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dimanche 21 mai 2006

La publicité tentaculaire et le sexisme






Écrits d'Élaine Audet



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La revue Relations propose un dossier sur la publicité dans son édition de mai. « La pieuvre publicitaire étend ses tentacules, écrit Jean-Claude Ravet. Et nous sommes ses proies. Souvent dociles. Consentantes ou non. Nous devons nous déprendre, rivaliser d’astuce pour lui échapper encore. Mais combien ont abandonné le combat. Elle gruge nos résistances. Elle apprivoise nos répulsions. Elle devient art, savoir, beauté, nature ». (« La publicité tentaculaire »)

Le dossier compte sept articles, dont un signé par Claude Cossette, qui expose comment la publicité procède à une « manipulation marchande », un autre par la professeure Francine Descarries sur le sexisme de la publicité, qui « impose une image corporelle fictive qui fait du corps un objet de jouissance offert à tous les regards. » La professeure Descarries estime que le Conseil du statut de la femme a abandonné trop tôt le concours Meritas/Demeritas qui dénonçait la publicité la plus sexiste et récompensait les efforts des publicitaires pour produire des publicités non sexistes. Elle signale que la publicité est bien plus sexiste et méprisante qu’à l’époque de ce concours.

Article intéressant également que celui de Jean Pichette sur « L’érotisation de l’espace public ».

Dossier La publicité tentaculaire, revue Relations, mai 2006.

Vendre le corps des femmes

On aura un aperçu des excès de la publicité en jetant un coup d’oeil sur la photo ci-contre annonçant de la bière. Sur le site Old Milwaukee, il y a aussi une série "Bikini team" à télécharger.

Comme de ridicule, sur la page d’accueil du site, on nous demande notre date de naissance : « Old Milwaukee is ONLY for those 21 or older. Please enter your date of birth below. » Comme s’il y avait moyen de contrôler la date de naissance des internautes visitant un site.

La brasserie qui produit cette bière, Pabst Brewing Company, se trouve à Milwaukee, dans le Wisconsin (P.O. Box 739, Milwaukee, Wisconsin, 53201).
On peut protester auprès de la compagnie, via son site : www.oldmilwaukee.com L’adresse courriel de la compagnie est : oldmil@oldmilwaukee.com

Non aux publicités sexistes dans les écoles !

Un article de Julienne Guihard
Le Journal de Montréal

« Une pétition à l’Assemblée nationale, des courriers aux éditeurs, la résistance s’organise au collège Mont Notre-Dame de Sherbrooke. L’objectif : faire retirer les revues contenant des publicités sexistes dans toutes les écoles du Québec.

« Non aux publicités dégradant l’image des femmes dans les écoles : le message est clair, il est lancé par les jeunes filles du collège Mont Notre-Dame, à Sherbrooke.

« Nous ne sommes pas des Don Quichotte, mais nous avons le devoir de donner à nos élèves des outils pour comprendre et avoir un point de vue critique », explique Daniel Coulombe, professeur d’éthique et culture dans cet établissement secondaire, et initiateur du projet. « Et ça, on n’en veut pas ! »

Lire l’article intégral : Le Journal de Montréal, le 15 avril 2006.

COMMUNIQUÉ

Publicités sexistes

400 JEUNES FILLES LANCENT UN CRI D’ALARME À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Montréal, le 11 avril 2006. 400 jeunes filles du Collège Mont Notre-Dame de Sherbrooke adressent une pétition à l’Assemblée Nationale pour dénoncer la surabondance des publicités exploitant le corps de la femme dans des revues pour adolescentes.

Cette action fait suite à un sondage où 90% des élèves répondantes se sont montrées favorables au retrait des rayons de la bibliothèque de l’école des revues Clin d’oeil, Verve Girl, Loulou et Filles d’aujourd’hui à cause de leur contenu publicitaire dégradant. Les jeunes filles du Collège ne se sont pas contentées de ces gestes et ont décidé d’écrire aux éditeurs des revues en question en plus de sensibiliser toutes les écoles du Québec pour qu’elles suivent leur exemple.

Selon M. Daniel Coulombe, professeur au Collège Mont Notre-Dame et initiateur du projet, ces actions s’inscrivent dans un projet éducatif plus large entreprit par le Collège. « Il s’agit de changer une culture de l’exploitation du corps de la femme et non de simples gestes ».

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF), qui mène depuis septembre 2005 une Campagne nationale d’action visant à contrer les stéréotypes de beauté, est très fier d’appuyer l’initiative du Collège Mont Notre-Dame et encourage toutes les institutions et organismes intéressés par cette initiative à communiquer avec M. Daniel Coulombe.

À propos du Collège Mont Notre-Dame de Sherbrooke

Fondé en 1857, le Collège est la première institution francophone d’enseignement dans les Cantons de l’Est. Voué à l’éducation des jeunes filles de Sherbrooke et de la région, et responsable tour à tour de l’enseignement des ordres préscolaire, primaire et secondaire, le Mont Notre-Dame s’est vu attribuer, au long de son histoire, un rôle d’avant-garde au niveau post secondaire voire même universitaire. Depuis 3 ans, le Collège Mont Notre-Dame de Sherbrooke consacre le mois de mars aux femmes et, l’image corporelle de la femme est devenue une de leurs lignes éducatives.

À propos du Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF)

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes est un organisme provincial multidisciplinaire dont la mission est de travailler, dans une perspective féministe, à l’amélioration de la santé physique et mentale des femmes, ainsi que de leurs conditions de vie. L’organisme compte plus d’une centaine de membres associatifs et une cinquantaine de membres individuels à travers le Québec.

Pour information : M. Daniel Coulombe, Collège Mont Notre-Dame de Sherbrooke
Tel : (819) 563-4104
Courriel : dcoulombe@mont-notre-dame.qc.ca

-30-

Source : Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF)
Tél. : (514) 877-3189
Site : www.rqasf.qc.ca

Mis en ligne sur Sisyphe, le 4 mai 2006.


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  • Lisez ceci vous comprendrez.
    (1/1) 27 mai 2006 , par





  • Lisez ceci vous comprendrez.
    27 mai 2006 , par   [retour au début des forums]

    Si je comprends bien votre propos, le problème de bon nombre de messages publicitaires résiderait dans le fait qu’il objetisent la femme, utilisent son corps et sa sensualité comme outil marketing. Ce phénomène regrettable est malheuresement devenu une réalité. La publicité pour une marque de bière américaine citée dans votre article en est un bon exemple. Néanmoins, je tiens à préciser que ce type de marketting concerne également, certes dans une moindre mesure, les hommes(la campagne d’affichage menée en ce moment même par une célèbre marque de prêt à porter italien, et montrant de beau éphèbe au regards lacifs,à moitié nus et couverts de sueur tend à le montrer). Ainsi L’objétisation ne semblerait plus être l’apanage des femmes.

    Encore dois-je préciser que par objétisation, j’entends l’utilisation par l’annonceur dans sa stratégie de vente de la "sexualisation" des corps.
    Il faut savoir au préalable qu’une publicité, quelle qu’elle soit, objétise les hommes et les femmes qu’elle montre puisqu’elle les fige dans un rôle destiné à enclencher le mécanisme d’achat, donc à créer du fantasme. Vous achetez un produit non pas parce que vous vous identifiez au personnage de l’annonce, mais parce qu’il présente aux yeux de votre subconscient une idéalisation de ce que vous voudriez être. Vous ne succombez pas parce que vous croyez être ce personnage, mais plutôt parce que vous adhérez à l’idéal qu’il concrétise (expl : "clio elle a tout d’une grande", je sais, moi prolétaire de base, que je ne serais jamais ministre, mais j’adhère à l’idée que cette voiture puisse convenir à un ministre -cf la pub de l’époque-).

    Tout celà pour en arriver à l’objétisation de la femme en particulier. Je comprend que l’on trouve scandaleux de vendre une bière en étayant le slogan de quelques bikinis. En effet,le destinataire du message étant l’homme, si cette pub existe et qu’elle fonctionne, celà signifie que l’image de la femme qui est figée par cette pub s’inscrit dans l’idéal masculin-1er point-(on peut restreindre en parlant simplement d’idéal physique, ou en parlant d’attrait physique, ce qui exclu la généralisation à toutes les femmes).

    Je ne trouve donc pas sexiste ce message publicitaire, il est simplement efficace, fournissant à certains hommes une association d’images satisfaisant leur fantasmes. Oui certains hommes(je prends la peine d’ajouter "certains", je vous en supplie faites comme moi un geste en faveur de l’éradication définitive de tout militantisme dogmatique) apprécient le protoype féminin de la poufiasse blonde que cette publicité met en avant...parce qu’elle correspond à un idéal physique féminin en l’occurrence, plus précisemment à un idéal de beauté sensuelle et exitante, mais pas à un idéal féminin, c’est à dire une femme idéale. La femme idéale et la femme exitante ne se fondent pas dans le subconscient de l’homme-point n°2-

    Je prendrais pour terminer l’exemple d’une publicité, ou plutôt d’un type de publicités, objétisant de la même façon que précédemment le corps de la femme. Je parle ici des publicités vantant les mérites de produits de beauté ou encore de lingerie féminine. Ces publicités, comme toute pub, émane d’un anonceur désirant attiser l’imaginaire du client, vous, moi, celui qui voudra bien se soumettre attentivement à son message. En revanche elles s’adressent directement aux femmes, à la différence de l’exemple vu précédemment. Et pour rester dans la continuité du précédent paragraphe, j’ajouterais que l’idéal présenté est un idéal de paraître-soit belle, maquille toi- et d’être-soit belle, persuade toi que tu l’es- (puisque la cible essaie d’imiter l’image, elle essaie de correspondre à l’idéal d’elle même qui lui est présenté), ce qui est beaucoup plus pernicieux. -point n°3-

    Je vous laisse réfléchir, en espérant que quelqu’un me lira jusqu’au bout, et mieux encore, qu’il/elle me répondra.


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