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mercredi 10 septembre 2008


Lettre à la ministre Christine St-Pierre
Ne laissez pas l’ignorance saper les acquis des Québécoises
La directrice de Châtelaine VS le CSF

par Micheline Carrier et Élaine Audet




Les signataires




Écrits d'Élaine Audet



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La directrice de Châtelaine a rencontré la ministre Christine St-Pierre récemment afin d’essayer de la convaincre d’abolir le Conseil du statut de la femme. À quel titre et au nom de qui Mme Ravary a-t-elle fait cette démarche, nous ne le savons pas. Il semble que l’une des prochaines éditions de Châtelaine abordera le sujet de l’aide aux hommes accordée par le gouvernement, qui serait insuffisante. Les hommes antiféministes et les masculinistes, qui n’ont cessé de combattre le CSF et les féministes depuis cinq ans, se sont peut-être trouvé une nouvelle porte-parle en la personne de Mme Ravary. Raison de plus pour faire savoir à la ministre que nous ne partageons pas l’avis de la directrice de Châtelaine.

Mme Ravary se promène dans les médias en se disant victime d’un "site de féministes radicales". Voir ici.

- La ministre Christine St-Pierre réitère son appui au Conseil du statut de la femme.


Montréal, le 9 septembre 2008

Madame Christine St-Pierre
Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
Édifice Guy-Frégault
225, Grande Allée Est
Bloc A
1er étage
Québec (Québec)
ministre@mcccf.gouv.qc.ca

Madame la Ministre,

Depuis juin dernier, le Conseil du statut de la femme, ses travaux sur l’hypersexualisation et la personne même de sa présidente font l’objet d’attaques de la part de gens des médias, et ces attaques apparemment concertées n’ont rien à voir avec une critique journalistique honnête. Il n’est pas superflu de souligner que les attaques les plus agressives proviennent de blogueurs et de blogueuses (qui se disent journalistes) au service de médias (Journal de Montréal, Châtelaine) qui tirent profit largement de l’hypersexualisation banalisée au sein de la société québécoise. Ces attaques s’inscrivent dans la mouvance antiféministe que nous connaissons depuis quelques années et qui vise à arrêter la marche des femmes vers l’égalité. Pour nous en convaincre, il suffit de les entendre répéter que l’égalité est chose acquise alors que, tout autour de nous, nous constatons que ce n’est pas le cas, en dépit des progrès tangibles accomplis vers cet objectif depuis plusieurs années.

Les plus récentes attaques contre le CSF proviennent de la directrice du magazine Châtelaine qui, comme des masculinistes en 2004-2005, demande l’abolition du Conseil du statut de la femme et suggère d’y substituer une sorte de club mixte qui se réunirait pendant trois jours, une fois l’an (!), "pour dresser une liste des enjeux de l’heure dans les relations entre les individus – hommes-femmes, hommes-hommes, femmes-femmes – et ce, dans une perspective de justice et d’égalité des chances pour tous."

Une telle proposition révèle chez son auteure de la mauvaise foi ou une ignorance certaine du travail pionnier du Conseil du statut de la femme en matière d’égalité "des chances", comme elle le dit, ainsi que du rôle historique du CSF dans l’avancement des Québécoises au cours des trois dernières décennies. Que le Conseil du statut de la femme soit imparfait et qu’il n’ait pas toujours répondu aux attentes de tout le monde, nous en convenons et nous l’avons nous aussi critiqué à l’occasion. Mais s’il fallait éliminer des organismes et des institutions sur ces seuls critères, plusieurs devraient disparaître sur-le-champ, à commencer par les magazines qui travaillent à l’encontre des objectifs de promotion de l’égalité, - raison d’être du CSF et du féminisme -, objectifs qui reçoivent l’adhésion d’une majorité de Québécois et de Québécoises.

Madame la Ministre, nous vous demandons de rejeter catégoriquement et publiquement les prétentions de la directrice de Châtelaine, Lise Ravary, et des personnes qui la soutiennent dans son travail de sape : Lise Ravary ne représente en rien l’opinion majoritaire des femmes québécoises, elle représente son employeur et elle-même. Nous vous demandons ainsi qu’à votre gouvernement de réitérer publiquement votre appui au Conseil du statut de la femme et au mouvement féministe qui luttent sur tous les fronts pour améliorer la condition des femmes québécoises.

En 2004, nous avons mené une campagne contre ce genre de proposition dont le résultat a abouti à une pétition de plus de 5000 signatures d’hommes et de femmes, pétition présentée à la ministre de la Condition féminine d’alors, à l’Assemblée mationale. S’il le faut, nous reprendrons le combat. Nous ne laisserons pas la mauvaise foi ou la malveillance, l’ignorance et les intérêts financiers détruire des institutions que les femmes ont acquises de hautes luttes afin d’obliger l’État à prendre en compte la discrimination systémique à leur endroit et à mettre en place les mesures pour y rémédier.

Après le Conseil du statut de la femme, qui les médias interpellés en raison de leur exploitation éhontée des femmes et des jeunes filles essaieront-ils de faire taire ?

Veuillez accepter, Madame la Ministre, nos salutations distinguées.

Micheline Carrier et Élaine Audet,
Éditrices de Sisyphe.org et des éditions Sisyphe

cc. M. Jean Charest, premier ministre
Mme Pauline Marois, cheffe de la 2e opposition à l’Assemblée nationale
Mme Christiane Pelchat, présidente du Conseil du statut de la femme
Châtelaine
Quelques journaux

- Réponse de la ministre Christine St-Pierre.


RÉAGIR

Ceux et celles qui voudraient appuyer cette lettre peuvent écrire à la ministre à l’adresse suivante. Vous pouvez copier cette lettre et la signer ; ou lui écrire simplement que vous êtes d’accord avec notre position ; ou encore écrire votre propre lettre. Nous donnons aussi les adresses du premier ministre, de la cheffe de la 2e opposition à l’Assemblée nationale et de la présidente du CSF à qui vous pouvez envoyer copie de votre lettre par courriel ou autrement. Si vous avez une réponse de la ministre avant nous, nous vous invitons à la publier dans le forum "Commenter cet article".

  • Madame Christine St-Pierre
    Min. de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
    Édifice Guy-Frégault
    225, Grande Allée Est
    Bloc A
    1er étage
    Québec (Québec)
    G1R 5G5
    Téléphone : 418 380-2310
    Télécopieur : 418 380-2311
    ministre@mcccf.gouv.qc.ca

    Copie conforme à :

  • M. Jean Charest, premier ministre
    Édifice Honoré-Mercier, 3e étage
    835, boulevard René-Lévesque Est
    Québec (Québec) G1A 1B4
    Télécopieur : 418 643-3924
    Courriel : formulaire sur le site.
  • Mme Pauline Marois, cheffe de la 2e opposition officielle à l’Assemblée nationale Hôtel du Parlement
    1045, rue des Parlementaires
    3e étage, Bureau 3.151
    Québec (Québec)
    G1A 1A4
    Téléphone : 418 644-9318
    Télécopieur : 418 643-2957
    pmarois-chlv@assnat.qc.ca
  • Mme Christiane Pelchat, présidente
    3e étage, bureau 300
    800, place D’Youville
    Québec (Québec) G1R 6E2 Téléphone : (418) 643-4326
    Sans frais : 1 800 463-2851
    Télécopieur : (418) 643-8926
    Courriel : csf@csf.gouv.qc.ca

    Mis en ligne sur Sisyphe, le 9 septembre 2008

    POUR SIGNER CETTE LETTRE EN LIGNE

    Vous pouvez ajouter votre signature en ligne en indiquant votre nom et votre adresse courriel dans le formulaire à gauche. Vous recevrez un courriel demandant une confirmation. Quand vous aurez confirmé en cliquant sur le lien indiqué dans le courriel, votre signature apparaîtra sous Les signataires en bas de cette page. Nous avons essayé le formulaire en indiquant le nom et l’url de Sisyphe et constaté qu’il fonctionne bien. Votre courriel n’apparaît pas sur le site et le logiciel ne le sauvegarde pas, donc vous pouvez participer à cette action en toute sécurité. Les associations peuvent indiquer l’adresse de leur site, une information utile pour les internautes qui visitent cette page et qui souhaitent mieux connaître ces associations.

    - Une deuxième page pour des signatures ici.

    Cette page est mise à jour de façon régulière.

  • Lire aussi :

  • Avis sur l’hypersexualisation - Rectifications nécessaires</a<, par Christiane Pelchat, présidente du Conseil du statut de la femme
  • "Sexe et médias - Le Conseil du statut de la femme répond à Lise Ravary", directrice de Châtelaine.
  • « Une attitude revancharde liée à l’avis du CSF sur l’hypersexualisation », par Me Louise Langevin, titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes
  • « Attaques contre le CSF - Lise Ravary se trompe de cible », par Johanne St-Amour
  • « Lettre à l’éditrice de Châtelaine sur la pertinence du CSF - Les raisons d’être du Conseil du statut de la femme », par Rosette Côté, ex-présidente de la Commission de l’équité salariale et consultante à l’École nationale d’administration publique (ENAP)

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    Céline Labrosse

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  • Lettre à la ministre Christine St-Pierre
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  • Article de Lise Payette
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  • A la défense du Conseil du statut de la femme
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  • Madame Ravary tire la "plogue" de son blogue.
    25 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]
    Ne laissez pas l’ignorance saper les acquis des Québécoises

    Submergée par la quantité de commentaires sur son blogue, Madame Ravary a décidé de "tirer la plogue" comme elle le dit.

    "C’est le foutoir, le bordel, le délire sur le Blise" dit-elle croyant qu’une ou deux personnes se cachent derrière toutes les identités ? Elle croît aussi que ces commentaires ne s’attachent qu’à sa petite personne et font fit de problèmes plus graves dans le monde.

    Plusieurs personnes ont très ouvertement déclinées leur identité mais elle préfère croire à un complot ou une manigance quelconque. Bien sûr ces commentaires ne s’adressent pas aux personnes anonymes qui parlent en sa faveur.

    Donc, elle se retire, elle cesse d’animer son blogue. Pas toujours facile d’assumer ses opinions et l’opposition qu’elles suscitent.

    • Madame Ravary rejette la contradiction !
      25 septembre 2008 , par
        [retour au début des forums]
      Madame Ravary tire la "plogue" de son blogue

      Il n’est pas du tout question de sa petite "personne".

      Elle veut toujours parler des problèmes graves vécus ailleurs qu’ici. Elle l’a dit les problèmes que nous vivons ici n’ont pratiquement pas d’importance. Elle suscite des controverses mais voudrait qu’il n’y ait aucune réplique. Et elle dit souvent "J’assume" "J’assume". Justement, elle n’assume pas !

      On dirait une tactique pour que ses "fans" la supplient de poursuivre le blogue !

      Dommage parce que le blogue consistue un bon moyen pour avoir l’heure juste. Quand on prend beaucoup de place dans l’univers médiatique, qu’on a la chance d’avoir des "tribunes" pour s’exprimer, le blogue permet de donner une tribune aux autres. Mais il faut être prêt à affronter l’opinion des autres !

      [Répondre à ce message]

    Lettre à la ministre Christine St-Pierre
    24 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Madame,

    De grâce, n’abolissez pas le Conseil du statut de la femme – un des rares organismes qui peut encore défendre nos intérêts. Vous êtes une femme, votre position, vous la devez, d’une certaine (mais sûre) façon à nos luttes, ne l’oubliez pas... Tout est loin d’être gagné pour nous, les femmes, ne sapez pas le peu qui nous reste.

    Une ancienne (mais dans l’esprit, actuelle, pour toujours et à jamais) militante,

    Article de Lise Payette
    19 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Lise Payette défend aussi l’existence du Conseil du statut de la femme dans Le Devoir d’aujourd’hui : "Un vent de droite souffle sur le Québec."

    A la défense du Conseil du statut de la femme
    19 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]
    la défense du Conseil du statut de la femme

    Voici un article intéressant d’Hélène Naud paru le 17 septembre dans l’aut’journal

    Avis sur l’hypersexualisation - Rectifications nécessaires
    19 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Avis sur l’hypersexualisation - Rectifications nécessaires, par la présidente du CSF, Mme Christiane Pelchat.

    Mise au point sur "ignorance et mauvaise foi"
    14 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    La dernière partie des propos ci-dessous, qu’une correspondante a écrits à la suite de l’autre page sur le sujet, m’étant sans doute attribués, je fais donc cette mise au point. Avertissement : "la directrice de Châtelaine" ne signifie pas dans ce message "tout le lectorat de Châtelaine", mais bien la directrice de Châtelaine, Lise Ravary.

    On peut lire : « Enfin, vous m’interrogez sur mon emploi de l’expression "femme normale". Dans le contexte où j’ai employé cette locution, j’entendais qu’on pouvait être "normale" ET appuyer la disparition du CSF. Normale, soit : pas ignorante à mort, bassement mercantile, de mauvaise foi, ultraconservatrice radicale, passéiste, masochiste, etc.

    D’abord, comme certaines correspondantes qui ont écrit ici, je lis occasionnellement Châtelaine et d’autres magazines du genre, comme Madame (pas pour les recettes, je suis nulle en cuisine, donc pas une "vraie" femelle, comme dirait B. Dutrizac, un futur nouveau blogueur dans Châtelaine.) Quand la directrice d’un média d’information privé avance l’opinion que l’égalité des femmes est acquise pour demander l’abolition d’un organisme public travaillant pour la promotion des femmes, je dis qu’elle me semble ignorer certains aspects de la vie des femmes, car l’égalité n’est pas chose acquise complètement ni pour toutes, et cela, il est facile de le documenter. De nombreux travaux gouvernementaux, universitaires et féministes l’ont fait, que devrait connaître la directrice de Châtelaine en tant que travailleuse de l’information. Si elle ne les ignore pas et prétend tout de même que l’égalité est acquise, alors, c’est de la mauvaise foi. Donc, pas "ignorante à mort", mais pas assez au courant non plus de l’ensemble de la réalité des femmes pour justifier sa demande d’abolir le CSF.

    Ce n’est pas au CSF tout seul de se préoccuper de l’égalité, il est un instrument parmi d’autres que l’État s’est donné pour agir en ce sens. Les femmes travaillent aussi individuellement à la conquête (c’est encore une conquête, rien ne leur est donné) de l’égalité et le mouvement féministe collectivement. Quand la directrice de Châtelaine demande de remplacer le CSF par un conseil mixte qui siègerait 3 jours par an "pour dresser une liste des enjeux de l’heure dans les relations entre les individus", elle me paraît aussi "ignorer" le véritable travail du CSF (membre du c.a. et personnel) et l’envergure desdits enjeux. Il ne s’agit pas seulement de dresser une liste d’enjeux - cela peut se faire en un colloque de trois jours - il faut mettre en place les mécanismes qui favorisent l’égalité dans ces rapports entre individus de même que dans les rapports des individus avec les institutions privées et publiques, et y travailler à l’année longue. Le CSF a été créé comme outil pour combattre la discrimination systémique à l’égard des femmes (collectivement, pas une à une, même si "chaque femme est unique"), et cette discrimination n’est pas disparue, on en est plus conscient-e et on a fait de grands progrès vers son élimination, notamment grâce à l’existence du CSF et du mouvement féministe, mais elle persiste.

    "Bassement mercantile" - ce n’est pas ce qui a été dit. Mais, comme d’autres, je pense que la question éthique et financière se pose. D’abord, la directrice de Châtelaine, magazine et média commercial qui vit en grande partie d’annonces publicitaires encourageant le culte de l’image chez les femmes (1) (en perpétuant le stéréotype de la femme qui a l’obligation d’être toujours jeune, belle, séduisante, accueillante, etc., une femme irréelle puisqu’on vieillit, engraisse et finit par se lasser d’être toujours au garde à vous pour séduire), la directrice de Châtelaine, dis-je, sert davantage, à mon avis, les intérêts des publicitaires et de ses patrons que ceux des femmes quand elle demande l’abolition du Conseil du statut de la femme, organisme qui combat justement les stéréotypes véhiculés par ce genre de magazine. Éthiquement parlant, je crois qu’un média d’information (si Châtelaine se considère tel) n’a pas à faire campagne contre un organisme public en demandant son abolition, même si la mission de cet organisme risque de desservir ses intérêts.

    « ultraconservatrice radicale, passéiste, masochiste ».

    Ces termes ne qualifient pas la directrice de Châtelaine et ils n’ont pas été employés. Toutefois, reprendre comme elle le fait les revendications antiféministes et masculinistes qui demandent depuis quelques années l’abolition du Conseil du statut de la femme et qui prétendent que les hommes sont discriminés en tant que groupe ne me semble pas une position progressiste. Mais le contenu des annonces de Châtelaine peut être qualifié de passéiste parce qu’il véhicule et maintient les stéréotypes. Toutefois, ce n’est pas de cela qu’il est question ici, c’est de la demande d’abolir le Conseil du statut de la femme. Si Lise Ravary citoyenne veut partir en campagne, qu’elle le fasse sans utiliser son magazine commercial. Autrement, les soupçons de conflits reliés à l’éthique, ainsi que de motivations personnelles, peuvent se justifier. Il est très inhabituel que des journalistes ou directrices de publication aillent personnellement demander à la ministre de la Condition féminine d’abolir un organisme qui leur semble inutile. (Dans la même logique, le ministère de la Condition féminine le serait aussi et il devrait être aboli). Ils peuvent le penser et l’écrire, tout le monde a droit à son opinion, mais de là à se lancer en campagne comme un groupe militant pour l’obtenir (la directrice de Châtelaine a été invitée à plusieurs émissions pour exposer son point de vue, en plus de le faire sur son blogue et dans le magazine, et elle aurait rencontrer personnellement la ministre dans ce but)...

    Enfin, s’il n’est pas nécessaire d’être féministe pour défendre les intérêts des femmes, cela aide de chercher au moins à connaître l’ensemble des réalités que vivent les femmes avant de conclure que tout est gagné. Il n’est pas nécessaire pour ce faire d’être une femme, certains hommes semblent conscient de ces réalités. Mais ce sont d’abord aux femmes de prendre les choses en main.

    1. « Le marché de la beauté, un enjeu de santé publique », selon le titre du colloque du Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF), en 2006.

    Micheline Carrier

    • Mise au point sur "ignorance et mauvaise foi"
      15 septembre 2008 , par
        [retour au début des forums]
      Mon dernier mot !

      Je me permets une dernière intervention sur ce sujet, mais avant, merci à Mme Carrier d’avoir publié la majorité de mes messages. C’est appréciable, surtout que quelques échanges furent très intéressants. Certaines lectrices se sont senties vexées par mes propos, ce que je regrette par ailleurs. Bien sûr, j’ai distribué beaucoup de chapeaux, ce qui ne voulait pas dire qu’ils faisaient à toutes les têtes.

      Pour votre lettre au CSF, Mmes Carrier et Audet, j’aurais mieux réagi si vous aviez écrit comme vous venez de le faire. Moins de boulets rouges, plus d’explications sur le fond.

      Et justement, sur le fond, je voudrais synthétiser rapidement le reproche que j’adresse au CSF et qui devrait justifier son abolition.

      J’aimerais voir abolir le CSF, non pas pour faire reculer les droits des femmes. Abolir le CSF, non parce que je suis anti-femmes (j’en suis une moi-même !), et non parce que l’individualisme est mon maître-mot.

      Mon principal reproche au CSF est qu’il s’est fixé sur un concept d’égalité auquel je ne crois pas. Entendons-nous : l’égalité en droit est possible et nécessaire. Mais l’égalité de faits, entre deux groupes (hommes et femmes), suppose qu’il s’agit de catégories assez uniformes. Or, le premier problème est que justement, rien ne me semble plus fictif qu’une supposée situation privilégiée des hommes.

      En tous cas, pas au Québec. Pas en 2008. Quand je regarde autour de moi, je dirais même que je vois plus de mal-être, d’échecs et d’isolement chez les hommes que chez mes connaissances féminines. Et s’il règne un vrai problème d’inégalité, je le vois surtout entre les hommes et entre les femmes, non entre la "classe des hommes" et la "classe des femmes".

      L’autre problème est qu’on m’opposera toujours des mesures statistiques pour me prouver que j’ai tort de ne pas constater l’inégalité de faits hommes-femmes. Mais il faut se rappeler que les statistiques posent d’énormes difficultés, d’abord dans leur conception, puis - et surtout - dans leur interprétation.

      À ce sujet, le CSF et les féministes ne me convainquent jamais que les disparités observées proviennent bel et bien d’un rapport problématique entre les sexes. Tout y est vu comme si hommes et femmes ne pouvaient différer qu’à force de programmation culturelle inégalitaire, si bien qu’il semble interdit d’affirmer que certaines situations dans lesquelles les femmes se trouvent puissent résulter de différences biologiques ou psychologiques.

      Je ne voudrais jamais me déclarer certaine qu’il existe de telles différences biologiques (par ex. : face à l’intérêt pour le pouvoir). En revanche, le CSF, lui, semble toujours certain que les disparités observées relèvent d’un sexisme ambiant.

      La sortie précipitée de Mme Pelchat, lors du remaniement du service des nouvelles à Radio-Canada, illustre bien à quel point le Conseil est prédisposé à débusquer des "rapports de genres" malsains dans tout ce qu’il observe.

      Ce faisant, non seulement le Conseil écarte l’hypothèse biologique, mais balaye aussi une foule d’autres facteurs d’analyse. Que, par exemple, la violence conjugale puisse souvent naître d’une escalade de violence entre les deux partenaires. Que la sous-rémunération des femmes puisse s’expliquer à la fois par des facteurs générationnels ou la surabondance de main-d’oeuvre dans des emplois qu’elles occupent en majorité. Et, ici, je ne suis pas exhaustive.

      Toujours au CSF, il faut conclure en une sorte de "climat social sexiste" auquel il faudrait apporter des remèdes.

      Déjà que le "climat social sexiste" doive être avancé avec beaucoup plus de prudence que n’en démontre le CSF, il faut en plus déterminer jusqu’où le gouvernement peut aller pour faire régner l’égalité de fait.

      L’égalité en droit se conçoit bien. Mais l’égalité de fait est un bien mauvais point d’horizon, puisqu’elle est inexistante. Elle n’existe ni entre votre voisin et vous, ni entre mon père et ses collègues, ni entre ma soeur et moi, ni encore entre un Montréalais et un résident de la Côte-Nord. L’inégalité de fait est inhérente à la nature humaine et bien qu’on puisse tenter de l’atténuer (il le faut, dans une certaine mesure), l’objectif de l’éliminer complètement est irréalisable.

      Pourquoi l’est-il ? Parce que pour y réussir adéquatement, il faut bien connaître les causes des inégalités. Lorsque ces causes sont au moins en partie individuelles, il faut intervenir dans les choix qu’exercent les individus. Et lorsque ces causes sont collectives, les mesures d’ajustement peuvent rapidement devenir trop interventionnistes et créer de nouveaux déséquilibres.

      Prenons un seul exemple : la représentation en milieu de pouvoir. Les systèmes de quotas, plus répandus en Europe qu’ici, démontrent déjà des failles importantes. De bonnes candidatures masculines sont rejetées, créant un sentiment d’injustice et privant parfois les organisations de grandes compétences. Quant aux femmes recrutées pour atteindre le quota, elles courent le risque d’être perçues comme privilégiées par la mesure, leurs compétences étant alors plus facilement mises en doute. Sans compter que ces mesures attirent beaucoup d’attention sur le genre des individus, alors que l’on voudrait précisément que cette distinction s’atténue.

      On pourrait bien sûr tenir un débat sur les mesures d’ajustement en particulier, mais ce n’est pas le but ici. Le but, c’est de montrer que ce genre d’interventions n’est pas exempt de dangers. Et surtout, les mettre en place revient à estimer que l’égalité 50/50 dans la représentation est une valeur qui doit transcender toutes les autres. Voilà des positions, à tout le moins, orientées idéologiquement.

      Enfin, il faut bien comprendre que le CSF ne cessera jamais de trouver de nouvelles inégalités. Pourquoi le ferait-il ? Pour se déclarer lui-même caduc ? Aujourd’hui, on dit des femmes qu’elles gagnent 70% du salaire d’un homme, en moyenne. Le jour où cette proportion s’inversera, que dira alors le CSF ? Que les femmes contribuent plus à la société que les hommes et qu’elles devraient donc bénéficier de plus de services ? Qu’il est anormal que les femmes paient plus d’impôt, en moyenne, que les hommes ?

      Voilà pourquoi je réclame l’abolition du CSF. Son objectif d’égalité est inatteignable, parce que l’égalité de fait n’existe pas. Puis par définition, le CSF ne voudra jamais le déclarer atteint. Et par-dessus le marché, il blâmera sans cesse le sexisme et le patriarcat pour se justifier.

      Autrement dit, le CSF est d’abord un lobby. Il se bat peut-être pour nous, mais seulement qu’incidemment, parce que d’abord, il se bat pour ne jamais disparaître. Et il consumera toute nos vies à nous sortir des études de groupes féministes pour nous prouver sa pertinence renouvelée...

      ... au lieu de nous inciter à nous servir de l’égalité de droit dont nous jouissons pour atteindre nos buts, puis de se poser en conseiller prudent et réfléchi sur les derniers enjeux qu’il nous reste à aborder.

      Salutations cordiales.

      [Répondre à ce message]

      • Mise au point sur "ignorance et mauvaise foi"
        15 septembre 2008 , par
          [retour au début des forums]

        Je crois avoir publié tous vos messages. Si certains de vos envois n’ont pas été publiés, c’est qu’ils ne se sont pas rendus au site. En substance, l’explication que je donne se retrouve dans la lettre à la ministre de façon synthétique. Selon moi, les "boulets" sont encore plus frappants, parce que plus explicites, mais c’est une question de perception.

        « Mon principal reproche au CSF est qu’il s’est fixé sur un concept d’égalité auquel je ne crois pas. » Ne pas croire à ce concept est-il un motif de demander l’abolition d’un organisme ? S’il fallait que tout un chacun se sente le droit de réclamer l’abolition d’un organisme parce qu’il n’y croit pas, il faudrait tout abolir, car l’unanimité est une chose très rare. Il y a d’une part, les croyances individuelels, et d’autre part, les intérêts collectifs. Certaines personnes et groupes de la société n’ont peut-être pas besoin du CSF, mais d’autres oui. Vous le qualifiez de "lobby", ce devrait être le cas aussi de tous les organismes consultatifs qui conseillent le gouvernement dans leur domaine respectif. Il semble que le "lobbying" puisse parfois être efficace.

        « Son objectif d’égalité est inatteignable, parce que l’égalité de fait n’existe pas. Puis par définition, le CSF ne voudra jamais le déclarer atteint. Et par-dessus le marché, il blâmera sans cesse le sexisme et le patriarcat pour se justifier. » Je ne discuterai pas de votre conception de l’égalité, je n’en ai pas le temps.

        Certes, tant que le sexisme et le patriarcat continueront de limiter les chances d’une égalité de fait, à laquelle d’autres croient, il faudra réclamer et blâmer. Le CSF n’est pas le seul à blâmer le sexisme et le patriarcat, l’ensemble du mouvement féministe le fait aussi (donc abolition le mouvement féministe aussi ???) et des instances internationales comme l’ONU, Amnistie internationale et autres. Par ailleurs, ni le CSF ni ces organismes n’ont prétendu, à ma connaissance, que le sexisme et le patriarcat étaient seuls en cause. Toutefois, les faits démontrent que beaucoup d’obstacles à l’égalité de fait découlent d’eux.

        Je pense que vous avez eu suffisamment d’espace pour vous exprimer et vous l’avez fait longuement dans ce dernier message. Moi également, et je me tais aussi, invitant celles et ceux qui le veulent à s’exprimer à leur tour et à signer la lettre à la ministre. Ce pourrait être, ensuite, d’autres organismes, des syndicats ou des groupes féministes contre lesquels on s’en prendra. Le fait que le discours de la directrice de Châtelaine ressemble, sur certains points, au discours d’hommes en lutte depuis des années contre les droits des femmes et contre les féministes, prouve que ces derniers ont réussi à se faire entendre. L’inquiétude est justifiée. Aux femmes, féministes ou non, aux hommes qui veulent l’égalité de fait, de se faire entendre aussi fort pour donner à la ministre davantage de raisons de résister aux pressions.

        [Répondre à ce message]

    Pour savoir de quoi on parle : programme du Conseil du statut de la femme
    10 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Mission
    Le Conseil du statut de la femme est un organisme gouvernemental de consultation et d’étude qui veille, depuis 1973, à promouvoir et à défendre les droits et les intérêts des Québécoises. Il conseille le gouvernement du Québec sur tout sujet qui concerne la condition féminine et fournit de l’information pertinente aux femmes et au public.

    Les actions qu’accomplit le Conseil s’inscrivent dans un plan stratégique pluriannuel qui se traduit par un plan annuel d’activités. Résultat d’une vaste consultation de l’opinion de groupes nationaux et régionaux, le plan et les orientations qu’il comporte prennent racine dans un contexte social, politique et économique en mutation. Dans un Québec pluraliste, où s’opèrent la mondialisation et des changements démographiques importants, la recherche de l’égalité entre les hommes et les femmes se révèle plus que jamais nécessaire. Le Conseil souhaite que les femmes soient parties prenantes aux transformations qui se dessinent et qu’elles les infléchissent vers leurs besoins et leurs aspirations.

    Des actions appropriées aux besoins des femmes
    Le Conseil cherche d’abord, par des études et des recherches, à documenter et à illustrer les conditions de vie des Québécoises. Il transmet également des avis au gouvernement afin de rendre compte de leurs réalités et suggérer des actions à accomplir pour améliorer leur situation économique et leur santé, accroître leur bien-être et faire en sorte qu’elles occupent la place qui leur revient dans les différents lieux de pouvoir et d’influence. Par ses travaux, le Conseil veut sensibiliser les instances gouvernementales et les partenaires socioéconomiques, tout en fournissant aux femmes et aux groupes de femmes des outils pour intervenir dans la collectivité. Enfin, le Conseil porte souvent, sur la place publique, les grands enjeux qui interpellent les femmes. Il suscite donc des débats entre elles, leurs associations et leurs partenaires.

    De l’information porteuse de changements
    C’est à partir des recherches, des études et des avis qu’il produit que s’amorce au Conseil un travail d’information. Des documents synthèses, des brochures et des dépliants sont publiés, non seulement pour faire connaître les enjeux de l’heure au public, mais aussi pour outiller les groupes de femmes et les autres partenaires. Tous les ans, le Conseil prend une part active à la Journée internationale des femmes. Aussi, chaque 8 mars, propose-t-il aux femmes et aux groupes de femmes un thème et du matériel pour animer les discussions ou pour soutenir les activités organisées par les ministères, les entreprises et les autres milieux.

    Pour sa part, le bulletin trimestriel Info-CSF relate les activités et les événements menés par le Conseil. Toute cette documentation est offerte gratuitement aux personnes qui en font la demande et peut être consultée sur le site internet du Conseil : Page des publications. Le Conseil publie tous les deux mois la Gazette des femmes. Grâce à des reportages sur des sujets inédits et des dossiers étoffés, ce magazine présente la réalité féminine sous tous ses angles. Par ailleurs, le Conseil a lancé, par l’intermédiaire de la Gazette des femmes, une collection de guides qui traitent de sujets qui préoccupent notamment les femmes, la famille et la santé. Les guides remplis de conseils, de ressources et de renseignements pratiques sont vendus aux Publications du Québec ou remis en prime avec un abonnement au magazine.

    Le Conseil en région
    Présent sur tout le territoire québécois, le Conseil est en mesure d’établir un contact privilégié avec les femmes, les groupes de femmes, les milieux de la santé, de l’éducation et de l’économie, ainsi qu’avec les ministères et autres organismes gouvernementaux.

    Composition du Conseil
    Le Conseil du statut de la femme est présidé, par Me Christiane Pelchat qui est appuyée par dix autres membres représentatives des divers milieux de la société québécoise. Le Conseil élabore les grandes orientations et approuve tous les avis formulés par l’organisme. Participent aussi aux délibérations, les sous-ministres membres d’office ou leur déléguée. Le Conseil relève de la ministre de la Culture et des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre.

    Site.

    Lettre à la ministre Christine St-Pierre - Ne laissez pas l’ignorance saper les acquis des Québécoises
    10 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    C’est bien sûr, c’est bien sûr.

    Les gens honnêtes sont féministes.

    Et les autres ?

    De faux journalistes qui se prétendent tels, qui tirent profit de "l’exploitation éhontée des femmes et des jeunes filles". Des gens qui appartiennent à la mouvance masculiniste-antiféministe contre la grande marche des femmes contre l’égalité.

    Des êtres de peu de vertu, ignorants, malveillants et de mauvaise foi.

    Il ne me reste qu’à vous souhaiter que Mme St-Pierre entende la sagesse et la profondeur de vos arguments.

    Sinon, elle pourra classer vos lettres et se monter un petit recueil du manichéisme !

    • Lettre à la ministre Christine St-Pierre - Ne laissez pas l’ignorance saper les acquis des Québécoises
      13 septembre 2008 , par
        [retour au début des forums]

      « Les gens honnêtes sont féministes. » Où cela est-il dit dans la lettre ?

      De faux journalistes... Des blogueurs ne font pas de journalisme. Ils écrivent des textes provoquants pour susciter des débats et ne se soucient pas nécessairement de l’exactitude des faits. Bazzo et Martineau, quand ils écrivent sur leurs blogues, ne font pas du journalisme, mais de la polémique. Alors, je suis d’accord pour dire que, dans ces circonstances, ils ne sont pas de vrais journalistes, dans d’autres, ils peuvent l’être.

      Mauvaise foi, malveillance, igrnorance, oui, il y en a dans cette charge contre le Conseil du statut de la femme et cette demande inusitée de le faire disparaître, en prétendant que l’égalité est chose faite. Imaginez l’inverse, que la présidente du CSF ait demandé de faire disparaître l’institution Châtelaine. La directrice de Châtelaine a-t-elle l’autorité de demander une telle chose ? Quelle est sa motivation ? Ses arguments ne tiennent pas, les faits la contredisent : l’égalité n’est pas chose faite. Alors pourquoi une telle initiative ? Y a-t-il un élément personnel sous cela ? A-t-elle été piquée par le fait que le CSF souligne le rôle des médias dans l’hypersexualisation des jeunes et de la société ? A-t-elle pensé que son magazine était visé ? A-t-elle peur que le récent rapport du CSF sur l’hypersexualisation, qu’elle a critiqué d’ailleurs, fasse prendre conscience aux lectrices de Châtelaine que ce magazine renvoie peut-être aussi l’image de la femme hypersexualisée ? Veut-elle montrer à ses patrons le pouvoir qu’elle peut avoir et rassurer les commanditaires ? Je poserais les mêmes questions si c’étaient les patrons de La Presse, du Devoir, du Journal de Montréal, toutes entreprises commerciales privées, qui se lançaient en campagne pour l’abolition du Conseil du statut de la femme. Par contre, je n’ai pas à poser de telles questions aux auteures de la lettre, je sais qu’elles croient le CSF nécessaire tant que l’égalité de fait n’aura pas progressé davantage.

      Je lis Châtelaine à l’occasion, mais je suis en désaccord avec sa directrice sur cette question. Comme le disent certaines de mes amies, on veut les deux, Châtelaine et le Conseil du statut de la femme.

      [Répondre à ce message]

    La première pétition où ?
    9 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Vous dites que vous aviez déjà recueilli des milliers de noms il y a quelques années pour une pétition demandant le maintien du Conseil du statut de la femme. L’avez-vous gardée sur le site ? Si oui à quel endroit peut-on la trouver ? Merci.

    Lettre à la ministre Christine St-Pierre - Ne laissez pas l’ignorance saper les acquis des Québécoises
    9 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    L’ignorance, je sais pas trop, je ne pense pas que Lise Ravary soit ignorante de toutes ces questions et du rôle du Conseil de la femme depuis 30 ans. Je pense plutôt qu’elle manque de bonne foi et suis un courant parce que c’est l’air du temps. Ça fait bien de se faire remarquer en reprenant le parti des hommes frustrés, elle pense se faire bien voir des hommes. Je me demande ce qui l’agace tant que ça dans ce conseil au point d’en faire une affaire personnelle et d’aller courir chez la ministre demander son abolition. Ça se peux-tu qu’elle ait une affaire personnelle à régler avec la présidente du conseil ou avec quelqu’un d’autre. À moins que ça ait affaire avec les médias. Le conseil de la femme semble avoir visé dans le mille en pointant la responsabilité des médias dans son rapport qui a tout déclenché ces investives médiatiques - le rapport sur la sexualisation. Avez-vous déjà vu des journalistes ou des patrons de presse admettre une responsabilité dans quelque chose. Ça l’a peut-être piqué comme ça a piqué Martineau et Bazzo qui se sont sentis visés aussi parce qu’ils travaillent pour des journaux olé olé qui vendent de la pub à des clubs pornos et pire encore. Quand ça nous g^ne de se faire dire que nos patrons profitent de la sexualisation des enfants et de la société en fait on attaque le messager et on essaie de le discréditer. Ça expliquerait l’acharnement, parce que vous pensez peut-être ça aussi, depuis l’été ça dérougit pas comme si le conseil des femmes était devenu l’ennemi public no 1 pour les médias. Pendant qu’Harper fait son show et que les soldats se font tuer ailleurs et que la planète ne va pas très bien. Ben coudonc, y doit y avoir anguille sous roche. Enquêtez les Sherlock Holmes et revenez nous dire les dessous de tout ça parce que ça m,intéresse passablement, comme un feuilleton policier, tiens.

    Commentaires ailleurs
    9 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Plusieurs commentaires sur le même sujet dans ce forum si ça vous intéresse.

    Directrice d’une revue commerciale qui demande l’abolition du CSF
    9 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Ben oui, vous trouvez pas que c’est bizarre qu’une directrice d’une revue commerciale demande l’abolition d’un organisme public ? L’imaginez-vous demandant l’abolition du Conseil de la langue française en prétextant que la langue française n’est plus menacée au Québec ? Bien bizarre. Si quelqu’un peut m’expliquer.

    Qui ?
    9 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Vous posez une question à la fin de votre lettre :

    « Après le Conseil du statut de la femme, qui les médias interpellés en raison de leur exploitation éhontée des femmes et des jeunes filles essaieront-ils de faire taire ? »

    Qui ? Je vous parie que ce serait d’abord les centres d’aide aux femmes victimes de violence. On dira que la violence n’est pas une affaire spécifique aux femmes, que des hommes sont aussi violentés, et alors pourquoi des centres de femmes. Dans la plus pure tradition masculiniste. Preuve que l’idéologie masculiniste a fait son chemin, des femmes l’ont adoptée. Plus facile pour elles de composer avec les hommes et de se mettre la tête dans le sable. Bien plus facile que de lutter pour une vraie égalité et une vraie justice.

    Lise Ravary contre le CSF
    9 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Dans le numéro d’octobre de cette revue souvent citée comme un modèle de revue féminine "intelligente", l’inénarrable Lise Ravary livre une charge à fond de train contre le Conseil du Statut de la femme, jugé obsolète et dispendieux. Défendant son gagne-pain comme d’autres avant elle (voir Bazzo), Ravary reproche au CSF de cibler les médias et de les responsabiliser pour leur dérive qualitative.

    Arguant que LA femme n’existe pas (ou plus), elle nous sert l’argument de l’évolution de la société québécoise sur fond de mythe de l’égalité-déjà-là, dont Christine Delphy affirmait qu’il est un poison à plus d’un titre lors de sa venue à Montréal l’an dernier.

    Ravary reprend également les arguments masculinistes entendus en 2003 lors de la commission parlementaire sur le CSF et qui avait mobilisé le mouvement des femmes. Heureusement que la rédactrice en chef de Châtelaine se dit féministe, au cas où on en douterait...

    Bref, voilà une nouvelle bonne raison de soutenir le boycott que vient de lancer l’IREF pour protester contre la nature et le ton des propos de Ravary dans l’éditorial de septembre à l’égard du dernier rapport du CSF concernant le rôle des médias en matière d’hypersexualisation intitulé Le sexe dans les médias : obstacle aux rapports égalitaires (Réf. : Billet de Ravary dans Châtelaine).

    Les recommandations de Châtelaine :

    1. Abolir le présent Conseil du statut de la femme (CSF) québécois, organisme consultatif dont l’existence perpétue l’idée que les femmes accusent un retard permanent par rapport au reste de la société québécoise. De plus, la femme est un concept collectif non représentatif des femmes qui habitent le Québec moderne. Chaque femme est unique.

    2. Nous recommandons que le CSF soit remplacé par un Conseil du statut de la personne, aussi de nature consultative, composé à parts égales de femmes et d’hommes.

    3. Ce nouveau Conseil serait composé de « sages », des hommes et des femmes provenant de milieux divers, de toutes les générations et de tous les milieux professionnels, travailleurs manuels ou artistes, et reconnus dans leur communauté comme étant des gens d’action ou de réflexion faisant évoluer la société québécoise par leurs interventions, individuelles ou collectives. L’Assemblée nationale choisirait les membres à partir d’une liste de noms soumise par la collectivité, par l’intermédiaire d’un site Web. Ils recevraient une rémunération symbolique pour leur travail.

    4. Ce Conseil se réunirait une fois l’an, pendant trois jours, pour dresser une liste des enjeux de l’heure dans les relations entre les individus – hommes-femmes, hommes-hommes, femmes-femmes – et ce, dans une perspective de justice et d’égalité des chances pour tous.

    - Pour lire la suite.

    - Référence Bazzo ici.

    - Sexe et médias - Le Conseil du statut de la femme répond à Lise Ravary, directrice de Châtelaine

    Sandrine Ricci


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