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jeudi 23 décembre 2004 Chair, chère
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Ce diable de loup qui, D’un coup de griffe, a marqué ta chair Volé ton innocence. Vêtu du manteau de l’agneau Tu n’as pas senti son odeur de mort. Donné à ta mère ce miroir perfide lui accordant Un monde utopique dont elle rêvait depuis fort longtemps. Un contrat en or signé de ton sang… A mordu l’aurore de ta vie Dévoré ton âme. A jeté tes restes en pâture à sa meute. Le peu de vie qui te restait a fait de toi Une épave en dérive. Tu as accepté ton état d’esclave. Cette nuit j’ai retrouvé Ton corps d’enfant perdue Croyant que le soleil Ne brillerait plus jamais pour toi. Ton enfance violée, accélérée, perdue à jamais. Qu’il existe autre chose, Que les lumières tamisées d’une nuit sans étoiles. Mis en ligne sur Sisyphe, le 17 janvier 2005. |