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mardi 23 mars 2004 Aboutissement du parcours politique des Québécoises Françoise David veut créer un parti féministe
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Françoise David fera bientôt le saut en politique en créant un parti féministe, de gauche, écologiste, altermondialiste, pacifiste et anti-raciste dont un manifeste rendra l’orientation publique en mai 2004. Les médias ont annoncé récemment cette nouvelle qui se discutait depuis plusieurs mois au sein des milieux féministes.
Le nouveau groupe, dont font partie François Saillant, du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), et Yves Desgagnés du Front commun des assistés sociaux, a choisi provisoirement le nom Option citoyenne afin de refléter sa volonté "de travailler avec les gens pour définir ensemble le Québec dans lequel nous voulons vivre, tout en défendant notre valeur centrale qui est celle de la recherche du bien commun (1)". Ses membres proviennent de la mouvance sociale, des groupes féministes, communautaires et populaires. Le manifeste du groupe sera lancé plus tard ce printemps et Françoise David fera la tournée du Québec durant l’été pour en discuter avec la population, recruter des membres et les convier à une rencontre en automne. L’UFP et le Parti vert pourraient se joindre à ce parti, dont le nom sera à déterminer, pour créer un large courant de solidarité citoyenne. L’accent mis sur le féminisme du futur parti semble s’être déplacé en cours de route vers la notion plus floue de citoyenneté, l’objectif de Françoise David étant, selon Jean-Yves Desgagnés, de "ratisser très large, sortir des sentiers battus, des groupuscules et des petits partis" (2). À part la question nationale, dont F. David ne fait aucune mention, cette nouvelle formation semble avoir les mêmes objectifs que l’Union des forces progressistes (UFP). Certains, comme Pierre Mouterde de la revue À Babord, s’interrogent sur les conséquences d’une telle décision et voient déjà « poindre le spectre de la division et des vaines rivalités » ou parlent de culte de la personnalité (3). D’autres y voient au contraire un puissant facteur d’unité sous la direction d’une leader dont le charisme et l’art d’expliquer simplement les réalités les plus complexes ont déjà fait leurs preuves. Depuis longtemps, le mouvement des femmes au Québec souhaitait la création d’un parti féministe qui lui permettrait enfin de définir lui-même ses priorités et, dans l’éventualité d’un changement du mode de scrutin, de faire élire des candidates qui représenteraient les intérêts spécifiques des femmes. Un parti féministe serait certainement plus à même de défendre adéquatement les droits des femmes et de faire entendre leurs voix au sein de l’arène politique, où dominent presque exclusivement encore les priorités définies par des hommes pour des hommes. En outre, il obtiendrait l’appui d’une partie non négligeable de la population si on en croit un sondage SOM, paru le 8 mars 2001, qui révélait que 44% des personnes interrogées étaient favorables à l’idée d’un parti alternatif de gauche féministe. Un tel parti serait l’aboutissement logique du cheminement politique de plusieurs décennnies dont il est opportun de rappeler les grands moments. Les moments forts d’un cheminement politique Historiquement, les féministes québécoises ont toujours plus ou moins choisi de se tenir à l’extérieur de la sphère politique pour y faire pression sur les divers gouvernements. C’est en 1969, avec la naissance du Front de libération des femmes du Québec (FLFQ) que les femmes, dans la foulée du FLQ et des comités d’action politique (CAP) de l’époque, s’affirment dans le champ politique en se réclamant à la fois du féminisme, de l’indépendance et du socialisme. Pour ces militantes, sans l’élimination du patriarcat, "oppression première" où prennent racine tous les rapports d’inégalité et de domination, aucune autre forme de libération nationale ou sociale ne pourra être menée à bien. Le Centre des femmes succède en 1972 au FLFQ et publie la revue Québécoises deboutte ! qui titre en première page son célèbre slogan : "Pas d’indépendance du Québec sans libération des femmes ! Pas de libération des femmes sans libération du Québec !" auquel il ajoutera plus tard : "Pas de libérations des travailleurs sans libération des femmes !". En 1976, le Parti québécois prend le pouvoir dans l’allégresse générale et les féministes mettent toute leur énergie à faire aboutir leurs revendications avec un succès mitigé. On se rappelle la fin de non recevoir donnée par René Lévesque aux revendications en faveur de l’avortement libre et gratuit. Ce n’était que le début de nombreuses rebuffades subies notamment par les Payette, Marois, Harel, au cours de leur carrière. Combien de fois les femmes n’ont-elles pas souhaité leur démission en guise de protestation face au rejet de leurs demandes les plus élémentaires ? Féminisme et question nationale
Dans l’ensemble, les femmes ont voté OUI sans se faire d’illusions sur la volonté du PQ de transformer radicalement leur situation. Quinze ans plus tard, lors du référendum de 1995, la Fédération des femmes du Québec (FFQ), après avoir consulté ses membres, s’est prononcée pour l’indépendance comme l’avaient fait la plupart des groupes de femmes devant les Commissions régionales sur l’avenir du Québec. Cette expérience unique de démocratie directe a été une grande réussite. Plus de 50 000 personnes y ont participé à travers le Québec, 4 600 mémoires y ont été présentés dont 2 300 devant les commissaires qui ont loué à plusieurs reprises leur haut niveau de préparation et de réflexion. À Montréal, les femmes ont déposé, à titre individuel ou au nom d’un groupe, environ 20 % des mémoires. Au cours de ce formidable exercice d’éducation populaire, chaque personne ou groupe est parti de sa propre expérience et des besoins de son milieu pour parler d’égalité de fait entre les hommes et les femmes, de répartition équitable de l’emploi et de la richesse collective, de gratuité de l’éducation et des soins de santé, de protection de l’environnement, de laïcité des institutions, d’abolition de l’armée, de décentralisation en s’appuyant sur l’expertise des groupes communautaires en régions, de reconnaissance d’autres formes de travail que le travail salarié et de la solidarité sociale comme valeur essentielle. Lors de son dernier rassemblement en novembre 2003, le mouvement D’abord solidaires se demandait si le féminisme était porteur d’un projet politique rassembleur pour les Québécoises et les Québécois. La réponse ne fait aucun doute. Qu’on pense au Forum Pour un Québec féminin pluriel en 1991 (5), à la Marche du pain et des roses en 1995 et à la Marche mondiale des femmes de l’an 2000 (6), pour ne nommer que ces trois moments forts, les féministes n’ont jamais cessé de définir les bases d’un projet de société où hommes et femmes pourraient vivre libres, égaux, solidaires et en paix dans le respect de l’environnement. Une mouvance de gauche effervescente Depuis la fondation de ce parti en 2002, plusieurs femmes ont choisi de s’engager dans L’Union des forces progressistes (UFP), dont la plateforme, de gauche et indépendantiste, reprend les principales revendications féministes concernant la lutte contre la pauvreté, la violence et la discrimination sexuelle (7). Cependant, en dépit du militantisme de ses membres et d’un fort courant de sympathie à son égard dans la population, l’UFP n’a pu recueillir que 1.06 % des voix lors des dernières élections. Devant ce constat et la conviction que le gouvernement Charest n’a aucune intention d’adopter, comme il s’y était engagé, une forme de proportionnelle qui permettrait la représentation des petits partis, Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal, proposait récemment l’entrée massive des syndicalistes et des progressistes dans le PQ (8). Leur objectif serait d’y constituer une tendance forte et active, capable de renverser le parti libéral, de faire élire ses candidat-es et de réaliser l’indépendance en lui insufflant une orientation de gauche sur la base d’un projet de société conforme aux aspirations populaires. Après une série de débats publics sur cette proposition, la coalition des Syndicalistes et progressistes pour un Québec Libre (SPQ) est formée le 23 février. D’entrée de jeu, sa porte-parole, Monique Richard, accuse le PQ d’être « trop rigide avec le monde syndical et de manquer d’engagement envers les femmes et les régions » (9). On retrouve notamment à ses côtés l’ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Vivian Barbot, et des militants syndicalistes connus comme Marc Laviolette, Luc Desnoyers et Robert Dean. Le SPQ Libre déclare que ses priorités sont de battre les libéraux et de remettre le PQ sur les rails de l’indépendance et de la justice sociale. Pour Paul Cliche de l’UFP, le groupe a du pain sur la planche. Il devra convaincre le Parti québécois de lutter pour l’adoption du mode de scrutin proportionnel avant les prochaines élections et de renoncer à l’option néolibérale dont Bernard Landry a été un des pionniers au Québec et même au Canada. Reste aussi à voir quelle place on donnera aux revendications des femmes dans un tel regroupement et l’écho qu’elles rencontreront au sein du PQ. On a vu si souvent les députées et ministres péquistes marcher sur les aspirations légitimes des femmes, au nom de la ligne de parti, pour se faire trop d’illusions sur ce qu’il est possible de réaliser, tant pour la gauche que pour les féministes, à l’intérieur de ce parti. Quant à l’entrisme dans le PQ, en vue de le transformer, il y a eu maintes tentatives individuelles ou collectives, une des plus concluantes ayant été celle du sabordage du RIN afin de réaliser l’unité des forces indépendantistes avec le résultat que l’on connaît. Pour le moment, la principale tendance au sein du mouvement des femmes reste toujours l’engagement dans des groupes de pression à l’extérieur des partis politiques envers qui la méfiance n’a jamais été aussi élevée. Créé en 2003, pour contrecarrer la montée de la droite et défendre la notion de "bien commun", le mouvement D’abord solidaires est représentatif de cette tendance et bénéficie de l’appui d’un grand nombre de femmes. Il cherche à favoriser la création d’un nouvel espace politique, caractérisé, comme l’écrit Diane Lamoureux, par « l’implication politique sur une base individuelle, sans référence à un statut social ou à une identité sociale, mais sur une base clairement citoyenne » (10). On forme ainsi des coalitions non pas en fonction de solidarités identitaires (sexe, classe ethnie), mais d’un objectif commun ponctuel à atteindre, par exemple la réplique aux politiques néolibérales du gouvernement Charest. Ce courant voit dans toute lutte identitaire un facteur d’exclusion et un combat manichéen voué à l’échec, alors qu’on pourrait penser qu’il est plutôt primordial d’opposer la souveraineté des peuples et l’intégrité de la personne au nivellement et à la marchandisation interchangeable du vivant, dont le trafic sexuel mondial des femmes et des enfants est la plus révoltante illustration. À l’heure actuelle, le mouvement de gauche apparaît donc plus fragmenté que jamais et il faudra attendre en mai pour voir si on verra enfin l’émergence d’un parti politique véritablement centré sur les revendications féministes. Féminisme et démocratie Quelle que soit l’option politique retenue, tout le monde s’entend toutefois sur la nécessité pour les femmes de se donner les moyens d’influer sur leur destin collectif. Un de ces moyens est celui que cherche à promouvoir, depuis sa fondation en 2002, le Collectif féminisme et démocratie (11), en réclamant l’adoption du mode de scrutin proportionnel et d’une représentation égalitaire des femmes et des hommes en politique. L’histoire montre que les intérêts des femmes sont le mieux défendus dans les pays où règnent de telles conditions. Le scrutin proportionnel a permis aux femmes des pays scandinaves d’obtenir un pourcentage de représentation d’environ 40%. Il consiste à donner à un parti le nombre de sièges correspondant au nombre de votes recueilli (20 % de votes=20 sièges) et d’exiger éventuellement de chaque parti qu’il présente un nombre égal de candidates et de candidats. À cet égard, l’Islande est un exemple éloquent d’un pays où un parti féministe, l’Alliance des femmes, a réussi après cinq ans à détenir 10% des sièges au Parlement. Mais le plus important pour ces militantes n’était pas tant le pouvoir en soi, qu’avoir la chance de porter au sein de l’institution politique des valeurs et des priorités différentes. De changer les règles du jeu afin de permettre à un plus grand nombre de femmes de s’y engager à leur tour. Unique en son genre, l’Alliance des femmes ne possède pas de structures hiérarchiques, procède par roulement des responsabilités et en étroite collaboration avec les comités de femmes qui ont une expertise sur les projets de lois à l’étude. Les membres se répartissent la représentation publique afin d’alléger leurs tâches, répartir les pouvoirs et éviter de devenir des politiciennes professionnelles. C’est en fonction des femmes qu’elles élaborent leurs propres règles et chambardent allègrement l’antre du patriarcat en y installant des garderies et des horaires flexibles afin d’être en mesure d’accomplir leurs tâches sans se couper de leur famille et de leur milieu (12). Le plafond de verre Après les dernières quarante années de luttes féministes, force est de constater que la représentation des femmes, à tous les paliers de pouvoir, arrive rarement à dépasser « le plafond de verre » de 20 % et à rejoindre la fameuse masse critique d’environ 35 % qui leur permettrait d’influer sur les décisions. En vérité, il n’y aura pas de démocratie réelle tant que ne sera pas reconnue la dualité du genre humain par la représentation paritaire des hommes et des femmes dans toutes les institutions élues. Combien de temps les femmes se contenteront-elles de voter et de laisser les hommes faire les lois qui affectent toute leur vie ? Une des erreurs les plus constantes concernant la représentation paritaire des femmes consiste à prétendre qu’elles sont une minorité ou une catégorie, comme les jeunes, les aînés, les groupes ethno-culturels, alors qu’elles sont l’une des deux composantes essentielles de l’humanité et qu’elles sont présentes dans toutes les catégories. Avec, jusqu’à ce jour, un même handicap politique que ne cesse de leur imposer un système fait par et pour les hommes. Comme le disait si justement le Comité canadien d’action sur le statut de la femme : « Les groupes de femmes ne sont pas des ’groupes d’intérêts’. Les intérêts de 52% de la population ne sont pas des intérêts spécialisés, mais des intérêts publics (13). » En dépit de tous les progrès réalisés par les femmes, on estime toujours que 86 % du pouvoir dans le monde est entre les mains des hommes. Prétendre que les femmes n’ont qu’à se présenter pour changer cet état de choses, c’est nier la différence sexuelle et la discrimination exercée par les hommes envers les femmes. Elles n’ont en général ni argent, ni réseaux puissants, ni la socialisation qui leur rendrait, comme aux hommes, le pouvoir désirable. Elles ne voient pas comment elles pourraient concilier l’activité politique et leur vie privée sans sacrifier cette dernière. Elles ne peuvent en général compter, comme leurs confrères, sur un conjoint qui assure la continuité familiale, la chaleur affective et l’harmonie. Pour être assez nombreuses à l’Assemblée nationale, il faut d’abord changer la carte électorale et le mode de scrutin. Pour abolir des privilèges et des rapports de force incrustés depuis des siècles, il faut des lois. Par exemple, les féministes ont régulièrement suggéré de diminuer de moitié le nombre de circonscriptions et d’obliger les partis à présenter un candidat et une candidate dans chaque circonscription. Du pareil au même ? La création de vastes coalitions porteuses d’intérêts divers (souvent incompatibles) peut-elle remplacer l’engagement politique féministe visant l’abolition des valeurs patriarcales et la réalisation d’un projet alternatif de société ? De telles coalitions, vouées au réformisme et aux compromis afin de sauvegarder leur unité, sont-elles le meilleur instrument pour affronter les tenants du nouvel ordre mondial et leur idéologie du fatalisme économique ? Il ne s’agit pas simplement d’augmenter le nombre de femmes dans les instances politiques mais d’y faire élire des féministes, résolues à remettre en question les valeurs patriarcales en étroite collaboration avec les groupes de femmes qui militent sur le terrain et envers qui elles se reconnaissent une imputabilité. Des féministes qui réclameront l’inscription du droit à la représentation paritaire des femmes dans la Constitution du Québec. Personne ne peut nier l’amélioration relative de la condition des femmes au Québec mais, n’est-il pas contraire à la réalité de prétendre, comme certains le font, que le féminisme est dépassé, quand l’appropriation des femmes et des enfants par les hommes continue à aller de soi ? Quand persistent la division du travail selon le sexe, joliment nommée complémentarité, et les doubles standards dans tous les domaines ? Quand la pauvreté des femmes et la violence à leur égard sont en nette augmentation ? Quand on entretient toujours les stéréotypes sexuels qui, dès le berceau, conditionnent à des rapports de pouvoir et de soumission selon que le hasard nous a fait naître du sexe masculin ou féminin ? La lutte contre l’oppression spécifique des femmes est plus que jamais justifiée et devrait se mener tant dans le champ politique proprement dit que sur le terrain social, en multipliant les pratiques alternatives et les réseaux de solidarité qui échappent à la récupération institutionnelle. En ce qui concerne le Québec, l’histoire montre que "les féministes ne peuvent faire l’économie de l’indépendance"(14). Elles ne peuvent être indifférentes au fait d’avoir vécu et déployé leur vision du monde en ce lieu culturel précis et non dans une entité universelle abstraite. Qu’on le veuille ou non, cette donne initiale constitue une part non négligeable de notre identité, de notre mémoire, de notre authenticité, de notre histoire. Tout le monde est à même aujourd’hui de constater les conséquences désastreuses de mauvais choix politiques. L’expérience montre que tous les régimes politiques ne sont pas égaux face aux femmes et que ceux de droite cherchent, à travers la religion et des lois réactionnaires, à leur retirer des acquis arrachés de haute lutte. Pour les féministes, le plus grand défi politique à l’heure actuelle consiste sans doute dans leur capacité d’articuler leur lutte contre les rapports sexuels de domination à l’ensemble des luttes contre l’injustice sociale et la dépendance nationale. Quand on sait la force, le courage, la détermination dont les femmes sont capables, on ne peut s’empêcher de rêver ! Notes 1. Option citoyenne, Bulletin, Vol. 1, no. 1, 26 février, 2004. Mis en ligne sur Sisyphe, le 20 mars 2004
Suggestions de Sisyphe Lucille Beaudry, Département de science politique, Université du Québec à Montréal, et Robert Comeau,
Département d’histoire, Université du Québec à Montréal,
"Quand le social occulte la question nationale", Le Devoir, 14 juillet 2004. Lire ici. |
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Élaine Audet a publié, au Québec et en Europe, des recueils de poésie et des essais, et elle a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs. Depuis 2002, elle est l’une des deux éditrices de Sisyphe.
On peut lire ce qu’en pensent
les critiques et se procurer les livres d’Élaine Audet
ICI. |
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Plan-Liens Forum (1/7) 21 mars 2006 , par Louise Allard (2/7) 14 février 2005 , par Marielle Couture rép:
Internaute
(3/7) 30 mars 2004 , par Élaine Audet rép:
jacques langlois
rép:
Steve
(4/7) 27 mars 2004 , par Internaute (5/7) 27 mars 2004 , par Jacinthe F. rép:
Élaine Audet
(6/7) 24 mars 2004 , par Paul-André G. (7/7) 23 mars 2004 , par Anne Martin rép:
Élaine Audet
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http://www.optioncitoyenne.ca Téléchargez le formulaire d’adhésion à http://www.optioncitoyenne.ca/pdf/formulaire_adhesion.pdf et postez le à : 5997, rue de Marseille, Montréal, Qc, H1N 1K6 visitez le site web à www.optioncitoyenne.ca
Bonjour . Ce message pour vous offrir mes services comme benevole .Si besoin est vous pouvez prendre contact par cette adresse : jacques417@sympatico.ca
Bonjour, Merci de votre appréciation. Si la politique québécoise et internationale vous intéresse, vous pouvez consulter sur Sisyphe la rubrique politique. Pour recevoir le bulletin d’information sur les nouvelles parutions de Sisyphe, veuillez écrire à courriel En toute solidarité, Élaine Audet
Contrairement à vous, j’ai lu l’article en entier et on y dit que F. David veut créer un parti de gauche, féministe, écologique, etc., ce qui a été aussi rapporté par plusieurs médias conventionnels. Ya -t-il quelque chose d’inconvenant à ce que le titre mette l’accent sur le caractère "féministe" de l’éventuel parti ? Françoise David n’a pas répudié l’épithète "féministe", il me semble. Et bravo à Mme David ! Elle a l’étoffe d’une cheffe de parti.
L’accent mis sur le féminisme du futur parti semble s’être déplacé en cours de route vers la notion plus floue de citoyenneté>> Je ne crois pas que la notion de citoyenneté soit une notion "floue", au contraire elle est au coeur du projet de parti de l’union de la gauche. La notion de citoyenneté n’est pas "un déplacement de l’accent sur le féminisme". Vous créez beaucoup de confusion et en voulant à tout prix insister en disant que ce sera un parti féministe qui sera créer vous nuisez aux efforts qui sont faits pour unir la gauche. Plutôt que d’attendre un démenti de Françoise David, demandez-lui donc une confirmation, ce que vous auriez dû faire il me semble en toute intégrité. Ceci dit j’ai dit beaucoup d’admiration pour Françoise David et son travail pour unir la gauche. Ce projet est vital pour le Québec et je regrette qu’il soit déjà mal interprété. Aussi, ce n’est pas parce que ce ne serait pas un parti essentiellement féministe que les droits des femmes n’y seraient pas pris en considération.
Vous me demandez, moi internaute lectrice de ce texte, d’aller demander à Mme David une confirmation de ce que dit l’auteure Élaine Audet ? Je ne connais pas personnellement Mme David, mais je la connais comme personne publique et je pense qu’elle est capable de parler elle-même si cet article ne lui plaît pas. Je ne comprends toujours pas pourquoi vous pensez que nommer le caractère féministe de l’éventuel parti pourrait nuire à "l’union de la gauche". Si la gauche a peur du mot féministe, ça n’augure pas grand-chose du sort des femmes dans ce parti et du succès de Mme David. J’ai lu tous les articles de journaux sur le sujet, écouté des reportages, car ça m’intéresse, un nouveau parti avec une femme à la tête. Mais je ne vois toujours rien à reprocher au texte de Mme Audet. Cette dernière est capable de se défendre, mais moi, je vous dis en tant que lectrice que vous cherchez des poux où il n’y en a pas, je ne sais pas dans quelle intention. Mon nom est Fernande Ouellette
Lors du rassemblement de D’abord solidaires les 28, 29 et 30 novembre 2003, Françoise David a déclaré : "Si la tendance se maintient, aux prochaines élections québécoises, il y aura un parti féministe, de gauche, écologiste, altermondialiste, pacifiste et anti-raciste". Je ne vois pas dans cette description une contradiction avec " un parti de l’union de la gauche", Françoise David ayant toujours affirmé que le parti qu’elle voulait créer serait inclusif et que tous les hommes qui en soutiendraient les objectifs y seraient bienvenus. À moins d’être dans le secret des déesses, il nous faudra toutefois, comme je le disais dans mon article que vous n’avez pas lu, attendre la publication du manifeste d’Option citoyenne en mai, la rencontre d’orientation prévue à l’automne et même peut-être patienter encore, comme l’a écrit F. David dans Le Devoir du 18 mars, pour savoir quelle forme prendra le futur parti. Cordialement, Élaine Audet
Je n’ai rien contre la création d’un Parti Féministe. Là où j’en ai c’est que vous devancez la réflexion qui s’entame dans les groupes d’Option Citoyenne. Vous affirmez trop tôt une décision qui n’est pas encore prise, raffinée, réfléchie, proposée. J’ai contacté Françoise David et bien entendu elle ne renie pas son féminisme comme je ne renie pas le mien. Là n’est pas la question. Vous lancez votre article avec cette affirmation en tête d’affiche comme un "ballon politique". Je ne demande pas aux lectrices d’aller chercher une confirmation auprès de Françoise David, je vous demande à vous Élaine Audet si vous avez eu une confirmation de Françoise David avant de faire une telle affirmation.
Mme Anne Martin alias Louise-Anne Maher, Élaine Audet vous a déjà répondu dans cette page, mais votre résistance à comprendre m’incite à vous répondre à titre d’éditrice de cet article. J’ai moi-même suggéré le titre "Françoise David veut créer un parti féministe". J’avais suggéré "créera un parti féministe", Mme Audet a préféré "veut créer". Je voulais un titre explicite qui parle aux lectrices et aux lecteurs de ce site qui n’a pas peur des mots. J’ai également écrit à Françoise David, l’avisant qu’il y avait amorce de débat à la suite de cet article et l’invitant à apporter des précisions, si elle le souhaitait. Je l’ai également invitée à nous tenir au courant du progrès de cette démarche, car cela nous intéresse, et à écrire éventuellement elle-même un texte d’information sur Option citoyenne que je publierais volontiers sur Sisyphe. Voilà : à la rigueur, ce que F. David vous a dit ne m’intéresse pas, c’est ce qu’elle dit publiquement qui m’intéresse, et ce qu’a rapporté Élaine Audet a été dit publiquement. Mme Maher-Martin, j’ai aussi quelques questions à vous poser pour me faire "confirmer" vos intentions. Vous admettez ne pas avoir lu l’article : alors, qu’est-ce qui vous autorise à faire la leçon à son auteure qui cite toutes ses sources et qui suit le cheminement politique de Françoise David depuis 20 ans ? Quand Élaine Audet vous répond précisément, pourquoi revenez-vous à la charge comme si elle ne vous avait pas répondu ? Et, venons-en au coeur de la question, qui m’intéresse beaucoup en tant que journaliste et éditrice de ce site : pourquoi voudriez-vous qu’Élaine Audet ait demandé à Françoise David confirmation de ce que cette dernière a répété maintes fois sur diverses tribunes depuis deux ans (plusieurs émissions de Radio-Canada, réunion de D’abord Solidaires en novembre, et ailleurs), c’est-à-dire qu’elle réfléchissait à la possibilité de créer un parti féministe, écologique, altermondialiste, de gauche, etc, le terme féministe venant en tête ? Pour vérifier si elle savait lire ou si elle n’était pas sourde ? Et si l’article, qui retrace le cheminement politique des féministes québécoises, " devance la réflexion qui s’entame dans les groupes d’Option citoyenne ", comme vous le pensez, où est le problème ? N’importe qui n’est-il ou elle pas libre de réfléchir publiquement sur n’importe quoi ? Pensez-vous sérieusement que les membres des partis de gauche, qui ont tous adopté une position pro-féministe dès leur création, vont tomber à la renverse en apprenant que le parti que Françoise David souhaiterait former serait un parti féministe ? Et si cela devait en effrayer plusieurs, ne pensez-vous pas qu’il faudrait s’interroger tout de suite sur les lendemains d’une telle union de la gauche ? Quelles sont vos intentions véritables, Mme Maher-Martin ou Martin-Maher ? Laisser croire à un conflit entre Élaine Audet et Françoise David ou essayer d’en susciter un ? Reprendre du service comme emmerdeuse qui s’est illustrée, il n’y pas si longtemps, sur d’autres sujets, par son habileté à détourner le sens des écrits et à essayer de dresser les unes contre les autres ? Faire enrager l’auteure ou l’éditrice pour prouver que vous pouvez susciter des réactions ou bien vous donner le rôle d’une martyre rejetée quand on vous répondra avec franc-parler ? Si tel est le cas, nous ne perdrons plus notre temps ni à vous lire ni à vous répondre. Micheline Carrier, éditrice de Sisyphe
Votre site fait penser à Eco Vedettes, à un journal jaune friands de scandales et de mensonges. Vous provoquez mon plus profond mépris. Et je crois que comme emmerdeuse vous êtes beaucoup plus forte que moi. Ce qui m’importe c’est la vérité et l’intégrité, ce qui ne semble pas faire partie de votre petit bagage de non-valeurs. Vous nuisez au mouvement féministe, vous nuisez aux femmes et vous ne savez que vous faire des ennemis parmi les hommes.Vous êtes une enragée, une hystérique.
Votre portrait tout craché, ma foi !
Que de gros mots, mais tel n’est pas mon propos ! Je veux seulement relever un aspect qui m’intrigue depuis bien longtemps chez les femmes en général. C’est de sembler tenir compte à ce point de ce que les hommes peuvent penser de vous, de ce que vous faites, de ce que vous écrivez. Remarquez, c’est plutôt flatteur, mais je me demande pourquoi. Je peux vous dire que les hommes ne se soucient pas ainsi de ce que les femmes vont en penser avant de s’exprimer et d’agir. Encore plus intriguant qu’une femme brandisse cet argument contre une autre. Qu’est-ce que ça peut faire de se créer "des ennemis parmi les hommes" ? Est-ce que ça veut dire qu’ils ont nécessairement raison de devenir "ennemis" ? Est-ce que vous cherchez partout et toujours à plaire d’abord ? Ça m’intrigue, c’est tout, et j’aimerais bien que vous me répondiez. Salut à vous toutes. J’espère que vous ne m’en voudrez pas. Michel Dodier-Cusson
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