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samedi 27 janvier 2007

Un projet de bibliothèque pour jeunes en Afghanistan

par Carol Mann, chercheure en sociologie et directrice de l’association ‘Women in War’ à Paris






Écrits d'Élaine Audet



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Je veux vous présenter un projet de bibliothèque pour jeunes destiné à la ville de Farah. Ce projet sera réalisé par l’association FemAid à Paris et la ACA Gallery à Toronto en collaboration la parlementaire Malalai Joya, la plus digne et courageuse défenderesse des droits des femmes en Afghanistan aujourd’hui. Toute aide financière, toute contribution sont les bienvenues.

La situation en Afghanistan aujourd’hui

Depuis la chute des Talibans, la scolarité a repris, pour la majorité des jeunes, en Afghanistan. De nombreuses jeunes femmes se retrouvent également sur les bancs d’école, à côté d’élèves bien plus jeunes, ce qui témoigne de la valorisation de l’instruction, à tout niveau. Et ce sont justement les femmes qui ont le plus à gagner des changements actuels et qui les revendiquent, même si le joug de cette société patriarcale demeure, sur tous les plans sociaux, extrêmement lourd.

Le niveau d’enseignement, les livres scolaires, l’accès à l’information est toujours instable, en dépit de l’ouverture de nombreuses écoles. Ce sont les régions les plus pauvres qui en pâtissent le plus, bien sûr. Aussi, parmi les trois millions et demi de réfugiés rentrant en Afghanistan, figurent majoritairement des enfants et adolescents qui ont passé des années, voire toute une vie, à l’étranger. Dans les pays d’exil, ils y ont appris l’anglais, parfois d’autres langues, y compris le français, la France bénéficiant d’une image positive en Afghanistan.

Il n’y a donc pas de bibliothèques publiques sur place et les bibliothèques qui existent sont sous-équipées et réservées aux universités (1). Les écoles n’ont généralement pas de livres de référence, les manuels scolaires vétustes sont partagés par les élèves, et les enseignants n’ont aucun matériel pour faciliter leur travail. Et c’est donc en grande partie à cause de l’indisponibilité du matériel scolaire que les cours d’alphabétisation des femmes, qui ont été ouverts un peu partout en Afghanistan, sont d’avance condamnés.

C’est de ces multiples constats qu’est né le projet de bibliothèque. En effet, dans un premier temps, une bibliothèque conviviale, bien fournie en livres de base et d’usuels, serait d’une extrême utilité. Dans un second temps, équiper cette même bibliothèque d’une banque de documentaires, de musique et d’un laboratoire de langues pour apprentissage individuel serait fort approprié. Il est clair que sans ce type d’institution, tout maintien d’alphabétisation, d’apprentissage des langues, de connaissance des langues étrangères est illusoire. Il faut également prendre conscience de la pénurie de professeurs qualifiés, les jeunes Afghans polyglottes choisissant plutôt de travailler pour un ONG qu’en enseignement. (2)

Un tel projet est essentiel pour un pays avec une population si jeune et dont l’âge moyen se situe autour de 17,5 ans. (3) La bibliothèque serait destinée aux élèves des écoles primaires et secondaires, ainsi qu’à leurs enseignant-es (4), et plus particulièrement aux jeunes filles, qui se seront montrées enthousiastes, et qui accèderont à l’instruction. Ce projet pilote constituerait un soutien à la scolarité, dans une perspective d’éducation pour tous et toutes.

La petite enfance a aussi sa part dans ce projet. L’Afghanistan ressemble, de bien des manières, à la France de l’Ancien régime, c’est-à-dire que l’idée que l’enfance soit une étape de la vie à protéger, préserver et nourrir, n’existe pas. L’enfant y est plutôt perçu comme un adulte incomplet à former pour la vie adulte. Les petits garçons apprennent à tirer avec de vrais pistolets et, dès l’âge de quatre ou cinq ans, les fillettes s’attellent aux corvées domestiques et ont toujours la responsabilité des tout-petits.

Par le jeu et la littérature enfantine, un nouveau regard sur l’enfance pourrait alors être offert. Pour une société qui sort d’un quart de siècle de guerre, un espace consacré à la petite enfance contribuerait certainement à valoriser les premières années de la vie en tant que période d’apprentissage et d’éveil. La mise sur pied d’une ludothèque dans un espace réservé à cet effet, à l’intérieur même du bâtiment, serait un premier pas vers cette nouvelle perspective. La proximité de la ludothèque et de la bibliothèque faciliterait le déplacement des jeunes mères ou des sœurs aînées, qui ont la charge des puîné-es, vers la bibliothèque.

Le projet en bref

La bibliothèque serait construite dans l’ancienne ville de Farah, à l’ouest du pays, près de la frontière iranienne, au sud d’Herat. La population, très difficile à estimer, se situe vraisemblablement autour de 200 000 habitants.

Lors d’un voyage en mai-juin 2006, nous avons trouvé le bâtiment idéal. Un bâtiment rénové construit de façon traditionnelle, en brique et avec des coupoles typiques de la région (appelées "gumbasi"), et entouré d’un petit jardin qui possède son propre puits. Nous aimerions aussi innover, en utilisant l’énergie solaire, un concept pour ainsi dire inconnu dans la région. Cette innovation aurait des effets positifs incalculables pour le pays entier.

Le bâtiment est situé près de l’école des filles Mirman Nazoo, qui accueille 3000 élèves (en rotation), dont près de la moitié sont mariées (l’âge du mariage se situant entre treize et quinze ans). Ce bâtiment serait un don fait à l’association afghane OPAWC (Organisation for Promoting Afghan Women’s Capabilities) qui deviendrait propriétaire du lieu et gestionnaire du projet.

Nous procédons présentement à une réflexion et à un tri soigneux sur la nature des ouvrages à envoyer. Pour se faire, nous nous sommes assurés de l’aide d’un comité spécialisé en droit islamique et coutumes afghanes, afin d’éviter tout risque de problème sur place. À cet effet, un catalogue complet des œuvres, sur tout type de support, sera établi au préalable. Les thématiques comprennent la littérature mondiale, l’histoire, la technologie de base, les sciences, la vie pratique, l’artisanat, le sport, le jardinage, la puériculture, le genre et les ouvrages de référence, les dictionnaires et les usuels. Les langues nationales afghanes sont le dari (variante du persan) et le pachtou, mais des ouvrages très illustrés sur les arts et les sciences, venant de France et d’ailleurs, seraient également appréciés.

Lieu polyvalent et lieu de vie, la bibliothèque pourrait servir à des rencontres, des ateliers et des cours pour enfants et adolescent-es, et s’inscrirait alors dans un projet d’éducation pour tous et toutes, servirait de plateforme pour une collaboration avec d’autres projets en place destinés à la construction de la société civile.

La priorité demeure toutefois l’acquisition du bâtiment, l’achat de matériel usuel en langues nationales, l’installation d’une bibliothèque de base avec une aire de jeu pour les petits (une bibliothèque partagée avec les écoles de la ville).

Qui seraient utilisateurs et utilisatrices de la bibliothèque ?

Dans un second temps, grâce à la présence des ordinateurs et éventuellement d’Internet, on pourrait envisager des liens avec des écoles et des institutions pour jeunes du monde entier. Cette bibliothèque, située dans une région-clé de l’Afghanistan, deviendrait alors le point de départ d’une multitude de relations culturelles et amicales entre les jeunes générations afghanes et européennes.

En attendant

Afin de lancer le projet, nous avons installé une bibliothèque temporaire à même une pièce située dans un lieu où se déroulent des cours d’informatique. L’unité de reconstruction américaine qui est sur place (PRT) nous a fourni les étagères, et de notre côté, nous avons déjà acheté une cinquantaine d’ouvrages (contes, poésies, dictionnaires, encyclopédies, atlas) publiés en Iran et au Pakistan, l’édition afghane n’étant qu’à ses débuts. De plus, nous avons reçu une série d’ouvrages pour l’apprentissage du français de la part de l’attachée de l’ambassade de France à Herat.

Partenariat

Nos démarches ne s’arrêtent pas là. Nous avons décidé de nous associer à la députée Malalai Joya de Farah, connue pour son courage et sa détermination (5). C’est de l’engagement et du sérieux d’un-e partenaire et d’une association-relai que dépend la réussite à long terme de tout projet humanitaire, en particulier dans un pays aussi difficile. Ouvertement engagée pour les droits humains, cette députée, très célèbre en Afghanistan, nous a manifesté son vif intérêt pour cet ambitieux projet qu’elle veut soutenir, par l’intermédiaire de son association humanitaire OPAWC (6), déclarée et enregistrée en Afghanistan (7).

En outre, ce projet est réalisé en partenariat par l’association française Femaid, régie sous la Loi 1901 et basée dans la région parisienne, et une association caritative canadienne, la ACA Gallery, qui crée des événements artistiques dont les bénéfices vont directement à ce projet. De plus, leurs présidentes Carol Mann, en France, et Carol Mark, au Canada, connaissent bien l’Afghanistan et ont déjà collaboré à des projets antérieurs dans la région.

Soutien local

Ce projet est soutenu par le maire de Farah et la directrice de l’école des filles Mirman Nazoo. L’ambassade de France à Kaboul nous a également exprimé son soutien, ainsi qu’un Habitat à Kaboul, le PRT américain à Farah et l’organisation GSN (Global Sister Network) à Melbourne en Australie. Nous attendons d’autres soutiens institutionnels. Nous sommes également à la recherche d’un partenariat avec une école, une université, une bibliothèque, une commune en France ou au Canada.

Recherche de matériels et de fonds

Nous avons établi une première liste de priorités avec, d’un côté, le matériel que nous recherchons, et de l’autre les besoins financiers.

La priorité est donnée à l’acquisition de livres. Le matériel électronique est réservé pour l’étape suivante. Nous projetons de débuter avec 2000 ouvrages surtout des ouvrages utilitaires : dictionnaires, encyclopédies, ouvrages de référence. Une partie du matériel pourra provenir de dons (jeu, livres illustrés), mais l’achat d’ouvrages demeure nécessaire. Pour ce qui est du matériel électronique, tout comme pour les livres, les dons sont encouragés. À cet effet, nous avons privilégié le choix de magnétoscopes, maintenant désuets dans la plupart des ménages en Occident qui ont choisi de s’équiper en DVD, et plus facilement récupérables.

Ce sont nos partenaires canadiens qui se chargeront des communications anglophones découlant du projet, de même que de la section du matériel électronique.

Le problème principal demeure le transport. À cet effet, l’envoi par avion militaire paraît la seule option viable. De plus, afin d’assurer le maintien à long terme de cette bibliothèque/CDI, il s’avère essentiel d’obtenir un engagement institutionnel sérieux. Nous désirons également générer des fonds qui permettent la prise en charge des frais de fonctionnement et de l’achat régulier de livre, pendant trois ans.

Les sommes recueillies seront centralisées dans le compte de l’association FemAid en France, sur un livret réservé à cet effet, pour le présent projet.

Gestion du projet

À Paris, ce projet est mené par l’association Loi 1901 Femaid active en Afghanistan et dans les camps de réfugiés depuis 2001. Sa présidente, Carol Mann, est sociologue et auteure d’une thèse de doctorat soutenue à l’EHESS (Paris) en janvier 2006, intitulée Les traditions et transformations dans la vie des femmes afghanes dans les camps de réfugiés pakistanais. Elle est aussi l’auteure de nombreux articles et discours, dont un article sur les femmes afghanes récemment mis en ligne sur le site de l’ Unesco.

L’équipe parisienne comprend également Wassila Ltaief, docteure en droit, spécialisée dans le droit islamique et le droit de la famille au Maghreb ; et Manilee Bagheritari B.A (UCLA, Berkeley)., M.SC (LSE) en études de genre, dont les origines iraniennes sont d’un secours considérable. Nous acceptons bien certainement tous nouveaux volontaires, que ce soit à Paris, à Toronto ou au Québec !

À Peshawar au Pakistan, Khalid Khan, journaliste et spécialiste de la littérature pachtoue s’occupera de la section en langue pachtoue de la bibliothèque.

Selon le budget, que l’on peut retrouver sur le site de Femaid, le projet pourrait démarrer avec 95 200$ US (74 820 €), soit pour l’acquisition du bâtiment, son aménagement, les livres usuels de base, la gestion sur place et les frais d’organisation à Paris et Toronto pendant un an.

Après un voyage à Farah en juin 2006

Plusieurs se poseront la question de la pertinence de la construction d’une bibliothèque dans un pays qui s’enfonce de plus en plus dans le marasme d’une guerre larvée. Certes, de prime abord, de telles ambitions peuvent paraître délirantes si l’on s’arrête aux possibilités d’actes de violence de la part des talibans et de leurs sympathisants (risque d’incendier le bâtiment, par exemple), mais des normes de sécurité ont été envisagées dès le début du projet.

La question véritable qui se pose est celle de savoir si nous devons capituler, là, tout de suite, devant cette menace diffuse. Nous croyons, cependant, que le défi est plus que significatif et son enjeu plus que valable.

L’intensité de ce voyage en juin dernier me rappelait celui que j’avais entrepris à l’été 1994, à Sarajevo, sous les obus ; ce fut une véritable initiation à la guerre, mais aussi à la résistance des femmes, qui motiva par ailleurs une reprise d’études. Pour la première fois, je rencontrai ce mélange très particulier de désespoir et d’espérance folle. Avec Azra, une femme remarquable, qui avait non seulement refusé de fuir la cité en flammes, mais avait de plus recréé tout un système éducatif dans les sous-sols de sa banlieue laminée, nous avons rêvé de reconstruire l’école primaire de son quartier. À l’époque, la fin du siège et la reprise de la vie normale paraissaient au-delà de ce qu’il était possible d’imaginer. Notre rêve s’est toutefois réalisé à travers la petite association que nous avons créée, « Enfants de Bosnie », œuvrant ensemble, chacune dans sa banlieue. Grâce au soutien de la ville de Malakoff, du haut patronage de l’UNESCO, du contingent français de l’UNPROFOR et des nombreux efforts spontanés dans diverses écoles en France, aux Etats-Unis, en Suisse et en Allemagne, nous sommes parvenues à soutenir la scolarité pendant toute la guerre. Grâce aussi à l’aide du Conseil régional de l’Ile de France, du gouvernement suisse, de la Communauté européenne, ce qui est sans doute la plus belle école des Balkans : la Osnova Skola Skender Kulenovic, à Dobrinja, a pu être reconstruite avec un splendide gymnase.

De même, ce projet apparemment insensé d’une bibliothèque destinée aux jeunes, plus particulièrement aux filles, est l’emblème du renouveau de l’Afghanistan. L’emblème d’une nouvelle génération d’Afghans et d’Afghanes, mais de nos jeunes aussi, nos enfants d’un Occident moins confortable qu’il ne paraît. Leurs destins sont intimement liés car ce qui touche les femmes en Afghanistan a des conséquences sur les femmes de nos sociétés. N’est-ce pas ce que la montée de politiques réactionnaires et intégristes de par le monde indique de façon sinistre ?

Un projet, donc, qui met de l’avant l’idée de partager une culture non pas fondée sur la consommation et sur une obligation religieuse spécifique, mais sur la littérature, l’art, les valeurs sociales, sur la recherche de justice et de tolérance, sur une certaine notion de l’enfance et des droits humains, ainsi que sur le droit à la laïcité. Un tel projet sert à créer des références communes.

À travers des rêves réalisables, à travers des idéaux pratiques, nous pouvons créer des liens que la guerre et la politique risquent d’annihiler à jamais. La lutte continue, tant pour eux et elles que pour nous. Et dans cette société globale devenue la nôtre, votre aide ne servira pas uniquement en Afghanistan, mais à votre environnement immédiat.

On peut envoyer des donations personnelles directement et sans frais au moyen du système Paypal sur Femaid en cliquant ici sur le lien du site FemAid.

FemAid, Paris

ACA Gallery, Toronto

Notes

1. Des projets de reconstruction de bibliothèques universitaires ont été lancées à partir de 2002, avec l’UNESCO et quelques universités aux Etats-Unis. (Voir Afgha)
2. C’est une situation typique de l’après-guerre que nous avons pu observer à Sarajevo où notre première association « Enfants de Bosnie », sous le Haut Patronage de l’UNESCO, a été responsable de l’organisation de la reconstruction de l’école primaire Skender Kulenovic dans le quartier de Dobrinja à Sarajevo, inaugurée en 1998.
3. The World Factbook 2005 Central Intelligence Agency, Wikipedia et answers.com. World Factbook
4. Les écoles primaires sont souvent peuplées d’adolescentes qui accèdent tardivement à l’alphabétisation.
5. Tom Coghlan : ”Afghan MP says she will not be silenced”, Kabul, BBC NEWS, 27/1/2006
6. OPAWC
7. Malalai Joya

Mis en ligne sur Sisyphe, le 9 janvier 2007


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Carol Mann, chercheure en sociologie et directrice de l’association ‘Women in War’ à Paris
femaid.org

Carol Mann, sociologue spécialisée dans la problématique du genre et conflit armé, directrice de l’association ‘Women in War’ à Paris.

Historienne, docteure en sociologue (EHESS), spécialiste de genre et conflits, chercheure associée au LEGS (Université de Paris 8), Carol Mann a créé deux ONG, l’une humanitaire www. femaid.org, l’autre womeninwar.org, destinée à l’étude de la condition féminine dans des situations de guerre actuelle. Elle a longuement séjourné en Afghanistan, Pakistan, Iran, R.D. Congo et en Bosnie pour ses recherches et ses projets humanitaires. Elle est l’auteure de La résistance des femmes de Sarajevo, Le Croquant, Paris 2014, Femmes afghanes en guerre, Le Croquant, Paris, 2010, et de Femmes dans la guerre 1914-1945, Pygmalion/Flammarion, Paris, 2010, ainsi que de nombreux articles. Elle collabore également à divers ouvrages et revues scientifiques. Rejoindre l’auteure sur Facebook à la page Women in War et sur Twitter .



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