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L’être et la marchandise. Prostitution, maternité de substitution et dissociation de soi

26 février 2013

par M éditeur

Kajsa Ekis Ekman, L’être et la marchandise.
Prostitution, maternité de substitution et dissociation de soi
, chez M éditeur

  • Une contribution capitale à la compréhension de la dynamique actuelle des formes renouvelées de l’oppression des femmes.
  • Une exploration et une analyse de la marchandisation du corps des femmes (comme sexe et comme utérus).
  • Une déconstruction stimulante et brillante du discours favorable à la prostitution d’autrui (travail du sexe) et à la maternité pour autrui (de substitution).
      [Un livre qui] choque et fait réfléchir, "Cercle des philosophes" ; Extrêmement intéressant et instructif, [ce livre] fournit des munitions extrêmement utiles, Scottish Socialist Youth.

    Depuis quelques décennies, on assiste à une marchandisation croissante du corps des femmes. D’un côté, la mondialisation capitaliste néolibérale a engendré une industrie prostitutionnelle mondialisée : d’un continent à l’autre prospèrent les réseaux de tourisme sexuel et de traite des femmes à des fins de prostitution. L’industrie du sexe est l’un des secteurs les plus lucratifs de l’économie mondiale. De l’autre, la maternité de substitution - des femmes portant des enfants pour autrui -, est désormais une activité économique considérable. En Inde seulement, elle rapporte plus de 400 millions de dollars par année.

    Aujourd’hui, plusieurs justifient que le corps des femmes soit transformé en une marchandise sexuelle ou maternelle. D’un côté, on exige la décriminalisation ou la règlementation de la prostitution au nom du « travail du sexe ». Du plus vieux métier du monde, la prostitution est devenue le métier le plus moderne, un métier comme un autre, voire une pratique libératrice. De l’autre, de nombreux États légalisent la maternité de substitution. Pourtant, on nous assure qu’il n’est question ici que de la promotion des droits des femmes. Une femme qui vend son corps à des fins de prostitution ou qui loue son utérus pour donner naissance à un enfant accomplirait une action rationnelle prouvant son « autonomie » voire sa libération postmoderne des stéréotypes patriarcaux. Elle ne serait en aucune façon une victime, mais bien une personne active sachant quels sont ses véritables intérêts. En fait, la prostitution et la maternité de substitution ne seraient que des activités « compensatoires pour du travail féminin non rémunéré ».

    Incarnation de l’aliénation et de la réification, l’actuelle marchandisation du corps des femmes est saisie par la journaliste suédoise Kajsa Ekis Ekman non seulement en tant qu’instrumentalisation des unes au profit des autres, mais également dans la dimension dissociative de soi qui la marque.

    Ce livre, qui s’appuie sur une riche documentation et une enquête menée dans plusieurs pays, est une contribution capitale à la compréhension de la dynamique actuelle des formes renouvelées de l’oppression des femmes et déconstruit les discours les légitimant.

    SOMMAIRE

    Partie I : Prostitution

  • Le discours pro-travail du sexe, ou comment la prostitution en est arrivée à devenir le métier le plus moderne du monde
  • L’origine
  • L’être et la marchandise dans l’industrie du sexe

    Partie II : Mères porteuses

  • Discourir sur la reproductrice heureuse ou l’histoire du joyeux éleveur
  • Dans l’industrie des mères porteuses

    L’ouvrage a été traduit du suédois par Catrin Mondain.>

    Parution : 6 mars 2013
    Prix : 19,95 $ ; 22 €
    Pages : 216 ; format : 5,5 x 8,5v
    ISBN : 978-2-923986-64-7
    Collection : Mobilisations, M éditeur

    Mis en ligne sur Sisyphe, le 26 février 2013

  • M éditeur


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