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vendredi 24 septembre 2004
Le désespoir d’une coopérante québécoise victime d’une agression en Afrique

L’émission J.E. du réseau TVA présente aujourd’hui (24 septembre) un reportage sur la coopérante de Victoriaville Mirlande Demers, violée au Sénégal en Afrique par quatre agresseurs, et atteinte de maladies tropicales (malaria, fièvre typhoïde, cythomégalo virus, hépatite) contractées durant sa mission, à l’été 2003.

Un an plus tard, la jeune femme doit encore se déplacer en fauteuil roulant et elle mène un combat pour obtenir de l’aide, ayant été pratiquement laissée à son sort par son ex-employeur, l’organisme de coopération internationale Solidarité Nord-Sud des Bois-Francs, situé à Victoriaville.

Elle n’a pas droit à l’aide aux victimes d’actes criminels, car le viol collectif a eu lieu à l’étranger. Elle lutte pour être indemnisée par la Commission de santé et sécurité au travail (CSST). Elle s’endette auprès d’amis et de la famille pour payer le loyer et les médicaments, couverts qu’en partie par l’Assurance-médicaments. Mme Demers coordonnait un stage d’un groupe de jeunes au Sénégal. Pour ce programme de stages dans le tiers-monde du ministère des Relations internationales du Québec, les jeunes partent souvent sans assurance-invalidité.

Mirlande Demers a reçu l’appui d’organisations, dont l’ONG Alternatives, la Ligue des droits et libertés du Québec, la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Amnistie internationale, la Fondation canadienne des droits de la personne, Viol secours, le CALACS de Lévis (Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel).

Information :
Le Comité d’appui à Mirlande Demers
loumi_3@yahoo.ca
Téléphone : (514) 814-3561

Résumé du reportage par TVA

« La coopération internationale, une aventure risquée »

Par la journaliste Karina Marceau, de J.E. du réseau TVA

Une jeune femme friande de la coopération internationale part au Sénégal comme responsable d’un groupe de jeunes. Là-bas, elle est victime d’un viol collectif qui la rend invalide et attrape la malaria. Après avoir été rapatriée, elle se rend compte qu’elle allait là-bas à ses risques et périls, parce qu’elle n’a droit a aucun soutien depuis son retour.

Étant donné que le viol a eu lieu à l’extérieur du Québec, elle n’a pas droit à l’aide habituelle offerte aux victimes d’actes criminels. Côté CSST, l’employeur [Solidarité Nord-Sud des Bois-Francs] a mis beaucoup de temps à confirmer son lien d’emploi [et ce, après l’intervention du Protecteur du citoyen], ce qui fait qu’on a commencé à étudier son dossier plus d’un an après son retour au Québec.

Chaque année, 400 jeunes quittent le Québec durant quelques semaines ou quelques mois pour participer à des stages en coopération internationale. Une spécialiste en formation de travailleurs pour l’étranger, consultée par J.E., reconnaît que les jeunes qui font de la coopération internationale sont mal informés sur les risques auxquels ils s’exposent et sont très mal protégés lorsqu’ils vivent des inconvénients majeurs à l’étranger.

À la suite de notre reportage, la CSST a versé deux mille dollars en indemnités à notre jeune coopérante internationale. La CSST ajoute que le dossier est toujours ouvert et que d’autres indemnités pourraient être versées.

Quant à l’organisme [Solidarité Nord-Sud des Bois-Francs] pour lequel la jeune femme travaillait, il a changé ses pratiques après notre passage musclé dans ses bureaux. Maintenant, le lien d’emploi des jeunes stagiaires en coopération internationale est clairement établi, la couverture par la CSST ne fait aucun doute.

Ce n’est pas tout. À la suite de notre reportage, le ministère québécois des Relations internationales a contacté la CSST pour qu’elle clarifie, auprès de tous les organismes de coopération internationale, la couverture dont peuvent bénéficier les coopérants....



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