| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Femmes du monde | Polytechnique 6 décembre 1989 | Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  

                   Sisyphe.org    Accueil                                   Plan du site                       






jeudi 19 février 2009

Les femmes et la crise économique

par Des groupes de femmes du Nouveau-Brunswick






Écrits d'Élaine Audet



Chercher dans ce site


AUTRES ARTICLES
DANS LA MEME RUBRIQUE


Canada - Le retour des Autochtones : une lutte à nulle autre pareille
La cheffe Theresa Spence s’exprime sur sa grève de la faim et la situation actuelle des Autochtones
Repenser le multiculturalisme
G20 à Toronto - Le Comité jeunes féministes de la CLES dénonce les violences sexistes et la violation des libertés civiles
G20 et brutalité policière au pays de Stephen Harper
Gouvernement Harper – Sabrer avec un zèle religieux dans les programmes pour les femmes
Sommet UE-Canada : les sables bitumineux en accusation
Le viol psychologique d’Omar Khadr
Manifestation pour le retrait de l’ambassadeur du Mexique au Canada
Équité salariale - Entre un idéologue obtus et un opportuniste, les droits des femmes sont menacés à Ottawa
Stephen Harper est-il allergique à Céline Galipeau en particulier ou aux intervieweuses en général ?
La fin de l’équité salariale pour les femmes dans la Fonction publique fédérale
Le budget fédéral laisse tomber les femmes, les travailleurs et les travailleuses
Lettre à la Gouverneure générale Michaëlle Jean en faveur de la coalition des partis d’opposition à Ottawa
Harper Rule : une gouvernance sexiste et inéquitable
Les femmes vous observent, disent des groupes de femmes au premier ministre Harper
Le Comité de la CEDEF de l’ONU scrute la performance du Canada
"À voix égales" invite le Premier ministre à nommer des femmes au Cabinet
Appel des artistes pour la Paix : "Dans dix ans, quelle direction voulez-vous voir le Canada et le Québec emprunter ?"
Votre vote comptera-t-il le 14 octobre ?
Avortement et élection : souvenons-nous
Élection Canada - Sur la question de l’égalité des femmes, Stephen Harper ne répond pas
Maintes raisons de ne pas voter pour Stephen Harper
"Les conservateurs nous ont rappelé que nous sommes ‘juste’ des femmes"
Élections fédérales - Battons-nous contre la droite !
Dieu au pouvoir ! God Bless Canada !
La Fédération des femmes du Québec appelle les Québécoises et les Québécois à battre les Conservateurs
Margaret Atwood s’explique - Harper : déconnecté, dépassé
Ingérence de l’Église catholique dans la campagne électorale au Canada
L’Association des Femmes Autochtones du Québec répond aux excuses du gouvernement Harper
Les compressions du gouvernement Harper forcent le départ d’une leader féministe
Le gouvernement Harper cherche à réduire les femmes au silence
La ministre Oda quitte le ministère de la Condition féminine. Enfin !
La déclaration du Canada à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies est tendancieuse et décevante
Politique Canada : dossier principal
Les promesses brisées de Stephen Harper
Stephen Harper tient ses promesses
Des coupures antidémocratiques à Condition féminine Canada
Le gouvernement Harper veut museler les groupes de femmes
La ministre de la Condition féminine, Bev Oda, passe un mauvais quart d’heure devant un comité parlementaire
La ministre à la Condition féminine du Canada interdit aux groupes de femmes de défendre ... les droits des femmes
Il faut rétablir immédiatement le Programme de contestation judiciaire
Le discours de la Traîne
Pour l’égalité entre les femmes et les hommes, il faut changer le mode de scrutin !
Victoire réjouissante : Vivian Barbot a battu le ministre Pierre Pettigrew
Voter ? Mais pour qui ?
Des leaders afro-québécoises inquiètes s’adressent aux chefs des partis politiques en campagne électorale
L’R des Centres de femmes écrit aux quatre chefs de parti à Ottawa
"Des tribunaux islamiques au Canada ?"
10 ans de budgets fédéraux : les femmes doublement pénalisées
Le budget fédéral ne tient pas compte des femmes
Une décennie de reculs : le Canada de l’après-Beijing
Une autre élection injuste pour la population québécoise et canadienne
Harper, une menace sérieuse au droit des femmes à l’avortement







Déclaration

Les actions des gouvernements ne devraient jamais, et surtout pas en temps de crise économique, contribuer à augmenter les inégalités économiques ou sociales. Dans les plans de redressement de l’économie qui sont débattus, aucun ne prend en considération les besoins des femmes collectivement et dans leur diversité. Parce que la réalité des femmes est différente de celle des hommes, les effets du plan choisi seront différents pour les femmes et les hommes.

Pour arriver à une égalité véritable, il faut tenir compte de ces différences. Nous croyons que nos gouvernements fédéral et provincial doivent faire une analyse inclusive des politiques et des budgets gouvernementaux. Il faut évaluer les répercussions des politiques, lois, budgets et programmes existants ou proposés sur les femmes et sur les hommes, tout en respectant la diversité qui existe parmi les femmes.

Il n’y a pas qu’une façon de redresser l’économie. Il faut opter pour les
moyens qui ne creuseront pas les inégalités entre hommes et femmes et qui n’appauvriront pas les plus vulnérables dans notre société.

Dans cette perspective, nous demandons à nos gouvernements :

  • d’investir dans l’infrastructure sociale, c’est-à-dire dans les programmes sociaux tels que la garde à l’enfance, le logement, l’éducation et les soins de santé,
  • d’assurer des revenus adéquats pour tous et toutes,
  • de maintenir la progressivité de notre régime d’impôt sur le revenu pour les entreprises et les particuliers et ne pas baisser les impôts.

Groupes signataires :

Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick
Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick
Coalition pour les services de garde à l’enfance du Nouveau-Brunswick
Business and Professional Women Greater Moncton
Club des femmes de carrière du Sud-Est du Nouveau-Brunswick
Collectif des femmes du Nouveau-Brunswick
Comité des femmes de la FTTNB
Fédération canadienne des femmes diplômées des universités
Fédération des femmes acadiennes et francophones du Nouveau-Brunswick
Femmes équité Atlantique
Front commun pour la justice sociale

Les femmes et la crise économique

Nos priorités

- Investir dans l’infrastructure sociale, c’est-à-dire les programmes
sociaux tels que la garde à l’enfance, le logement, l’éducation et les soins
de santé.

  • La population en aura besoin plus que jamais.
  • Plusieurs femmes travaillent dans le secteur public – où plusieurs emplois à prédominance féminine se trouvent. Un milliard de dollars investis dans le secteur public crée 20,000 bons emplois.
  • L’infrastructure physique est importante mais il ne faut pas y investir au détriment de l’infrastructure sociale.
  • Il ne faut pas transférer les services du secteur public au secteur communautaire dans le but d’économiser grâce aux emplois moins bien rémunérés dans ce secteur. Cela augmente l’écart salarial entre les femmes et les hommes tout en réduisant l’imputabilité, la confidentialité et l’accès équitable pour tous et toutes. Le personnel du secteur communautaire, souvent des femmes, est fréquemment sous-payé à cause d’un manque chronique de ressources financières.
  • Il faut maintenir le transfert du gouvernement fédéral aux provinces et municipalités afin de continuer à financer la santé, l’éducation postsecondaire, la formation, des paiements de péréquation, et tous les services et programmes publics.
  • Des investissements sont nécessaires dans le logement social. Cela créera des emplois tout en comblant un besoin particulièrement criant chez les femmes à revenu modeste.
  • C’est l’occasion de bâtir un système de garderies qui contribuera à soutenir notre économie à long-terme. Chaque dollar investi rapporte de 2 à 17 $.

- Assurer des revenus adéquats pour tous et toutes.

  • Les femmes et les hommes qui vivent dans la pauvreté ne doivent pas être appauvris davantage.
  • Les taux et les politiques d’assistance sociale devraient permettre de vivre dans la dignité. Présentement, l’allocation d’assistance sociale du N.-B. ne donne aux bénéficiaires que de 19 à 41 % du montant déterminé comme le seuil de la pauvreté.
  • Le salaire minimum doit atteindre au moins 10 $ l’heure au N.-B. Une personne travaillant 40 heures par semaine au salaire minimum actuel gagne 16 120 $ par an, soit 2 027 $ de moins que le seuil de faible revenu pour les communautés de 30 000 à 99 000 habitants.
  • Il faut réduire le nombre d’heures éligibles pour l’assurance-emploi à 360.
  • Il faut adopter une loi sur l’équité salariale pour les secteurs public et privé. Les emplois à prédominance féminine sont trop souvent sous-payés. Comme l’équité salariale est un droit humain, elle ne doit pas être soumise aux négociations collectives.

- Maintenir la progressivité de notre régime d’impôt sur le revenu pour les entreprises et les particuliers et ne pas baisser les impôts.

  • L’impôt représente une mise en commun de nos ressources et finance nos programmes comme la santé et l’éducation, ce qui nous permet de maintenir un niveau de vie élevé et d’atténuer les effets de la pauvreté.
  • Réduire l’impôt sur le revenu des mieux nantis bénéficie à un seul groupe : les mieux nantis ! Rien ne garantit que l’épargne d’impôt se traduise par des investissements ou des achats locaux.
  • L’impôt sur le revenu des entreprises et des particuliers doit demeurer progressif. Il ne faut absolument pas recourir à un taux fixe de l’impôt sur le revenu avec une augmentation de la taxe de vente. Cela augmentera le fardeau des plus pauvres qui finiront par payer un plus grand pourcentage de leur revenu en impôts et taxes, puisqu’ils ne peuvent pas épargner. Les femmes, qui ont un revenu annuel beaucoup moins élevé que les hommes, assumeraient donc, collectivement, un fardeau disproportionné des coûts des services sociaux.
  • Nous n’appuyons pas le partage du revenu (income splitting). C’est une mesure coûteuse qui ne bénéficie qu’aux couples où l’un des conjoints a un revenu élevé.
  • Ceux et celles qui ont de faibles revenus ne paient pas d’impôt et c’est très bien.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 19 février 2009


Partagez cette page.
Share


Format Noir & Blanc pour mieux imprimer ce texteImprimer ce texte   Nous suivre sur Twitter   Nous suivre sur Facebook
   Commenter cet article plus bas.

Des groupes de femmes du Nouveau-Brunswick



    Pour afficher en permanence les plus récents titres et le logo de Sisyphe.org sur votre site, visitez la brève À propos de Sisyphe.

© SISYPHE 2002-2009
http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Retour à la page d'accueil |Admin