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lundi 7 février 2005

L’R des centres de femmes demande un engagement ferme à éliminer la discrimination

par Micheline Carrier






Écrits d'Élaine Audet



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La commission parlementaire qui étudie le document du Conseil du statut de la femme (CSF) a de nouveau donné lieu à des débats passionnants, jeudi dernier, à l’Assemblée nationale du Québec.

Dans l’avant-midi, l’R des centres de femmes du Québec et Option citoyenne ont présenté leur mémoire respectif dont l’analyse et les recommandations rejoignent sensiblement celles d’autres groupes de femmes entendus au cours des deux premières semaines d’auditions : maintien et priorité de l’approche spécifique et de l’analyse différenciée selon les sexes ; soutien à la recherche de solutions aux problèmes que vivent certaines catégories d’hommes, notamment les hommes divorcés et les garçons en milieu scolaire, mais refus de la symétrisation de ces problèmes et de la discrimination systémique vécue par les femmes ; alerte quant aux glissements potentiels dans l’approche sociétale, et appui sans équivoque à la nomination d’une ministre en titre responsable de la condition féminine et au maintien du Conseil du statut de la femme ainsi que du Secrétariat à la condition féminine.

*

L’R des centres de femmes du Québec, qui existe depuis 20 ans et regroupe une centaine de centres, s’est d’abord interrogé sur le fait qu’on lance une consultation à propos d’un avis plutôt que d’une politique de la condition féminine. Odile Boisclair et Lyne Boissinot, porte-parole de l’organisme, ont demandé que le gouvernement s’engage à éliminer concrètement la discrimination sur la base du sexe et à élaborer une politique globale de la condition féminine. Elles ont insisté sur la nécessité de rétablir la fonction de répondante au dossier de la condition féminine dans tous les ministères et de maintenir les structures et les mandats du CSF et du Secrétariat à la condition féminine. L’R des centres de femmes a rappelé, comme d’autres groupes, que les instances régionales résistaient parfois à intégrer des représentantes de la condition féminine et que les réformes effectuées par le gouvernement n’avaient fait d’accentuer la résistance.

En abordant la question de la santé, l’organisme a rappelé que pendant la dernière campagne électorale tout le monde considérait ce domaine comme « un enjeu crucial » mais depuis, on se tait sur « l’impact négatif de la transformation du système de santé sur la vie des femmes. Nous pensons que cette omission n’est pas innocente, ont dit les porte-parole de l’organisme, et qu’elle est significative du peu de cas que les partis font des besoins spécifiques des femmes et de leur résistance à l’égard des solutions que celles-ci mettent de l’avant ».

L’R des centres de femmes a réitéré la demande de plusieurs groupes, dont la Fédération des femmes du Québec, d’une campagne d’éducation et de sensibilisation s’étendant sur 10 ans, qui serait réalisée avec la participation des groupes féministes, afin d’essayer d’éliminer toutes les formes de violence faites aux femmes. Il a réclamé que le gouvernement trouve les moyens d’assurer la sécurité des femmes et des enfants qui ont vécu de la violence conjugale et, après une séparation ou un divorce, continuent d’en vivre « lors de l’exercice des droits d’accès stipulés par la cour et exercés par le parent violent ».

Comme l’ex-juge L’Heureux-Dubé l’avait indiqué la veille, les porte-parole de l’R des centres de femmes ont souligné que les situations conflictuelles concernent environ 20% des séparations et des divorces. Dans les 4/5 de ces cas problématiques, la garde est accordée à la mère. « Et la décision du juge, elle est dans l’intérêt de l’ensemble, elle n’est pas dans l’intérêt de monsieur ou de madame, elle est dans l’intérêt du meilleur développement d’un enfant ». Voilà une information qui sera utile au député péquiste, Camil Bouchard, qui a relayé à deux reprises la propagande du lobby des pères séparés qui allègue la partialité des juges dans l’attribution de la garde des enfants. Sur l’un de ses sites Internet, ce lobby a d’ailleurs remercié chaleureusement le député.

Site de l’R des centres de femmes du Québec.

Sources

Le Journal des débats, le 3 février 2005, 11h30-12h30, sur le site de l’Assemblée nationale. On peut consulter l’index pour une recherche rapide.
Mémoire de l’R des centres de femmes du Québec sur le site de l’Assemblée nationale. Voir la section Mémoire des groupes, en bas à droite.

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Lire les autres articles dans la rubrique Commission parlementaire et dans la rubrique Avenir du Conseil du statut de la femme.

Mis en ligne sur Sisyphe le 7 février 2005.


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Micheline Carrier
Sisyphe

Micheline Carrier est éditrice du site Sisyphe.org et des éditions Sisyphe avec Élaine Audet.



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