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mercredi 25 février 2009

Les femmes « Mobilisées, unies et certaines d’avancer ! » pour remplir leurs sacs d’épicerie toujours aussi vides !
Table régionale des centres de femmes de Montréal métropolitain/Laval






Écrits d'Élaine Audet



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Montréal, le 25 février 2009 - Au slogan national du 8 mars 2009, « Mobilisées, unies et certaines d’avancer », les centres de femmes membres de la Table régionale des centres de femmes de Montréal métropolitain Laval (TRCFMML) y ajoutent : pour remplir leurs sacs d’épicerie toujours aussi vides ! Les centres de femmes poursuivent leur lutte pour l’obtention de revenus décents pour toutes, de même que des services publics et des programmes sociaux universels et veulent des réponses significatives. En ce 8 mars 2009, Journée internationale des femmes, la TRCFMML, avec détermination et persévérance, persiste à lutter contre la pauvreté des femmes et l’exclusion sociale. Nous interpellons une fois de plus le gouvernement du Québec d’assumer ses responsabilités d’assurer une juste répartition de la richesse et d’instaurer des programmes substantiels pour l’amélioration des conditions de vie des femmes.

L’acharnement des femmes dans cette lutte sera sans relâche. En effet, depuis plusieurs mois les centres de femmes, membres de l’R des centres de femmes du Québec, interpellent les éluEs afin de briser l’escalade de l’appauvrissement d’une grande majorité de femmes que rejoint la TRCFMML. C’est d’abord en octobre 2008, dans le cadre de la Journée nationale des centres de femmes, que la TRCFMML et L’R diffusaient un recueil de témoignages : La pauvreté des femmes, un enfer privé, une affaire publique. Les femmes rencontraient leur députéE pour prendre la parole et décrier leur situation inacceptable ainsi que leurs revendications pour y mettre fin. Le même scénario s’est reproduit lors de la campagne électorale provinciale de novembre et décembre 2008. Et finalement, pour bien débuter l’année 2009, les femmes des centres tenaient à offrir leurs bons vœux aux députéEs nouvellement éluEs et leur rappeler leurs revendications. Aucune personne du gouvernement ne pourra nier avoir été sensibilisée ; même que plusieurs ont déjà pris des engagements. Qu’en est-il aujourd’hui des suites concrètes ? En ce 8 mars 2009, l’heure est venue pour le gouvernement de rendre des comptes.

Les femmes sont unies et mobilisées mais leurs sacs d’épicerie sont toujours vides. Rappelons que près d’une femme âgée sur trois et près d’une femme monoparentale sur deux vivent sous le seuil de faible revenu. On sait également que ce sont les femmes, particulièrement les femmes immigrantes et racisées, qui se retrouvent dans des emplois précaires et moins bien salariés. D’autre part, une récente étude du FRAPRU (Front d’action populaire en réaménagement urbain) fait ressortir que les locataires sont plus pauvres aujourd’hui qu’il y a 25 ans et que les femmes sont davantage des locataires. De plus en plus, elles consacrent une grande part de leur revenu au loyer. On sait également que le nombre de femmes itinérantes croit sans cesse et que celles-ci bénéficient de très peu de ressources et vivent beaucoup dans l’exclusion. Ajoutons que les coûts de plus en plus effarants du transport en commun mènent beaucoup de femmes à l’isolement. Il n’y a pas pire exclusion que d’être confinée chez soi, faute de pouvoir se payer des billets de métro ou d’autobus. Les femmes en ont assez et ne veulent plus que la charité se substitue aux mesures de justice sociale. Elles ne veulent pas subir les contrecoups de la crise économique.

Même l’ONU, dans un communiqué du 6 février dernier, s’inquiétait de l’impact de la crise économique sur les femmes : « Alors que l’ampleur de la crise actuelle est encore difficile à mesurer, on s’attend à ce que les femmes et jeunes filles (…) soient particulièrement affectées par les conséquences économiques et sociales potentielles, comme le chômage, l’augmentation éventuelle de la violence sociétale et conjugale » L’ONU exhorte les décideurEs à porter une attention particulière à la situation des femmes et à l’installation de « programmes visant à réduire la pauvreté et la faim ». Que comptent faire nos propres décideurEs ?

Les femmes de la TRCFMML rejoindront de nouveau tous les éluEs qui ont pris des engagements et voudront des réponses. C’est en toute solidarité et avec tenacité, qu’elles demeurent Unies, mobilisées et certaines d’avancer !

Mis en ligne sur Sisyphe, le 25 février 2009


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