louise Vandelac - Premiers engagements

par Élaine Audet






Écrits d'Élaine Audet



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Si être féministe, sur le plan intellectuel, c’est ne laisser personne penser et décider à sa place, Louise Vandelac l’est formidablement, corps et âme.

Ne dit-elle pas : "Comme intellectuelle, on n’a pas d’autres choix : ou bien on est colonisée et on accepte d’entrer dans les arcanes d’un savoir défini sans nous et souvent à l’encontre de nous, ou bien, on est sujet du savoir et on contribue à le définir. Ça implique d’être non seulement critique par rapport au savoir préétabli mais aussi préoccupée par des questions d’épistémologie, c’est-à-dire par la genèse et par le sens des choses."

Cette quête sans compromis, elle la mène sur tous les fronts : enjeux féministes, justice sociale, travail ménager, nouvelles technologies de reproduction, environnement, organismes génétiquement modifiés, question nationale. Trajectoire inusitée, à cheval sur la sociologie, la philosophie, la biologie. Pour elle, il s’agit sans relâche d’élargir le champ de la conscience, de questionner le savoir en ne se coupant jamais de la réalité. Sans compter le plaisir évident de la langue, de laquelle elle joue avec art et qu’elle enrichit de formules-choc faisant image et s’enracinant dans la mémoire.

À mesure que j’avance dans la lecture à rebours de textes anciens et récents de Louise Vandelac, je ne peux m’empêcher de penser à Cassandre, ce personnage de la mythologie grecque qu’Apollon cherche à séduire en lui donnant en échange le pouvoir de prédire l’avenir. Comme elle se refuse à lui et qu’il ne peut lui reprendre ce don de prophétie, il fait en sorte que personne ne croit vraiment ce qu’elle entrevoit et annonce, même si Cassandre prédit tous les événements aux Troyens et les prévient que des guerriers grecs se dissimulent dans le fameux cheval de bois.

Contrairement à ces intellectuelles qui n’aspirent, comme Élisabeth Badinter, qu’à être des hommes comme tout le monde, elle ose remettre en question toutes les impostures quelle que soit la notoriété de ceux qui les défendent. De Cassandre, Louise Vandelac possède la beauté, l’intelligence, la sensibilité, l’indépendance d’esprit et surtout ce don de voir les conséquences de toute chose avant qu’il ne soit trop tard. Au moment où il est de plus en plus question de légaliser le clonage, elle pourrait dire comme la Cassandre d’Eschyle : Ce qui doit advenir adviendra/Encore un court instant/Et vous verrez vous-mêmes.

Née à Montréal en 1950, Louise Vandelac a d’abord été l’une des leaders du mouvement étudiant de 1968 (direction du syndicat étudiant du cegep Maisonneuve, première fédération étudiante des cegeps, déléguée à l’UGEQ). En 1971, de retour d’un voyage en Californie, elle travaille comme journaliste à l’Agence de presse libre du Québec (APLQ), fondée la même année. Tout comme Liberation News Services aux USA et l’Agence de presse Libération en France, d’où naîtra le quotidien Libération, l’APLQ centre son information sur les mouvements sociaux, syndicaux, étudiants, féministes, politiques et culturels tant nationaux qu’internationaux, ce qui en fait un milieu particulièrement stimulant dans ce bouillonnement des années 70.

La première fois que je lis un texte de Louise Vandelac, c’est en 1972, lorsqu’elle publie avec Jean-Robert Sansfaçon Perspectives Jeunesse/Le programme cool d’un gouvernement too much qui présente une analyse critique des politiques jeunesse et des programmes communautaires fédéraux. Ces programmes, dont Ottawa asperge généreusement le Québec, visent à la fois, selon les auteurEs, à contrer le mécontentement créé par le chômage grandissant et par la répression ayant suivi les événements d’octobre 70, tout en récupérant l’énergie de jeunes leaders, dans des projets novateurs : premières garderies, comités de logements, comptoirs alimentaires.

En 1974, dans la foulée du travail amorcé au Centre des femmes, Louise Vandelac, alors chercheuse au Conseil de développement social du Montréal métropolitain, fonde avec quatre autres femmes, le premier Centre de santé de femmes francophones à Montréal, qui formera, avec les Éditions du Remue Ménage, le Théâtre des cuisines et le Comité de lutte pour l’avortement, l’intergroupe féministe.

Après un bac amorcé en sciences politiques à l’UQAM, elle complète en 1977 une licence d’Économie politique à l’Université Paris VIII, (Vincennes), puis en 1980 une maîtrise, dont le mémoire s’intitule L’impossible économie des femmes, et, dans la foulée, un DEA en sociologie du travail à l’Université Paris VII (Jussieu) ainsi qu’un projet de doctorat sur le travail domestique. Toutefois, comme elle entre alors au Conseil du statut de la femme pour coordonner une équipe de recherche sur ce sujet (Rapport de 1000 pages et publication en 85 de l’ouvrage à quatre mains Du travail et de l’amour), elle estime avoir fait le tour du dossier et réoriente alors son doctorat vers l’une des dernières activités humaines qui ne soient pas encore complètement absorbées par la logique marchande : l’engendrement.

Entre 1976 et 1980, durant ses études à Paris, elle gagne sa vie comme pigiste pour plusieurs revues dont La Gazette des femmes, Châtelaine, Le Temps fou, un travail suivi en 1980, de chroniques hebdomadaires pour la radio de Radio-Canada, tout en multipliant les collaborations dans plusieurs revues féministes et quotidiens français et québécois.

Engagée en 1982 comme professeure au département de sociologie de l’UQAM, elle poursuit à Paris en 1985, avec Laurence Gavarini, une recherche financée par le Centre national de recherche scientifique (CNRS) auprès des principaux acteurs de la fécondation in vitro et défend en 1988 sa thèse de doctorat en sociologie intitulée L’infertilité et la stérilité : l’alibi des technologies de procréation, qui informera largement ses recherches ultérieures. On voit déjà quelle remarquable cohérence il y a chez cette femme, qui semble prédestinée à s’attaquer à des domaines que la science officielle tend à occulter, comme tout ce qui concerne spécifiquement les conditions de vie et de pensée des femmes.

Sur les routes d’Italie

Après deux séjours en Italie, où elle a co-réalisé une vidéo sur la première rencontre internationale des Centres de santé des femmes, À notre santé, les Cahiers du GRIF en Belgique lui demandent de coordonner, en 1978, un numéro spécial sur le féminisme italien. Elle a recueilli tant de textes et de témoignages intéressants qu’un livre, L’Italie au féminisme (Vandelac, 1978), remplace le projet initial.

À l’époque où elle quitte le Québec, raconte-t-elle dans cet ouvrage, le mouvement féministe américain oscille entre le réformisme et la marginalité, alors qu’en France, les féministes lui semblent piétiner dans un intellectualisme élitiste et des débats stériles avec la gauche. Deux mois seule, du nord de l’Italie jusqu’en Sicile, lui redonnent son enthousiasme, en voyant les féministes italiennes bien inscrire la vie privée au cœur du politique, à travers le théâtre, la chanson, les luttes urbaines d’occupation de maisons et d’autoréduction des comptes. Une telle expérience, constate-t-elle, l’amène à poser les questions autrement et à penser différemment.

Dans les textes qu’elle écrit en introduction de chacun des thèmes traités dans cet ouvrage, on retrouve déjà l’analyse des rapports hommes-femmes et toutes les caractéristiques de la pensée de Louise Vandelac, soit sa capacité d’écoute, d’analyse et de synthèse, sa volonté d’aller elle-même au cœur de la réalité pour la comprendre. Des textes qui n’ont pas vieilli, ce qui nous permet, vingt-cinq ans plus tard, à l’heure de la Marche mondiale des femmes et du Sommet des peuples d’Amérique, d’être toujours interpelléEs par les questions qu’elle pose.

Les dessous du travail domestique

En 1980, dans son mémoire de maîtrise, Louise Vandelac cherche déjà à sortir de l’invisible ce qu’elle qualifie d’impossible travail des femmes (Vandelac, 1984). Pour elle, l’essentiel est de prendre conscience que la re/production domestique, telle que nous la connaissons, n’est pas un fait de nature, mais le résultat de rapports de domination déjà fort anciens qui ont fait de ce travail invisible la base et la face cachée des sociétés salariales, dont ni l’économie politique ni la psychanalyse n’ont su saisir le sens et la portée.

Dès lors, il lui apparaît indispensable d’amorcer une critique du discours économique dominant, incapable de rendre compte de la re/production domestique puisqu’il a toujours cherché à en occulter la réalité. En 1985, Louise Vandelac publie, avec trois autres chercheuses, Du travail et de l’amour/Les dessous du travail domestique, ouvrage synthèse éclairant qui permet de comprendre l’ampleur, la valeur et le rôle nodal de ce travail non reconnu, tant dans l’économie et l’organisation de la vie socio-politique, que dans les rapports humains les plus intimes.

C’est un défi de taille d’aborder un sujet, aussi profondément englué dans le silence et le mépris, défi de maintenir un équilibre précaire entre la rigueur et la subjectivité. Un défi aussi de ne pas se laisser emporter par la colère et le sarcasme devant ce hold-up du travail de générations de femmes, rendu invisible et extorqué impunément au nom de l’amour. Défi de nous communiquer sa propre indignation tout en nous donnant les outils d’analyse pour agir.

Peut-on vraiment parler pour les femmes de libération par le travail salarié avec 60 à 80 heures de travail salarié et domestique, un temps de loisir et de repos complètement miné, une contribution masculine trop souvent symbolique, des emplois précaires, monotones et dont le salaire, depuis cinquante ans, entre 60 % et 75 % du salaire masculin, est souvent grugé par les frais d’emploi et de gardiennage quand il n’est pas entièrement emporté dans les dépenses courantes du budget familial ?

Si cette extorsion d’une somme phénoménale de travail non reconnu et non rémunéré a pu se perpétuer, constate Louise Vandelac, c’est que les femmes sont dupées par une conception schizophrène de l’amour les adulant tout en les exploitant, comme s’il était justifié que le travail domestique à plein temps et non-payé les confine à la dépendance ou serve d’alibi au double travail, au sous-emploi et au demi-salaire. Sans parler des discours d’experts tentant de dorer la pilule sous l’inflation des termes arts ménagers et sciences domestiques, comme elle le souligne, en 1982, dans sa préface de l’essai Des experts et des femmes de Barbara Ehrenreich et Deirdre English, illustrant comment l’intervention des experts a eu pour tout résultat d’accroître le travail et la dépendance des femmes.

L’extorsion du travail des femmes

La suprême supercherie de cette société, dénonce Louise Vandelac, est de transformer la différence en inégalité et de s’en servir comme alibi pour la surexploitation des femmes. En un demi-siècle, on a accru la productivité domestique des ménagères pour ensuite inciter, avec le fameux partage des tâches, à une double productivité domestique et salariée. Et cela, à chaque fois, au nom de la libération des femmes ! (Vandelac, 1985 : 336) ! Mais la multitude de tâches accomplies par les femmes dans une journée continue à être systématiquement ignorée. Comme le dit la chercheuse, il n’y a rien de plus difficile à partager que l’invisible. (Ibid. : 347)

En comparant le travail domestique à d’autres travaux rémunérés, prévient-elle, on risque d’occulter sa dimension affective, idéologique, conviviale et tous ces autres aspects fondés sur la sollicitude et l’amour qui le rendent incomparable. Bien que de telles évaluations permettent de faire prendre conscience de l’énormité de l’extorsion gratuite du travail des femmes, elles contribuent à leur tour à occulter la question centrale des rapports hommes-femmes et de la conception des enfants en les analysant à travers le seul prisme de l’économie.

Toutefois, de nombreuses études ont cherché à en évaluer la valeur marchande en fonction de ce que représentent des activités similaires sur le marché. Si on compte 30 000 $/an pour une moyenne de 25 ans de services, on arrivera à 750 000 $ fournis par une mère de famille en activités domestiques ! Le plus révoltant est de constater qu’après avoir travaillé du matin au soir à la maison et/ou à l’extérieur, les femmes constituent aujourd’hui 80 % des personnes les plus pauvres de la planète.

Dans ce travail, mené en profondeur, Louise Vandelac met en garde contre toutes ces théories qui veulent faire croire que, sous l’influence des luttes contre le sexisme, le travail domestique s’effritera et disparaîtra bientôt grâce à l’entrée des femmes sur le marché du travail, à la rémunération du travail domestique ou au partage des tâches à la maison. La reproduction domestique n’est pas un résidu d’un mode de production antérieur, voué à disparaître dans les avancées du capitalisme, mais bien au contraire, la base et le complément de cette société qui ne peut ni s’en passer, ni la réduire à une simple activité marchande. (Ibid. : 28)

Le pouvoir de dire non

Pour Louise Vandelac, c’est la division du travail sur la base de déterminismes biologiques (sexe ou couleur de la peau) et ses hiérarchies implicites qui doivent être remises en question au profit d’une répartition plus équitable tant du travail que de la valeur sociale qui lui est attribuée. Ne séparant jamais la théorie de son application, elle se demande quelles sont les stratégies susceptibles de permettre de tels gains tout en freinant collectivement, la pénétration croissante de la logique marchande dans tous les pores du tissu social et dans tous les interstices de nos vies.

Dans Du Travail et de l’amour, elle évoque entre autres la grève générale des femmes islandaises du 24 octobre 1976 pour protester contre la discrimination en emploi et contre la dévalorisation du travail domestique. Suivie par plus de 95% des salariées et par la très grande majorité des ménagères, cette grève a complètement paralysé l’économie du pays pendant une journée et a permis aux Islandaises d’obtenir gain de cause pour plusieurs de leurs revendications, (Ibid. : 66), et de jouer un rôle politique accru, depuis, en Islande.

Elle parle aussi de sa participation à l’action des " grrr…rêveuses " à Paris en mars 1980, où la presse a été forcée de s’intéresser soudain à la question, tout le monde réalisant alors que s’il y a grève, c’est qu’il y a bel et bien du travail et une lutte contre les conditions de ce travail ! La grève générale des femmes fait voir de façon éloquente tout le travail qui se cache derrière les " amours " des femmes. Pour les enfants, les maris, les patrons désormais sans mère et sans amante, sans secrétaire et sans infirmière, l’entièreté du travail des femmes devient visible et essentielle, plutôt que naturelle et accessoire. (Ibid. : 369)

Concilier l’inconciliable

Après l’analyse du travail domestique, Louise Vandelac retourne vérifier ses conclusions sur le terrain. En 1993, elle entreprend avec plusieurs chercheuses du Cinbiose, en relation avec le service de condition féminine de la FTQ, des recherches subventionnées sur la conciliation des responsabilités familiales et personnelles dans plusieurs milieux de travail. En résulte d’abord une étude exploratoire dans la restauration, les communications et l’aérospatial, intitulée Concilier… l’inconciliable…(Vandelac et al, 1993) puis une vidéo, C’est moi l’inconciliable ? (Parent-Vandelac, 1995), suivie d’une vaste recherche L’art de concilier l’inconciliable avec plus de 500 employé-es des secteurs des communications, de l’énergie et de la santé notamment. (Vandelac et al, 1996, 1997, 1998a, 1999a)


À cette époque, Louise Vandelac passe à toutes les tribunes téléphoniques pour dénoncer d’abord les conditions faites aux travailleuses mais aussi à l’ensemble des travailleurs. Elle devient la voix de toutes les femmes qui vivent l’impossible conciliation et qui se disent unanimement débordées, au bord de la dépression, à bout de forces et seules responsables de tout planifier. Elle nous transmet leur inquiétude à propos des enfants, des insuffisances des services de garde, des problèmes financiers. Elle nous dit les effets évidents de la double et triple tâche sur leur santé, sur l’éducation des enfants, sur leur vie amoureuse, familiale, sociale et finalement sur leur travail lui-même.

Pour dénouer les nœuds de la conciliation, Louise Vandelac tente d’abord de comprendre en suivant certains fils de l’histoire…pour retrouver d’abord la corde maîtresse. Cette corde maîtresse qu’est la séparation des activités de production (de biens et de services) des activités de reproduction des êtres humains dans des lieux (la maison et l’usine) et dans des temps complètement distincts (le temps de travail séparé des temps de " vie ", que sont la naissance, l’enfance, le repos, la maladie, la vieillesse, appelés paradoxalement les temps morts) (Vandelac et al, 1993 : 46).

Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, explique la chercheuse, ce n’est pas l’emploi des femmes qui fait problème, mais le fait que les conditions d’emploi soient inconciliables avec les responsabilités personnelles, familiales et sociales de l’ensemble de la main d’œuvre. Elle affirme que l’art de la conciliation n’est plus une ressource féminine naturelle éternellement extensible et qu’il est urgent de s’occuper de l’écologie de la reproduction des êtres humains.

Quand on suit le cheminement de Louise Vandelac, on se dit qu’elle-même doit avoir de gigantesques problèmes pour concilier ses multiples activités professionnelles avec sa vie personnelle et familiale. C’est probablement ce qui l’a incitée à entreprendre à l’UQAM, université qui compte le plus grand nombre de professeures et d’étudiantes et nombre de cas d’épuisement professionnel, un travail de recherche et de sensibilisation sur le sujet dans le cadre du Comité d’accès à l’égalité qu’elle a présidé en 1999-2000 (Vandelac, avec Bacon, 2000).


Louise Vandelac par ses écrits

Professeure et chercheuse, elle a mené une douzaine de projets de recherche, publié plusieurs ouvrages collectifs, ainsi qu’une soixantaine d’articles scientifiques ; elle a également prononcé plus de 250 conférences au Québec, au Canada et en Europe.

VANDELAC, Louise et SANFAÇON, Jean-Robert, " Perspectives Jeunesse ", Montréal, Agence de presse libre du Québec (APLQ), 1972.
VANDELAC, Louise, L’Italie au féminisme, Paris, Tierce, 1978.
VANDELAC, Louise,. L’impossible travail des femmes in Études d’économie politique, AEP, numéro spécial d’interventions économiques, Montréal, Sept. 1984.
VANDELAC, Louise, La presse enceinte de l’homme enceint, Montréal, La Vie en rose, déc. 1986.
VANDELAC Louise, (sous la direction de) avec Diane BELISLE, Anne GAUTHIER et Yolande PINARD. Du Travail et de l’amour, Les Dessous de la production domestique, Ed.St-Martin, Montréal, mars 1985. Réédition, Ed. St-Martin, Montréal et Syros/Alternative, Paris, janv. 1987.
VANDELAC, Louise et al, Actes de la section d’études féministes de L’ACFAS-UQAM 1989, Montréal, UQAM, 1990.
VANDELAC, Louise, avec Andrée-Lise MÉTHOT, Karen MESSING et Nicole VÉZINA, Concilier…l’inconciliable…, Montréal, UQAM-CSN-FTQ-CINBIOSE, 1993.
VANDELAC, Louise, avec Rosanna BARALDI et Évelyne FORTIN, Clonage Médiatique… Life is Xerox and I am just a copy…, L’Agora, Vol. 1, no 4, déc. 1993-janv. 1994.
VANDELAC, L., Technologies de reproduction : l’irresponsabilité des pouvoirs publics et la nôtre..., pp. 109-122 Technologies médicales, Sociologie et sociétés, Vol. XXVIII, No.2, Département de sociologie, Un. de Montréal, Automne 1996.
VANDELAC, Louise et Karl PARENT, C’est moi l’inconciliable ?, Montréal, FTQ, Service de la condition féminine, 1995.
VANDELAC, Louise, avec France TISSOT, Andrée-Lise MÉTHOT et Rolande PINARD, Concilier l’inconciliable, Rapport entreprise para-publique, faits saillants, 20 p. mai 1996.
VANDELAC, Louise, avec France TISSOT et Karen MESSING, Concilier les responsabilités professionnelles, familiales, sociales et personnelles : ce n’est pas toujours la santé ! Rapport de recherche volet détresse psychologique des recherches Concilier l’inconciliable (CRSH) et L’art de concilier l’inconciliable (CQRS), nov. 1997.
VANDELAC, Louise et France TISSOT, Congés de maternité, de paternité, d’adoption et congés parentaux. des congés d’abord à la charge des parents en emploi, rapport thématique sur l’un des volets des recherches Concilier l’inconciliable (CRSH) et L’art de concilier l’inconciliable (CQRS), fév. 1998a.
VANDELAC, Louise, Will We Be Taught Ethics By Our Clones ? The Mutations Of The Living, From Endocrine Disruptors To Genetics, in Claude Sureau and Françoise Shenfield (Eds.) Baillières’s Clinical Obstetric and Gynaecology, International Practice and Research, 1998b.
VANDELAC, Louise,L’Éthique de la parole donnée : condition de l’engendrement des êtres et du savoir, L’Éthique de la parole donnée, sous la direction de Christian St-Germain et Aldina da Silva, Québec, Éditions MNH, 1998c.
VANDELAC, Louise, (responsable du comité d’accès à l’égalité SPUQ-UQAM et Marie-Hélène BACON assistante de recherche), Conciliation des responsabilités professionnelles, familiales, sociales et personnelles, Comité d’accès à l’égalité SPUQ et UQAM, document de travail, avril 1999a.
VANDELAC, Louise et Karl PARENT, Main basse sur les gènes, ou, Les aliments mutants, Montréal, ONF, 1999b.
VANDELAC, Louise, La Famille reconstituée par la biologie : des flous du droit au droit floué ?, Revue Juridique Thémis, Volume 33, No 2, Faculté de Droit, Université de Montréal, 1999c.
VANDELAC, Louise et Karl PARENT, Clonage, ou, l’art de se faire doubler, Montréal, ONF, 2000a.
VANDELAC, Louise, Sortir en douce de l’espèce humaine, Montréal, Le Devoir, 7 octobre 2000b.
VANDELAC, Louise, avec Marie MAZALTO et André BOUTHILLIER, L’avenir d’un état soluble à l’argent, Montréal, Recto Verso, no 289, Mars-Avril 2001b.
VANDELAC, Louise, Menaces sur l’humanité… ou démocratiser le génie génétique ", Paris, Futuribles, mai 2001c.

Autres références bibliographiques

EDELMAN, Bernard, Le Droit et le vivant, no 212, La Recherche, août, 1989.
EHRENREICH, Barbara et Deirdre ENGLISH, préf. Louise VANDELAC, Des experts et des femmes, Montréal, Les Éditions du remue-ménage, 1982.
JACOB, Suzanne, La Bulle d’encre, Montréal, PUM, Boréal, 1997.
KNEEN, Brewster, Les Aliments trafiqués ou les dessous de la biotechnologie, Québec, Écosociété, 2000.
MALOUF, Amin, Le Premier siècle après Béatrice, Paris, Grasset, 1992.
O’BRIEN, Mary, La Dialectique de la reproduction, Montréal, Les Éditions du remue-ménage, 1987.
RIFKIN, Jeremy, Le Siècle Biotech, Paris, La Découverte et Syros, 1998.
THUILLIER, Pierre, La Grande implosion. rapport sur l’effondrement de l’Occident 1999-2002, Paris, Fayard, 1995.
VACQUIN, Monette, Main basse sur les vivants, Paris, Fayard, 1999.

Revues

DUPONT, Christiane et Claire GAGNON, La techno-maternité - Faut-il s’en inquiéter ?, Québec, Gazette des femmes, Vol. 22, no 5, janvier-février, 2001.
MILLOT, Pascale, La science remplacera-t-elle les femmes, Montréal, Châtelaine, janvier 1999.
MORAZIN, Jeanne, Pensons Famille, Vol. 5, No 34, Décembre 1993.
PERREAULT, Julie, Le Nouveau monde just in time, Montréal, Vie ouvrière, No265, Mars-Avril 1997.

Saint-Calixte, avril-mai, 2001

© Élaine Audet

Publié dans L’Apostrophe, Vo. 1, no 2, Automne 2001
Mise en ligne sur Sisyphe, le 15 novembre 2002


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Élaine Audet

Élaine Audet a publié, au Québec et en Europe, des recueils de poésie et des essais, et elle a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs. Depuis 2002, elle est l’une des deux éditrices de Sisyphe.
Ses plus récentes publications sont :
- Prostitution - perspectives féministes, (éditions Sisyphe, 2005).
- La plénitude et la limite, poésie, (éditions Sisyphe, 2006).
- Prostitution, Feminist Perspectives, (éditions Sisyphe, 2009).
- Sel et sang de la mémoire, Polytechnique, 6 décembre 1989, poésie, (éditions Sisyphe, 2009).
- L’épreuve du coeur, poésie, (papier & pdf num., éditions Sisyphe, 2014).
- Au fil de l’impossible, poésie, pdf num., (éditions Sisyphe, 2015).

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