source - http://sisyphe.org/article.php3?id_article=5507 -



Fil de presse, février 2019

21 février 2019

. TVA Nouvelles - Prostitution juvénile : cinq clients arrêtés à Québec
Un des cinq hommes de Québec épinglés dans un important coup de filet pour avoir présumément tenté d’acheter les services sexuels d’une personne mineure était jusqu’à son arrestation enseignant à l’école secondaire des Sentiers, à Charlesbourg. Miguel Angel Cazares Palacios, 50 ans, de Québec, Stéphane Fleury, 50 ans, de Saint-Augustin-de-Desmaures, Dave Hamel, 39 ans, de Québec et Thierry Ismaël Kamgha Kenkouo, 38 ans, de Québec, ont aussi été accusés ce matin au palais de justice de Québec. Des conditions très strictes leur sont imposées pour conserver leur liberté, dont ne pas être en présence de mineures, de ne pas aller sur les réseaux sociaux et ne de pas se trouver dans des lieux comme des bars, des motels et des hôtels où il peut y avoir des activités de prostitution. Il s’agit du plus important coup de filet visant les clients de la prostitution juvénile depuis la création de l’unité contre l’exploitation sexuelle des mineurs (ESM) du SPVQ en septembre 2015.

. Le Journal de Montréal - La majorité des Canadiennes font d’importants sacrifices financiers dans l’intérêt des autres
Sept Canadiennes sur 10 font d’importants sacrifices financiers dans l’intérêt des autres, selon un sondage de la Banque CIBC, publiée jeudi. Selon le sondage, elles sont trois fois plus susceptibles que les hommes de mettre leur carrière en suspens pour prendre soin d’êtres chers, et 18% des répondantes ont affirmé avoir hésité à envisager un avancement de leur carrière. Pour la Banque CIBC, ces sacrifices financiers auront un impact au moment de leur retraite. Le sondage révèle que les femmes de 55 ans et plus ont amassé environ 125 000 $ en économies personnelles, tandis que ce montant atteint 250 000 $ pour les hommes dans la même tranche d’âges. Selon des données de statistique Canada, les femmes vivent en moyenne quatre ans de plus que les hommes.

. L’Express - L’Académie française se résout à la féminisation
C’est une petite révolution qui s’annonce sous la coupole de l’Académie française. Dans les tout prochains jours, la vénérable institution va reconnaître officiellement une défaite comme elle en a peu enregistré dans son histoire. Et ce dans un domaine très symbolique : la féminisation des noms de métiers. Préfète, informaticienne, députée, procureure... De manière significative, c’est par la francophonie que la féminisation des noms de métier a progressé. Le Québec, dès la fin des années 1970, a joué un rôle pionnier, rejoint très vite par la Belgique, la Suisse et le Luxembourg. Pourquoi, chez nous, aura-t-il fallu attendre plus de quarante ans pour voir l’Académie française rendre les armes ? Cela mérite quelques explications. D’abord, si les immortels sont de grands esprits, la plupart d’entre eux ne connaissent pas grand-chose à l’histoire de la langue et à la linguistique en général : cela n’aide pas.

. Slate France - Au tribunal, le sexisme fait encore recette
À l’ère de MeToo, la misogynie continue à servir d’argument dans les plaidoiries des procès pour violences sexistes. "Sa jupe était courte", "elle avait le regard aguicheur", "elle était ivre", autant de phrases qui font bondir les réseaux sociaux, couler l’encre des médias et alimentent une culture du viol trouvant encore sa place au prétoire. L’usage du sexisme en plaidoirie puise sa source dans un milieu fortement marqué par les discriminations de genre. Lorsque l’on pose la question aux avocates et avocats, le premier argument de défense en faveur de l’emploi du sexisme en plaidoirie réside dans "l’immunité de la robe". Derrière cette tournure, des textes de loi leur octroyant une liberté d’expression bien plus large, afin de défendre pleinement leur clientèle devant la justice.

. La Presse - L’écart salarial hommes-femmes a grandi en 2018 au Québec
L’Annuaire québécois des statistiques du travail que vient de publier l’Institut de la statistique du Québec révèle que pour l’année 2018, l’écart de salaire est maintenant de 3$ l’heure en faveur des hommes. Ceux-ci gagnaient 26,90$ l’heure en moyenne, alors que les femmes gagnaient 23,90$. En guise de comparaison, lors de précédentes années, cet écart atteignait 2,67$ en 2017, 2,93$ en 2016 et 2,76$ en 2008. Mais il était toujours demeuré sous la barre des 3$ dans la dernière décennie. Le même phénomène se présente pour ce qui est de la rémunération hebdomadaire : l’écart homme-femme s’est accru en faveur des hommes. Ainsi, en 2018, l’écart de rémunération atteignait 210,96$, soit une rémunération hebdomadaire de 1006,22$ pour les hommes et de 795,26$ pour les femmes.

. Le Devoir - Abus sexuels. Les supérieurs des ordres religieux demandent pardon
Dans une déclaration commune de quatre pages intitulée "L’abus des enfants est un mal partout et en tout temps : ce point n’est pas négociable", l’Union internationale des supérieures générales (UISG) et l’Union des supérieurs généraux (USG) admettent avoir erré en tentant d’étouffer le scandale de pédophilie dans l’Église catholique. "Nous reconnaissons qu’il y a eu une tentative inadéquate d’affronter cette question et une honteuse incapacité à comprendre votre souffrance", énoncent-ils à l’endroit des victimes. L’UISG, qui représente 500 000 religieuses, et l’USG, qui compte environ 133 000 prêtres, disent soutenir l’initiative du pape François qui a convoqué de jeudi à dimanche à Rome les présidents des conférences épiscopales du monde entier pour aborder de front la question des abus sexuels dans l’Église. Aussi : "La fin de l’impunité pour les prêtres abuseurs ?"

. TRADFEM - Martina Navratilova. A-t-on raison de parler de "transphobie" ?
"Nous sommes assez consternés d’apprendre que Martina Navratilova est transphobe", a déclaré par tweet le groupuscule @TransActualUk. Il l’a fait en réponse à un tweet de la légendaire joueuse de tennis qui avait déclaré qu’autoriser les sportifs qui s’identifiaient comme "transfemmes" à concourir contre des sportives serait "de la triche". Dans le Sunday Times du 17 février 2019, Navratilova relate les propos intimidants qui lui ont été adressés après qu’elle ait écrit sur Twitter : "Vous ne pouvez pas simplement vous proclamer femme et être autorisés à concourir contre des femmes. Il doit y avoir certaines règles, et avoir un pénis et concourir en tant que femme n’y correspondrait pas." Son principal harceleur était Rachel McKinnon, un cycliste trans qui a remporté le championnat du monde Masters Track à Los Angeles en octobre dernier dans la catégorie des femmes de 35 à 44 ans. Navratilova a fait remarquer que, "mesurant 1,80 m et pesant plus de 90 kg, Mackinnon semblait avoir un avantage substantiel sur ses rivales au niveau de la masse musculaire".

. Le Parisien - Théâtre à Paris : une ode aux femmes politiques
Seul en scène, le comédien Nicolas Bonneau interprète les échanges qu’il a menés pendant deux ans avec des femmes politiques. Un hommage réussi qui bouscule son statut de "mâle dominant". Pendant deux ans, Nicolas Bonneau a suivi et interrogé des femmes politiques. Lui qui ado, ne supportait pas que sa petite copine soit plus brillante que lui. Trop jaloux de la popularité de Caroline, ombre insupportable à son ego, il l’a quittée. Vingt ans plus tard, il la découvre députée du Nord, à la télé. Il n’est plus le petit "connard" du lycée, vit avec une féministe et s’est mis à défendre l’ascension sociale des femmes. Dans la peau d’Angela Merkel, de Margaret Thatcher, il montre comment elles ont pris le pouvoir. Sa galerie de combattantes n’est pas une série d’imitations grimées, mais des tranches de vie politique. Le spectacle, joué comme un documentaire, ouvre aussi la réflexion sur l’éducation. Cet engagement féministe a valu à Nicolas Bonneau, il l’avoue, des réflexions acerbes de quelques copains.

. Huffington Post - TDAH : les pédiatres mettent en garde contre les jeux vidéo
Après avoir récemment lancé une mise en garde contre la surconsommation de médicaments pour traiter les diagnostics de trouble déficitaire d’attention/hyperactivité (TDAH), des pédiatres proposent maintenant des solutions, notamment de réduire le temps passé par les jeunes devant les écrans et les jeux vidéo. Ils proposent donc qu’une campagne de sensibilisation soit envisagée et qu’à l’instar de ce qui a déjà été fait dans certaines écoles, l’interdiction de l’utilisation des téléphones cellulaires et tablettes en milieu scolaire soit appliquée, excepté pour des fins pédagogiques. Les pédiatres ajoutent que davantage d’activités physiques devraient être offertes à l’école, de 30 à 45 minutes par jour, car cela devrait améliorer la concentration de ceux qui ont un TDAH. Les médecins proposent aussi d’améliorer l’accès à des services psychosociaux et de dresser des lignes directrices sur le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Ils suggèrent la mise sur pied d’un comité conseil.

. La Presse - Nathalie Simard poursuit son travail
Parmi les personnalités publiques qui ont poursuivi leur agresseur, Nathalie Simard est l’une des plus connues au Québec. Et c’est arrivé à une autre époque, bien avant la vague de dénonciations des dernières années. Parce qu’elle connaît bien le sujet et qu’elle veut continuer de pousser à la roue pour poursuivre le changement des mentalités qui s’opère, elle a créé Je veux vivre, à la fois un projet de conférences, un livre et un album. Elle offrira des conférences partout au Québec avec Sylvie Morin, directrice de La Bouée, une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Elles souhaitent faire de la sensibilisation et prévenir toutes les formes de violence en fournissant notamment de l’information sur l’aide que les victimes peuvent recevoir, les démarches à entreprendre pour dénoncer, etc.

. Huffington Post - Armes : Audette parle de sa tentative de suicide pour un meilleur contrôle
La disponibilité des armes à feu contribue au fléau du suicide dans les communautés autochtones, a témoigné Michèle Audette en comité sénatorial, lundi. Et elle a dit aux sénateurs qu’elle était bien placée pour le savoir, étant passée à un cheveu d’en retourner une contre elle. La commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a offert à titre personnel un touchant témoignage devant le comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense, qui étudie le projet de loi C-71. "Si je suis ici aujourd’hui, devant vous, à plaider pour le contrôle des armes à feu, c’est seulement parce que ma dernière tentative n’a pas porté les fruits espérés à l’époque", a-t-elle témoigné dans la salle de comité.

. Le Devoir - Coup double féminin pour le Québec à Berlin
Après "Les rois mongols", de Luc Picard, l’an dernier, un autre long métrage québécois a reçu l’Ours de cristal de la section Génération KPlus, consacré aux films jeunesse, en cette 69e édition de la Berlinale. "Une colonie", de Geneviève Dulude-De Celles, touchante et fine chronique adolescente, a remporté les plus hauts honneurs dans sa catégorie. Reçu à Berlin avec enthousiasme, ce film, en salles au Québec, a su démontrer à quel point un univers bien campé dans une réalité (ici la ville de Sorel et la communauté abénaquise d’Odanak) peut toucher les gens partout. "Une colonie" avait déjà eu des prix aux festivals de Québec, de Moncton et de Whistler. Le Québec a vraiment fait un coup double féminin dans cette section, puisque le même jury accordait au très réussi "Juste moi et toi", de Sandrine Brodeur-Desrosiers, l’Ours de cristal du meilleur court métrage.

. La Presse - Maternelle 4 ans : la CAQ annonce 250 nouvelles classes
Loin de reculer sur le déploiement universel de la maternelle à 4 ans, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a annoncé dimanche que dès l’an prochain, 250 nouvelles classes pour les enfants de 4 ans seront créées. Quelques heures après que des groupes représentant des services de garde eurent martelé leur opposition au projet du gouvernement Legault, le ministre Roberge a révélé que dès la prochaine rentrée scolaire, il y aura un total de 644 classes de maternelle pour enfants de 4 ans. Il s’agit selon lui d’un "plan ordonné, qui tient compte des ressources actuelles du réseau scolaire", étant donné qu’il a été élaboré avec les commissions scolaires. Le gouvernement Legault ne souhaite pas dévaloriser le réseau de services de garde éducatifs, assure le ministre Roberge. "Ce qu’on souhaite, c’est offrir le choix aux parents. Les parents n’ont pas le choix en ce moment, a-t-il plaidé. Nous, on ajoute à l’offre de services publics." Il estime que le statu quo ne fait qu’aggraver la situation des jeunes en difficulté.

. Blogue de Nadia Geerts - Le voile, nouvel emblème de la diversité ?
Pour sa 23ième édition, le Parlement Jeunesse Wallonie-Bruxelles a choisi de faire figurer sur son affiche une jeune fille voilée. Un choix pour le moins malencontreux à mes yeux, voici pourquoi. Le choix d’une fille à l’avant-plan et d’un garçon à l’arrière-plan me paraît dans cet esprit tout-à-fait pertinent : on sait à quel point on considère trop souvent que le "neutre", c’est le masculin, et choisir une fille comme "tête d’affiche" rompt donc de manière bienvenue avec cette tendance regrettable. Ce qui pose problème à mes yeux, c’est évidemment le voile. Et ce pour plusieurs raisons. Si le but est de signifier, en une image, que chacun est le bienvenu au Parlement Jeunesse, il aurait bien mieux valu éviter tout signe qui, qu’on le veuille ou non, aura pour conséquence que les jeunes filles musulmanes auront de toute évidence davantage l’impression que cette affiche s’adresse à elles que leurs condisciples juives, chrétiennes, athées ou bouddhistes. La deuxième raison est que le public-cible du Parlement Jeunesse étant les jeunes de 17 à 26 ans, il y a parmi celui-ci nombre d’élèves de l’enseignement secondaire. Or, depuis les années 90, la question du voile a commencé à défrayer la chronique, les écoles ont, dans leur écrasante majorité, adopté des mesures d’interdiction. La dernière raison, qui résume en partie les trois précédentes, est que cette affiche s’inscrit dans une démarche, consciente ou non, de banalisation du voile qui est pourtant un marqueur sexiste et un signe politique.

. Le Devoir - Les médecins sont "prêts" à donner plus de place aux infirmières, selon McCann
"L’objectif, c’est que les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) puissent utiliser toutes leurs compétences. Il y en a presque 500 en première ligne. Imaginez le potentiel ! Actuellement, elles doivent se fier au médecin, elles ne peuvent pas poser de diagnostic", a expliqué la ministre de la Santé en entrevue au Devoir. "Imaginez-vous si on dégage ça ! On a l’offre de service qui va être augmentée." Cette réforme ’va peut-être être une petite révolution de l’accès en première ligne", avance la ministre, qui n’exclut pas la possibilité que les IPS puissent commencer à faire des diagnostics d’ici un an. Tout en négociant avec le Collège des médecins, Danielle McCann a bon espoir de convaincre les omnipraticiens de changer la façon dont ils sont payés. Elle veut qu’ils prennent en charge plus de patients, mais ne soient pas obligés de les voir en personne. Avec le nouveau système, ils pourraient être consultés par téléphone sans en subir un préjudice financier, par exemple.

. Sputnik France - Algérie : des femmes en croisade contre le port du voile (images)
Des femmes d’Algérie ont lancé sur les réseaux sociaux une campagne dénonçant "l’instrument d’oppression" qu’est à leurs yeux le port du hijab qui, bien que n’étant pas déclaré obligatoire, est de fait imposé par la société, selon elles. La campagne d’émancipation vestimentaire a été lancée début février 2019, et rappelle celle qui est en cours depuis quelques mois en Iran ou encore celle qui germe en Arabie Saoudite. En Algérie, le port du voile relève, en principe, d’un choix personnel, mais ces femmes condamnent le diktat social qui les contraint à s’en coiffer. L’écrivaine et conférencière algéro-canadienne Djemila Benhabib a soutenu la campagne sur son compte Twitter, qui affiche plus de 30.000 abonnés. Elle est aussi vice-présidente de la Fondation Raïf Badawi, du nom du blogueur saoudien condamné à 10 ans de prison et 1.000 coups de fouets pour "insulte à l’islam". Elle a été poussée à soutenir ce mouvement par un reportage diffusé par la chaîne algérienne Al-Chourouk, de tendance plutôt conservatrice, sur le suicide de dizaines de femmes algériennes avec leur hijab.

. Le Devoir - Des agressions contre des religieuses passées sous silence
Est-ce que la vague #MoiAussi pourrait s’étendre aux femmes des communautés religieuses ? Trop longtemps restées dans l’ombre, des soeurs réclament que l’Église se penche sur les agressions commises envers elles par des prêtres et des évêques. Encore l’année dernière au Chili, en Afrique, en Inde et en France, des cas d’agressions répétées et de viols de religieuses par des membres du clergé éclataient au grand jour. Des histoires sur lesquelles les autorités ecclésiastiques tentaient de mettre le couvercle, avant que des accusations formelles soient portées par la police. Alors que toute l’attention sera dirigée la semaine prochaine sur le délicat enjeu des abus sexuels commis sur des mineurs, des religieuses du monde entier demandent elles aussi que justice soit faite pour les soeurs qui ont été agressées par des hommes d’Église dans l’indifférence complète. Les premières dénonciations parvenues aux oreilles du haut clergé remontent à plus de 30 ans, mais le Vatican a toujours refusé d’attaquer ce problème de front.

. Slate France - "Nous vivons dans un immense boys’ club, il est si important qu’on ne le voit même plus"
Décryptage d’une formation qui répond à une recherche du pouvoir et son maintien dans les mains d’hommes blancs, hétérosexuels et de classes sociales privilégiées. La Ligue du LOL, de nombreux comités d’entreprises, les fraternités sur les campus américains, une chaîne Slack… Les boys’ clubs ont bien des noms et bien des formes. Vous en avez peut-être déjà rencontrés au cours de votre vie. J’ai croisé mon premier en CM1 quand un groupe de garçons de l’école m’empêchait de jouer au foot et se moquait de moi car j’étais une fille. Ils m’insultaient, me ridiculisaient. Une situation assez banale à la fin des années 1990. Un harcèlement de "bac à sable". Il a quand même fallu que j’aille dans le bureau du directeur pour témoigner qu’ils me malmenaient régulièrement. Ils ont été suspendus trois jours. J’ose dire que j’ai été chanceuse qu’il y ait eu une sanction.

. ONU Femmes - À l’occasion de la Journée internationale des femmes, ONU Femmes exhorte leaders et activistes à "Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement"
"Lorsque nous abordons le thème de la planification avec un esprit tourné vers l’innovation et soucieux de l’égalité, qui tient compte des besoins des femmes et des filles dès le départ, nous constatons une différence remarquable au niveau des plans, qu’il s’agisse de planification urbaine conçue pour accroître la sécurité des déplacements, de garderies en milieu rural offrant aux travailleuses et travailleurs des solutions positives pour la garde de leurs enfants, ou de l’utilisation de moyens biométriques d’identification pour remplacer les documents officiels que de nombreuses femmes ne possèdent pas ou ne contrôlent pas", déclare la Directrice exécutive d’ONU Femmes et Secrétaire générale adjointe des Nations Unies, Phumzile Mlambo-Ngcuka. "Nous nous tournons vers les chefs de file des secteurs industriels, les ’start-ups’ qui changent la donne, les entrepreneurs sociaux, les activistes en faveur de l’égalité des sexes et les femmes innovatrices pour trouver les moyens innovants qui permettront d’éliminer les barrières et d’accélérer le progrès en matière d’égalité des sexes", ajoute-t-elle.

. Le Devoir - La menace Wilson-Raybould
Dans une quasi-unanimité, des leaders et des intellectuels autochtones du pays se sont portés à la défense de Mme Wilson-Raybould depuis quelques jours et ont dénoncé les tentatives de l’entourage du premier ministre de la discréditer en disant, sous couvert d’anonymat, qu’elle était incompétente, égocentrique et "difficile". C’est surtout cette dernière critique qui a fait sursauter bon nombre de femmes, autochtones et non autochtones, qui pouvaient s’identifier au traitement réservé à Mme Wilson-Raybould. Jusqu’à maintenant, M. Trudeau n’a pas fourni d’explication satisfaisante pour justifier sa décision de rétrograder Mme Wilson-Raybould au poste de ministre des Anciens combattants le mois dernier. S’il s’avère que Mme Wilson-Raybould a été mutée pour avoir refusé de céder à des pressions venues du bureau du premier ministre pour intervenir auprès de la directrice des poursuites pénales dans le cas de SNC-Lavalin, qui fait face à des accusations de fraude, elle pourrait bien faire tomber le gouvernement. Lire aussi : "Les sables mouvants de SNC-Lavalin".

. Le Devoir - La grève des ventres
Et si cette sixième extinction exigeait que nous cassions le bail tacite de la reproduction ? C’est violent comme concept, j’en conviens, très postchrétien, néocatastrophiste ou simplement écopessimiste. Le dernier des tabous de l’écoféminisme se situe dans cette ultime liberté de choix. La question se pose, désormais, non seulement chez les antinatalistes convaincus ou les adeptes de la décroissance, mais aussi bien pour de jeunes étudiants qui participeront à une grève mondiale, le 15 mars prochain, en vue de dénoncer l’inaction politique en matière d’environnement. Des paléontologues nous informent que la plupart des mammifères et 40% des insectes auront disparu dans 50 ans. Pourquoi pas nous ? Dans son magnifique et douloureux film Capharnaüm, Nadine Labaki soulève cette question délicate des enfants qui n’ont pas demandé à naître sous les traits d’un attachant réfugié syrien de 12 ans.

. Radio-Canada - Femmes autochtones du Québec somme Ottawa d’écouter l’ONU
Femmes autochtones du Québec (FAQ) demande au gouvernement du Canada de se conformer à la récente décision des Nations unies et de mettre un terme une fois pour toutes à la discrimination dont sont victimes les femmes dans la Loi sur les Indiens. "Cela fait des lunes que nous dénonçons la Loi sur les Indiens et sa discrimination basée sur le sexe", déplore au bout du fil la directrice de FAQ Viviane Michel, qui implore Ottawa de passer à l’action. Le 17 janvier, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a statué que le Canada enfreint ses obligations internationales en refusant d’accorder aux femmes autochtones les mêmes droits qu’aux hommes en ce qui a trait à la transmission "du statut d’Indien". Le Comité demande donc à Ottawa de mettre fin à ce traitement différencié qui touche 270 000 femmes autochtones et leurs descendants. Instaurée en 1876, la Loi sur les Indiens a longtemps privé de leur statut les femmes qui se mariaient à des non-Indiens, de même que leurs descendants. À titre d’exemple : il est impossible pour une femme autochtone ayant épousé un "non-inscrit" de transmettre son statut à ses petits-enfants. C’est d’ailleurs ce qui arrivé à Sharon McIvor, avocate de la Colombie-Britannique à l’origine de la plainte déposée aux Nations unies.

. Radio-Canada - Les femmes autochtones ont été victimes d’un "génocide tout court", avance la commissaire Audette
Les femmes autochtones ont été victimes d’un génocide au Canada, soutient la commissaire Michèle Audette, qui entend délaisser le terme "génocide culturel", largement employé depuis la Commission vérité et réconciliation, dans le rapport très attendu de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA). "On parle [maintenant] d’un génocide tout court. On va beaucoup plus loin", a assuré la commissaire en entrevue au Téléjournal avec Céline Galipeau, mercredi soir. "Lorsqu’on regarde la définition des Nations unies, il est très clair que [la situation des femmes autochtones au Canada] répond aux cinq points qui expliquent ce qu’est un génocide", affirme Mme Audette.

. LCI - Harcelée sur Twitter après avoir témoigné contre Denis Baupin, Cécile Duflot porte plainte
L’affaire du club du LOL a mis en lumière un des côtés sombres du réseau social Twitter : le harcèlement en groupe à l’encontre de victimes majoritairement féminines. Si les révélations datent d’il y a quelques années, le phénomène existe malheureusement toujours. L’ancienne ministre Cécile Duflot en a fait les frais ces derniers jours et a décidé de porter les faits devant la justice. L’ancien cheffe du parti EELV a été la cible d’une attaque concertée : le même message d’insultes à caractère sexuel, particulièrement violent, reçu "toutes les heures". "Imparable, adresse à chaque fois différente, inbloquable", regrette-t-elle. Les premières insultes ont été envoyées jeudi 8 février, après qu’elle a témoigné au tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par Denis Baupin, contre plusieurs médias. Un récit poignant qu’elle avait déjà relaté, mais sous le sceau de l’anonymat, à la police en 2016, ainsi qu’à France Inter et Mediapart.

. Radio-Canada - La violence envers les femmes augmente le jour de la Saint-Valentin
Selon une étude de l’Université de Calgary (Nouvelle fenêtre), les cas de violence domestique au pays sont plus susceptibles de se produire à certains moments de l’année. De grands évènements sportifs, comme la Coupe Grey, mais aussi certaines dates symboliques comme la Saint-Valentin, coïncident avec un plus grand nombre d’appels à la police pour violence conjugale. La professeure derrière l’étude, Lana Wells, est catégorique : il existe un lien statistique significatif entre la Saint-Valentin et des taux plus élevés de violence domestique, affirme-t-elle en entrevue téléphonique. Pendant des années, les refuges de la région de Calgary me disaient que les taux de violence augmentaient à certains moments de l’année, explique Mme Wells, dont l’étude a examiné plus de 70 000 appels à la police et aux lignes d’écoute pour les victimes de violence domestique sur quatre ans.

. La Presse - Liberté d’expression, fée ou sorcière ?
Mais qui sont les nouveaux curés chargés de juger du bien et du mal ? D’autant plus que la valeur des propos semble dépendre de ceux qui les prononcent. La ministre responsable de la Condition féminine a provoqué un tsunami médiatique en associant le voile à un symbole d’oppression. Pourtant, elle n’est pas la seule à le dire ! Françoise David elle-même, alors co-porte-parole de Québec solidaire, disait : "Le voile est un symbole d’infériorisation des femmes." Comment se fait-il que des propos soient utilisés contre certains, mais pas d’autres, pour leur prêter des intentions d’intolérance et ainsi les exclure du débat public ? La censure est la norme. Récemment, des féministes, se situant pourtant à gauche de l’échiquier politique, se sont vues bannies de Twitter à vie pour avoir affirmé qu’un homme ne peut devenir une femme, et pour avoir affiché la définition du dictionnaire du mot "femme". N’est-ce pas le comble que les concepts les plus élémentaires des sociétés humaines soient ainsi monopolisés par des petits groupes qui se sont érigés en censeurs ?

. Le Devoir - La CAQ et le PQ ne veulent pas d’un autre débat public sur la laïcité
Le gouvernement caquiste envisage de ne tenir aucune consultation publique sur le projet de loi visant notamment à interdire le port de signes religieux chez des employés de l’État en position d’autorité. Il veut clore le débat, qui anime la classe politique depuis plus d’une décennie, avant le solstice d’été. Plus de 10 ans après le dépôt du rapport Bouchard-Taylor, l’Assemblée nationale doit maintenant légiférer, fait valoir une source gouvernementale. Les élus péquistes sont "prêts à procéder" sans de nouvelles consultations publiques, a indiqué mercredi le chef parlementaire du Parti québécois. La CAQ n’entend pas pour sa part astreindre les éducateurs en garderie à une éventuelle interdiction du port de signes religieux, mais réfléchit à la possibilité d’inclure une "clause grand-père" dans le projet de loi.

. Libération - Femmes en politique : l’égalité entravée
Le forum "Le pouvoir a-t-il un sexe ?" organisé par Libération et la députée Clémentine Autain a réuni à l’Assemblée nationale des personnalités publiques autour de la question de la sous-représentation des femmes en politique. Le chemin est encore long. En juillet prochain, cela fera vingt ans. Deux décennies, donc, que "l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives" a été gravé dans la Constitution. Et ? Force est de constater que le miracle ne s’est pas produit. Toute la journée de vendredi, une douzaine de personnalités (chercheuse, historienne, élus…) se sont succédé à l’Assemblée nationale pour tenter de verbaliser ces maux qui freinent ou entravent l’égalité. Ce sexisme, aussi répandu qu’impuni en France, comme l’a récemment souligné le Haut Conseil à l’égalité (HCE) dans un long rapport, n’épargne évidemment pas la sphère politique. En serait-elle malade ? Tentative de diagnostic en quatre points, prescriptions à l’appui.

. Le Conseil du statut de la femme du Québec - Lancement du prix "Agir pour l’égalité"
Le Conseil du statut de la femme (CSF) et la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ) annoncent avec fierté la création du prix "Agir pour l’égalité". Ce nouveau prix reconnaît les entreprises de la grande région de Québec qui, par leurs pratiques organisationnelles exemplaires et innovantes, favorisent de manière significative l’égalité entre les femmes et les hommes. "La parité est une valeur d’une grande importance pour la Chambre de commerce et d’industrie de Québec. Notre conseil d’administration composé de 10 femmes et de 10 hommes issus de la communauté d’affaires de Québec démontre bien notre volonté d’inspirer les membres de la CCIQ à favoriser l’égalité au sein de leur organisation", souligne Madame Julie Bédard, présidente et chef de la direction de la CCIQ. Par ailleurs, la présidente du Conseil du statut de la femme, Me Louise Cordeau, ajoute que "des pratiques et des gestes favorisant des milieux de travail sains et égalitaires sont essentiels dans notre société et doivent être soulignés".

. Radio-Canada - Plus de 20 ans après la Loi sur l’équité salariale, les inégalités persistent
Selon le rapport préparé par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), publié mercredi, la concentration des femmes dans certains domaines d’activité conjuguée à la stagnation des salaires dans l’administration publique québécoise explique en grande partie ces disparités persistantes. Renverser la tendance, uniquement au sein de l’administration publique québécoise, coûterait à l’État plus de 7 milliards de dollars annuellement, selon des estimations de l’institut de recherche progressiste. Selon le rapport écrit par François Desrochers, en collaboration avec Ève-Lyne Couturier, la persistance de ces écarts tient en bonne partie au fait que les femmes sont surreprésentées au sein de l’administration québécoise, et que les salaires y ont augmenté moins rapidement que dans les autres secteurs d’activité.

. Le Devoir - L’équité salariale bientôt renforcée
De nouvelles modifications à la Loi sur l’équité salariale vont forcer les employeurs québécois à décaisser plus de 500 millions. En vertu du projet de loi 10 présenté mardi, les employeurs devront indemniser des milliers de travailleuses de façon rétroactive pour des écarts de salaire avec leurs collègues hommes. Ces ajustements visent tous les employeurs de dix employés ou plus au Québec, soit l’équivalent de 35 294 entreprises (34 555 privées et 739 des secteurs public et parapublic). Selon le ministre du Travail, Jean Boulet, ils risquent d’avoir un impact particulièrement important dans "le secteur de la santé, des services sociaux et de l’éducation".Ces changements découlent d’une décision rendue en mai 2018 par la Cour suprême en faveur de syndicats québécois qui dénonçaient le régime en vigueur au Québec depuis 2009.

. LCI - Harcelée sur Twitter après avoir témoigné contre Denis Baupin, Cécile Duflot porte plainte
L’affaire du club du LOL a mis en lumière un des côtés sombres du réseau social Twitter : le harcèlement en groupe à l’encontre de victimes majoritairement féminines. Si les révélations datent d’il y a quelques années, le phénomène existe malheureusement toujours. L’ancienne ministre Cécile Duflot en a fait les frais ces derniers jours et a décidé de porter les faits devant la justice. L’ancien cheffe du parti EELV a été la cible d’une attaque concertée : le même message d’insultes à caractère sexuel, particulièrement violent, reçu "toutes les heures". "Imparable, adresse à chaque fois différente, inbloquable", regrette-t-elle. Les premières insultes ont été envoyées jeudi 8 février, après qu’elle a témoigné au tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par Denis Baupin, contre plusieurs médias. Un récit poignant qu’elle avait déjà relaté, mais sous le sceau de l’anonymat, à la police en 2016, ainsi qu’à France Inter et Mediapart.

. L’Actualité - Ottawa tarde à mettre en place son analyse comparative entre les sexes
Selon un sondage mené par Condition féminine Canada, moins de la moitié des ministères et organismes publics ont un plan pour réaliser une analyse comparative entre les sexes, la plupart des ministères affirmant qu’ils n’ont pas les mécanismes internes pour le faire. L’analyse comparative entre les sexes est un outil utilisé pour réfléchir à la manière dont une politique donnée peut affecter les hommes et les femmes de différentes manières, tout en tenant compte de l’âge, du revenu, de la culture, de l’ethnicité et d’autres facteurs qui se recoupent. Si l’analyse — idéalement réalisée dès le début de la conception d’une politique — révèle qu’un sexe serait soumis à des impacts négatifs disproportionnés, les responsables ont la possibilité de réorganiser les choses ou d’atténuer ces effets. Les difficultés du gouvernement pour appliquer une perspective de genre aux décisions politiques traînent depuis longtemps. Un plan d’application d’une forme d’analyse sexospécifique est en place depuis 1995.

. Le Devoir - Délits sexuels : les fédérations sportives québécoises veulent être épaulées
Le milieu sportif amateur québécois réclame la création d’une entité indépendante pour traiter les plaintes liées aux inconduites sexuelles et assurer la vérification des antécédents judiciaires des entraîneurs. Cette demande émane d’une rencontre impliquant les principales fédérations sportives québécoises qui a eu lieu la semaine dernière, quelques jours avant qu’une enquête de CBC/Radio-Canada ne révèle dimanche qu’au moins 222 entraîneurs de niveau amateur ont été accusés de délits sexuels sur des mineurs entre 1998 et 2018, dont 57 au Québec. Lors de cette rencontre de deux jours, organisée à l’initiative du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, les différentes fédérations sportives se sont entendues sur la nécessité d’uniformiser le processus de dénonciation et de vérification des antécédents, affirme la directrice des communications de Sports Québec, Michèle Demers. Lire aussi : Entraîneurs accusés de délits sexuels : la ministre Duncan a "le cœur brisé".

. France Culture - L’invisibilisation des musiciennes et des femmes compositrices
À l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif La musique a-t-elle un genre ? (éditions de la Sorbonne), la Fabrique reçoit l’historienne Mélanie Traversier qui l’a codirigé. Avec elle nous revenons sur l’invisibilisation des musiciennes et plus encore des compositrices. Une mémoire empêchée qui tient à la fois à des raisons supposément théoriques ( les femmes pratiqueraient la musique sur un mode mineur) mais aussi pratique (c’est en 1774 qu’une femme, Maria Rosa Coccia, a été admise pour la première fois dans la congrégation romaine de Sainte Cécile et devenir ainsi maître de chapelle). Mélanie Traversier, historienne des milieux de l’opéra napolitain et membre de l’association pour l’histoire des femmes et du genre Mnémosyne, énumère les obstacles à leur carrière mais montre aussi comment ces artistes décidèrent d’affronter les interdictions. Elles pratiquèrent ainsi les instruments à vent, qui leur étaient en théorie interdits, firent des procès aux impresarii qui les payaient moins que les hommes, exigèrent d’être reconnues non pas comme sœur, femme ou fille d’un grand compositeur mais comme compositrices elles-mêmes.

. VOA Afrique - Des Ougandaises en guerre contre une campagne touristique sexiste
Des militantes féministes ont demandé jeudi à leur gouvernement de renoncer à une campagne utilisant des images de femmes pour attirer les touristes, qui a été accueillie par de vives critiques. "L’Ouganda est doté de belles femmes. Leur beauté est unique et diverse. C’est pourquoi nous avons décidé d’utiliser la beauté unique, les courbes (...) pour transformer cette beauté en produit marketing, au côté de ce que nous avons déjà dans ce pays, que ce soit la nature, la langue ou la cuisine, pour en faire une attraction touristique", a expliqué le ministre du Tourisme. "C’est de la perversion. Considérer que les femmes peuvent être utilisées comme des objets sexuels à notre époque est une absurdité, que nous condamnons", a déclaré Rita Aciro, directrice générale du Réseau des femmes ougandaises, qui fédère des ONG œuvrant à l’égalité des genres. Une entrepreneuse et activiste, Primrose Nyonyozi Murungi, a lancé une pétition en ligne visant à obtenir l’arrêt de la campagne, qu’elle juge "totalement inacceptable et dévalorisante" pour les Ougandaises.

. Radio-Canada - Les femmes doivent être mieux informées des risques de crise cardiaque, selon une cardiologue
La Dre Olga Toleva est coorganisatrice de l’événement "Tout le monde en rouge - Manitoba", prévu mercredi à Winnipeg, et dont le but est de sensibiliser les femmes à la santé cardiovasculaire. Dre Olga Toleva. Elle déplore qu’on ait minimisé les risques de faire une crise cardiaque chez les femmes par rapport aux hommes. "Depuis ces dernières années, nous savons que ce n’est pas vrai", a-t-elle déclaré. La cardiologue souhaite que les femmes soient davantage conscientes qu’elles courent également le risque de subir une crise cardiaque et qu’elles savent comment reconnaître les symptômes, qui peuvent être d’ailleurs différents de ceux des hommes. Alors que les hommes présentent généralement des symptômes plus manifestes, tels que des douleurs à la poitrine, les femmes présentent généralement des symptômes plus subtils de nausée, d’indigestion, des étourdissements et des douleurs entre les omoplates, a-t-elle expliqué.

. Huffington Post - Agressions sexuelles - Le témoignage bouleversant de Nathalie Simard
Nathalie Simard était de passage sur le plateau de Tout le monde en parle, ce dimanche 10 février, pour parler de Je veux vivre. Ce nouveau projet est composé de son premier disque de chansons originales proposé en près de vingt ans, et d’un livre regroupant 23 témoignages d’hommes et de femmes sur la violence conjugale, les drames familiaux, l’intimidation et autres formes de violence. Nathalie Simard a confirmé à Guy A. Lepage qu’elle avait longtemps eu l’impression de survivre plutôt que de vivre, et ce, même après avoir pris son courage à deux mains pour dénoncer son agresseur, Guy Cloutier. "J’ai passé à travers toutes sortes de tempêtes. Il y a eu beaucoup d’acharnement, Il y a quinze ans, quand j’ai dénoncé Guy Cloutier, j’avais l’impression que les gens n’étaient pas prêts à entendre ça. On m’a mise sur la sellette en me jugeant, en me traitant de tous les noms [...] La victime est jugée alors que ça devrait être le contraire." Nathalie Simard a expliqué que le sentiment de se faire agresser par une personne de pouvoir était similaire à celui de se faire surprendre par un coup de poing sur la gueule, tout en soulignant les conséquences de tels actes.

. Le Temps - Les Genevois bénissent la laïcité
Par 55,1%, les citoyens ont accepté la loi, malgré une campagne très engagée de la gauche. La focalisation sur le port du voile dans les parlements a sans doute été déterminante. "Le Conseil d’État est satisfait de ce résultat, affirme Pierre Maudet. Cette loi garantit la neutralité de l’État dans les affaires religieuses, elle protège la liberté de croyance mais favorise l’information, promeut le dialogue interreligieux et vise à garantir la liberté de culte et à renforcer la cohésion sociale." Réduire le débat à la question du port du voile aura coûté cher à la gauche : "Elle a commis une erreur magnifique en réduisant le périmètre de la loi à ce sujet très émotionnel. Et Genève répond non aux signes convictionnels." "La focalisation sur la question des femmes voilées a été contre-productive, puisque l’émotionnel a pris le pas sur le rationnel, alors que cette loi pose un vrai problème en termes de droits humains".

. Le Parisien - Grammy Awards : les femmes très à l’honneur
La 61e cérémonie des Grammy Awards, les Oscar de l’industrie musicale, s’est déroulée dimanche soir à Los Angeles (États-Unis). Avec une invitée surprise : Michelle Obama. De Dua Lipa à Diana Ross, et feu Aretha Franklin, les femmes ont été particulièrement honorées. Au début de la soirée, la maîtresse de cérémonie Alicia Keys - qui a interprété plus tard un cocktail des plus grands tubes anglophones sur deux pianos en même temps - a invité sur scène Lady Gaga, Jada Pinkett Smith, Jennifer Lopez, et l’ancienne First Lady, en tournée de promotion pour ses mémoires, à raconter des anecdotes sur la manière dont la musique avait changé leur vie et renforcé leur attitude de femmes égales aux hommes, ce qu’en anglais on résume avec l’expression "women’s empowerment".

. Huffington Post Québec - Une "culture de la sexualisation" encore bien présente dans l’armée
L’armée canadienne met bien du temps à sortir de sa "culture de la sexualisation", estime l’ex-juge de la Cour suprême Marie Deschamps. Témoignant devant le comité de la défense de la Chambre des communes, Me Deschamps a soutenu vendredi que le processus de traitement des plaintes dans l’armée ne sert toujours pas très bien les victimes d’agression sexuelle. Dans son rapport publié il y a quatre ans maintenant, Me Deschamps concluait qu’il existait au sein des Forces "une culture sous-jacente de la sexualisation (...) hostile aux femmes et aux LGTBQ, et propice aux incidents graves que sont le harcèlement sexuel et l’agression sexuelle". Me Deschamps n’est pas impressionnée par les mesures mises en place depuis. Elle a estimé vendredi que les membres de l’état-major ont essayé d’accomplir trop de choses à l’interne, alors qu’ils devraient compter davantage sur des personnes qui ne sont pas aussi imprégnées de la culture militaire.

. Les Échos - Ne rien céder sur la barbarie faite aux femmes
Dans un essai poignant, Jeannette Bougrab s’en prend à ceux qui, en Occident, soutiennent le port du voile comme instrument d’émancipation des femmes, alors que dans plusieurs pays, nombre d’entre elles risquent leur vie pour échapper au joug des islamistes radicaux. Elles s’appellent Loujain, Vida, Mariam ou Katia. Et c’est en leur nom que Jeannette Bougrab a rédigé sa "Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent", poursuivant sans relâche son combat contre l’indifférence. Dans un récit militant, souvent glaçant, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy dévoile, en remontant le temps, les mécanismes huilés de l’islam politique. l’Iranienne Vida Movahed a écopé d’un mois de prison. Son crime ? Perchée sur une installation électrique à un carrefour de Téhéran, la jeune femme a ôté publiquement son voile blanc. C’était en décembre 2017. Quelques semaines plus tard, Mariam Shariatmadari, qui a pris la relève, fut "frappée, blessée, ligotée et condamnée à deux ans d’internement pour avoir porté atteinte à l’ordre social", dénonce avec ferveur l’auteure.

. Châtelaine - La discrimination a de nouveaux visages
Jamais, comme directeur, soit depuis 2002, le Dr Duic n’a embauché de femmes. Jamais. Dans la même période, il a embauché 23 hommes. D’ailleurs, au Southlake Regional Health Centre, on trouvait 30 médecins hommes à l’urgence mais aucune femme – une improbabilité statistique vu le nombre de diplômées, a affirmé au Globe and Mail le président de l’Association canadienne des médecins d’urgence. Pis encore, le docteur Duic a toujours refusé de former des femmes. Il s’entoure strictement d’étudiants masculins – et les quelques fois où il a dû œuvrer aux côtés d’étudiantes, il les traitait avec mépris, selon plusieurs témoignages. Ça fait des années que ça murmure dans le dos du Dr Duic. Pas à haute voix, car monsieur a le bras long. Gare à qui le critiquera ! Ce refus d’entendre des voix féminines pourtant nombreuses, si courant dans les dossiers de harcèlement sexuel ou d’agressions, trouve donc une nouvelle application. Dans quoi venons-nous de sombrer : ni hommes, ni femmes, seulement des individus indifférenciés selon le sexe, mais pouvant réclamer leur différence selon tout le reste ? Vraiment ?

. Le Nouvel Observateur - Le cerveau des femmes vieillit moins vite que celui des hommes
Avec le temps, c’est un triste constat, mais notre cerveau se recroqueville et rétrécit. Une équipe médicale à Saint-Louis (Missouri) vient de révéler que celui des femmes serait cependant mieux préservé des outrages des ans que celui des hommes. Ayant scruté sous IRM l’encéphale de près de 200 personnes des deux sexes, l’équipe a constaté presque quatre années d’écart entre les unes et les autres. Là serait l’une des causes de la vivacité intellectuelle plus durable des femmes. "Nous commençons seulement à comprendre comment plusieurs facteurs liés au sexe des individus peuvent affecter les processus de vieillissement du cerveau, et comment ils influencent sa vulnérabilité aux maladies neurodégénératives", explique Manu Goyal, radiologue à l’université de Mallinckrodt auteur principal de cette étude publiée le 4 février en ligne sur le site de l’Académie des sciences américaine.

. La Gazette des femmes - L’anxiété de performance, un fléau chez les filles
Obtenir des notes impeccables pour décrocher les meilleures bourses d’études ou un poste prestigieux. Se faire jolie pour son ou sa partenaire, être sympathique avec ses ami·e·s et disponible pour sa famille, multiplier les activités bénévoles pour rehausser son CV. Être "likée" sur Facebook, faire rire sur Snapchat, afficher ses vacances de rêve sur Instagram. Cuisiner comme Marilou, rester mince comme Mariepier, être drôle comme Mariana. La pression pèse lourd sur les épaules des filles. Dans un tel climat, faut-il s’étonner que l’anxiété de performance prenne la forme d’une épidémie qui se répand plus vite que la grippe ? La "génération burnout" : c’est le triste surnom accolé aux millénariaux·iales, tel que le rapporte un récent article de Buzzfeed1 qui révélait les problèmes d’anxiété de la population âgée de 22 à 38 ans, devenue adulte dans un contexte de domination des réseaux sociaux. Contrastant avec le bonheur désinvolte affiché sur ces plateformes, ce mal-être se fait aussi sentir chez les plus jeunes.

. La Presse - Prix écrans canadiens - L’année du Québec et des réalisatrices
Le gala des prix Écrans canadiens aura lieu le 31 mars, mais on peut déjà annoncer qu’un film québécois remportera le prix du meilleur long métrage de 2018. Parce que les cinq finalistes sont tous québécois. Une première pour ce gala dont la formule actuelle en est à sa septième édition. D’autres réalisatrices québécoises récoltent des citations avec leur long métrage de fiction, soit Kristina Wagenbauer ("Sashinka" 3), Sophie Lorain ("Charlotte a du fun" 3) et Renée Beaulieu ("Les salopes ou le sucre naturel de la peau" 2). La directrice photo montréalaise Sara Mishara est finaliste par ailleurs dans la section Meilleures images pour les films Allure et La grande noirceur.

. Magazine 50/50 - Comment construire un avenir durable avec et pour les femmes ?
“Comment créer un avenir durable avec et pour les femmes ?” était la question posée lors du dernier café envie d’agir coorganisé par Asterya et 50-50 magazine, le 10 janvier dernier. Il s’agissait d’inviter des citoyen.nes à s’informer sur l’aspect genré de l’écologie, et ainsi faciliter un engagement éco-féministe. Deux associations illustraient cette thématique en présentant leurs actions : le WECF (Women Engaged for a Common Futur) et 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable). Le WECF France vient juste de fêter ses dix ans d’existence. Le travail de WECF fait le lien entre santé, en particulier la santé des femmes et des plus vulnérables, avec les conditions environnementales et le changement climatique. L’association 4D, Dossiers et Débats pour le Développement Durable est un “think tank” citoyen œuvrant pour la transition vers un développement durable. Les deux piliers de 4D sont l’expertise et la conviction que la mise en œuvre du changement repose sur le comportement des actrices et des acteurs effectifs (collectivités locales, entreprises et particuliers). Celle-ci passe par une compréhension des impacts environnementaux.

. Sisyphe - Les féministes et les mouvements politico-religieux
Aujourd’hui, au sein du débat féministe, le rapport entre laïcité et droits des femmes engendre des tensions. Ce débat exige une réflexion sur la laïcité, en posant cette question : existe-t-il vraiment une dialectique entre laïcité et droits des femmes ? Le contexte actuel rend cette question encore plus aiguë. Car l’essor des mouvements politico-religieux, dont le plus prospère est désormais l’islamisme, met en danger les avancées de l’égalité de sexe, des droits des femmes et des libertés, acquises par des luttes sociales et politiques. Depuis la conférence de Pékin, en 1995, on peut clairement observer une alliance objective et stratégique entre divers mouvements politico-religieux (islamistes, fondamentalistes chrétiens et juifs). Leur but est de faire reculer les acquis de l’égalité de sexe, des droits sexuels et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles pour préserver les lois et normes patriarcales soutenues par les lois religieuses. Malgré leur diversité d’obédience religieuse, ces courants se rejoignent dans leur volonté de retour à un ordre moral patriarcal, dont le sexisme et l’homophobie sont partie intégrante.

. Envoyé spécial - Bébé sur internet : le marché clandestin
Sur internet, des femmes proposent de porter un enfant pour les couples qui ne peuvent en avoir. Pour plusieurs milliers d’euros, en toute illégalité et sans aucune garantie. Reportage sur un marché clandestin. C’est un véritable marché, avec ses codes, son langage et ses tarifs : celui des mères qui proposent clandestinement, en France et sur internet, de porter un enfant pour les couples qui ne peuvent en avoir. Pour plusieurs milliers d’euros, en toute illégalité et sans aucune garantie. Des offres parfois douteuses. Une petite annonce sur internet, un rendez-vous discret sur un parking ou dans un restaurant : "Envoyé spécial" a découvert un univers où se mêlent beaucoup d’amour et beaucoup d’argent, des parents angoissés et des mères porteuses convaincues de rendre un immense service. Mais parfois, des offres douteuses finissent en escroquerie et en drame.

. Journal de Montréal - Prostitution juvénile : Ian Lafrenière promet de mettre les proxénètes en échecs
Le député caquiste et ex-policier Ian Lafrenière promet d’"être sur le chemin" des proxénètes qui profitent de la prostitution juvénile. Il a demandé mercredi la tenue d’une commission parlementaire spéciale pour y parvenir. "Pour les proxénètes et les individus sans scrupules qui profitent de nos jeunes : on ne vous laissera pas tranquilles, on ne vous oublie pas, on va être sur votre chemin, ça, je vous le garantis", a-t-il indiqué, mercredi, lors d’un point de presse qui avait pour but de présenter son initiative. Selon le député de la Coalition avenir Québec (CAQ), près de la moitié des personnes qui sont "victimes de prostitution" sont mineures, "et parfois même très jeunes", a-t-il précisé. Si l’Assemblée nationale accepte la création de cette commission spéciale, les députés y siégeant seront tenus, à la suite d’une consultation publique, d’élaborer un rapport et des recommandations visant à prévenir et à contrer la prostitution juvénile. Le gouvernement Legault dit vouloir faire appel de façon non partisane à la collaboration des groupes d’opposition dans la concrétisation de ce projet. Québec solidaire a annoncé qu’il allait appuyer l’initiative des députés de la CAQ.

. Huffington Post France - Six filles sont excisées chaque minute dans le monde
Ces mutilations sont infligées aux filles, parfois très jeunes, dans une trentaine de pays dont la majorité des victimes vivent en Afrique et au Moyen-Orient. Mais l’Europe est loin d’être un continent sûr pour celles originaires de pays à risque. J’ai entendu des dizaines de témoignages de petites filles françaises pensant partir en vacances retrouver leurs familles en Égypte, au Mali ou en Guinée. Elles pensaient profiter de la mer, du soleil et d’une nature luxuriante, elles subiront une excision, une clitoridectomie ou une infibulation à vif et par l’usage de la force. Les vacances idylliques ont tourné au cauchemar et si elles survivent à cette barbarie qui provoque hémorragies et infections, elles en subiront les conséquences physiques, psychologiques et émotionnelles leur vie durant. Bien sûr les législateurs n’ont pas attendu 2019 pour punir de telles pratiques criminelles par la loi. En France, l’auteur d’une mutilation s’expose à 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende. Mais de deux choses l’une : non seulement l’application de ces lois et les poursuites en justice sont très difficiles, mais elles n’ont pas permis de stopper ces pratiques barbares.

. Le Temps - Négociations avec les talibans : les Afghanes appellent au respect de leur liberté
Un réseau de femmes afghanes a exhorté mardi les hauts responsables politiques de leur pays à veiller à ce que leurs libertés durement acquises ne soient pas bafouées au cours des pourparlers de paix avec les talibans. Dans un communiqué diffusé avant une réunion mardi et mercredi à Moscou entre talibans et membres de l’opposition au président Ashraf Ghani, l’Afghan Women Network, qui compte 3 500 inscrites et 125 organisations membres, a affirmé qu’il n’accepterait pas une paix au détriment de la liberté des femmes et a exhorté les délégués à défendre les droits de la moitié des 35 millions d’habitants de l’Afghanistan. "Ces 17 dernières années, les femmes afghanes ont, durement, obtenu des progrès. On ne veut pas les perdre. S’ils (les talibans) reviennent et imposent des restrictions aux (droits des) femmes, nous ne l’accepterons pas", a déclaré à l’AFP Mashal Roshan, une coordinatrice de l’Afghan Women Network. "C’est notre droit d’aller à l’école et de travailler et tout le monde devrait respecter ça", a-t-elle ajouté.

. Huffington Post Québec - Isabelle Charest juge que le hidjab est un symbole d’oppression des femmes
La nouvelle ministre de la Condition féminine du gouvernement Legault, Isabelle Charest, juge que le hidjab est un symbole d’oppression des femmes. À peine nommée par le premier ministre mardi après-midi, Mme Charest n’a pas mis de temps à se positionner dans le débat sur le port de signes religieux. François Legault a confié la responsabilité de la Condition féminine à Isabelle Charest, pour alléger les tâches de la ministre Sonia Lebel, qui est déjà accaparée par le portefeuille de la Justice et des Relations canadiennes. "Le hidjab n’est pas quelque chose que les femmes devraient porter", a-t-elle tranché lorsque questionnée en anglais. "Cela signifie en quelque sorte l’oppression de la femme, le fait qu’elles doivent se couvrir. Ce n’est pas dans mes valeurs."

Le Devoir - Les pères homosexuels plus investis que les pères hétérosexuels
Les pères homosexuels se montrent plus investis et équitables que les pères hétérosexuels dans le partage des tâches parentales, révèle une première étude sur le comportement des pères adoptifs gais au Québec. Mais comme dans les familles "traditionnelles", des différences d’implication demeurent. "Même s’ils sont très impliqués, on a distingué chez plusieurs [couples] un père “principal” et un père “secondaire”, comme dans le modèle de la famille hétérosexuelle traditionnelle, où les mères sont plus impliquées dans les soins et le soutien émotionnel auprès de l’enfant", explique Éric Feugé, professeur de psychologie au Collège de Maisonneuve. Pour sa thèse de doctorat, il s’est intéressé à l’engagement des pères homosexuels adoptifs auprès de leurs enfants, s’appuyant sur le vécu de 46 familles, soit 92 pères et 46 enfants de 1 à 9 ans.

. Slate France - La douleur des filles est moins prise au sérieux que celle des garçons
Les garçons sont forts et intrépides, stoïques face à la douleur ; les filles sont douillettes et plus expressives quand elles souffrent. En 2019, ces stéréotypes paraissent absurdes. Pourtant, c’est la perception qu’aurait la population américaine des enfants face à la souffrance physique, selon une étude menée par des psychologues de l’Université de Yale. Elle a montré que le degré de douleur chez les petites filles était moins pris au sérieux que chez les jeunes garçons. Brian Earp, co-auteur de l’étude, explique que le phénomène observé s’applique surtout aux femmes. Par rapport aux hommes, ces dernières ont estimé bien plus faiblement la douleur de la petite Samantha que celle du petit Samuel. D’après le scientifique, elles semblaient penser : "Pour qu’un garçon puisse exprimer autant de douleur, il doit vraiment souffrir", car les filles seraient considérées comme plus expressives que les garçons. Earp suggère que l’analyse soit faite sur des bébés pour voir si les stéréotypes de genre commencent encore plus tôt.

. ChEEk Magazine - Le remue-ménage : cette maison d’édition féministe et montréalaise conquiert la France
Depuis 1976, les Éditions du remue-ménage se consacrent à une œuvre d’utilité publique : alimenter la réflexion sur la condition des femmes et sur les questions de genre. Bonne nouvelle, certains de leurs livres seront bientôt disponibles dans toute la France. Tout est parti d’un ras le bol et d’un constat. En 1975, une poignée de femmes québécoises, militantes et politisées, décident de revendiquer leur liberté de choisir leur vie et de maîtriser leurs corps. Déplorant le manque d’écrits féministes dans le champ littéraire, elles décident de fonder leur propre maison d’édition : les Éditions du remue-ménage. En 1976, elles éditent leur premier livre, Sorcières, sages-femmes et infirmières, une traduction du texte des féministes américaines Barbara Ehrenreich et Deirdre English, qui s’intéressaient déjà à la chasse aux sorcières et à la place des femmes dans le secteur de la santé. Quarante ans plus tard, elles sont toujours là. Aujourd’hui, la nouvelle génération a pris le relai et les éditions vivent grâce à une petite équipe de quatre femmes. Le catalogue compte désormais des dizaines de titres qui étudient la vie des femmes et le féminisme sous toutes les coutures.

. La Presse - Égalité des sexes : le gouvernement Trudeau tarde
Les libéraux de Justin Trudeau ont promis d’examiner comment leurs politiques affectent les femmes et les hommes différemment, mais selon des documents internes, le gouvernement tarde à implanter cette analyse dans tous les ministères et organismes publics. Selon un sondage interne mené par Condition féminine Canada pour mesurer l’implantation de "l’analyse comparative entre les sexes plus" (ACS+, dans le jargon gouvernemental), moins de la moitié des ministères et organismes publics ont un plan en ce sens, la plupart des ministères affirmant qu’ils n’ont pas les mécanismes internes pour le faire. Les conservateurs et les libéraux ont reconnu que l’ACS+ était utile pour réfléchir aux politiques et pour s’assurer que personne n’est laissé de côté. L’analyse comparative entre les sexes est un outil utilisé pour réfléchir à la manière dont une politique donnée peut affecter les hommes et les femmes de différentes manières, tout en tenant compte de l’âge, du revenu, de la culture, de l’ethnicité et d’autres facteurs qui se recoupent.

. Radio-Canada - Juanita Westmoreland-Traoré : incarner le changement qu’on veut voir dans le monde
"Je suis une enfant des droits civiques", explique Juanita Westmoreland-Traoré, première juge noire de la Cour du Québec. Racisme, sexisme, pauvreté : l’avocate née à Verdun en 1942 a été de tous les combats depuis les années 1960. Au micro de Michel Lacombe, elle revient sur son parcours marqué par un souci constant de justice sociale. La défense des plus démunis était une préoccupation quotidienne dans la famille de Juanita Westmoreland-Traoré. La communauté de l’Union United Church, située dans la Petite-Bourgogne à Montréal, était menée par un curé ayant une forte conscience sociale. "J’ai compris assez tôt qu’il fallait œuvrer du côté du changement", dit-elle.

. France Info - "C’est un véritable retour en arrière" : comment la pénurie de gynécologues menace la santé des femmes
Il y a aujourd’hui en France trois gynécologues médicaux pour 100 000 femmes en âge de consulter et leur nombre a chuté de 42% en dix ans. Cette situation, qui va perdurer quelques années encore, n’est pas sans conséquence pour la santé des femmes. Contrairement aux gynécologues obstétriciens, qui pratiquent les actes de chirurgie et les accouchements, les gynécologues médicaux assurent, eux, le suivi gynécologique des femmes tout au long de leur vie. Installés dans des cabinets en ville, ils sont de moins en moins nombreux à exercer. "Aujourd’hui, il y a en moyenne trois professionnels pour 100 000 femmes en âge de procréer et donc de consulter, c’est très inquiétant", dit Marie Stagliano, coprésidente du Comité de défense de la gynécologie médicale.

. La Presse - Optimiser les ressources : les soins infirmiers dans le Grand Nord
Les rues semblent désertes : avec les vents glaciaux, le mercure affiche -44 °C. Dans les petits villages du Grand Nord québécois, le quotidien des infirmières est bien différent de celui de leurs collègues ailleurs dans la province. Il y a cinq ans, Véronique s’est envolée vers le Nunavik, poussée par sa soif d’aventure et sa curiosité quant à la culture autochtone. Celle qui travaillait auparavant à Montréal a rapidement pu réaliser à quel point la vie y est différente. Elle est l’une des trois seules infirmières à la clinique de tuberculose de Salluit, qui ne compte que deux médecins. Le territoire à desservir est immense : sept villages isolés, accessibles uniquement par avion. Le seul hôpital de la région n’a que 25 lits, tous départements confondus. "Dans un tel contexte, les infirmières ont l’occasion d’occuper leur plein champ d’exercice et de développer une palette de compétences".

. Le Devoir - La quête de sens à travers le chant choral
Avec « Mythe », Mykalle Bielinski crée un choeur féminin à cinq voix. La jeune artiste explore à travers son oeuvre une dimension spirituelle dissociée de la religion, qu’elle a plutôt découverte par la poésie, la philosophie, l’art. Se projeter dans ce qui nous transcende pour répondre à « l’impermanence » des choses et à l’angoisse de la mort : « c’est un peu ce qui m’intéressait avec Mythe. » Elle définit la spiritualité comme « une attention au monde, qui est portée vers la qualité des liens avec soi-même, avec les autres et avec le plus grand que soi ».

. Huffington Post France - Les associations doivent s’engager en faveur de la loi prostitution
Alors que le Conseil constitutionnel a entériné la constitutionnalité de la loi du 13 avril 2016, nous appelons le Planning familial à Médecins du Monde à changer de posture et s’engager dans l’application des mesures de la loi destinées à mieux accompagner les personnes prostituées et à assurer leur accès aux droits. Que Médecins du monde, association reconnue qui, partout dans le monde, œuvre à soigner les plus vulnérables, qui défend comme nous les droits des migrantes et des migrants, se joigne à cette demande et tourne ainsi le dos aux millions de victimes du système prostitutionnel et de la traite des êtres humains à des fins de prostitution reste pour nous largement incompréhensible.

. Libre Pensée - Commentaire de Djemila Benhabib sur la Journée mondiale du hidjab
En 2016, des étudiantes de l’Université Sciences Po de Paris ont eu l’idée de proclamer la « Journée mondiale du hidjab ». Ils ont appelé les femmes à porter un hidjab par solidarité. Djemila Benhabib, journaliste et militante des droits des femmes en Algérie, a réagi par une lettre ouverte. Aujourd’hui a lieu l’édition 2019 de la « Journée mondiale du hidjab". Nous imprimons la lettre de Djemila Benhabib avec sa permission amicale. Il n’a rien perdu de son actualité. À qui voudrais-tu faire croire que l’asservissement est la condition naturelle des femmes de culture ou de foi musulmane ? Étant de celles-là, je te rassure tout de suite, je n’ai ni le culte de la bigoterie, ni le don de la soumission. J’appartiens à une longue tradition de lutte façonnée par des femmes habitant aussi bien leurs corps que leurs têtes. Je revendique la liberté d’une façon excessive. C’est loin d’être facile. S’arracher à la domination est le projet de toute une vie.

. Journal de Montréal - - Laïcité : un débat inquiétant
Le débat actuel sera d’une autre nature sur la question de l’interdiction des signes religieux. D’abord, contrairement aux débats passés où deux camps s’affrontaient, la question des signes religieux est au cœur d’une conception de la laïcité qui rallie une majorité de Québécois francophones. D’ici quelques semaines, les citoyens favorables au projet de loi du gouvernement Legault devront se blinder contre les attaques sans nuances dont ils feront l’objet. Ils seront accusés de toutes ces expressions qui, de nos jours, jettent l’anathème sur le Québec tout entier.

. Libération - "C’est la grande cause du quinquennat, mais le plus petit budget"
L’ancienne députée PS vient de quitter ses fonctions après six ans à la tête du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle revient sur le bilan de son action, ses avancées et les angles morts restants. Quel est son plus grand regret ? "Je déplore que dans la loi sur les violences sexuelles et sexistes de 2018 ne figure pas l’âge de non-consentement à un rapport sexuel, finalement retoqué par le Conseil d’État. Nous avions beaucoup travaillé sur ce sujet et suggéré de fixer ce seuil à 13 ans. À l’arrivée, il n’y a rien. Et des adultes vont pouvoir continuer à abuser d’enfants en toute impunité." On ne met pas assez d’argent sur la table pour les droits des femmes ? "Indiscutablement ! Nous avons calculé qu’il faudrait au minimum 503 millions d’euros chaque année pour pouvoir aider sérieusement les femmes qui se déclarent victimes de violences conjugales. Pour les écouter, les suivre, les orienter, les loger si besoin, leur apporter une aide psychologique… Or on en est loin : le financement actuel s’élève environ à 80 millions d’euros…" Comment expliquez-vous ce manque d’investissement ? "C’est la grande cause du quinquennat, mais le plus petit budget : 0,0066% du budget de l’État".

. Slate France - Les deux tiers des hommes afghans pensent que les femmes ont trop de droits
L’agence ONU Femmes et l’ONG Promundo ont interrogé 2.000 Afghanes et Afghans sur leur conception de l’égalité des genres et leurs réponses révèlent un inquiétant fossé entre hommes et femmes. En effet, les deux tiers des hommes interrogés étaient d’accord pour dire que "les femmes en Afghanistan ont trop de droits" et un tiers des femmes pensaient de même. L’opposition au travail des femmes demeure aussi très ancrée chez les hommes. Seuls 15% d’entre eux pensent "qu’une femme mariée doit avoir les mêmes droits de travailler en dehors du foyer que son mari", contre 72% des femmes. Les deux tiers des hommes étaient d’accord pour dire que "les femmes sont trop émotives pour être au pouvoir".

. La Gazette des femmes - Science et technologie : les femmes s’en mêlent !
Depuis longtemps, les femmes s’intéressent à la science et à la technologie et, sans surprise, elles y excellent ! Elles en ont, du talent et certainement pas moins que les hommes, même si plusieurs pensent encore le contraire. Citons Tim Hunt, prix Nobel de médecine (2001), qui, en 2015, a affirmé que les femmes étaient "une distraction" dans un labo, car "on tombe amoureux d’elles, elles de vous et après elles pleurent quand vous les critiquez". Ce à quoi des dizaines de femmes scientifiques ont répliqué en utilisant le mot-clic #DistractinglySexy ("distrayantes car sexy"), accompagné de phrases cinglantes et de photos qui les montrent en action dans leur laboratoire ou sur leur terrain de recherche. Ambitieuses, brillantes ET drôles. Qualités qu’on peut tout à fait attribuer à deux femmes qui brassent pas mal d’affaires dans les milieux scientifiques et technologiques depuis quelques années : Cassie L. Rhéaume (directrice générale chez Lighthouse Labs Montréal) et Marianne Desautels-Marissal (journaliste scientifique indépendante). Comment faire pour intéresser et intégrer les filles et les femmes aux sciences, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques (STIM) ? Cassie L. Rhéaume et Marianne Desautels-Marissal nous offrent leur point de vue sur le sujet.

. Blog d’Hypathie - Sexualité des femmes et échange économico-sexuel
Selon Claude Lévi-Strauss, anthropologue, les sociétés humaines se sont constituées sur l’échange des femmes ; depuis la nuit des temps, on vend leur travail et leur capacité reproductive. C’est une transaction dans laquelle, toujours selon Lévi-Strauss, "la femme n’est pas un partenaire de l’échange qui se déroule entre hommes, mais l’objet de l’échange". Des efforts extraordinaires ont été consacrés, dans les différentes sociétés, à la sauvegarde du monopole du savoir. Comme la violence, c’est un travail indispensable au maintien du pouvoir ; il a visé par tous les moyens, et il continue à le faire, à bloquer la connaissance, l’expérimentation et l’imagination des femmes dans tous les domaines, que ce soit la technologie, l’art, la philosophie, la religion, la science."

. Europe 1 - Loi prostitution : la pénalisation des clients jugée "conforme" à la loi fondamentale, selon le Conseil constitutionnel
Les clients des prostituées resteront passibles d’une amende en France : le Conseil constitutionnel a déclaré vendredi "conforme" à la loi fondamentale la loi d’avril 2016, rejetant l’argument d’associations qui critiquaient un texte portant atteinte à la "liberté d’entreprendre" et à la "liberté sexuelle". "Sauvegarder la dignité de la personne humaine". Les "sages" ont estimé qu’"en privant le proxénétisme de sources de profits", le législateur avait entendu "lutter contre cette activité et contre la traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle, activités criminelles fondées sur la contrainte et l’asservissement". Le législateur "a ainsi entendu assurer la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre ces formes d’asservissement et poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public et de prévention des infractions", affirme le Conseil constitutionnel.

. Le Devoir - Mise en garde d’un homme de gauche contre la censure qu’exerce la gauche
Trois siècles plus tard, le droit de parole est loin de l’idéal des Lumières. "On assiste en ce moment à un curieux renversement. Autrefois, la censure était le fait d’institutions comme l’État ou l’Église, qui exerçaient un contrôle sur ce qui peut être dit. Aujourd’hui, la gauche, souvent, est le lieu d’origine de ces interdictions de parole, de ces indignations morales au nom desquelles on somme des gens de se taire", dit Normand Baillargeon — qui sait de quoi il parle : il est lui-même issu de la gauche. "L’indignation morale prend la place des arguments." La philosophe féministe Rhéa Jean a été expulsée d’un séminaire intitulé "Sexe, genres et transidentité", à l’automne 2016, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Son crime ? Elle affirme, comme l’anthropologue Françoise Héritier, que les humains sont des êtres sexués. Qu’il y a des hommes et des femmes (et aussi, il est vrai, des êtres qui naissent intersexués). Les militants pro-genre s’opposent à cette vision des choses.

. Urbania - #GUYLAINEAUSSI : récit d’une plaignante dans l’affaire Rozon
Je suis #moiaussi, comme tant (trop) d’autres. Depuis décembre, je ne suis plus juste une partie homéopathique de #moiaussi ; je peux me permettre d’avoir un nom. Je m’appelle Guylaine et je suis #guylaineaussi. Car après plus d’un an de silence et de discrétion imposée, je peux enfin parler. J’ai maintenant le droit de m’exprimer sur un sujet dont tout le monde parle, mais pour lequel je devais m’effacer et me taire. Automne 2017, dans la bourrasque #moiaussi, une vingtaine de plaintes d’inconduite sexuelle ont été déposées contre Gilbert Rozon auprès du SPVM. Quatorze feront l’objet d’une enquête. UNE SEULE donnera suite à une poursuite criminelle. Je suis un des treize "dossiers" rejetés. En ce qui me concerne, j’ai eu l’impression de faire face à un procureur sincèrement désolé, accompagné de deux sergents-détectives que j’ai senti empreints d’empathie. Mais qui ont dû faire leur travail dans une mécanique kafkaïenne, totalement déconnectée de la réalité.

. Usbek & Rika - Publier les écarts de salaire hommes-femmes permet de les réduire
Publier les écarts de salaires entre femmes et hommes dans les entreprises est-il une mesure pertinente pour lutter contre les inégalités persistantes ? L’écart de salaire entre femmes et hommes, à poste égal, est de 14,3% en moyenne dans les pays de l’OCDE, et de 9,9% en France. Pour certains, la nécessité d’une telle transparence est une évidence. Pour d’autres, l’imposer serait d’une part inefficace, et pourrait même se transformer en poids pour l’entreprise. Une première étude empirique sur le sujet, réalisée à partir des données récoltées dans des entreprises danoises de 2003 à 2008, c’est-à-dire avant et après la loi de 2006 ayant imposé au Danemark l’obligation pour les entreprises de publier les écarts de salaire hommes-femmes, permet de faire avancer le débat.

<<<--- Consultez des articles dans les fils de presse des mois précédents.

Mis en ligne sur Sisyphe, février 2019




Source - http://sisyphe.org/article.php3?id_article=5507 -