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mardi 22 février 2005

Garde partagée ou résidence alternée : l’enfant d’abord

par Jacqueline Phélip






Écrits d'Élaine Audet



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Avant d’aborder un sujet, aussi sensible que douloureux, il est nécessaire d’apporter quelques précisions :

Définition

Une résidence alternée est le passage d’un enfant, d’un foyer à l’autre.
Elle peut se faire à des rythmes variés, et non systématiquement une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre.

Il faut distinguer

Les résidences alternées organisées à l’amiable par les parents (les plus nombreuses) des résidences alternées imposées par des juges aux affaires familiales.
Ce sont ces dernières qui posent le plus de problèmes, et des problèmes graves.

Notre expérience

Après deux ans et demi, environ, d’existence, nous avons reçu plus de huit cents appels de parents.
350 dossiers concernent des enfants de 0 à 9 ou 10 ans.
Tous ces enfants ont été soumis à des rythmes d’alternance inadéquats imposés :

- Quel que soit l’âge de l’enfant
- Quel que soit le conflit parental et la non-communication entre les parents
- Sans tenir compte des violences conjugales
- Sans tenir compte du modus vivendi qui précédait la séparation et sans déterminer celui qui était le principal pourvoyeur de soins
- Sans respect pour le désir profond de l’enfant lorsqu’il est à même de le formuler.

Contexte

Dans 50 à 60% des cas qui nous sont soumis, la séparation est due à des violences conjugales de toute nature : physiques (parfois graves) mais aussi psychologiques, sexuelles, etc.... (nous rejoignons en cela les statistiques canadiennes).
Dans 20% des cas au désintérêt total du conjoint pour la famille et les enfants.
Dans quelques cas( moins de 1%)le père a cherché à évincer la mère dès la naissance de l’enfant.

La résidence alternée paritaire

Dans ce contexte, elle est exigée par les pères le plus souvent :

- Pour se « venger » de la conjointe qui a pris l’initiative de la séparation (aujourd’hui, dans 70 à 75% des cas ce sont les femmes qui demandent la séparation).
- Pour ne pas payer de pension alimentaire.
- Sous la pression des grands parents paternels.

Justice

Nous pouvons observer l’arbitraire auquel sont soumis les enfants en fonction des juges aux affaires familiales dont ils dépendent.

    - Ces derniers n’ont aucune formation sur le développement psychoaffectif des enfants.
    - Certains enlèvent la garde totale de très jeunes enfants à leur mère pour la confier au père sans autre raison qu’idéologique et sans s’assurer que le père s’était investi un minimum auparavant.
    - Ils sont débordés par le nombre de dossiers.
    - Ils n’ont aucun moyen fiable de faire la lumière sur chaque situation familiale (enquêtes sociales ou expertises psychologiques laissent souvent à désirer).

Enfants

Tous ces enfants sont en grande souffrance.

    Les plus petits (de 0 à 3 ou 4 ans)

Ils présentent des symptômes divers et variés, parfois très importants, en fonction de leur sensibilité propre, qui ont été observés et décrits dans la littérature scientifique lors des séparations mère-enfant et dont on sait que les conséquences possibles n’apparaîtront qu’à l’adolescence sous des formes diverses : angoisse flottante, états dépressifs et tentatives de suicide, troubles du comportement, difficulté à s’attacher aux autres de façon profonde et durable etc....

Ils redeviennent fusionnels avec leur mère, alors que dans une situation normale, l’inverse devrait se produire.

    Au-delà et jusqu’à 8- 9-10 ans (selon les situations personnelles)

Ils ont un comportement de mal-être avec repli sur soi, tristesse, dépression, lassitude, grande fatigue, colère agressive etc.

Certains menacent de fuguer ou de se suicider, alors qu’ils n’ont que 7 ou 8 ans.

Conséquences annexes

- Alors même que l’on parle de l’ampleur des violences conjugales, une résidence alternée rend mère et enfants otages de l’agresseur.
- Alors que le chômage sévit, nombre de ces jeunes mères ne peuvent accepter un emploi qui les éloigne du domicile paternel.
- Si la résidence alternée exempte souvent les pères de toute pension alimentaire, ces derniers laissent, dans nombre de cas, la mère payer l’entretien complet de l’enfant et assumer toutes les tâches se rapportant à ce dernier( visites médicales, achats le concernant).

Quelques chiffres et précisions

- Il faut savoir qu’il est quasiment impossible de faire reconnaître à la justice la détresse de ces enfants :
- Les symptômes qu’ils présentent se produisent au domicile maternel (chez le parent, en fait, qui est ressenti par l’enfant comme le plus sécurisant. C’est à-dire la mère dans la majorité des cas).
- Les médecins, pédiatres ou pédopsychiatres, qui examinent ces enfants ne peuvent faire de certificat sous peine de sanctions du Conseil de l’Ordre.
- Les pères, convoqués par ces mêmes médecins refusent de se rendre à la consultation.
- Les statistiques montrent que les pères non divorcés ou séparés passent en moyenne 16 ou 17 minutes par jour à s’occuper de leurs enfants. C’est encore très peu et ne suffit pas à créer un lien suffisamment sécurisé pour avoir leur enfant à mi-temps après la séparation, d’autant que nombre d’entre eux ne changent rien à leur façon de vivre qui précédait cette séparation.
- Ils s’occupent très rarement eux-mêmes des bébés ou très jeunes enfants et ceux-ci sont alors soumis à une succession de pourvoyeurs de soins (ce qui est nocif et même dangereux).
- Les femmes ont des emplois et des salaires le plus souvent inférieurs à ceux des hommes ; ce sont elles qui, majoritairement, quittent leur emploi ou sacrifient une carrière pour se consacrer aux enfants : elles sont donc lourdement pénalisées par des résidences alternées qui exemptent les pères de toute contribution financière, alors même qu’elles sont empêchées de trouver du travail ailleurs que sur place.
- Les jeunes mères d’aujourd’hui, dans leur grande majorité, contrairement à celles de la génération précédente (et contrairement à l’intox à laquelle nous sommes soumis) sont conscientes de l’importance d’un père pour l’enfant.

Elles acceptent volontiers une résidence alternée lorsqu’elles lui font confiance car il s’est impliqué efficacement dans les tâches parentales jusqu’à la séparation.

- Ce ne sont pas les familles monoparentales féminines qui nuisent aux enfants mais l’absence de rôle de père (y compris quand le père est présent) et la grande précarité.
- Une étude de l’INSERM récente dévoile qu’un enfant sur 8 a des troubles de santé mentale
- L’hyperactivité, symptôme qui traduit une lutte contre l’angoisse et la peur de l’abandon a presque doublé en dix ans.
- L’âge des premières tentatives de suicide ne cesse de s’abaisser (on parle de dix ans aujourd’hui).

En conclusion

- Il y a une majorité de bons et même très bons pères. Mais ceux qui exigent leur part égale d’enfant, lorsque ce dernier est encore jeune (alors qu’ils savent les risques qu’ils lui font prendre) ou lorsque l’enfant dit et montre son grand mal-être, et qui répondent : « c’est mon droit » ou « c’est comme ça, un point c’est tout » ont le profil de ceux que décrit M. Berger lorsqu’il les voit en expertise : ce sont des hommes qui imposent leur loi, au lieu de la dire.
- Les nombreux pères qui font appel à nous éprouvent une grande anxiété de l’inconnu que représente l’après séparation, dans le lien qu’ils vont avoir avec leur enfant. Nous leur expliquons qu’en passant en force, ils hypothèquent la qualité de ce lien, alors qu’une progressivité va l’assurer, amenant l’enfant lui-même à demander, peut-être, une résidence alternée paritaire voire le souhait d’aller vivre chez son père. Et dans ces cas-là, de la même façon, l’enfant doit être entendu et respecté.

L’ENFANT D’ABORD

Nous avons créé cette association, à la demande de plusieurs pédopsychiatres, à l’automne 2002.

Jacqueline Phélip, sa présidente, appartient en effet à une famille qui compte plusieurs médecins. Son époux a dirigé un service hospitalo-universitaire et présidé plusieurs sociétés scientifiques et elle a elle-même une formation de sage-femme.

A la suite de la loi de mars 2002, qui octroyaient aux juges aux affaires familiales le pouvoir d’imposer une résidence alternée, un grand nombre d’enfants, des tout bébés pour certains, ont développé différentes pathologies, pour certaines très sévères.

Nous avons été quelques-uns, par ailleurs, à avoir le triste privilège de pouvoir observer les dégâts sur un bébé, à l’époque âgé de 8 ou 9 mois, provoqués par un mode d’hébergement inadapté : sa détresse, son angoisse incommensurable au moment des départs, son visage qui devenait livide, figé, le regard vide (visage de « cire » dit la littérature scientifique, visage de « mort » décrivent les mères). Puis, nous avons assisté à quelques retours : un bébé qui hurlait dès que sa mère disparaissait de sa vue, qui était prostré ou bien jetait tous ses jouets à travers la pièce... etc.

Cette jeune mère saisit la justice pour que les vacances d’été soient au moins fractionnées en petites périodes et non en un mois d’affilée, comme l’exigeait le père. A notre stupéfaction ce fut refusé par le juge.

Cet enfant, à 3 ans, a eu des troubles sphinctériens sévères, à 4 ans des troubles phobiques. Aujourd’hui elle aime son père, mais ne lui fait pas confiance et exprime une forme de rejet.

Notre position charnière entre enfants d’un côté et système judiciaire de l’autre, est riche d’enseignements, que seule cette articulation peut donner.

Jacqueline Phélip, présidente de l’association « L’enfant d’abord »

Site L’enfant d’abord
Courriel

Mis en ligne sur Sisyphe, le 10 février 2005.

À lire

Jacqueline Phélip, Le Livre noir de la garde alternée, Dunot, Paris, 2006, préface du Dr Maurice Berger, 226 pages.


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Jacqueline Phélip
L’enfant d’abord

Jacqueline Phélip est présidente de l’association « L’enfant d’abord ».



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  • c’est le bon titre mais pas le bon dévellopement...
    (1/8) 9 juillet 2009 , par

  • quelle solution ?
    (2/8) 6 juillet 2008 , par

  • mere en detresse
    (3/8) 12 juin 2008 , par

  • > L’enfant d’abord quand la raison domine la déraison du père, de la mère ou des deux !!!
    (4/8) 9 avril 2008 , par

  • > Garde partagée ou résidence alternée : l’enfant d’abord
    (5/8) 19 décembre 2007 , par

  • abbendum Définitions
    (6/8) 28 septembre 2007 , par

  • > Les week ends chez l’ex conjoint violent
    (7/8) 22 janvier 2006 , par

  • > L’enfant d’abord ???
    (8/8) 22 juillet 2005 , par





  • c’est le bon titre mais pas le bon dévellopement...
    9 juillet 2009 , par   [retour au début des forums]

    il éxiste de mauvais père comme de mauvaise mère, que dire des mères qui tentent de faire totalement disparaitre le père. Que connaissez vous de l’impacte sur le dévelloppement de l’enfant de l’absence du père au quotidien.

    je m’attriste quand nous sommes présenté comme s’occupant 12 mn par jour de nos enfants. De tel propos sont scandaleux et infondé. C’est à cause de gens comme vous que les enfants sombrent dans de grande détresse.

    la justice familiale est majoritairement favorable à la mère, du moment qu’elle ne bat pas ses enfants, ou qu’elle n’est pas alcoolique le père est alors évincé de la construction identitaire des enfants.

    la résidence alternée paritaire par défaut est une nécéssité, il appartiendrait au parent ne souhaitant pas ce mode de garde d’apporter des éléments permettant de démontrer l’incapacité de l’autre parents de s’occuper au quotidien des enfants.

    l’important étant le droit des enfants d’avoir leur 2 parents, et non d’essayé de faire passer les pères pour ce que vous dites. Penser un peu à eux et non aux pauvres mamans qui se sacrifie pour leurs enfants... Car il est évident qu’une maman s’investi plus qu’un papa dans leur éducation, leur santé, leur bien être... comme vous essayer de nous faire croire dans votre article.

    vous entretenez le mythe de la bonne maman et du mauvais papa, ce n’est pas tolérable

    quelle solution ?
    6 juillet 2008 , par   [retour au début des forums]

    plein dans le mille cet article !
    mais quelle solution pour l’enfant face à ces juges adeptent de la mode de la garde alternée et de faire leur "quotat de bons papas" ?
    mon histoire : un ex alcoolique parfois violent surtout psychologiquement. Une Minette de 12 ans dont j’avais la garde classique depuis 2000. en 2006 la petite se plaind de l’alcoolisme de son père à l’école, branlebas de combat, je re-vois le juge à ce sujet,educateurs/ psy/ass sociale sur le dossier rien a signaler !!!!(ces gens donnent rdv pour vérifier si tout va bien au domicile !?il est alcoolo pas idiot !il était clean of course...)on lui a cependant bien expliqué MERCI mesdames les ass.sociales que la petite pourra choisir bientot ou elle veut vivre. en avril de cette année, à ma stupéfaction, convocation devant le juge, il veut la garde alternée ou totale,sur demande par courrier de ma fille.le courrier tombe en pleine vacances et decès de la grd mère paternelle : je fais certainement l’erreur de ma vie, je n’attend pas le jugement, j’autorise ma fille à aller vivre chez son père puisque c’est semble t il son choix que je respecterais toujours.(pensant également que de vivre le papa au quotidien et plus we et vacances lui montrerait vite le coté obscure du père...). au moment de partir chez lui et depuis, elle m’a avoué que son père à plus qu’insisté pour ce courrier que ce n’est pas ce quelle voulait qu’il voulait surtout ne plus avoir de pension(il ne l’a jamais payée mais la caf le poursuit !)et m’emmerder !depuis la petite a été entendue avant l’audition ou elle a dit vouloir rentrer chez maman (après le père l’a menacé grave et elle en a une peur bleue pour elle c’est l’horreur...).Résultat de l’audience : garde alternée d’office, alors que çà n’est plus le souhait de ma fille, qu’il n’y a plus d’entente avec le père !!!qu’il prévoit d’ailleurs de la scolariser dans une autre commune qui l’arrange et le juge n’a rien stipulé ! échange les vendredis soirs ?ou ?comment ? quand c’est la guerre et des menaces ? super devant la petite ! faire appel ?je ne suis plus financièrement, lui rmi vis dans 24m2 de mobile home bosse au black, moi je bosse et com d’autre de trop pour toucher qqc mais jamais de rab...cette garde alternée est un soucis énorme pour ma fille et moi que je contacte seulement maintenant par msn et très très peu(il surveille les sms et refuse les appels sans sa présence !)j’ai envie de ne pas obéir à ce diktat qui nous est imposé et ne pas me présenter les vendredis...mais je la laisse labas en totalité, comment faire ????céder et avoir un combat chaque semaine ??? si ma minette écrit au président du tgi elle même va t on l’écouter ? elle travaille bien en plus ne veut pas changer d’école et veut reprendre sa vie avec moi comme avant....dur dur.. ;des idées ? je prends...Merci.

    • quelle solution ?
      7 mai 2009 , par
        [retour au début des forums]
      I don’t agree

      bonjour,
      a croire que dans ce monde, seules les mamans se préoccupent de préserver les enfants lors d’une séparation. Personne ici ne me semble objectif.. je fais partie de ces pères quiessaient tant bien que mal de résoudre le problème de la résidence de mes enfants. Le débat de la résidence alternée est à prendre au cas par cas ; utopique...mais c’est la réalité ; chaque enfant a son état psychologique et ce n’est pas un certain M.Berg.. qui va me convaincre de ses études sur certains enfants triés sur le volet ; il ne parle pas de tous les autres cas positifs de résidence alternée...Arretons, ces discours de canapés, si les parents étaient plus responsables, la résidence alternée imposée se passerait trés bien ( europoe du nord, US, etc...) vive la france et ses rétrogrades.

      [Répondre à ce message]

    mere en detresse
    12 juin 2008 , par   [retour au début des forums]

    bonjour moi j’ai lu l’article et ses exactement ce que je vis moi mon fils et ma fille mon ete retirer par la dpj en 2000 suite a des trouble de toxicomanie et de prostitution il ont ete place chez ma mere en attendant que je men sorte quand le pere de mon fils est sortie de prison en2001 il lui ont donner la garde mes enfants non pas la meme pere.en2003 j’ai fait un terapie pour men sortir et jai reussie ma terapie jai meme pris 2 moi extra pour maider encore plus.ensuite il mon redonner ma fille progressivement mes pas mon fils car son pere est venue chercher la garde legale lord de mon sejour en therapie.depuis ce temps je me bas corp et ames pour aller rechercher la gardes mes sans succes.en2005 la dpj verme le dossier de mon fils et le pere quitte la province pour sinstaller au nouveau-brunswick je suis 6 mois sans nouvelles un jours mon fils me telephone et me demande d’aller la voir ji cours sans essiter j’ai passer 2 jours a etre espionner par le pere.mon fils me demande souvent de venir le chercher et de jamais le ramenner un ete2006 je fais la demande a un juge de garder mon enfant car les 2 semaines passer en vacance a la maison c’etais enfert.mon fils a 8 ans a cette epoque crise par dessus crise il se rentre les ongle dans les yeux sarache les cheveux lache des heurlement quond peut meme pas imaginer essaie de setoufer avec un sac de plastique sur la tete ses jeter en bas dun 2etage par la fenetre tout sa parce quil voulais pas retourner chez son pere.un jour il conte a son avocat que son pere le maltraite alors il a eu une depossition au poste de police et jetais presante et je peut vous jurer que jetais inpuissante face a mon fils dans tout sa car cetais impensablede savoir tout cela il y a pas eu suite a enquete car mon petit bonhomme n’as pas voulu parler de tout sa devant une cameras avec les enqueteur.par la suite le juge a retourner mon fils chez son pere et par la suite 6 mois plus tard il est placer en familli d’aceuil il a changer 3 fois de famille pour etre placer par la suite en sentre de reabilitation.j’ai demander la gardes et on me la refusser encore.j’ai visiter mon fils dans se sentre je lui telephonais frequament par la suite il est venus passer des fin de semaine mes pas chez nous non chez ma mere parce quil disait ne pas me croire que j’etais retablie et par suite a une expertise dater de 1 ans et le pere aussi dans tout sa qui en rajoute il conte bien des chose qui sont fosse.mon fils mas deja dis un jour que son pere lui disait souvent quil est mieux avec lui quavec une mere qui est folle comme moi.maintenant on est en 2008 et un nouveau juge vient de me retirer tout droit de visite et tout droit de communication.je suis a bout de souffle de me battre dite moi ce que je peut faire de plus.merci une mere desesperer

    > L’enfant d’abord quand la raison domine la déraison du père, de la mère ou des deux !!!
    9 avril 2008 , par   [retour au début des forums]

    Votre article ne traite qu’une partie des informations qui sert votre cause. Les écoles de pédopsychiatres, les psychiatres se partagent comme dans tous les domaines, comme tous les parents, comme toutes les juridictions entre les "pour" et les "contre" et parfois (sinon souvent)chacun retient les arguments qu’il juge valables par manque d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle. Il y a néanmoins de très bonnes études. Cela n’empêchera pas que dans certains cas la garde alternée est la meilleure solution pour l’enfant même si les parents ne s’entendent pas, dans d’autres cas, il faudra que le père ou la mère obtienne la garde pour la sécurité, l’apprentissage et l’avenir de l’enfant. Il n’y a pas de généralités qui tienne même dans ce domaine. Avec pareil article, vous faites partie des "contre". Mais il n’y aurait donc pas un seul cas où l’enfant trouve son équilibre et se satisfait entièrement d’être avec les deux parents qu’il aime (en garde alternée) ? Je suis père d’une petite fille, et s’il n’y avait pas la garde alternée, ma fille s’exprimerait encore par onomatopées. Vous ne parlez pas des cas où le père est l’élément moteur du développement de l’enfant, de son apprentissage cognitif, ainsi que des soins particuliers (peau et cheveux fragiles) quand la mère s’en montre incapable. Même si ce n’est pas de sa faute, que la mère manque de repères et de références familiales (enfance malheureuse, violences ou autres aspects). Il convient étrangement de toujours disqualifier les pères, comme si une fois la séparation faite, ils devenaient sans exception de parfaits idiots. Tout ce que dit la mère doit être pris au sérieux, le père n’a que des envies de vengeance, de toute façon, rien de bon (jamais la mère ?). L’enfant n’est-il pas souvent pris en otage par les mères ou par les pères ? Il n’y a pas de statistiques précises là dessus puisqu’aucun des deux ne serait honnête dans ses déclarations. Ne sont-ce pas les mères qui parfois utilisent les enfants pour contraindre les pères psychologiquement et affectivement (et vice-versa) ? Il y aurait d’un côté les mères parfaites et ces brigands de pères ? Certaines mères sont les plus compétentes à élever les enfants, dans certains cas ce sont les pères. Certaines mères sont honnêtes avec elles-même, d’autres non. Il en est de même des pères. Au nom de quel principe universel, l’enfant devrait être toujours privé de son père ? Aucun traumatisme ne peut en découler ? Il n’y a traumatisme que si l’enfant est séparé de sa mère ou ne la voit qu’une semaine sur deux ? C’est aller bien vite en besogne et réduire à peu de choses la complexité de l’esprit humain, quand bien même ce serait celui d’un enfant. Le livre noir de la garde alternée est un partie du sujet. Ce livre est la bible des "contre". Il faut être objectif. Tout ne peut être noir ou blanc, ce serait trop simple.
    Les pères ne voudraient la garde alternée que pour de mauvaises raisons (se venger, ne pas payer de pension) ? Les mères n’ont que de bonnes raisons pour demander la garde exclusive ? Comment est-ce possible ? Certaines études pourtant démontrent que les enfants vivant en garde alternée sont plus "débrouillards", plus vifs et plus équilibrés que ceux qui ont vécu exclusivement avec leur mère. J’entends parler des cas où les parents sont équilibrés eux même. Je ne parle pas des dépressifs, des nerveux, des violents, des menteurs, de ceux qui veulent à tout prix faire du mal à l’autre (tant homme que femme), des égoïstes qui ne pensent qu’à eux et vivent au travers des enfants, ne peuvent en être séparés une seconde. Penser à l’enfant, c’est d’abord raisonner et surtout ne sombrer dans aucun aveuglement ni extrémisme dans un sens ou dans un autre. De toute façon, la psychologie n’est pas une science exacte. Tout n’est qu’une question de bon sens, pour peu que l’on soit intellectuellement honnête (et assez intelligent pour la compréhension des problématiques complexes-beaucoup de nos semblables ne voient pas plus loin que leur nez).Des troubles sphinctériens à cause du père... et puis quoi encore ? Quelle preuve irréfutable peut-on avoir de pareilles affirmations ?

    > Garde partagée ou résidence alternée : l’enfant d’abord
    19 décembre 2007 , par   [retour au début des forums]

    bonjour je vous écris parceque moi j’ai du placer mon fils ainé l’an passer parceque je n’avais plus d’autre solution malheureusement.il est de retour depuis juin 2007 ca va quand meme asser bien.mais maintenant ses le tour de son petit frere d’etre dans un centre j’ai beaucoup de peine,il na que 9 ans ,mais le pire la dedans ses quil est a 3hrs de route de chez moiet a 5hrs de chez son pere moi et son pêre ont est séparer mais sa va bien mais sa na pas toujours été le cas,mon petit bonhomme viens de m’appeler il conte les dodo il s’ennuis ses tres dur,je pleure presqua tout les jours ses moi qui est voulus sa ,mais pas parceque je l’aime pas au contraire j’ai plus d’amour pour mes propre enfants que j’en ai pour moi meme.je donnerais ma vie pour eux,ce qui est plate ses la tes qui est tres dur avec nous elle dit que nous ne sommes pas des parents responsable ,alors que j’ai toujours été la pour eux j’ai été a toutes les rencontres toutes les r-v chez le médecin meme a st-justine et en cours oussi,juste cette année que ses plus difficile car je vais a l’école pour un cours de coiffure,et ses tres difficile de manq

    abbendum Définitions
    28 septembre 2007 , par   [retour au début des forums]

    Définitions :
    Garde alternée : Les parents conservent leur rôle et responsabilités(père-mère) respectif et l’enfant alterne d’un endroit à l’autre.
    Garde partagée : Les parents partagent décisions, responsabilités et rôle (père-mère) selon le lieu et le temps de garde de l’enfant.
    Il serait peut-être intéressant de parler de responsabilité (rôle) alternée ou de responsabilitée(rôle) partagée, l’enfant ayant de toute évidence 2 lieux de vie. Et certains parents ayant de toute évidence leur définition de "partagé" et "d’alterné".
    Du respect de ces responsabilités dépend toute l’harmonie familliale.

    > Les week ends chez l’ex conjoint violent
    22 janvier 2006 , par   [retour au début des forums]

    Bonjour,
    J’ai quitté mon mari à la suite de violences conjugales prouvées, il a été condamné et puni. Cependant, il a obtenu le droit de visite classique (un week-end sur deux et la moitié des vacances)alors que mon fils n’avait que 9 mois. Ce droit de visite s’est élargi et les week-ends commencent maintenant le vendredi à 17H00. Quel est l’intérêt pour mon fils qui a deux et demi de partir chez son père le vendredi soir ? D’autre part, il rentre dans un état lamentable, refusant de revenir avec moi, de quitter son père, me donnant des coups de pied. Comment expliquer un tel comportement qui me déstabilise alors que bien sûr, tout se passe bien avec moi ? Comment confier mon enfant sereinement alors qu’il n’y a pas de communication possible entre le père et moi ?? Je suis un peu sceptique sur les conséquences bénéfiques pour mon fils des décisions de justice.

    • > Les week ends chez l’ex conjoint violent
      12 octobre 2006 , par
        [retour au début des forums]

      forcement la violence c’est mal et si votre mari est agressif ca peut nuir a l’equilibre de l’enfant. par contre quand vous dites que vous ne voyez pas l’interet pour votre enfant de voir son pere le week end, j’ai du mal a comprendre. un enfant a besoin de 2 parents pour trouver un equilibre. une omnipresence de la mere et un pere absent seront surement tres mauvais pour l’equilibre de votre enfant plus tard.

      [Répondre à ce message]

    • > Les week ends chez l’ex conjoint violent
      17 juillet 2008 , par
        [retour au début des forums]
      Les week ends

      Bonjour,
      Je vis actuellement le même cas de figure sauf que je n’ai pas réussi à prouver sa violence ni son alcoolisme !!! Il est violent, alcoolique mais est également manipulateur et menteur. Sa mère a porté plaint contre lui car il l’a rouée de coups. Mais elle l’aide dans sa démarche contre moi.Nous avons débuté une médiation à ma demande. Il nie tout en bloc évidemment et me fait passer presque pour une folle. Actuellement mon petit à 12 mois. Il voit son père les 1ers, 3èmes et 5èmes WE du mois et un mercredi sur deux (de 13 à 18H). Mais nous partons en appel à la demande du père. Il veut le voir plus souvent et au départ voulait la garde alternée !!! Arnaud avait 3 mois quand je suis partie et je l’allaité toujours (je n’était qu’une mère nourricière selon le grand-père paternel) !!! Une aberration. Mais il veut son statut de père... être reconnu en tant que tel... A quoi ça rime ? De la médiation, j’ai réussi à changer l’heure du mercredi à l’avantage du père (11H-18H) bien sûr car Arnaud était privé de sieste, il partait au moment ou elle débute actuellement.
      A ses retour de WE, il est perturbé...Il crie la nuit, se renferme, ne s’exprime plus. Si j’en parle au père, il me répond que c’est parce son père lui manque !!! Voilà, dur... Je ne parviens plus à travailler. Et j’ai des troubles du sommeil.

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    > L’enfant d’abord ???
    22 juillet 2005 , par   [retour au début des forums]

    Bonjour,
    je suis toujours surpris par la qualité des articles, comme le votre, qui respirent le bon sens.
    Vous parlez de l’intérêt de l’enfant dans son intérêt effectivement.
    Ces problèmes sont fondamentaux, porteur de l’avenir.
    Alors comment notre société peut elle laisser des personnes IRRESPONSABLES prendre à la légère des décisions grévant le devenir d’un enfant, notre avenir.
    Tant que les magistrats n’auront pas la responsabilité de leurs actes il ne pourra sérieusement pas être parlé de justice.
    Non plus que de l’intérêt de l’enfant trop souvent mis en avant pour être aussitôt baffoué.
    J’imagine un jury populaire, de bon sens, accompagnant un juge choisi dans sa démarche.
    Merci de m’avoir lu.

    • > L’enfant d’abord ???
      13 octobre 2006 , par
        [retour au début des forums]

      Je suis séparé de mon mari depuis plus de six mois. depuis le mois daout mon mari s est octroyer la garde de notre fils de six ans, il m interdit de le voir, parfois mème de lui parlé au téléphone.mon fils va mal, j’ai contacter service sociaux, protection de l’enfance, gendarmerie, police. je ne peu voir mon fils qu’à l’école à travers un portail, et pendant 15 minutes, et encore quand mon marie n’est pas la a me menacer et à me surveiller.tout le monde sait que notre fils de 6 ans ne vas pas bien,mais nous ne sommes pas passer encore devant le juge des affaires familiales. les services sociaux interviennet à leur niveau, la protection de l’enfance aussi, mais rien ne peut ètre fait sans l’intervention d’un juge. mon mari menace de partir à l’étranger refaire sa vie avec note fils. on parle de l’intérêt de l’enfant, quand un enfant dit, maman tu ouvre le portail et tu m’amène avec toi et on dit rien, dur à entendre, et pourtant c’est ce qui se passe, pendant une séparation, il est donner à n’importe quel parent père ou mère de s’octroyer la garde, de le changer d’école afin que la mère ou le père ne puisse le retrouver, de partir, d’interdir à l’autre parent d’avoir des contacts avec son enfant, tout simplement parceque il a décidé, et la personne qui subit à ce moment c’est l’enfant, car il ne comprend pas,alors il souffre, s’isole, voila, je pense qu’il y a encore des disfonctionnement dans la justice, la voix de l’enfant n’est pas toujours écouter.

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      • > L’enfant d’abord ???
        18 janvier 2007 , par
          [retour au début des forums]

        bonjour, je subis un peu la même chose que vous car mon conjoint m’impose une résidence alternée. Il a pris notre fille le 1er janvier 2007 en me présentant un calendrier et en m’informant d’une façon très autoritaire qu’on commençait une garde alternée à partir de ce jour. Il n’y a eu aucune décision du juge pour le moment. Il savait que j’étais opposé à ce mode de garde. Je ne sais plus quoi faire, ma petite va à l’école (en CP) et je ne peux quand même pas faire un scandale devant tout le monde en récupérant ma fille de force à la sortie. Comment peut-on changer les habitudes d’un enfant du jour au lendemaint comme ça sans le préparer un minimum ? Elle est prise en otage par son père !

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        • > L’enfant d’abord ???lplutôt le père d’abord
          20 février 2007 , par
            [retour au début des forums]

          moi je suis une mamie ayant 2 petits enfants qui subissent une garde alternée IMPOSEE par le père et sa compagne, plus une décision de justice favorable. Les 2 petits vivent mal, le 2ème (4ans) est suivi par un psychologue, plus orthophoniste, plus psychomotricienne.
          La totale, mais on élude le problème de fond, c’est à dire la garde alternée. Pourtant les enfants le disent, mais on ne veut pas les entendre. En France c’est dramatique les enfants ne comptent pas pour grand chose. Le père ne tolère une minute de retard lors de la remise des petits, dont il ne s’occupe d’ailleurs pas, laissant ce soin à sa compagne et sa mère. Réflexion des petits, " je serai méchant avec papa quand je serai grand". On peut mieux faire. Aucun dialogue possible.
          Difficile de revenir sur un jugement il faut beaucoup trop de "preuves" et on ne veut pas reconnaître lorsque les enfants ne vont pas bien. Il faut dire que pour beaucoup de personnes l’intérêt est que rien ne change, elles en vivent !....
          Actuellement les jeunes femmes et les enfants sont pris en otages. Redoutable !...

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    • > L’enfant d’abord ???
      9 juillet 2009 , par
        [retour au début des forums]

      tres juste, nous pourrions aussi imaginer un jury composé d’un juge homme et d’un juge femme, un peu à la manière des prudhom (un employeur, un employé).

      Un médecin qui fait une érreur en subit les concéquences, un juge peut tranquillement reprendre ses décisions arbitraires sans se soucier de ses concéquences. Tant que les juges seront penalement irresponsables nous continuerons à avoir des décisions absurdes et irréfléchies

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