On peut lire dans l’article
" Je n’ai aucunement confiance en ma capacité, ni en celle des autres, à discerner la vérité dans des divorces conflictuels "
Un papa sincère !
(les prénoms sont empruntés)
Gérard (agrégé, apprécié, estimé) a demandé le divorce alors qu’il avait une relation extra-conjugale avec une femme qu’il venait de rencontrer (mariée, 3 enfants, de 10 ans son aînée), ses petites filles avaient alors 4 ans ½ et 18 mois, il a " maquillé " cette demande en faute pour son épouse, il a fourni aux débats des attestations de sa famille, dans lesquelles il était dit, que, (selon eux) elle était une mère malsaine, aliénante, qui pouvait être dangereuse pour ses enfants.
Il a demandé l’hébergement principal des enfants et la maison familiale qu’il venait d’acheter avec son épouse.
Enquête sociale…
Le juge ne l’a pas suivi sur toutes ses demandes, il a obtenu un droit de garde très élargi.
Il ne capitule pas, il veut obtenir la résidence alternée et a adhéré à une association qui l’aide dans sa démarche.
Aux vacances de paques,
Inès, Bérénice, avec Jeanne leur maman, passent la première semaine de vacances chez leurs grands-parents maternels, qui résident à 500 km du domicile de Jeanne et des enfants.
Gérard, annonce que lui aussi va passer quelques jours de vacances avec ses enfants chez ses propres parents qui habitent à 20 km des parents de Jeanne.
Il dit à Jeanne " je prendrai les enfants le samedi à 15 heures chez tes parents "
Durant la semaine que les enfants ont passé avec leur maman, Bérénice a dit "chaque fois que papa nous appelle, il dit qu’on lui manque beaucoup, qu’il est impatient de nous voir"
En fin de semaine, le vendredi, Inès est souffrante. Jeanne obtient un rendez-vous chez le médecin le soir à 19 heures. Il diagnostique deux otites. Il prend rendez-vous à l’hôpital pour que le lendemain, samedi matin. Inès doit subir une intervention chirurgicale,(deux paracentèses).
En revenant de chez le médecin, à 19h30, Jeanne appelle Gérard, pour l’informé qu’Inès sera à l’hôpital le samedi matin.
Il ne répond pas, elle lui laisse un message.
Il rappelle à 22 heures ;
Gérard - à quelle heure Inès sortira de l’hôpital ?
Jeanne - si tout se passe bien, vers 12 heures.
Gérard - Comme prévu, je prendrai les filles à 15 heures chez tes parents, tu n’oublieras pas le carnet de santé, ce n’est pas sympa de me prévenir si tard.
Et,Gérard raccroche.
Le samedi à 15 heures, Gérard, accompagné de sa sœur Simone, vient chercher Bérénice et Inès au domicile des parents de Jeanne.
Le dimanche midi, vers 12 h 30, Jeanne appelle Gérard sur son portable, elle souhaite avoir des nouvelles des enfants, surtout d’Inès, qui, la veille a subi deux paracentèses.
Gérard ne répond pas au téléphone.
Elle appelle chez ses ex-beaux-parents.
La mère de Gérard (Pierrette), lui répond toute guillerette :
Inès va très très bien, toute la matinée elle a fait sa petite malicieuse avec son papa, elle a bien dormi cette nuit ça va très très bien, je viens de la coucher, tu veux que j’aille voir si elle dort ?
Jeanne - non, si tout va bien, laissez-la se reposer.
Vous voulez bien me passer Bérénice, je n’arrive pas à avoir Gérard sur son portable.
Pierrette - Bérénice est partie se promener à la mer avec son papa, je leur dirais que tu as appelé.
Le dimanche, vers 18 heures, Jeanne constate qu’elle a reçu un message.
Ce message a été laissé par Gérard à 17 heures 30.
Il dit : - décidément pour Inès, c’est la loi des séries, après les paracentèses, elle s’est tordu la cheville en marchant ou en courant après sa sieste, c’était enflé, alors à l’hôpital, ils ont pris une radio, ils ont préféré lui mettre un petit plâtre par précaution pour 15 jours.
Alors, on rentre sur P..., parce que moi, j’avais prévu ça comme ça.
Jeanne rappelle Gérard.
Gérard – Ce qui s’est passé, c’est très clair, c’est ce que je t’ai expliqué sur le message.
Jeanne – c’est très vague.
Gérard – c’est très vague, non, c’est très clair, Inès s’est assise sur son pied.
Jeanne – un plâtre pendant quinze jour parce qu’elle s’est assise sur son pied, comment elle a pu faire ça ?
Gérard – Je ne sais pas comment, je n’étais pas la...heu...elle était avec papa et maman... elle est tombée en se tordant la cheville, ils l’ont emmené à l’hôpital, ils ont préféré lui mettre un petit plâtre, c’est pas grand chose.
Jeanne – tu me dis, ils l’ont emmenée à l’hôpital, pourquoi ? ce n’est pas toi qui l’a emmené ?
Gérard – je te l’ai dit, je n’étais pas là.
Jeanne – mais, c’était si urgent pour que tes parents conduisent sur- le-champ Inès à l’hôpital, sans attendre quelques minutes que tu reviennes de la plage avec Bérénice ?
Gérard – qui t’a dit que j’étais à la plage ?
Jeanne – quand j’ai appelé ce midi, ta mère m’a dit que tu étais à la plage avec Bérénice.
A quelle heure ça c’est passé l’accident d’Inès ?
Gérard – en fin d’après-midi je crois, vers 17 heures.
Jeanne – à 17 heures, et tu me laisses un message à 17 heures 30 pour me dire que vous rentrez sur P..., quand est-ce qu’Inès a été conduite à l’hôpital, ils n’ont pas pu lui poser un plâtre en moins d’une ½ heure.
Gérard – qu’est-ce que tu cherches comme histoire là, on est sur une semaine de garde du père, c’est moi qui suis responsable, j’ai confié cette responsabilité à mes parents les décisions qu’ils prennent sont prises en accord avec moi le papa, point.
Jeanne - tu es à me dire qu’après avoir pris Bérénice et Inès hier, tu les as déposées chez tes parents et tu es parti, alors qu’Inès venait de subir deux paracentèses ?
Gérard – ouais, tout à fait, j’ai pris le train hier soir, ça toujours été prévu comme ça, les filles restaient le week-end avec leurs grands-parents pour les œufs de pâques tout ça... et qu’après, elles seraient avec moi.
De toute façon Bérénice et Inès reviennent tout à l’heure avec papa et ma sœur, moi je les prends avec moi pour toute la semaine...avec Simone (sa sœur) on pensait se balader à la foire...heu...au cinéma...avec les filles, ce que je ne peux plus faire avec Inès maintenant, parce qu’elle ne peut plus poser le pied à terre, mais c’est rien, c’est pas grave du tout, tu sais très bien que c’aurait pu arriver à n’importe qui.
Jeanne – ta mère m’a menti tout à l’heure, tu me mens, dans ton message tu dis on rentre sur P... alors que tu n’es pas avec les enfants. Je veux savoir ce qui est arrivé exactement à Inès.
Gérard – elles sont en train de revenir là, tu le sais bien.
Gérard coupe la conversation téléphonique.
Jeanne appelle chez les parents de Gérard.
Jeanne – J’ai eu Gérard au téléphone, il m’a dit qu’Inès s’était blessée, pouvez vous me dire ce qui s’est passé ?
La mère de Gérard, (Pierrette) – c’est une fêlure qui n’est pas apparente, mais je ne sais pas comment ils appellent ça.
Vu que la petite avait du mal à poser son pied, pour la douleur, ils préfèrent poser un plâtre.
Jeanne – qu’est-ce qu’elle a fait Inès pour se faire cette fêlure ?
Pierrette - quand tu m’as téléphoné vers midi, Inès allait très très bien, puis vers midi et demi, elle s’est réveillée Roger (le grand-père paternel) est allé la chercher et a descendu les escaliers... oui... Roger est allé la chercher... oui, tu sais elle dormait ce matin, et il est allé la chercher vers 12H30, et en bas de l’escalier... enfin, Roger a glissé...enfin bref, il a perdu pied sur la dernière marche toujours, et tu vois, pour pas faire tomber la gosse, il l’a serré contre lui, et la gamine a du avoir son pied tordu sous son bras.
Et bon... c’avait pas l’air d’être bien méchant hein... on a mangé tranquillement tout ça... et, comme elle venait de dormir, elle a regardé un bout de film... heu... les razmokets... je sais pas quoi, avec Bérénice.
Vers 3 heures je me suis dis, je vais la recoucher un p’tit peu, parce qu’elle avait l’air de s’endormir.
Et là, en la mettant à terre, j’ai vu qu’elle avait du mal à poser son pied tu vois... ?
Jeanne - Inès ne devait pas être en forme pour passer tout ce temps devant la télé sans se lever du canapé !
Pierrette – bon alors...donc tu parles d’un truc, tu sais aujourd’hui, le jour de Pâques, je te dis pas...
Je l’ai posé pour la mettre debout pour lui dire " viens, on va faire un petit dodo " et à ce moment là, elle m’a tendu les bras en mettant son pied... elle pliait un peu le pied tu vois ?
Simone (la sœur de Gérard) m’a dit " mince, par sécurité, il faut peut-être l’emmener aux urgences, on ne sait jamais"
Jeanne – vous l’avez emmenez quand à l’hôpital ?
Pierrette – il était à peu près 15 heures... je sais pas 15 heures 30.
Jeanne – vous auriez du me prévenir que vous emmeniez Inès à l’hôpital, j’aurais pu l’accompagner puisque j’étais chez mes parents tout près, et que Gérard était à 500 km de là.
Pierrette – bon écoute Jeanne, franchement, je ne savais pas moi que Simone l’emmenait, bon ...Roger et Simone sont partis tous les deux, je ne suis pas allée, Simone disait "on va aller faire un petit tour, je vais quand même peut-être passer aux urgences"
Jeanne – ce midi vous m’avez dit que Gérard était à se promener avec Bérénice, pourquoi m’avez vous dit ça, alors qu’il était reparti chez lui à P....aussitôt après avoir déposé les enfants chez vous ?
Pierrette – heu...voyons, je suis perdu là... heu...Gérard est venu en voiture là...hier matin je crois ou... je ne sais plus... il avait quelque chose de prévu là aujourd’hui...et...là, donc il devait revenir et ramener les gamines en voiture... du coup c’est Roger et Simone qui sont partis ramener les gosses dès ce soir.
Non non, Gérard n’est pas reparti aussitôt... la paracentèse c’était hier matin... il est parti hier soir à 20 heures... je sais plus exactement...il est parti par le train.
Et de toute façon la gamine n’avait pas besoin de soins hein...ça allait très bien.
Jeanne – à qu’elle heure Roger et Simone sont-ils partis de chez vous pour ramener les enfants à leur papa ?
Vers 17 heures répond Pierrette.
Jeanne – Inès était comment, quand elle est partie ?
Pierrette – très très bien... heu...et franchement...heu...câlin, très câlin avec Roger, elle est allée carrément sur ses genoux...oui je te dis la stricte vérité, parce que je n’ai pas l’habitude de mentir ...quand je t’ai dit au téléphone ça ce passe super bien suite à l’oreille, c’était vrai, et puis, tu sais, après c’était plus vrai...
Ceci étant Bérénice et Inès sont adorables.
Jeanne- c’est quand même triste pour Inès que vous ne m’ayez pas prévenue, elle aurait pu avoir sa maman auprès d’elle à l’hôpital.
Pierrette – on ne t’a pas prévenu parce qu’on ne savait pas si c’était grave ou pas grave, on savait pas ce qu’il y avait et on a prévenu Gérard.
Jeanne – Gérard ne pouvait pas se rendre auprès des filles, alors que moi je pouvais.
Pierrette- ça, c’est un problème de garde, on était sur une semaine de garde de Gérard, le problème se résout entre les parents, nous on a fait ce que Gérard nous a dit de faire.
Jeanne – c’est pour m’empêcher d’être auprès d’Inès, que Gérard et vous avez convenu de ne me prévenir qu’après que Bérénice et Inès soient parties pour P... ?
Pierrette – à quelle heure, à quelle heure... hein... t’as prévenu Gérard qu’Inès allait avoir une paracentèse, à 10 heures le soir ?
Si on t’avait prévenu, et alors, après, t’aurais fait quoi ?
Jeanne – je pense que dans ces moments là, la présence d’une maman est rassurante pour sa petite fille.
Pierrette – tu l’aurais ramenée chez tes parents ! elle a été dorlotée par son papi, ça vaut bien les câlins d’une maman, la gosse n’a pas été larguée complètement dans un lieu inconnu.
Pierrette raccroche brutalement.
Après cette conversation téléphonique avec la mère de Gérard, Jeanne prend contact avec l’hôpital qui a accueilli Inès.
" l’enfant est arrivée aux urgences à 12 heures 5, accompagnée de son grand-père et de sa tante, elle souffre d’ une fracture du tibia et du péroné, on lui a posé un plâtre qui va du haut de la cuisse au pied " a t-on dit à Jeanne.
A 22 heures, Jeanne rappelle Gérard sur son portable. Il ne répond pas.
Elle appelle chez lui, c’est sa nouvelle compagne qui répond : il n’est pas là, elle peut lui transmettre un message.
Jeanne – je voudrais qu’il m’appelle quand Bérénice et Inès vont arriver chez lui.
Quelques minutes après Gérard appelle Jeanne :
Gérard – c’est quoi ça, tu nous surveilles ?
Jeanne – je veux juste savoir, quand les filles vont arriver chez toi, si le voyage c’est bien passer.
Gérard- tu n’as pas à t’inquiéter, je pense que maman t’a rassurée par les propos qu’elle t’a tenus, nos enfants... pas de nouvelles, ça veut dire que tout va bien. Y a pas eu d’accident particulier… t’as pas de nouvelles à avoir.
Quelques semaines plus tard, Gérard a fait part au juge de son inquiétude " la mère met tout en œuvre pour éloigner le père des enfants avec qui il entretien un lien puissant".
" la mère refuse de le laisser exercer sa coparentalité en tentant de l’écarter de tout ce qui touche la santé des enfants"
pour preuve il a joint ce témoignage :
" je connais Gérard L... depuis le printemps 200., Il s’est à plusieurs reprises entretenu avec moi des craintes qu’il éprouve de voir ses enfants Bérénice et Inès éloignées de lui par la volonté maternelle de casser son image.
Le lien qui unit Gérard L... et ses filles est fait de tendresse, de tolérance et d’ouverture sur le monde.
Son souci est de les aider à prendre confiance en elles et de les accompagner dans leurs différents apprentissages.
La rareté des moments passés avec ses enfants rend cette tâche parfois difficile. Difficultés aggravées par l’impossibilité d’ouvrir le dialogue avec la mamans des enfants.
Le vendredi .. mai 200., Inès ayant un pansement sur le bras a dit à son papa que le médecin lui avait fait une piqûre.
J’ai été témoin du fait que monsieur Gérard L... a du téléphoner à la mère pour obtenir des renseignements : de quoi s’agissait-il, était-il possible de donner un bain ?
J’ai pu constater comment Jeanne A...refusait de rassurer ce père soucieux de la santé de ses enfants.."
Dans les faits : quand le mono-test a été lu, Inès l’a récupéré, elle l’a d’abord posé sur le bras de sa poupée, puis l’a reposé sur son bras.
Jeanne lui a demandé pourquoi elle n’avait pas dit ça à son papa.
" Je lui ai dit que c’était une blague pour jouer "
Gérard, est un parent qui cherche l’intérêt supérieur des enfants.
Il veut la résidence alternée, il a déclaré au juge que la mère mettait tout en œuvre pour éloigner les enfants de lui !
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