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samedi 25 juin 2005

Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseur-e-s

par Robert E. Emery, psychologue et chercheur



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Extraits d’un article paru sous le titre de « PARENTAL ALIENATION SYNDROME : Proponents Bear the Burden of Proof », dans « Family Court Review », Vol. 43 No. 1, January 2005 8-13. Traduction Léo Thiers-Vidal. On trouvera à la fin de cette page la version originale anglaise à télécharger en format Word.

Résumé de l’article

Richard Gardner affirmait être capable de diagnostiquer l’aliénation parentale entre parents en conflit sur le droit de garde et que son « syndrome » reposait sur une autorité scientifique et juridique. Même si elles ont influencé de nombreuses procédures de droits de garde, les idées de Gardner ne satisfont pas à des normes, mêmes minimales, de scientificité. Le fardeau de la preuve concernant toute nouvelle hypothèse incombe à ses défenseur-e-s, et au vu de l’absence totale de réplication objective, le syndrome d’aliénation parentale (SAP) doit être considéré comme rien de plus qu’une hypothèse. L’absence de règles de conduite claires dans la loi permet à des concepts tels que le SAP de gagner une crédibilité temporaire, puisque les juges font appel à des professionnel-le-s de la santé mentale pour les aider à prendre des décisions selon la norme vague du meilleur intérêt (de l’enfant).

Extraits de l’article :

[…] D’autre part, Gardner émet certaines prétentions de façon péremptoire et malavisée au sujet du SAP et de la science. En tant que scientifique, je suis scandalisé par les méprises, les erreurs logiques et les affirmations péremptoires contenues dans cet article. Gardner écrit avec vigueur et conviction, et je crains que des imprudent-e-s seront plus persuadé-e-s par le ton que le fond de ses arguments. La rhétorique est un outil de recherche de la vérité au tribunal. Mais la rhétorique n’est pas un outil de recherche de la vérité en science. [...]

Les critères scientifiques

En science, le critère du fardeau de la preuve est incontournable : les scientifiques sont libres de proposer toute hypothèse qui leur semble séduisante mais, en tel cas, ils ont la charge de prouver que leur hypothèse est vraie au-delà d’un doute raisonnable. Jusqu’à ce qu’elle soit prouvée, leur hypothèse est tenue pour fausse par la communauté scientifique.

Selon les règles de la science, Gardner est libre de présenter son hypothèse concernant les parents aliénants. Mais on ne devrait pas croire celle-ci, en particulier dans des forums publics comme les tribunaux. Comme le note Gardner dans son article, une seule recherche, la sienne, a pris la peine de soumettre le SAP à une analyse statistique. La réplication objective et publique par des chercheur-e-s indépendant-e-s est une autre règle de base pour l’établissement de la vérité scientifique. Selon les propres aveux de Gardner, il n’y a pas eu de réplications indépendantes, objectives ou publiques de ses assertions. Donc, même si des chercheur-es scientifiques considèrent qu’il est possible que ses idées puissent, un jour, être avérées, les règles de la science dictent, entre-temps, de considérer le SAP comme non prouvé. Toute personne qui présente le SAP comme étant soutenu par la science se méprend sur les règles scientifiques ou sur la nature d’une preuve scientifique. [...]

En plus de mes propres recherches, j’ai pratiqué durant 22 ans des médiations et des thérapies individuelles et familiales avec des familles séparées et divorcées. Mon expérience m’a appris que certains parents fâchés à l’extrême aliènent des enfants de l’autre parent. Mon expérience me dit également que certains parents égocentriques se servent d’accusations d’aliénation pour jeter le blâme sur leur ancien-ne partenaire et excuser leur propre indifférence égoïste envers leurs enfants. Mon expérience clinique me révèle surtout à quel point d’ancien-ne-s partenaires en viennent à se polariser dans « son divorce à lui » et « son divorce à elle », en particulier dans des cas hautement conflictuels (Emery, 1994, 2004).

Je n’ai aucunement confiance en ma capacité, ni en celle des autres, à discerner la vérité dans des divorces conflictuels (et je crois qu’en général, de telles tentatives sont contre-productives). Et je serais très impressionné si un-e investigatrice/teur pouvait ébranler mon scepticisme à l’aide de recherches démontrant des façons valides et fiables de départager les comptes rendus exacts et inexacts dans « sa version à lui » et de « sa version à elle » en matière de divorce. Personne, y compris le Dr Richard Gardner, n’y est arrivé à ce jour. Mon scepticisme demeure intact.

Jusqu’à preuve du contraire, le SAP n’est pas une réponse

Malgré ma voix intérieure de scepticisme exploratoire, je considère que l’expérience clinique peut être enrichissante et bénéfique à bien des égards. Comme je dis à mes étudiant-e-s universitaires : le travail clinique peut être le meilleur endroit où développer des hypothèses créatives. Mais, nous devons tou-te-s reconnaître et admettre que l’expérience clinique, y compris les études de cas, ne prouvent rien à elles seules. (Souvenez-vous que des études de cas ont déjà « prouvé » que la sorcellerie causait la maladie mentale. Source : Neugebauer, 1979). Plus formellement, les études de cas sont utiles pour produire des hypothèses mais elles ne permettent pas de les confirmer. Une hypothèse est précisément cela, et comme je dis à mes étudiant-e-s (et je me dis à moi-même) : « Si votre perspicacité clinique est réellement aussi bonne, trouvez une façon de créer des recherches empiriques qui prouveront au monde entier que votre hypothèse est juste - ainsi vous pourrez changer le monde ». Le même conseil s’applique aux défenseur-e-s du SAP. […]

Placé-e-s dans des circonstances impossibles, sans règles de conduite claires inscrites dans les lois, des juges ont - de façon compréhensible - fait appel aux conseils et orientations d’expert-e-s afin de prendre des décisions qui exigent non la sagesse de Salomon mais le remaniement du système judiciaire - et probablement celui des représentations culturelles - concernant les séparations et les divorces impliquant des enfants. Alors que des juges cherchent des solutions à leur dilemme, il n’est pas surprenant que certain-e-s expert-e-s répondent à leur appel, même si elles/ils n’ont pas de véritable réponse, même si une telle réponse n’existe pas.

Le concept d’aliénation parentale (ou de l’enfant aliéné) pose une question assez raisonnable, une hypothèse qui vaut probablement le coup d’être explorée. Mais peu importe la force avec laquelle des expert-e-s tels que le Dr Gardner l’affirment, par ailleurs, le SAP n’est pas une réponse jusqu’à ce que soit démontré qu’il l’est, et ce, au moyen d’investigations scientifiques objectives, publiques et indépendantes - des investigations basées sur des accumulations de données réplicables, et non des études de cas. Jusqu’à ce jour, je suppose que des expert-e-s sont libres de témoigner : « À mon avis, cet enfant est victime d’une aliénation délibérée de la part du parent qui en a la garde » - du moment où elles/ils rajoutent, « mais je n’ai pas le moindre brin de preuve scientifique pour soutenir mes impressions cliniques ».

Traduit de l’américain par Léo Thiers-Vidal
Nota Bene : Les sous-titres et les passages en caractères gras sont de Sisyphe.

Bibliographie

. American Bar Association. (1995). Mental disability law (5th ed.). Washington, DC : Author.
. American Law Institute. (2002). « Principles of the law of family dissolution : Analysis and recommendations ». Newark, NJ : LexisNexis.
. Group for the Advancement of Psychiatry, Committee on the Family. (1995). « A model for the classification and diagnosis of relational disorders ». Psychiatric Services, 46, 926-931.
. Emery, R. E. (1994). Renegotiating family relationships : Divorce, child custody, and mediation. New York : Guilford.
. Emery, R. E. (1999). Marriage, divorce, and children’s adjustment (2nd ed.). Thousand Oaks, CA : Sage.
. Emery, R. E. (2004). The truth about children and divorce : Dealing with the emotions so you and your children can thrive. New York : Viking/Penguin.
. Emery, R. E., Otto, R. K., & O’Donohue, W. (in press). « Child custody evaluations in scientific, legal, and societal context : Improving the science and the system ». Psychological Science in the Public Interest.
. Gardner, R. (2004). Commentary on Kelly and Johnston’s "The alienated child : A reformulation of Parental Alienation Syndrome." Family Court Review, 42, 622-628.
. Hare, E. H. (1962). « Masturbatory insanity : The history of an idea ». Journal of Mental Science, 108, 2-25.
. Jacobson, J. W., Mulick, J. A., & Schwartz, A. A. (1995). « A history of facilitated communication : Science, pseudoscience, and antiscience ». American Psychologist, 50, 750-765.
. Kelly, J. B., & Johnston, J. R. (2001). « The alienated child : A reformulation of Parental Alienation Syndrome ». Family Court Review, 39, 249-266.
. Lombardo, P. A. (2001). « Carrie Buck’s pedigree ». Journal of Laboratory and Clinical Medicine, 138, 278-282.
. Malkiel, B. G. (1999). A random walk down Wall Street. New York : Norton.
. Neugebauer, R. (1979). « Medieval and early modern theories of mental illness ». Archives of General Psychiatry, 36, 477-483.
. Oltmanns, T. F., & Emery, R. E. (2004). Abnormal psychology (4th ed.). Upper Saddle River, NJ : Prentice-Hall.
. Rosenhan, D. L. (1973). « On being sane in insane places ». Science, 179, 250-258.
. Scott, E. S. (1992). « Pluralism, parental preference, and child custody ». California Law Review, 80, 615-672.
. Shuman, D. W. (2002). « The role of mental health experts in custody decisions : Science, psychological tests, and clinical judgment ». Family Law Quarterly, 36, 135-162.

Version originale anglaise complète em cliquant sur l’icône ci-dessous.

« PARENTAL ALIENATION SYNDROME : Proponents Bear the Burden of Proof »

Word - 405 ko

© Tous droits réservés pour cette traduction française à Léo Thiers-Vidal.
L’auteur de cet article a autorisé la publication de ces extraits sur Sisyphe et nous l’en remercions. Une autorisation est nécessaire pour reproduire ces extraits, mais on peut reproduire le court résumé du début en indiquant un lien à cette page.

Article original anglais dans Family Court Review, Vol. 43 No. 1, January 2005, 8-13.

© 2005 Association of Family and Conciliation Courts

Mis en ligne sur Sisyphe, le 2 avril 2005.

Suggestions de Sisyphe

- La réalité du syndrome d’aliénation parentale, U.N.D.D.E.
- Syndrome d’aliénation parentale, U.N.D.D.E.
- Vérités sur le syndrome d’aliénation parentale, U.N.D.D.E.

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Robert E. Emery, psychologue et chercheur

Robert Emery, Ph.D., est professeur de psychologie et directeur du « Center for Children, Families, and the Law » à l’University of Virginia. Il est également enseignant associé à l’ « Institute of Law, Psychiatry, and Public Policy » et y a été directeur de la formation clinique de 1993 à 2002. Les recherches du Dr Emery se concentrent sur les relations familiales et la santé mentale des enfants, dont les questions de conflit parental, de divorce, de droit de garde, de violence familiale, et les questions légales et politiques associées.



Plan-Liens Forum

  • Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseur-e-s
    (1/4) 6 août 2012 , par isa

  • pour certains, il suffit de croire à leur propre vérité !
    (2/4) 30 septembre 2005 , par marie

  • > Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseur-e-s
    (3/4) 29 septembre 2005 , par Internaute

    rép: Internaute
    rép: isa
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    rép: doris
    rép: daniele
  • > Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseur-e-s
    (4/4) 16 septembre 2005 , par zoblazo





  • Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseur-e-s
    6 août 2012 , par isa   [retour au début des forums]

    Je suis maman et je vis moi et mon fils des problemes relié avec l aliénation parentals. Pouvez vous nous référez svp . isacou@hotmail.com

    [Répondre à ce message]

    pour certains, il suffit de croire à leur propre vérité !
    30 septembre 2005 , par marie   [retour au début des forums]

    On peut lire dans l’article " Je n’ai aucunement confiance en ma capacité, ni en celle des autres, à discerner la vérité dans des divorces conflictuels "

    Un papa sincère !

    (les prénoms sont empruntés)

    Gérard (agrégé, apprécié, estimé) a demandé le divorce alors qu’il avait une relation extra-conjugale avec une femme qu’il venait de rencontrer (mariée, 3 enfants, de 10 ans son aînée), ses petites filles avaient alors 4 ans ½ et 18 mois, il a " maquillé " cette demande en faute pour son épouse, il a fourni aux débats des attestations de sa famille, dans lesquelles il était dit, que, (selon eux) elle était une mère malsaine, aliénante, qui pouvait être dangereuse pour ses enfants.

    Il a demandé l’hébergement principal des enfants et la maison familiale qu’il venait d’acheter avec son épouse.

    Enquête sociale…

    Le juge ne l’a pas suivi sur toutes ses demandes, il a obtenu un droit de garde très élargi.

    Il ne capitule pas, il veut obtenir la résidence alternée et a adhéré à une association qui l’aide dans sa démarche.

    Aux vacances de paques, Inès, Bérénice, avec Jeanne leur maman, passent la première semaine de vacances chez leurs grands-parents maternels, qui résident à 500 km du domicile de Jeanne et des enfants. Gérard, annonce que lui aussi va passer quelques jours de vacances avec ses enfants chez ses propres parents qui habitent à 20 km des parents de Jeanne.

    Il dit à Jeanne " je prendrai les enfants le samedi à 15 heures chez tes parents "

    Durant la semaine que les enfants ont passé avec leur maman, Bérénice a dit "chaque fois que papa nous appelle, il dit qu’on lui manque beaucoup, qu’il est impatient de nous voir"

    En fin de semaine, le vendredi, Inès est souffrante. Jeanne obtient un rendez-vous chez le médecin le soir à 19 heures. Il diagnostique deux otites. Il prend rendez-vous à l’hôpital pour que le lendemain, samedi matin. Inès doit subir une intervention chirurgicale,(deux paracentèses).

    En revenant de chez le médecin, à 19h30, Jeanne appelle Gérard, pour l’informé qu’Inès sera à l’hôpital le samedi matin. Il ne répond pas, elle lui laisse un message.

    Il rappelle à 22 heures ; Gérard - à quelle heure Inès sortira de l’hôpital ? Jeanne - si tout se passe bien, vers 12 heures. Gérard - Comme prévu, je prendrai les filles à 15 heures chez tes parents, tu n’oublieras pas le carnet de santé, ce n’est pas sympa de me prévenir si tard.

    Et,Gérard raccroche.

    Le samedi à 15 heures, Gérard, accompagné de sa sœur Simone, vient chercher Bérénice et Inès au domicile des parents de Jeanne.

    Le dimanche midi, vers 12 h 30, Jeanne appelle Gérard sur son portable, elle souhaite avoir des nouvelles des enfants, surtout d’Inès, qui, la veille a subi deux paracentèses.

    Gérard ne répond pas au téléphone. Elle appelle chez ses ex-beaux-parents. La mère de Gérard (Pierrette), lui répond toute guillerette :
    - Inès va très très bien, toute la matinée elle a fait sa petite malicieuse avec son papa, elle a bien dormi cette nuit ça va très très bien, je viens de la coucher, tu veux que j’aille voir si elle dort ? Jeanne - non, si tout va bien, laissez-la se reposer. Vous voulez bien me passer Bérénice, je n’arrive pas à avoir Gérard sur son portable. Pierrette - Bérénice est partie se promener à la mer avec son papa, je leur dirais que tu as appelé.

    Le dimanche, vers 18 heures, Jeanne constate qu’elle a reçu un message. Ce message a été laissé par Gérard à 17 heures 30. Il dit : - décidément pour Inès, c’est la loi des séries, après les paracentèses, elle s’est tordu la cheville en marchant ou en courant après sa sieste, c’était enflé, alors à l’hôpital, ils ont pris une radio, ils ont préféré lui mettre un petit plâtre par précaution pour 15 jours. Alors, on rentre sur P..., parce que moi, j’avais prévu ça comme ça.

    Jeanne rappelle Gérard.

    Gérard – Ce qui s’est passé, c’est très clair, c’est ce que je t’ai expliqué sur le message. Jeanne – c’est très vague. Gérard – c’est très vague, non, c’est très clair, Inès s’est assise sur son pied. Jeanne – un plâtre pendant quinze jour parce qu’elle s’est assise sur son pied, comment elle a pu faire ça ? Gérard – Je ne sais pas comment, je n’étais pas la...heu...elle était avec papa et maman... elle est tombée en se tordant la cheville, ils l’ont emmené à l’hôpital, ils ont préféré lui mettre un petit plâtre, c’est pas grand chose. Jeanne – tu me dis, ils l’ont emmenée à l’hôpital, pourquoi ? ce n’est pas toi qui l’a emmené ? Gérard – je te l’ai dit, je n’étais pas là. Jeanne – mais, c’était si urgent pour que tes parents conduisent sur- le-champ Inès à l’hôpital, sans attendre quelques minutes que tu reviennes de la plage avec Bérénice ? Gérard – qui t’a dit que j’étais à la plage ? Jeanne – quand j’ai appelé ce midi, ta mère m’a dit que tu étais à la plage avec Bérénice. A quelle heure ça c’est passé l’accident d’Inès ? Gérard – en fin d’après-midi je crois, vers 17 heures. Jeanne – à 17 heures, et tu me laisses un message à 17 heures 30 pour me dire que vous rentrez sur P..., quand est-ce qu’Inès a été conduite à l’hôpital, ils n’ont pas pu lui poser un plâtre en moins d’une ½ heure. Gérard – qu’est-ce que tu cherches comme histoire là, on est sur une semaine de garde du père, c’est moi qui suis responsable, j’ai confié cette responsabilité à mes parents les décisions qu’ils prennent sont prises en accord avec moi le papa, point. Jeanne - tu es à me dire qu’après avoir pris Bérénice et Inès hier, tu les as déposées chez tes parents et tu es parti, alors qu’Inès venait de subir deux paracentèses ? Gérard – ouais, tout à fait, j’ai pris le train hier soir, ça toujours été prévu comme ça, les filles restaient le week-end avec leurs grands-parents pour les œufs de pâques tout ça... et qu’après, elles seraient avec moi. De toute façon Bérénice et Inès reviennent tout à l’heure avec papa et ma sœur, moi je les prends avec moi pour toute la semaine...avec Simone (sa sœur) on pensait se balader à la foire...heu...au cinéma...avec les filles, ce que je ne peux plus faire avec Inès maintenant, parce qu’elle ne peut plus poser le pied à terre, mais c’est rien, c’est pas grave du tout, tu sais très bien que c’aurait pu arriver à n’importe qui. Jeanne – ta mère m’a menti tout à l’heure, tu me mens, dans ton message tu dis on rentre sur P... alors que tu n’es pas avec les enfants. Je veux savoir ce qui est arrivé exactement à Inès. Gérard – elles sont en train de revenir là, tu le sais bien.

    Gérard coupe la conversation téléphonique.

    Jeanne appelle chez les parents de Gérard.

    Jeanne – J’ai eu Gérard au téléphone, il m’a dit qu’Inès s’était blessée, pouvez vous me dire ce qui s’est passé ? La mère de Gérard, (Pierrette) – c’est une fêlure qui n’est pas apparente, mais je ne sais pas comment ils appellent ça. Vu que la petite avait du mal à poser son pied, pour la douleur, ils préfèrent poser un plâtre. Jeanne – qu’est-ce qu’elle a fait Inès pour se faire cette fêlure ? Pierrette - quand tu m’as téléphoné vers midi, Inès allait très très bien, puis vers midi et demi, elle s’est réveillée Roger (le grand-père paternel) est allé la chercher et a descendu les escaliers... oui... Roger est allé la chercher... oui, tu sais elle dormait ce matin, et il est allé la chercher vers 12H30, et en bas de l’escalier... enfin, Roger a glissé...enfin bref, il a perdu pied sur la dernière marche toujours, et tu vois, pour pas faire tomber la gosse, il l’a serré contre lui, et la gamine a du avoir son pied tordu sous son bras. Et bon... c’avait pas l’air d’être bien méchant hein... on a mangé tranquillement tout ça... et, comme elle venait de dormir, elle a regardé un bout de film... heu... les razmokets... je sais pas quoi, avec Bérénice. Vers 3 heures je me suis dis, je vais la recoucher un p’tit peu, parce qu’elle avait l’air de s’endormir. Et là, en la mettant à terre, j’ai vu qu’elle avait du mal à poser son pied tu vois... ? Jeanne - Inès ne devait pas être en forme pour passer tout ce temps devant la télé sans se lever du canapé ! Pierrette – bon alors...donc tu parles d’un truc, tu sais aujourd’hui, le jour de Pâques, je te dis pas... Je l’ai posé pour la mettre debout pour lui dire " viens, on va faire un petit dodo " et à ce moment là, elle m’a tendu les bras en mettant son pied... elle pliait un peu le pied tu vois ? Simone (la sœur de Gérard) m’a dit " mince, par sécurité, il faut peut-être l’emmener aux urgences, on ne sait jamais" Jeanne – vous l’avez emmenez quand à l’hôpital ? Pierrette – il était à peu près 15 heures... je sais pas 15 heures 30. Jeanne – vous auriez du me prévenir que vous emmeniez Inès à l’hôpital, j’aurais pu l’accompagner puisque j’étais chez mes parents tout près, et que Gérard était à 500 km de là. Pierrette – bon écoute Jeanne, franchement, je ne savais pas moi que Simone l’emmenait, bon ...Roger et Simone sont partis tous les deux, je ne suis pas allée, Simone disait "on va aller faire un petit tour, je vais quand même peut-être passer aux urgences" Jeanne – ce midi vous m’avez dit que Gérard était à se promener avec Bérénice, pourquoi m’avez vous dit ça, alors qu’il était reparti chez lui à P....aussitôt après avoir déposé les enfants chez vous ? Pierrette – heu...voyons, je suis perdu là... heu...Gérard est venu en voiture là...hier matin je crois ou... je ne sais plus... il avait quelque chose de prévu là aujourd’hui...et...là, donc il devait revenir et ramener les gamines en voiture... du coup c’est Roger et Simone qui sont partis ramener les gosses dès ce soir. Non non, Gérard n’est pas reparti aussitôt... la paracentèse c’était hier matin... il est parti hier soir à 20 heures... je sais plus exactement...il est parti par le train. Et de toute façon la gamine n’avait pas besoin de soins hein...ça allait très bien. Jeanne – à qu’elle heure Roger et Simone sont-ils partis de chez vous pour ramener les enfants à leur papa ? Vers 17 heures répond Pierrette. Jeanne – Inès était comment, quand elle est partie ? Pierrette – très très bien... heu...et franchement...heu...câlin, très câlin avec Roger, elle est allée carrément sur ses genoux...oui je te dis la stricte vérité, parce que je n’ai pas l’habitude de mentir ...quand je t’ai dit au téléphone ça ce passe super bien suite à l’oreille, c’était vrai, et puis, tu sais, après c’était plus vrai... Ceci étant Bérénice et Inès sont adorables. Jeanne- c’est quand même triste pour Inès que vous ne m’ayez pas prévenue, elle aurait pu avoir sa maman auprès d’elle à l’hôpital. Pierrette – on ne t’a pas prévenu parce qu’on ne savait pas si c’était grave ou pas grave, on savait pas ce qu’il y avait et on a prévenu Gérard. Jeanne – Gérard ne pouvait pas se rendre auprès des filles, alors que moi je pouvais. Pierrette- ça, c’est un problème de garde, on était sur une semaine de garde de Gérard, le problème se résout entre les parents, nous on a fait ce que Gérard nous a dit de faire. Jeanne – c’est pour m’empêcher d’être auprès d’Inès, que Gérard et vous avez convenu de ne me prévenir qu’après que Bérénice et Inès soient parties pour P... ? Pierrette – à quelle heure, à quelle heure... hein... t’as prévenu Gérard qu’Inès allait avoir une paracentèse, à 10 heures le soir ? Si on t’avait prévenu, et alors, après, t’aurais fait quoi ? Jeanne – je pense que dans ces moments là, la présence d’une maman est rassurante pour sa petite fille. Pierrette – tu l’aurais ramenée chez tes parents ! elle a été dorlotée par son papi, ça vaut bien les câlins d’une maman, la gosse n’a pas été larguée complètement dans un lieu inconnu.

    Pierrette raccroche brutalement.

    Après cette conversation téléphonique avec la mère de Gérard, Jeanne prend contact avec l’hôpital qui a accueilli Inès. " l’enfant est arrivée aux urgences à 12 heures 5, accompagnée de son grand-père et de sa tante, elle souffre d’ une fracture du tibia et du péroné, on lui a posé un plâtre qui va du haut de la cuisse au pied " a t-on dit à Jeanne.

    A 22 heures, Jeanne rappelle Gérard sur son portable. Il ne répond pas. Elle appelle chez lui, c’est sa nouvelle compagne qui répond : il n’est pas là, elle peut lui transmettre un message. Jeanne – je voudrais qu’il m’appelle quand Bérénice et Inès vont arriver chez lui.

    Quelques minutes après Gérard appelle Jeanne : Gérard – c’est quoi ça, tu nous surveilles ? Jeanne – je veux juste savoir, quand les filles vont arriver chez toi, si le voyage c’est bien passer. Gérard- tu n’as pas à t’inquiéter, je pense que maman t’a rassurée par les propos qu’elle t’a tenus, nos enfants... pas de nouvelles, ça veut dire que tout va bien. Y a pas eu d’accident particulier… t’as pas de nouvelles à avoir.

    Quelques semaines plus tard, Gérard a fait part au juge de son inquiétude " la mère met tout en œuvre pour éloigner le père des enfants avec qui il entretien un lien puissant". " la mère refuse de le laisser exercer sa coparentalité en tentant de l’écarter de tout ce qui touche la santé des enfants"

    pour preuve il a joint ce témoignage : " je connais Gérard L... depuis le printemps 200., Il s’est à plusieurs reprises entretenu avec moi des craintes qu’il éprouve de voir ses enfants Bérénice et Inès éloignées de lui par la volonté maternelle de casser son image. Le lien qui unit Gérard L... et ses filles est fait de tendresse, de tolérance et d’ouverture sur le monde. Son souci est de les aider à prendre confiance en elles et de les accompagner dans leurs différents apprentissages. La rareté des moments passés avec ses enfants rend cette tâche parfois difficile. Difficultés aggravées par l’impossibilité d’ouvrir le dialogue avec la mamans des enfants. Le vendredi .. mai 200., Inès ayant un pansement sur le bras a dit à son papa que le médecin lui avait fait une piqûre. J’ai été témoin du fait que monsieur Gérard L... a du téléphoner à la mère pour obtenir des renseignements : de quoi s’agissait-il, était-il possible de donner un bain ? J’ai pu constater comment Jeanne A...refusait de rassurer ce père soucieux de la santé de ses enfants.."

    Dans les faits : quand le mono-test a été lu, Inès l’a récupéré, elle l’a d’abord posé sur le bras de sa poupée, puis l’a reposé sur son bras. Jeanne lui a demandé pourquoi elle n’avait pas dit ça à son papa. " Je lui ai dit que c’était une blague pour jouer "

    Gérard, est un parent qui cherche l’intérêt supérieur des enfants. Il veut la résidence alternée, il a déclaré au juge que la mère mettait tout en œuvre pour éloigner les enfants de lui !

    [Répondre à ce message]

    > Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseur-e-s
    29 septembre 2005 , par Internaute   [retour au début des forums]

    Sachez madame que je ne DEFENDS pas le SAP mais que j’en suis une victime parmi tant d’autres... mais qu’en réalité dans mon cas, la seule vraie victime est une enfant de 8 ans.

    Je suis très choquée de lire votre article car il défend des parents qui abusent psychologiquement de leur enfants. Si en tant d’années de pratique vous n’avez jamais rencontré de cas soit disant d’alienation parentale.. votre lieu de vie n’est pas la planète terre.

    Si vous connaissiez 1/10e de notre dossier vous changeriez surement 9/10e de votre discours.

    A bon entendeur...

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    • Erreur sur la personne
      29 septembre 2005 , par Internaute
        [retour au début des forums]

      L’auteur est un homme, chercheur et praticien américain en psychologie. Il me semble qu’il vit sur la planète terre.

      [Répondre à ce message]

    • > Syndrome d’aliénation parentale : qui peut en faire la preuve
      6 octobre 2005 , par
      tapioca   [retour au début des forums]

      Bonjour,j’écris ici parce que ce que je lis rejoint en tous points ce que je vis présentement. Je remus ciel et terre pour que l’on entende ce que j’ai à dire et pour faire comprendre la situation d’aliénation parentale grave qui se joue dans mon dos. Personne ne m’écoute et l’avocate des enfants à donné la garde de ma plus jeune à son père, elle a donc du même coup, séparé mes filles qui vivaient ensemble depuis 10 ans. Au niveau de la justice, on croit que c’est moi le problème, que je suis la fouteuse de trouble et que je ne cherche qu’à éloigner le père qui n’a d’ailleurs jamais pris soin des enfants auparavant et qui ne voulait tout simplement pas s’en occuper et payer les frais.

      Je ne sais plus à quelle porte frapper pour que l’on finisse par m’écouter.

      Il faut que ma fille sorte de là au plus vite parce qu’il est en train de la détruire psychologiquement.

      Je ne sais pas si je suis sur un forum français ou québécois. Moi je suis au Québec. Les lois risques d’être différentes selon l’endroit. Mais je tiens tout de même à être en contact avec d’autres personnes dans ma situation.

      [Répondre à ce message]

      • > Syndrome d’aliénation parentale : qui peut en faire la preuve
        8 octobre 2005 , par mamoune1003
          [retour au début des forums]

        Personnellement je suis de France mais tu sais la justice est sourde et aveugle ! Alors combats tant que tu peux mais bon courage car c’est très dur et surtout très long !!!

        Bon courage.

        Une maman non entendue

        [Répondre à ce message]

        • > Syndrome d’aliénation parentale : qui peut en faire la preuve
          10 avril 2007 , par
          danièle PETIT   [retour au début des forums]
          SYNDROME ALIENATION PARENTALE

          BONJOUR ? c’est parce que je suis moi aussi désespérée et au bord d’un mauvais geste, parce que ma vie n’est plus qu’un champ de ruines et qu’il n’ y a plus rien pour m"y retenir que je m’accroche aujourd’hui à mon ordi pour essayer de comprendre, par le biais d’autres personnes qui vivent le même calvaire que je réponds à votre bref message. j’ai perdu un fils de 22 ans qui aprés 5 ans de souffrance ( maladie ) a mis fin à ses jours. Et comme si cet insupportable n’était pas suffisant, mon ex mari s’est saisi de l’occasion pour " convaincre" notre fille de 13 ans que si son frère s’était suicidé c"était de ma faute et depuis plus de 2 ans ma fille me rejette complètement, son père est allé en justice, à crié sur tous les toits que j’étais dangereuse et je suis devenue LE MONSTRE, accusée, condamnée par les juges, comme je l’ai lu dans d’autres témoignages, la semeuse de troubles, la dangereuse et toutes les décisions de justice m’ont coupée de ma fille, m’empechant de la voir, de lui écrire, de lui téléphoner, donnant ainsi crédit à l"histoire de son père. Elle accumumle tentative de suicide, fugue, auto mutilations, séjours en HP, les psy ont tous été éliminés par le père et les juges parce que chaque fois qu’elle parlait avec les psy, elle demandait à me revoir et quelques jours aprés me rejetait à nouveau je vis l’enfer au jour le lour et je n’y arrive plus j’attends vos témoignages, où en êtes vous, comment tenez vous le coup, comment évolue votre histoire j’ai besoin de vous parce ce que je suis au bout, je ne crois pas que je vais pouvoir tenir encore longtemps....

          [Répondre à ce message]

        • > Syndrome d’aliénation parentale : qui peut en faire la preuve
          31 juillet 2008 , par
          daniele   [retour au début des forums]

          bonjour,

          je suis moi aussi une maman qui n’a jamais été entendue, qui ne voit plus sa fille depuis plus de 3 ans et dont la justice n’a jamais fait respecter quoique ce soit. ma seule question est la suivante ; avez vous retrouvé vos enfants ? et si oui dans quelles circonstances ?? merci d’avance de votre réponse, pour m’aider à tenir

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      • > Syndrome d’aliénation parentale : qui peut en faire la preuve
        12 décembre 2006 , par
        Célirose   [retour au début des forums]

        Je suis également du Québec et suis également confronté à de l’aliénation parentale de la part du père de ma grande fille. Ça fait maintenant plus de 8 ans que ça dure. Lorsqu’elle n’avait que 2 1/2 ans, elle m’a demandé pourquoi papa est méchant avec maman ! Depuis, c’est le dénigrement ouvert sous toutes ses formes. Notre fille est atteinte de fibromyalgie mais comme tout ce qui vient de moi est fondamentalement faux et mauvais, j’ai eu droit à une plainte de la part du père à la DPJ (protection à l’enfance) à l’effet que la médication que je donne à notre fille est potentiellement mortelle pour elle ! Naturellement, j’ai rapidement fait la preuve que la médication est prescrite par le médecin traitant et très sécuritaire pour les enfants mais le mal était tout de même fait.

        Aussi, notre fille est née avec une duplication du pouce gauche. Elle a été opérée pour amputation du membre surnuméraire à l’âge d’un an. Un suivi post chirugrie a été fait (j’y ai vu car le père ne voulait pas se déplacer pour ça !). Le pouce restant est resté croche car l’articulation étant fait de cette façon fait en sorte que le pouce ne peut se redresser mais est pleinement fonctionnel et aucune force n’a été perdu. Le père a fait d’énormes pression sur notre fille pour qu’elle se fasse réopérer afin de redresser son pouce mais elle ne voulait pas. J’ai eu une consultation en chirurgie pour avoir l’avis d’un spécialiste sur la question. Lui ne recommande pas du tout de chirurgie avant que la croissance ne soit complètement terminée et encore uniquement si notre fille le désire et elle devra rencontrer un psychologue à cet effet pour confirmer qu’il s’agit bien de sa décision à elle et non d’un désire d’un parent ou l’autre.

        Le père a contesté autant le diagnostique de fibromyalgie qui a été rendu par la rhumatologue en chef d’un hopital pour enfant de Montréal que l’avis du chirurgien rencontré au même hopital. J’ai été contraite, sous ordre du tribunal, d’aller consulter à l’autre hopital pour enfant de Montréal pour confirmation des diagnostiques. En sortant du tribunal, j’ai fait les démarches pour avoir les rendez-vous le plus rapidement possible. Entre temps, le père avait prit sur lui de prendre un rendez-vous pré-chirurgie pour le pouce et comptait me contraindre à lui accorder les vacances estivales à moins d’un mois d’avis tel qu’inscrit au jugement. Naturellement, il a dû se plier au jugement mais c’est lors de la visite en chirurgie que j’ai vu au dossier que notre fille ne s’était pas présentée au rendez-vous et quelle ne fût pas ma surprise de constater que le dit rendez-vous manqué était dans la période de vacance exigée par le papa mais qu’il n’a pas eu ! Jamais il ne m’avait parlé de ce rendez-vous et j’ai bien compris son insistante insolante à vouloir avoir les vacances estivales sans respecter le jugement.

        Le père a tenté à quelques reprises des renversements de garde légale qu’il n’a naturellement pas obtenu, s’est fait sermonner par les différents juges à l’effet qu’il doit cesser toutes formes de dénigrement à mon égard, qu’il doit être à l’écoute de notre fille mais jamais il ne le fait. Cette année, aux vacances estivales, notre fille s’est fait battre par la fille de sa conjointe et la fille qu’ils ont eu ensemble. Naturellement, c’est notre fille qui était fautive même si elle ne faisait rien, elle n’avait pas droit de parole et surtout pas le droit de dire qu’elle se faisait battre. C’est moi qui la ramasse à la petite cuillère à chaque fois qu’elle revient de chez son père. Les seuls commentaires que je me suis permis jusqu’à présent sont de dire que je ne suis pas toujours en accord avec ses décisions mais qu’il reste son père, qu’elle a tout à fait le droit de l’aimer et que c’est très bien ainsi. Quand son père fait quelque chose de bien, je le dis à notre fille et quand c’est vraiment atroce, je ne dis rien, je fais en sorte que notre fille me dise comment elle s’est senti et comment elle pourrait faire pour que la situation s’améliore donc trouver des solutions aux problèmes avec elle.

        Fût un temps où elle avait ordre de son père de l’appeler pour lui dire comment ça se passe chez-nous, qu’est-ce qu’elle fait, à quel moment, qui je vois, quand je sors, ce que je cuisine et quand je fais du ménage ! J’ai simplement dit à notre fille que si papa voulait savoir ces choses, c’est à moi qu’il devrait poser ces questions, que je suis plus en mesure qu’elle de savoir à quel moment je vais faire les courses quand elle est à l’école ! En quelque sorte, je me rends compte que je protège ce père aliénant.

        Je suis rendu au point de vouloir expliquer à notre fille ce que c’est l’aliénation parentale, ce que ça donne comme conséquences sur elle à court et long terme. J’ai bien tenté d’avoir des visites supervisées pour que les contacts avec le père se passent dans le respect de tous mais lorsqu’elle a vu son procureur nommé pour l’enfant, elle a protégé son père en disant que tout se passait très bien quand elle est avec lui et qu’elle désirait même le voir plus souvent. J’avoue que ça m’a déchiré d’entendre tout ça mais après avoir pleuré un bon coup en sortant de chez mon avocat après avoir signé l’arrêt des prosédures parce que tout ceci était pour se retourner contre moi, je suis rentrée à la maison en disant à notre fille que je comprenais très bien son souhait de voir son père un peu plus et que j’étais pour lui offrir de la prendre deux heures plus tôt le vendredi. L’offre a été faite et le père ravi ... en apparence ... a accepté. Quand notre fille est revenue, comme d’habitude, je l’ai ramassé à la pièce mais cette fois, elle s’était fait dire par son père que ça ne pourrait pas être possible, que LUI il travail, qu’il n’a pas toutes ses journées libres et qu’il n’avait pas que ça à faire.

        Quelle belle façon de rejetter son enfant tout en revendiquant qu’il ne la voit pas assez ! Dernièrement, le mot d’odre du silence est de retours, il a eu la brillante idée de dire à notre fille qu’elle ne devait sous aucun prétexte me parler et me dire comment elle se sent sinon lui il aura des ennuis et il sera arrêté par la police et il ira en prison. Bien oui, et puis quoi encore ???

        Il y a déjà eu une expertise psychosociale en 2000 qui avait comme conclusions que le père devrait pouvoir voir son enfant plus souvent, que la garde partagée serait à favoriser et que c’est moi qui était aliénante ! Fin manipulateur qu’il est, il a réussi à faire croire à l’experte que mon père devait tout faire dans la maison familiale et qu’il devait se plier aux moindre désirs de ma mère quand en réalité c’était tout à fait le contraire. Cette année, une autre expertise avait été demandé mais comme il y a eu arrêt des procédures, ça ne se fera pas à ma grande satisfaction car oui je crains encore fortement ces manipulations et tissus de mensonges.

        À quand un organisme qui se dévouera uniquement à l’aliénation parentale ? À quand un CLSC (centre local de santé communautaire) donnera des services adéquat et cessera de faire croire que c’est le parent aliéné qui a besoin de soins et non l’enfant victime ? À quand une législation plus sévère envers les parents aliénants peu importe si c’est la maman ou le papa ? Quand cessera les pseudo remontrances des juges envers les parents aliénants qui en sont à plus de 5 "avertissement" de cesser le dénigrement quand il est clairement inscrit aux différents jugement que les parent ne doivent pas se dénigrer ? À quand des sanctions appliquées d’outrage au tribunal pour le dénigrement et par conséquent reconnaissance d’aliénation parentale ? J’hésite entre la peine, la colère ou le dégout face à la non action du système judiciaire Québécois afin d’aider les enfants pris avec un parent aliénant.

        La DPJ ne veut pas reconnaitre non plus le problème d’aliénation. C’est très bien de l’inscrir dans leur site web mais quand vient le temps d’agir, là non ! Ils ne font rien de chez rien, voyon madame, monsieur est un parent très compétent qui voit aux besoins de l’enfant. Ouais, les besoins de base mais pour le bien-être psychologique on repassera mais rien n’est fait, on ne veut pas reconnaitre ou encore on se faire dire que la machine est trop lourde et prend trop de temps, il y a des cas plus "urgents". C’est vrai que ce n’est pas urgent l’équilibre psychologique d’une fillette qui aura bientôt 10 ans et qui subit de l’aliénation parental depuis maintentant plus de 8 ans. "La mère est très compétente et offre un très bon support à son enfant" Merci du compliment mais ne serait-il pas temps que quelqu’un d’autre que la maman reconnaisse ce qui se passe ?

        Comme vous pouvez constater, je suis désabusé du système, de ce qu’il a à offrir, de ses "limites" et des actions non prises. À quand un juge "attitré" à une famille donc toutes les représentations se font devant le même juge afin que le dosser ne voyage pas de mains en mains et quand les mêmes problématiques se représentent qu’il puisse ordonner un outrage pour non respect des ordonnances de non dénigrement et non pas que le parent aliénant se fasse servir un sermont par tous les juges rencontrés ?

        Pardonnez moi si je vous ai vidé mon désarois, ma colère, ma peine, ma fatigue et ma haine du système judiciaire qui dit vouloir le bien des enfants mais qui de l’autre main n’agit jamais ... du moins avant qu’il ne soit trop tard pour l’équilibre émotionnel et psychologique des enfants.

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      • > j’ai le meme probleme comment faire la preuve du contraire
        24 mai 2008 , par tulippe96
          [retour au début des forums]

        ALlo Je suis du Quebec et dans la merde car le pere me pousuit pour alienation et je refuse de signer un document qui m’acuse d’etre responsable de la situation minable que l’on vit ....il n’a jamais fait l’effort de s’occuper des 3 enfants et paf du jour au lendemain tout est de ma faute si il ne va pas au baseball ou aux spectacle d’école ...alors qu’il n’a jamais rien fait malgre mes milliers de papiers lui dissant la vie sportive et scolaire des enfants et la celui qui a toujours menti en mets plein la vue a la dpj...donc je suis sa marionnette et s’amuse avec moi mais a quand e spectacle va finir .... !!! je ne c’est pas comment me defendre et les avocats s’en mettent plein les poches au lieu d’acheter un velo a ma plus jeune !!!

        Désespéré et en manque de ressource

        [Répondre à ce message]

        • > j’ai le meme probleme comment faire la preuve du contraire
          21 février 2009 , par
          Picarsmith   [retour au début des forums]

          Je suis du Québec et je suis mère de deux enfants.Je comprends ce que vous vivez puisque je vis le même genre de situation que vous. Moi aussi je suis totalement désespérée et je me sens tellement impuissante face à la situation. Tous mes efforts se sont soldés par un échec. Sans compter le fait que j’ai rencontrés plusieurs intervenants qui se sont tous fait manipuler par le père de mes enfants et que non seulement ils m’ont vue comme si c’était moi qui suis aliénante. Comment voulez vous que la situation s’améliore... J’ai du apprendre à essayer de vivre comme si tout était normal, pendant que mes enfants subissent de terribles répercussion psychologique. Puisque cela fait quelques temps que vous avez écrit ce texte, j’aimerais bien savoir où vous en êtes. Est-ce que vous êtes encore au même point ???

          [Répondre à ce message]

      • > Syndrome d’aliénation parentale : qui peut en faire la preuve
        31 juillet 2008 , par
        daniele   [retour au début des forums]

        bonjour, je suis en France et je lis bien des histoires qui ressemblent à la mienne et qui ne sont que souffrances. Ma seule question est la suivate : avez vous retrouvé votre enfant ? et si oui dans quelles circonstances ???

        merci d’avance de votre réponse, pour m’aider à tenir

        [Répondre à ce message]

      • > Syndrome d’aliénation parentale : qui peut en faire la preuve
        25 mars 2010 , par Internaute
          [retour au début des forums]

        J’aurais bien aimé m’entretenir avec vous en privée. Je suis aussi du Québec et survit depuis 155jours sans avoir revu mes 3 garcons . . . Mon adresse est maevamary@yahoo.ca merci d’entrer en contact avec moi, j’ai besoin d’en parler avec quelqu’un qui vit le sap sévère. Martine

        [Répondre à ce message]

    • > Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseur-e-s
      1er juin 2006 , par
      Anne   [retour au début des forums]
      http://IISSYPHE

      Je ne vois plus ma Fille de 10 ans depuis 10 mois, on dit qu’ il y a un SAP, puis on parle de Munchaausen PP, bref tout est bon pour m’ éloigner de ma Fille. Le Père ne s’ en est jamais occupé depuis sa naissance, mais maintenant, il a encore fait fort avec l’ institition où ma Fille se trouve, surtout auprès de l’ assistante sociale , et maintenant il peut la reprendre un week-end sur deux,( mais c’ est plus), et Moi je n’ai plus aucun contact avec ma Fille ; Je n’ ai plus le droit de l’ aimer et elle n’ a plus le droit de m’ aimer. Cela se passe en Belgique , en province de Liège.

      Merci de votre compréhension , et aidez-moi, s’ il vous plait.

      Anne, une Maman dédespérée

      [Répondre à ce message]

    • > Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseur-e-s
      31 juillet 2008 , par
      daniele   [retour au début des forums]

      bonjour

      je me permets de répondre à ce texte car je vis aussi le départ de ma fille et son absence depuis 3 ans. Ma seule question sera la suivante : avez vous retrouvé vos enfants ? et si oui dans quelles circostances merci d’avance de votre réponse, pour m’aider à tenir

      [Répondre à ce message]

    > Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseur-e-s
    16 septembre 2005 , par zoblazo   [retour au début des forums]

    J’ai commencé une lecture complète de l’artcile et l’ai achevée assez rapidement en diagonale.

    Sans parti-pris, je me borne à dire que toute démarche scientifique est falsifiable. C’est grâce à cette remise en question perpétuelle que la démarche scientifique grandit.

    L’hypothèse scientifique n’echappe donc pas à la règle.

    L’hypothèse que vous semblez remettre en question est scientifique du fait même de votre démarche. Elle remplit son rôle puisqu’elle vous incite à la reflexion.

    Dire que vos conclusions sont meilleures que d’autres relève du jugement de valeur qui implique des critères quantitatifs ou qualitatifs qui peuvent pencher en faveur de l’un ou l’autre. Ce n’est pas mon rôle.

    J’avoue être un peu surpris par la démarche formelle et normative de votre article lorsque vous parlez de simple hypothèse.

    Cette vue tranchée relève plus d’une démarche interprétative avec une fibre d’affect qui amène à se poser des questions sur l’objectivité de la démarche.

    [Répondre à ce message]


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