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> ce jeune-homme n’a pas bien compris l’analyse proposée

3 juin 2006, 16:34, par Jack

Je Constate avec dépit que la seule réponse qui m’est été faite n’en est pas une, puisqu’elle s’attache plus à reprendre mes propos en les falsifiant façon journaliste remontée, plutôt que de réellement participer au débat en affrontant les questions soulevées (le commentaire laissé par « doudou » est certes beaucoup plus court mais il s’efforce lui de questionner sur des problématiques nouvelles, différentes en tout cas des débats bien-pensants type Ca se discute : « les hommes modernes sont ils machos ? »).
Je m’étais pourtant attaché dans mon exposé à ménager les sensibilités des défenseurs farouches de la cause féminine. Malheureusement j’ai eu la mauvaise idée d’expliquer mon point de vue en utilisant certains mots dont je ne soupçonnais pas qu’ils puissent réveiller des pulsions vengeresses chez les adeptes du fanatisme féministe.
Je ne sais même pas ce qui me pousse à écrire cette réponse, accablé par la conviction que mes prochaines explications seront à leur tours déformées, amplifiées, ensanglanté sur l’autel de la passion frénétique et incontrôlée, qu’à nouveau on aspergera mon discours de sécrétions haineuse à l’égard de l’épouvantail de l’homme macho.
Malgré ma profonde déception je vais m’efforcer de répondre point par point aux attaques qui m’ont été lancées, avec pour fil rouge l’exact inverse des procédés employés par ma détractrice : l’objectivité et la raison.

[Il est intéressant de noter à quel point l’auteur de ce commentaire reproduit les clichés patriarcaux dans son analyse…]
C’est faux.
[Oui il existe aujourd’hui une catégorie d’hommes nostalgiques de cette époque]
- >Je me contente de distinguer une catégorie sociale, je ne défends pas cette catégorie, je ne prends pas de partie, je l’extrait simplement. J’essaie dans le meilleur des cas d’introduire un débat sur son existence, réelle ou fictive, sur son ampleur, sur ses idées…
[…mise à égalité des "rôles familiaux traditionnels" masculins et féminins comme étant également source d’épanouissement et de contraintes].
[J’insiste pour mettre sur un même pied d’égalité les anciens rôles de l’homme et de la femme, dans le sens ou ils étaient chacun restreignant et épanouissants.]
- >L’égalité concerne ici l’existence des facteurs épanouissants et restreignant, je ne compare pas les facteurs eux-mêmes, de toute manière parler d’égalités de ses facteurs n’aurait pas de sens, leur comparaison directe étant impossible.

[Présentation de la prétendue "libération sexuelle" des femmes comme avènement d’une société égalitaire - tout du moins sur le plan sexuel]
C’est faux.
[Cette évolution s’est produite, exhaussant en partie dans son sillage l’idéal égalitaire homme/femme]
[Les femmes…ont gagné leur indépendance]
- >Je mesure mon constat, je parle d’indépendance dans son acceptation globale.

[…interrogation factice sur le devenir des hommes qui n’ont plus face à eux des jeunes femmes prêtes à être mères mais des femmes décidant du cours de leur vie]
C’est faux, je me suis appliqué justement à unir l’homme et la femme dans une problématique de vivre ensemble, je souhaite simplement soulever le problème des motifs qui poussent à créer quelque chose ensemble, de ce qui nous rapproche aujourd’hui dans un projet de vie commune.
[…au final, culpabilisation des femmes qui accèdent à la "focalisation sur leurs intérêts propres"]
C’est faux
[Si donc aujourd’hui les hommes et les femmes partagent cette focalisation sur leurs intérêts propres]
- >sans commentaire.

[Il est d’ailleurs remarquable de relever que la libre maîtrise par un individu du cours de sa vie, maîtrise ancienne pour les hommes, est taxé de démarche individualiste (au sens non humaniste du terme) dès lors que des femmes commencent à y avoir accès.]
Je suis un peu fatigué mais je continu (c’est un vrai supplice quand je sais qu’il y a 99% de chance que ça tombe dans l’oreille d’un sourd).
C’est faux.
[Accordé avec l’ascension de l’esprit individualiste, l’homme comme la femme choisi à présent la trajectoire qu’il souhaite suivre, les engagements et les responsabilités renvoyés en seconde position derrière l’impératif sacré d’épanouissement personnel]
- >Encore une fois je place l’homme et la femme sur un pied d’égalité, au cœur du débat sur l’individualisme émergent, qui fait d’avantage appel au système économique capitaliste qui prévaut dans notre pays qu’à un individualisme exclusivement sentimental.
L’homme ET la femme ont évolués dans leur aspirations, je n’accuse personne, j’essai simplement de créer un débat actuel, en dégageant au préalable les tendances sociologiques qui peuvent l’éclairer.

Pour ce qui est du dernier paragraphe je plaide coupable, en effet je ne pensais pas la prééminence masculine était telle, compte tenu de l’environnement dans lequel j’évolue, celui des études supérieures. Je constate en effet que nombre de jeunes filles de ma génération se distinguent voir surclassent leur homologues masculins. Mon expérience actuelle ne me permet donc pas de vous suivre sur ce point.