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mardi 12 mai 2009

La FFQ défend la cause de toutes les Québécoises
Réponse à l’article de Djemila Benhabib

par la Fédération des femmes du Québec






Écrits d'Élaine Audet



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À la suite des propos tenus par Mme Djemila Benhabib, nous tenons à remettre les pendules à l’heure. La Fédération des femmes du Québec (FFQ) est un organisme voué à la défense des droits des femmes depuis 43 ans et n’a aucune association avec le Conseil islamique canadien ou encore avec l’organisme Présence musulmane. Les femmes qui sont membres de la Fédération des femmes du Québec, sur une base individuelle, peuvent être catholiques, protestantes, musulmanes, juives, ou athées. Il y a aussi des organismes qui sont membres de la FFQ. Ils doivent, pour ce faire, être dédiés à la défense et à la promotion des droits des femmes. Ceci dit, nous réitérons que la Fédération des femmes du Québec défend le droit de toutes les femmes de choisir de pratiquer ou non une religion, et cela, dans le respect des valeurs d’égalité entre les sexes, conformément aux principes de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. La Fédération des femmes du Québec réaffirme qu’elle est pour la liberté religieuse, mais contre les intégrismes de toutes les religions.

Ce n’est pas d’hier que le débat sur les signes religieux se concentre autour du foulard islamique. Nous l’avons dit et nous le répétons, la Fédération des femmes du Québec est contre toute obligation religieuse ou politique qui serait faite aux femmes de porter un foulard islamique ici, au Québec, et ailleurs dans le monde. En même temps, nous nous opposons au fait d’interdire, aux femmes et aux hommes qui choisissent librement de le faire, de porter un signe religieux.

Pour nous, il est hors de question de jouer le jeu de l’intégrisme en nourrissant le rejet de l’« autre » ! Ce qui fait, entre autres, le propre des intégrismes, c’est le pouvoir de manipuler les idées afin qu’elles servent à leur politique d’exclusion et d’intolérance. Les positions que nos membres ont prises et défendues, au fil des ans, expriment notre volonté politique de combattre tous les intégrismes, religieux et autres, de consolider l’espace démocratique et de favoriser la participation citoyenne. Nous ne voulons renoncer ni au principe d’égalité entre les sexes, ni aux libertés fondamentales qui peuvent s’exprimer, ici, au Québec !

Nous prônons l’intégration à la société québécoise, à ses valeurs et à ses droits fondamentaux, par un véritable accès à l’emploi tant dans les secteurs public que privé. Rien ne doit entraver la poursuite par les femmes de leur autonomie économique !

Pour élaborer notre position sur les signes religieux, car nous avons été interpellées à plusieurs reprises pour la faire connaître, nous avons organisé, au cours des deux dernières années, des forums, des débats et des consultations. En tant que féministes, nous ne pouvons pas ignorer les témoignages de ces femmes, d’autres origines, qui subissent au quotidien toutes sortes de discriminations. C’est pourquoi, nous entendons poursuivre sans relâche notre lutte contre les violations commises au nom des religions et, avec la même détermination, nous nous opposons à l’interdiction de porter des signes religieux. Cette interdiction pourrait avoir pour conséquence de provoquer un repli sur soi de la part de certains groupes minoritaires. Ce repli isolerait les femmes et compromettrait leurs tentatives d’intégration à la société, intégration qui passe par le marché du travail.

Michèle Asselin, Présidente de la Fédération des femmes du Québec
Émilia Castro, Vice-présidente aux membres associatives
Marie-Céline Domingue, Vice-présidente aux membres individuelles
Carolle Mathieu, Trésosière
Micheline Bourassa, Secrétaire

  • Site de la Fédération des femmes du Québec

    Mis en ligne sur Sisyphe, le 13 mai 2009

  • Lire aussi la position de Françoise David, "Interdiction du port de signes religieux : n’ajoutons pas un voile au voile", site Québec solidaire, le 13 mai 2009. "N’ajoutons pas un voile au voile"


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    la Fédération des femmes du Québec



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    (1/10) 2 juin 2009 , par Internaute

  • Le port de signes religieux dans la fonction publique n’est pas que l’affaire de la FFQ
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    rép: Denys Mehdi Duchêne




  • Les Québécois-es disent non aux signes religieux dans les services publics
    2 juin 2009 , par Internaute   [retour au début des forums]

    Extrait de la chronique de Jean-Marc Léger sur Canoë. Un sondage.

    « NON AUX SIGNES RELIGIEUX

    La Commission Bouchard-Taylor a tenté d’aseptiser le débat, mais sans succès. Le débat revient inévitablement sous une forme ou une autre. Cette fois-ci, c’est sur le port de signes religieux au sein de la fonction et des services publics ? À une question claire, nous obtenons une réponse tout aussi claire (voir tableau ci-joint). Soixante pour cent des Québécois estiment que l’on devrait interdire le port de tout signe religieux dans la fonction et les services publics alors que 36% sont en désaccord et 4% n’ont pas d’opinion.

    « Cette perception est identique partout au Québec, que l’on soit jeune ou vieux, riche ou pauvre ou que l’on vive à Montréal ou dans les régions. Seuls les non-francophones ne partagent pas cet avis, car 47% sont pour l’interdiction et 47% sont contre l’interdiction.

    « Est-ce donc possible au Québec de dire les choses franchement, directement, calmement et respectueusement ? Et ensuite poser les gestes qui s’imposent pour remédier à une situation déplaisante. »

    Le port de signes religieux dans la fonction publique n’est pas que l’affaire de la FFQ
    15 mai 2009 , par Internaute   [retour au début des forums]

    Le port de signes religieux dans la fonction publique n’est pas que l’affaire de la FFQ : la lutte aux inégalités et à la discrimination nous concerne tous.

    Montréal, le 15 mai 2009

    Depuis que la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a voté, samedi dernier, de s’opposer à l’interdiction du port de signes religieux dans la fonction publique, plusieurs personnes sont montées aux barricades, invoquant que cette position représente un recul pour les droits des femmes. Non seulement nous saluons la prise de position courageuse de la FFQ, nous considérons également qu’il en va de la santé de notre société et de la sauvegarde de l’État de droit qu’est le Québec. C’est bel et bien un geste d’ouverture à l’autre et de participation citoyenne que la FFQ a posé. Interdire à certaines personnes de contribuer à la société est un acte discriminatoire, indigne d’une société qui se veut ancrée dans la justice sociale.

    Le débat tourne souvent autour du hijab (le voile islamique), donc revenons un peu sur la réalité des choses. Est-il besoin de rappeler que le taux de chômage chez les Noirs et les Maghrébins est plus du triple de la moyenne québécoise ? Soulignons également que l’État est le principal employeur des femmes au Québec. La question s’impose : pourquoi ajouter une couche de discrimination de plus envers des femmes déjà marginalisées ?

    Ceux et celles qui décrient la position de la FFQ croient-ils donc qu’il existe des motifs valables à la stigmatisation et à la discrimination en emploi ? La FFQ a bien fait de souligner dans son document de réflexion que l’accès au travail est la clé maîtresse de l’autonomie financière et de l’égalité des femmes. Plus globalement, nous estimons que le droit au travail est un droit inaliénable et qu’il est capital dans la lutte contre la pauvreté. La lutte à la pauvreté est intimement liée à la lutte contre les inégalités, puisque pauvreté et exclusion sont trop souvent des sœurs siamoises. C’est par le travail que passent l’intégration sociale et la pleine réalisation de soi. Assurer à tous et toutes le droit d’accès aux emplois du secteur public est donc directement lié à un droit fondamental : le droit au travail.

    Bien qu’un des arguments souvent invoqués dans le débat repose sur la nature laïque de l’État québécois, trop de gens oublient que ce ne sont pas les individus qui doivent être laïcs mais bel et bien les institutions publiques. L’appareil de l’État, incluant tous les services offerts par lui, a pour rôle de traiter de façon juste et égale tous les citoyens et citoyennes, sans discriminer les uns des autres. Les fonctionnaires de l’État sont des personnes à part entière, ayant chacun et chacune des parcours de vie distincts. Cela étant dit, ce dont le public s’attend des employé-e-s de l’État est la compétence et le professionnalisme, deux qualités présentes chez les Québécois de toutes souches confondues, quelque soit leur conviction religieuse.

    Nous admettons cependant que dans certaines fonctions où une personne agit formellement en tant que représentante de l’autorité étatique, le port de signes religieux ostentatoires n’est pas approprié. C’est, par exemple, le cas des juges.

    En somme, la prise de position des membres de la FFQ vient, selon nous, réaffirmer que le Québec est une société dans laquelle nous refusons qu’il existe des droits différenciés, et des citoyens et des citoyennes de seconde zone. Accorder à toutes les femmes le droit de travailler dans les secteurs public et privé n’est pas un privilège mais bien un droit qui est acquis à tous les Québécois et à toutes les Québécoises. Cette position lance un message fort : nous sommes tous et toutes Québécois et avons tous et toutes les mêmes droits.

    Signataires

    Mélissa Abboud ; Gisèle Ampleman ; Geneviève Baril, féministe ; Jean-Jacques Bédard ; Paul Bélanger, professeur en éducation des adultes à l’UQAM ; Naïma Bendriss, chercheure et militante des droits humains ; Adelle Blackett, professeure agrégée titulaire de la Chaire William Dawson de l’Université McGill ; Louise Blanchet ; Louise Boivin, doctorante en Relations industrielles ; Marie-Hélène Bonin, féministe et altermondialiste ; Gisèle Bourret, féministe ; Andrée Brosseau ; Evelyn Calugay, Centre des femmes philippines PINAY ; Centre des travailleuses et travailleurs immigrants ; Centre justice et foi ; J C Chayer ; Neïla Chihi, éducatrice spécialisée et militante féministe ; Léa Cousineau ; Jérémie Cornut, chargé de cours au département de Science politique de l’UQAM ;
    Anne-Marie David, professeure en Techniques de travail social, Cégep du Vieux Montréal ; Françoise David, porte-parole de Québec solidaire ; Sylvie Desautels ; Louise Desmarais ; Sujata Dey ; Bonnie Diamond ; Ariane Émond, animatrice et féministe ;
    André Frappier, syndicaliste ; Élisabeth Garan ; Julius H. Grey, avocat Grey-Casgrain ; Lorraine Guay ; Nancy Guberman, professeure en travail social, UQAM ; Jill Hanley, professeur adjointe à l’École de travail social de l’Université McGill ; Pat Harewood ; Rachel Heap-Lalonde, membre du CrapN’ ; Claire Hurtig ; ean-Claude Icart ; Nicole Jetté ; Mikhail Kapellas, producteur à Radio Centre-Ville, CINQ 102,3 FM ; Joneed Khan, journaliste retraité ; Mira Khazzam ; Denis Kosseim, président de Parole arabe ; Jacques Labonté ; Marie-France Lamarche, Centre des femmes l’Essentielle ; Geneviève Larouche, militante féministe ; Carole Lebel ; Carole Lejeune ;
    Raymond Legault ; Abby Lippman, professeure agrégée à l’Université Mcgill ; Hélène Loiselle : Hélène Madore, anthropologue sociale ; Valérie Martel ; Delice Mugabo, jeune féministe ; Michel Morisset, Nadianick International ; Vrinda Narain, professeure adjointe à la faculté de Droit de l’Université McGill ; Francine Pelletier, réalisatrice ; Pierrette Pelletier, SMNDA-ARPF ;
    Fabienne Preséntey, membre de Voix juives indépendantes ; Noura Rahmani, étudiante en santé ;
    Émilie Raymond, étudiante à la maîtrise de l’Université de Montréal ; Ingeborg Reed, pharmacienne ; Olivier Robichon, enseignant ; Ruth Rose, professeure associée de sciences économiques de l’UQAM ; Blanche Roy, féministe et syndicaliste ; Dina Saikali ; Ana Maria Seghezzo D’Urbano ; Diane Shea, membre du Centre communautaire des femmes sud-asiatiques ; Gwendolyn Schulman ; Christiane Sibillotte ; Michelle Smith, cinéaste ; Les Soeurs Auxiliatrices ; Susan Sokol ;
    Barbara Szeicz, travailleuse sociale ; Young Jews for Social Justice ; Scott Weinstein, membre de Voix juives indépendantes

    • Le port de signes religieux dans la fonction publique n’est pas que l’affaire de la FFQ
      16 mai 2009 , par
      Micheline Carrier   [retour au début des forums]

      Le débat tourne autour du hijab parce que c’est le hijab qui est LE signe religieux ostentatoire dans l’espace public quand on parle des femmes immigrantes et qu’on propose des résolutions sur le sujet. C’est la FFQ elle-même qui a mis l’accent sur le voile ou foulard islamique dans le document préparatoire à la résolution adoptée le 9 mai. Elle ne pouvait guère en citer d’autres, il est vrai : a-t-on entendu des femmes immigrantes d’autres confessions réclamer de porter des signes religieux ostentatoires dans les emplois publics ? Plus encore. Parmi les femmes de confession musulmane elles-mêmes, très peu militent pour ce symbole. Pourtant, tout le monde parle du voile, étendard des islamistes, comme si toutes les femmes musulmanes avaient réclamé qu’on l’autorise pour le personnel des services publics. Et la FFQ parle des droits des femmes immigrantes à porter des signes religieux ostentatoires comme si le port de tels signes étaient une revendication de la majorité d’entre elles. C’est cet amalgame qui peut être stigmatisant. La majorité des femmes immigrantes au Québec, qui sont d’autres confessions, cherchent à améliorer leur situation économique, à travailler, à s’intégrer. Je n’ai pas lu que le fait d’afficher des signes religieux dans la fonction publique leur semblait une condition sine qua non d’intégration. La résolution de la FFQ repose sur une hypothèse non fondée.

      Qui tire profit de cette publicité d’un symbole chargé politiquement ? Certain-es ont peut-être intérêt à ce que les médias parlent le plus possible de ce symbole islamiste de la soumission des femmes, reconverti par quelques-unes en symbole d’identité et en obligation religieuse.

      [Répondre à ce message]

    • Ronronnons en choeur
      18 mai 2009 , par
      Martha   [retour au début des forums]

      Voilà un texte démagogique qui cherche à culpabiliser ceux et celles qui ne partagent pas l’opinion de la FFQ. Ben oui, voyez-vous, des gens sont montés aux barricades car la position de la FFQ est bête d’inconscience. Qu’ont à voir les signes religieux avec le droit au travail ? On peut travailler dans la fonction publique sans afficher ses croyances ou ses opinions politiques. « L’appareil de l’État, incluant tous les services offerts par lui, a pour rôle de traiter de façon juste et égale tous les citoyens et citoyennes, sans discriminer les uns des autres. » Le meilleur moyen, c’est de rester neutre et ça ne blessera pas les gens qui n’ont rien à faire des signes religieux de toutes sortes. Depuis quand afficher ses croyances en milieu de travail est-il un droit ? On en invente tous les jours.

      « ce dont le public s’attend des employé-e-s de l’État est la compétence et le professionnalisme ». Justement pas qu’ils transportent leurs croyances et leurs opinions dans les rapports qu’ils ont avec la population qu’ils desservent.

      Ouverture à l’autre, tolérance, et tout ce ronron est destiné à masquer l’influence qui a pesé sur la FFQ. Vius auriez le monopole de la tolérance ? Pensez-vous que ceux qui ne veulent pas se faire servir par les employés de l’État portant leurs croyances en bandouillère sont des intolérants ? Moi, je crois simplement qu’ils veulent qu’on les respecte.

      [Répondre à ce message]

    • Le port de signes religieux dans la fonction publique n’est pas que l’affaire de la FFQ
      21 mai 2009 , par
      Sisyphe   [retour au début des forums]

      Voici la liste des signataires mise à jour telle que transmise par les responsables.

      Signataires :

      Mélissa Abboud ; Gisèle Ampleman ; Geneviève Baril, féministe ; Jean-Jacques Bédard ; Paul Bélanger, professeur en éducation des adultes à l’UQAM ; Naïma Bendriss, chercheure et militante des droits humains ; Adelle Blackett, professeure agrégée titulaire de la Chaire William Dawson de l’Université McGill ; Louise Blanchet ; Michèle Boisclair, 1re vice-présidente de la FIQ ; Louise Boivin, doctorante en Relations industrielles ; Marie-Hélène Bonin, féministe et altermondialiste ; Gisèle Bourret, féministe ; Patrice Brodeur, professeur agrégé titulaire de la Chaire du Canada Islam, pluralisme et globalisation ; Andrée Brosseau ; Evelyn Calugay, Centre des femmes philippines PINAY ; Centre de femmes La Marg’Elle ; Centre des travailleuses et travailleurs immigrants ; Centre justice et foi ; J C Chayer ; Neïla Chihi, éducatrice spécialisée et militante féministe ; Léa Cousineau ; Jérémie Cornut, chargé de cours au département de Science politique de l’UQAM ; Anne-Marie David, professeure en Techniques de travail social, Cégep du Vieux Montréal ; Françoise David, porte-parole de Québec solidaire ; Sylvie Desautels ; Louise Desmarais ; Sujata Dey ; Bonnie Diamond ; Ariane Émond, animatrice et féministe ; André Frappier, syndicaliste ; Élisabeth Garant ; Ruba Ghazaal, citoyenne ; Julius H. Grey, avocat Grey-Casgrain ; Lorraine Guay ; Nancy Guberman, professeure en travail social, UQAM ; Jill Hanley, professeur adjointe à l’École de travail social de l’Université McGill ; Pat Harewood ; Rachel Heap-Lalonde, membre du CrapN’ ; Greta Hofmann Nemiroff, professeure au Collège Dawson ; Jean-Claude Icart ; Nicole Jetté ; Mikhail Kapellas, producteur à Radio Centre-Ville, CINQ 102,3 FM ; Joneed Khan, journaliste retraité ; Mira Khazzam ; Denis Kosseim, président de Parole arabe ; Jacques Labonté ; Marie-France Lamarche, Centre des femmes l’Essentielle ; Geneviève Larouche, militante féministe ; Carole Lebel ; Raymond Legault ; Carole Lejeune ; Hélène Loiselle ; Hélène Madore, anthropologue sociale ; Robbie Mahood, médecin ; Valérie Martel ; Manon Massé ; Michel Morisset, Nadianick International ; Delice Mugabo, jeune féministe ; Vrinda Narain, professeure adjointe à la faculté de Droit de l’Université McGill ; Francine Pelletier, réalisatrice ; Fabienne Preséntey, membre de Voix juives indépendantes ; Noura Rahmani, étudiante en santé ; Émilie Raymond, étudiante à la maîtrise de l’Université de Montréal ; Ingeborg Reed, pharmacienne ; Olivier Robichon, enseignant ; Ruth Rose,professeure associée de sciences économiques de l’UQAM ; Blanche Roy, féministe et syndicaliste ; Audrey Saldanha Gauthier ; Ana Maria Seghezzo D’Urbano ;Christiane Sibillotte ; Michelle Smith, cinéaste ; Michèle St-Denis, enseignante au Cégep du Vieux Montréal ; Les Soeurs Auxiliatrices ; Susan Sokol ; Barbara Szeicz, travailleuse sociale ; Scott Weinstein, membre de Voix juives indépendantes

      [Répondre à ce message]

    La cause de toutes les Québécoises ? Et ces femmes musulmanes ?
    14 mai 2009 , par Monique   [retour au début des forums]

    Dans, « Droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et liberté religieuse », l’avis du Conseil du statut de la femme au gouvernement, en 2007.

    « Afin de faire entendre d’autres voix que celles que l’on a l’habitude d’entendre sur la question du port du voile et de casser la vision monolithique entretenue au Québec au sujet de la population musulmane, nous avons tenu deux groupes de discussion réunissant des Québécoises de confession musulmane.

    « (...) L’animation et la sélection des participantes des deux groupes ont été confiées à madame Yasmina Chouakri, responsable du Comité des femmes des communautés culturelles à la Fédération des femmes du Québec. Cette animatrice a été choisie par le Conseil du statut de la femme, d’une part, parce qu’elle siégeait au Comité de réflexion et, d’autre part, en raison de son origine maghrébine et de son appartenance à la culture musulmane. Ces attributs devaient, croyions-nous, faciliter le recrutement et aider aux échanges. C’est en puisant dans son réseau et en consultant, notamment, des organismes communautaires montréalais de femmes immigrantes et arabes musulmanes que madame Chouakri a sélectionné les participantes de chacun des deux groupes de discussion. (...)

    « Il ressort que toutes les participantes sont favorables à la laïcité dans l’espace public et qu’elles estiment que leur opinion n’est pas assez entendue. Le sens donné à la notion de laïcité dans l’espace public varie considérablement, d’une participante à l’autre. En effet, certaines ont affirmé qu’il en découle que les pratiques religieuses doivent être confinées à la sphère privée alors que pour d’autres, un État est laïc s’il accorde une place égale à toutes les pratiques religieuses dans l’espace public. (...) »

    Trouvé ici.

    La ministre St-Pierre et la FFQ ne semblent pas avoir entendu ces voix. Ou elles ont choisi la cause qu’elles préfèrent défendre.

    La FFQ peut-elle prétendre "défendre la cause de toutes les Québécoises ?"

    La tolérance de l’intégrisme serait-elle la condition d’intégration de certaines personnes ?
    14 mai 2009 , par Élaine Audet   [retour au début des forums]

    La FFQ agit de la même façon qu’elle l’a fait en 2002 lors du débat sur l’opportunité de décriminaliser la prostitution. Elle a pris position en faveur du droit individuel d’être prostituée au détriment des conséquences d’une telle position pour l’ensemble de la société, plus particulièrement pour une majorité de femmes qui ne considèreront jamais la prostitution comme un travail et voudraient échapper à cet esclavage si elles en avaient la possibilité. À l’époque, des membres de la FFQ, notamment Yolande Geadah et Michèle Roy des CALACS, ainsi que Sisyphe, ont montré l’inconséquence d’une telle position face à la lutte féministe contre la violence envers les femmes dont le système prostitutionnel est l’une des manifestions les plus brutales. Afin de les culpabiliser et de les faire taire, on accusait les personnes critiques à l’égard de la position de la Fédération d’être contre les femmes prostituées.

    Aujourd’hui, on prétend que les opposant-es à la position de la FFQ sur le port du hijab dans la Fonction publique font preuve d’islamophobie en voulant empêcher des musulmanes de pratiquer leur religion. Encore une fois, on donne la préséance aux droits individuels sur les droits collectifs, en l’occurrence le choix de porter un signe religieux ostentatoire dans la Fonction publique. Peu semble importer à la Fédération les conséquences pour l’ensemble de la société, plus particulièrement pour les femmes musulmanes dont la majorité considère que la religion relève de la vie privée et qu’elle doit être résolument séparée de l’État. La FFQ ne se soucie guère de cette majorité de femmes musulmanes qui ont eu le courage de s’opposer, souvent au risque de leur propre vie, à ce symbole de la suprématie des hommes et de toutes les religions patriarcales sur les femmes.

    La FFQ préfère prendre position en faveur d’une infime minorité (un cinquième seulement du 1% de la population musulmane au Québec) qui considère n’avoir que des droits (qu’elle crée et impose au besoin à coup d’accommodements religieux) et aucun devoir envers la collectivité québécoise dont elle fait partie. Personne ne veut empêcher qui que ce soit de pratiquer sa religion en privé ou dans les lieux consacrés à cet effet, mais le respect de l’égalité entre les hommes et les femmes, la laïcité de l’État, donc la neutralité de la Fonction publique, comme valeurs fondamentales au Québec conquises, de haute lutte, ne sont pas négociables.

    Le droit de faire de son corps une marchandise au service des hommes ou de porter un signe de soumission des femmes à l’ordre patriarcal est-il un enjeu féministe ? Il est difficile d’imaginer en quoi le port d’un symbole de soumission des femmes dans les services publics représente un signe de progrès pour la société québécoise et favorise l’intégration des femmes qui en sont porteuses, en niant le choix d’un État laïc et de services publics neutres par le peuple québécois. Il faut espérer que le gouvernement promulguera une Charte de la laïcité qui donnera à toutes et à tous un point de référence sans ambiguïtés et empêchera des égarements semblables à ceux de la FFQ et les pressions des intégristes de tous horizons qui se servent de la notion de tolérance pour imposer leurs valeurs rétrogrades et sexistes. La tolérance de l’intégrisme serait-elle la condition d’intégration de certaines personnes ?

    L’assemblée de la FFQ : Nous y étions !
    14 mai 2009 , par Internaute   [retour au début des forums]

    Lettre ouverte envoyée le 14 mai 2009 pour publication aux quotidiens : La Presse, Le Devoir et le Soleil.

    Oui, nous étions à l’assemblée générale spéciale de la Fédération des Femmes du Québec ! Nous femmes provenant de groupes de femmes locaux, régionaux et nationaux, groupes communautaires, représentantes de comités de condition féminine d’organisations syndicales. Nous étions plus d’une centaine de femmes de toutes les régions du Québec : de l’Outaouais à la Gaspésie, de l’Estrie au Nord-du-Québec, de Montréal à la Côte-Nord, de la Montérégie à Québec et de l’Abitibi au Bas-St-Laurent. Nous sommes des femmes athées et des femmes de différentes traditions religieuses. Nous nous sommes reconnues pour avoir mené ensembles des luttes contre les violences faites aux femmes, pour le libre choix en matière de maternité, pour l’équité salariale, pour l’égalité et la justice sociale.

    Cette assemblée n’est pas sortie d’un chapeau par magie. C’était le fruit d’une réflexion qui s’est étalée, pour certaines, sur une période de deux ans. Des dizaines de femmes sont venues aux microphones au cours de l’assemblée pour exprimer leurs points de vue, leurs perceptions et leurs craintes, et partager leurs valeurs et leurs espoirs, animées par un réel souci de prendre la meilleure décision pour l’égalité des femmes au cours d’un débat respectueux et plein de nuances.

    Cette assemblée s’est soldée par un vote très majoritaire en faveur de la recommandation présentée par le conseil d’administration de la FFQ, soit de s’opposer à l’obligation qui est faite aux femmes de porter des signes religieux ici et ailleurs dans le monde et de s’opposer également à l’interdiction du port de ces signes au sein de la fonction et des services publics québécois, à l’exception des personnes exerçant des métiers ou professions où la sécurité exige l’interdiction ou la restriction de certains signes religieux.

    En somme : NON à l’obligation, NON à l’interdiction.

    Nous qui étions présentes considérons que cette assemblée fut un bel exemple de démocratie, bien loin de la dictature de la pensée unique.

    Nous avons répété à maintes reprises pendant l’assemblée notre engagement pour l’égalité des femmes contre toutes les formes d’intégrismes, religieux ou autres, contre les violations des droits des femmes justifiées par le relativisme religieux ou culturel partout dans le monde. Nous avons réitéré notre engagement infaillible contre toutes les violences pratiquées envers les femmes. A-t-on besoin d’en dire plus ?

    Signataires :
    Louise Beaudry, Centre de femmes Avec des Elles ;
    Michèle Boisclair, Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ ;
    Rolande Clément, Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale ;
    Marie-Thérèse Forest, Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles ;
    Nathalie Goulet, Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail – CIAFT ;
    Carole Lejeune, Centre de solidarité lesbienne – Montréal ;
    Sylvie Lévesque, Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) ;
    Manon Massé, Centre des Femmes de Laval ;
    Josiane Oscar, Association des femmes immigrantes de l’Outaouais ;
    Suzanne Tremblay, Table de concertation des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent

    Débat mal parti
    14 mai 2009 , par Alexa Conradi   [retour au début des forums]

    Le débat sur la prise de position de la Fédération des femmes du Québec sur le port des signes religieux dans la fonction publique et les services publics québécois est mal parti. Dans une lettre ouverte publiée dans quelques quotidiens montréalais, madame Djemila Benhabib accuse la FFQ d’abandonner les femmes musulmanes aux intégristes à cause de l’adoption de la position suivante : ni obligation religieuse, ni interdiction étatique.

    Le débat est mal parti car il se fait dans des termes absolus alors que la discussion devrait s’effectuer toute en nuances. Certaines dénonciations actuelles de la position de la FFQ font un amalgame problématique entre : refuser d’interdire le voile dans la fonction publique et accepter le discours et les pratiques des islamistes intégristes. C’est un raccourci dangereux. La FFQ dénonce tous les régimes et les chefs religieux, économiques et politiques, y compris musulmans, qui cherchent à dicter aux femmes comment se comporter, s’habiller, se déplacer, bref comment vivre leur vie. Le droit de contrôler notre corps est au cœur de la lutte féministe.

    Au lieu de reconnaître aux femmes – à toutes les femmes - le droit d’exercer leur droit de choisir, certains-es cherchent, au nom du féminisme, à leur dicter ce qui est bon pour elles. Pourquoi la liberté de choisir serait-elle un droit reconnu aux femmes en général et une option très difficile à accepter lorsqu’il s’agirait de femmes musulmanes voilées ? Si certaines d’entre elles vivent dans la contrainte de leur religion, travaillons à leurs côtés pour qu’elles s’en libèrent. Mais évitons de les pénaliser en les excluant. C’est au discours intégriste qu’il faut s’attaquer, non aux femmes qui voudraient s’intégrer au Québec en travaillant dans la fonction publique québécoise dans le respect des valeurs et du rôle de celle-ci.

    Même si pour beaucoup de femmes québécoises le hidjab représente un symbole d’oppression, faut-il pour autant mettre celles qui le portent devant un choix déchirant : l’enlever pour travailler ou rester chez soi ? En bout de ligne, je crains que plusieurs de ces femmes soient contraintes à choisir l’isolement et la dépendance financière pour ne pas renier leurs croyances. La société québécoise, elle, aura perdu l’occasion de témoigner de sa capacité d’accueil et d’intégration de femmes souvent très scolarisées et qui ne demandent qu’à faire bénéficier le Québec de leurs talents.

    Ne pas inscrire de croyances politiques, religieuses ou sociales sur le CV nous dit-on
    14 mai 2009 , par Internaute   [retour au début des forums]
    La FFQ défend la cause de toutes les Québécoises

    Désirant rejoindre le marché du travail, un organisme qui prépare les femmes à faire leur CV et qui les prépare à passer des entrevues était formel : ne pas mentionner que nous adhérons à un parti politique, à des croyances religieuses à des engagements sociaux surtout s’ils sont féministes !!!

    Extrême contradiction avec les signes religieux ostentatoires !

    La FFQ manque de vision globale et d’analyse sérieuse
    13 mai 2009 , par Johanne St-Amour   [retour au début des forums]
    La FFQ défend la cause de toutes les Québécoises

    -  Je ne crois pas que la Fédération des femmes du Québec défendent toutes les femmes comme elle tente de nous en convaincre. La Fédération envoie plutôt le message à la société québécoise, et aux femmes, qu’elle est solidaire d’un petit groupe de femmes qui ont décidé de placer au plus haut niveau leurs valeurs religieuses. Au détriment, peut-être, d’un emploi qui pourrait les faire vivre. Au détriment d’une société qui tend de plus en plus vers la laïcité. Une société qui s’est libérée, en partie, de l’emprise dominatrice et discriminatoire d’une religion.

    -  Non seulement la Fédération jette de la poudre aux yeux en tentant de nous convaincre que son geste vient soutenir l’égalité entre les hommes et les femmes mais aussi l’égalité entre les femmes. Toutes les religions ont été façonnées par des hommes et continuent d’imposer des lois passéistes et injustes pour les femmes. Et ici je ne parle même pas d’intégrisme ! La Fédération s’opposera aux intégrismes mais ne s’opposera pas aux injustices, aux oppressions, aux iniquités de toutes les religions envers toutes les femmes ? La Fédération veut imposer une vision d’égalité entre les femmes où l’autonomie financière de certaines passera nécessairement, selon elle, par l’affirmation religieuse ? Veut-on imposer une vision de l’égalité entre les femmes qui ramène à un degré inférieur les inégalités religieuses et autres que toutes les femmes vivent en culpabilisant presque celles qui refusent toutes les oppressions ?

    -  Cette vision de l’égalité, fait fi d’une analyse globale pour la liberté des femmes. Une analyse plus sérieuse et plus poussée aurait été souhaitable. Le refus d’interdire le port du voile comme la Fédération aime bien se gausser fait fi du port d’autres signes religieux qu’elles encouragent par le fait même, fait fi des victimes ici au Canada et dans d’autres pays qui ont payé de leur vie leur refus de ces signes.

    Pourquoi nous appuyons la FFQ
    13 mai 2009 , par Nathalie Goulet   [retour au début des forums]
    La FFQ défend la cause de toutes les Québécoises

    directrice, Conseil d’intervention pour l’accès des femmes du Québec (CIAFT)

    C’est à titre de membre associatif de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) que le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes du Québec (CIAFT) a appuyé samedi dernier la position de la FFQ lors de l’assemblée générale spéciale sur le port de signes religieux dans la fonction et les services publics québécois.

    Depuis deux ans, nous suivions le débat social au Québec autour des accommodements raisonnables et il était nécessaire, et prévu dans son plan d’action, que la FFQ prenne position sur la question.

    C’est un débat démocratique qui a eu lieu samedi dernier. Plus d’une centaine de déléguées, membres individuelles et membres associatives, étaient présentes et elles ont accepté d’accorder à quelques observatrices le droit de parole durant l’assemblée. Nous croyons important de le rappeler, puisque beaucoup de réactions depuis sont remplies d’invectives et d’allusions erronées d’infiltration.

    La position de la FFQ nous met à l’aise car elle est nuancée et le fruit d’une démarche rigoureuse et d’une analyse en trois aspects qui rejoignent nos préoccupations : le modèle de laïcité québécois, la situation des femmes immigrantes sur le marché du travail et l’intervention féministe telle que pratiquée dans les groupes de femmes au Québec.

    Après réflexion en son sein, notre organisation a accepté d’appuyer cette position en mettant de l’avant deux arguments.

    Le premier argument est relatif à l’autonomie économique des femmes immigrantes ou racisées. Le CIAFT est très préoccupé par les difficultés d’insertion professionnelle que vivent quotidiennement les immigrants et qui touchent plus défavorablement encore les femmes : une non-reconnaissance des diplômes et des expériences, un taux de déqualification professionnelle alarmant (alors que le quart des immigrantes d’origine arabo-musulmane, par exemple, possèdent un diplôme universitaire), un taux d’emploi de dix points inférieur aux Québécoises nées ici et un taux de chômage jusqu’à quatre fois supérieur à la moyenne.

    Nous craignons également les impacts qu’une interdiction du voile dans le secteur public aurait dans le secteur privé pour les femmes qui le portent. L’outil qu’il nous faut pour combattre la discrimination ne relève pas de l’interdiction, mais bien de programmes d’accès à l’égalité efficaces.

    Le deuxième argument que nous avançons a trait au droit individuel et prend acte que les tribunaux ont tendance depuis vingt ans à autoriser le port de signes religieux sur les lieux de travail en autant que la sécurité n’est pas compromise. Par ailleurs, reconnaissons que ce débat s’inscrit dans une vision de l’État qui est loin d’être neutre actuellement, comme ne l’est aucunement le marché du travail, encore ségrégué sexuellement et discriminatoire pour les immigrants.

    Le Québec a une longue tradition d’accueil et d’intégration des immigrants. Nous devons poursuivre cette tradition en améliorant nos politiques d’intégration et en les basant sur les principes d’interculturalisme qui ont fait la marque de notre société.

    Nous sommes des travailleuses féministes engagées depuis des décennies sur les enjeux contemporains du Québec que sont la lutte à la pauvreté, la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, la conciliation famille-emploi-études et nous poursuivrons ce travail avec toutes les Québécoises, nées ici ou issues de l’immigration.

    Le 13 mai 2009

    • Pourquoi nous appuyons la FFQ
      13 mai 2009 , par
      Marie-Ange   [retour au début des forums]
      Un effort d’intégration de part et d’autre

      Quelques réflexions :

      1. Comment en êtes-vous arrivées à la conclusion que permettre le port de signes religieux dans les services publics aiderait à l’intégration et à la situation économique des femmes immigrantes ? La FFQ ou d’autres ont-elles fait des études sur le sujet ?

      2. La Commission Bouchard-Taylor a tout de même affirmé que les demandes d’accommodements pour raisons de croyances religieuses ne provenaient pas principalement d’immigrants mais de Québécois nés ici ou vivant ici depuis longtemps. Alors, où est la pertinence de relier immigration, croyances religieuses, intégration et port de signes religieux dans des fonctions publiques ?

      3. Parce que l’État est loin d’être neutre actuellement, faut-il renforcer la présence et le pouvoir des religions dans le domaine public et l’appareil d’État et donc fragiliser davantage sa neutralité ?

      4. "La non-reconnaissance des diplômes et des expériences, un taux de déqualification professionnelle alarmant (alors que le quart des immigrantes d’origine arabo-musulmane, par exemple, possèdent un diplôme universitaire), un taux d’emploi de dix points inférieur aux Québécoises nées ici et un taux de chômage jusqu’à quatre fois supérieur à la moyenne", voilà des problèmes sérieux auxquels il faut s’attaquer. Mais quel est leur rapport avec le fait d’afficher des signes religieux comme le hidjab dans les services publics ? Comment cela va-t-il aider à la reconnaissance des diplômes et des expériences, à donner de l’emploi aux Québécoises d’origine arabo-musulmane ? Veut-on sous-entendre que les femmes arabo-musulmanes ne sauraient travailler dans des entreprises où elles devraient renoncer à cacher leurs cheveux en présence d’hommes, parce que leur religion d’hommes dit que les femmes non voilées sont un danger pour les hommes ? Si c’est le cas, on n’est plus dans la lutte contre la discrimination en emploi, la disqualification des diplômes, etc. On est en pleine idéologie islamiste, ne vous en déplaise.

      5. Et si les femmes que vous défendez acceptaient d’être traitées comme les autres en ce qui concerne les signes religieux dans les services publics ? Si personne n’en porte, elles ne seraient pas différentes ou différenciées. Si elles se mettaient à penser que cela pourrait bien les aider à s’intégrer au lieu de leur nuire ?

      Occuper un emploi n’a pas pour fonction de se donner un tremplin pour affirmer des opinions politiques ou des croyances religieuses.

      [Répondre à ce message]

    Religion : outil du patriarcat avant tout
    13 mai 2009 , par France   [retour au début des forums]

    Toute religion est par définition un outil de domination (d’endoctrinement) patriarcal. Le fait que le droit à la religion ait été inscrit dans les chartes de tout acabit ne rend pas la religion acceptable.

    • Religion : outil du patriarcat avant tout
      14 mai 2009 , par
      Denys Mehdi Duchêne   [retour au début des forums]
      J’accuse la FFQ de trahir le comat des femmes

      J’ai sérieusement quelques inquiétudes dans tout ce débat qui entoure le port du voile et particulièrement dans les nombreux raccourcis qu’utilisent nombre de féministes.

      En tant que journaliste indépendant et qui a eu l’occasion de voyager dans certains pays musulmans ces dernières années, j’ai pu observer et analyser au fil de mes rencontres que le voile, s’il peut être un objet d’oppression envers la femme dans des cas particulier, il n’est surtout pas que cela, et ne vous en déplaise pas toujours porté pour des raisons religieuses.

      Au Liban par exemple, et ce depuis le début de ce siècle, des couturiers adaptent le voile à leurs ligne de vêtements et non le contraire.

      Au Philippines, le Front de libération Moro(groupe révolutionnaire de culture musulmane, mais non religieuse) laisse volontairement les femmes militantes porter le voile qui a toujours été un symbole politique de lutte indépendantiste plutôt qu’un symbole religieux.

      J’ai eu l’occasion d’interroger bon nombre de musulmanes tunisiennes où le port du voile en Tunisie est revenu en force après les attentats aux E.U en 2001. Et pour la grande majorité,85%, elles m’ont avoué le porter pour des raisons culturelles voulant prendre leur distance des valeurs sociales occidentales et que l’Islam dans leur motivation à le porter volontairement, était très accessoire.

      À Séville en Espagne en 2004, j’ai recontré et discuter avec trois adolescentes au sortir des classes, toutes trois voilées.

      La première d’origine marocaine, m,a expliqué que son père était croyant et non pratiquant, que sa mère ne s’était jamais voilé et qu,on ne faisait même pas le ramadan à la maison. Mais cette jeune fille a décidé de le porter tout à fait volontairement pour se protéger de ce qu’elle pouvait observer dans la société espagnole.

      La deuxième jeune fille,Aisha d’origine algérienne était la seule à le porter à la maison, malgré deux soeurs ainées, non pratiquantes et une mère décédée et dont le père est plutôt pratiquant mais a laissé le libre choix à ses filles de le porter ou non.

      Et la troisième, d’origine libyenne, à 14 ans avait commencé à le porter après avoir été harcelé par de jeunes garçons d’origine espagnole à l’école. Et cherchant dorénavant à se protéger des regards de l’autre sexe. Ses parents se réclamaient socialistes avant d’être musulmans, mais sa soeur ainée le portait également, elle pour des raisons m’a t-elle dit, religieuse.

      J,ai également été témoin d’un geste de ma belle-soeur marocaine en 2006 où un certain midi elle s’est décidé à enfiler le voile alors que je ne l’avais jamais vu auparavant le porter. Alors je lui ai demandé pourquoi cette fois-ci, et elle m’a répondu qu,elle était pressée et qu’elle n’avait pas eu le temps de se coiffer.

      Ces quelques exemples pourront j’espère, permettre à certaines féministes ou extrèmistes laics de cesser de réduire le port du voile qu’à un symbole d’oppression des femmes. Si vous remarquez une femme voilée traîner 15 pieds derrière son mari la tête baissée, vous avez là les indications qu’elle soit obligée de le porter et qu’elle soit soumise.

      Mais celle que vous croisez seule dans la rue voilée est peut-être célibataire et n’a aucun membre de sa famille présent au Québec pour lui faire subire la pression sociale de le porter et qu’elle a décidé tout simplement de le faire volontairement pour se protéger du regard des hommes.

      Le voile, symbole religieux souvent, mais aussi symbole social, politique, culturel sans être relié à la religion.

      [Répondre à ce message]

      • Religion : outil du patriarcat avant tout
        14 mai 2009 , par Diane Guilbault
          [retour au début des forums]
        Les motivations derrière le voile

        « Le voile, symbole religieux souvent, mais aussi symbole social, politique, culturel sans être relié à la religion », dites-vous. Je suis d’accord. Mais c’est bien commode d’invoquer la liberté religieuse pour un symbole qui peut être tout autre chose. Peut-on blâmer les citoyennes et les citoyens de soupçonner que certaines jouent sur la confusion ?

        Le voile est un symbole particulièrement chargé, vous en faites la démonstration. Et à voir les motivations (et non la signification) invoquées, on peut se demander pourquoi il devrait avoir une protection plus importante par rapport à d’autres symboles. Par ailleurs, vous écrivez aussi : « elle a décidé tout simplement de le faire volontairement pour se protéger du regard des hommes ». Vous trouvez cela acceptable ? Pas moi. Enfin, je crois que si certaines jeunes femmes sont tentées de porter le voile pour faire un pied de nez à l’occident, ce choix se fait dans un contexte où l’islam politique est de plus en plus présent. Elles devraient cependant peut-être regarder l’histoire des femmes iraniennes qui en 1979, pour faire ce pied de nez au Shah et aux États-Unis, ont choisi de remettre ce voile sur leur tête. Elles ne se doutaient certainement pas qu’il allait devenir l’instrument de leur asservissement et qu’elles ne pourraient plus l’enlever quand bon leur semblerait. Partout où le voile est réapparu, les droits des femmes ont reculé. Peut-on parler de hasard ?

        Ceci dit, rappelons-nous que le vrai sujet, c’est de savoir si le devoir de réserve des employés de l’État s’étend aux discours religieux symbolisés par des vêtements ou autres objets. Rien de plus, mais rien de moins. C’est un débat sur la laïcité.

        [Répondre à ce message]

        • Religion : outil du patriarcat avant tout
          16 mai 2009 , par G.Bourret
            [retour au début des forums]

          Avant tout un débat sur la laïcité, dites-vous ? Oui, mais cela ne disposera pas de toute la question sur le port des signes religieux ostentatoires dans la fonction publique. Je voudrais ici ressortir quelques points.

          Comme vous étiez comme moi présente à l’Assemblée générale de la FFQ, vous n’êtes pas sans savoir qu’une proposition a été adoptée concernant l’importance de préciser la notion de laïcité et de demamder au gouvernement qu’il fasse cet exercice. Je n’ai pas le libellé exact, mais c’est l’idée. Cela montre bien qu’il y a un débat à poursuivre et que le gouvernement aurait dû profiter du dépôt du rapport de la Commission Bouchard-Taylor pour soumettre au débat public la question notamment de la laïcité de l’État. Mais comme on le sait, le Rapport a malheureusement été "tabletté". La question est là, qu’entend-on par un État laïc ? Quel modèle de laïcité voulons-nous promouvoir ? Certaines personnes disent que le modèle de laïcité ouverte est un concept "fumeux" ambigü, etc. Voulons-nous alors d’une laïcité à la Française telle que précisée dans la Constitution de 1958 : "la France est une République indivisible, laïque,démocratique et sociale..." ? La France n’a pas de Charte des droits et libertés de la personne comme c’est le cas ici, et plusieurs le déplorent. L’adoption de la Charte québécoise en 1975 représente une avancée sociale incontestable et le mouvement des femmes a revendiqué et salué l’existence de cette Charte qui reconnaît comme on le sait la liberté de croyance, de religion, de conscience, d’expression et interdit les discriminations en fonction du sexe, de la race, de la religion,de la couleur, de l’orientation sexuelle, etc. Tout cela pour dire que la laïcité doit être définie par rapport aux chartes québécoise et - tant que nous serons dans le Canada -canadienne. Cela constitue la spécifité de notre situation et détermine en bonne partie le modèle de laïcité qui peut s’appliquer. Bien sûr on peut modifier la Charte, mais on ne peut y faire perdre sa nature qui est de protéger et de permettre l’exercice des libertés et droits fondamentaux. (Je suis tout à fait d’accord avec l’article qui paraissait dans Le Devoir des samedi 16 et dimanche 17 mai, p.C 5 à ce sujet) Peut-être faut-il arriver à un meilleur équilibre dans les décisions prises entre la reconnaissance des libertés de croyance, de religion, de conscience et celle du droit à l’égalité entre les sexes, mais nous aurons toujours à préserver l’une et l’autre. Même si on constate et affirme que toutes les religions relèvent de l’ordre patriarcal on doit reconnaître que dans toutes ou la plupart des religions, les femmes se sont engagées pour combattre de l’intérieur le sort ou le traitement qui leur était fait et revendiquer la fin des discriminations à leur endroit. Des théologiennes musulmanes font aussi cet exercice et revisite le Coran (notamment sur la question du port du foulard), comme le font dans la religion catholique d’autres théologiennes ou militantes. De leur point de vue, la religion n’est pas statique et elle devrait évoluer pour faire une place plus égalitaire aux femmes. On peut bien prendre cela avec des "pincettes", comme on dit, mais c’est une réalité que l’on doit respecter et avec laquelle on doit composer. Des femmes croyantes combattent le fondamentalisme à l’oeuvre dans leur religion et en toute athée que je suis je salue leur combat. C’est aussi ces femmes que la liberté de religion vient protéger.

          Un mot en terminant sur le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce droit se conjugue nécessairement avec d’autres comme les droits économiques sociaux et culturels,dont le droit au travail,à l’éducation, à la participation politique comme le montre bien, au plan international,la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (entrée en vigueur en 1981). Donc,interdire quelque chose qui contreviendrait au droit à l’égalité entre les femmes et les hommes, mais qui compromettrait par exemple le droit d’accès au travail pour les femmes sans discrimination ne peut passer le test du respect des droits. (Les droits, rappelons-le, et c’est un pricipe reconnu internationalement, sont indissociables et indivisibles et c’est là-dessus que les femmes se sont basées pour exiger que les droits des femmes soient reconnus comme des droits humains à part entière)

          [Répondre à ce message]

          • Oui, un débat sur la laïcité s’impose
            19 mai 2009 , par Internaute
              [retour au début des forums]

            En effet, des représentantes de syndicats sont venues - sagement - faire valoir que la question de l’interdiction ou de l’autorisation des signes religieux devrait se faire dans le cadre d’une analyse plus large de la laïcité. Elles ont proposé cette alternative à la résolution du c.a. de la FFQ, alternative qui a cependant été rejetée par l’assemblée. À moins que mon cerveau n’ait été complètement anéanti par la chaleur, je n’ai donc pas compris qu’un engagement à entreprendre une telle réflexion sur la laïcité que nous voulons ici au Québec a été pris lors de cette assemblée et je ne vois pas non plus dans le communiqué de la FFQ d’engagement à cet effet. En outre, ce communiqué fait référence « au modèle québécois de laïcité », comme si la chose était entendue. On est loin d’une proposition visant à faire une telle réflexion. Mais je crois qu’effectivement un document législatif formel nous aiderait à régler la très grande majorité des demandes d’accommodements.

            Concernant la relecture que font certaines théologiennes des écrits religieux, c’est sans doute intéressant mais cela concerne les gens qui appartiennent à ces confessions religieuses. Leur lecture, quelle qu’elle soit, n’a aucune pertinence pour la société civile qui doit définir ses règles de fonctionnement non pas sur la base de règles divines, mais sur la base de règles négociées collectivement et démocratiquement.

            Enfin, je m’insurge contre l’hypothèse selon laquelle la laïcité des services publics serait une entrave au droit au travail des femmes, immigrantes ou pas. Ce qui nuit peut-être à certaines et à certains, dans toutes les confessions religieuses, c’est peut-être davantage une lecture fondamentaliste de leur religion, dans laquelle subsistent des règles qui ne sont pas adaptées à la démocratie et à la société moderne. Pensez-vous que d’accepter des règles religieuses qui interdisent la mixité serait avantageux pour les femmes ? Est-ce que ça nous intéresse que des catholiques intégristes se mettent à porter des symboles contre l’avortement devant leurs élèves, au CLSC ou à l’hôpital ?
            La porte qui s’ouvre avec l’acceptation des signes religieux est probablement une boite de Pandore. Sans l’Espérance.

            [Répondre à ce message]

      • Religion : outil du patriarcat avant tout
        15 mai 2009 , par
        Térez L.   [retour au début des forums]

        Et la plupart des femmes sont parfaitement d’accord avec le choix qu’elles font. Le débat ne concerne pas le port ou non du voile, mais bien le port du voile ou autre signe religieux lorsqu’on occupe un emploi dans la fonction publique. Comme employée de l’État, je ne pourrais pas porter un macaron précisant si je suis pro-vie ou pro-choix par exemple. Parce que ça risquerait d’indisposer la personne que je sers et qui a peut-être une autre opinion que la mienne sur le sujet. Quand je suis au travail, c’est pour travailler, pas pour afficher mes idées politiques ou promouvoir mes croyances religieuses.

        Quand aux femmes qui portent le voile, dites-vous, pour se distancer des valeurs sociales occidentales, personne ne les force à venir s’installer parmi nous. Comme nous avons déjà dans nos propres rangs un nombre suffisant de personnes qui s’estiment supérieures aux autres, je ne croie pas que leur décision d’éviter les pays occidentaux nous tirent bien des larmes. Nous préférons grandement essayer d’attirer ceux et celles qui acceptent ou partagent nos valeurs et ne nous demandent pas, pour prouver notre ouverture à leur endroit, de nous nier nous-mêmes.

        [Répondre à ce message]

        • Religion : outil du patriarcat avant tout
          17 mai 2009 , par
          Denys Mehdi Duchêne   [retour au début des forums]
          la FFQ défend la cause de toutes les Québécoises

          Chère dame, quand vous mentionnez que vous n’avez pas à verser de larmes si les Musulmanes ne choisissent pas notre pays, je vois là des relents de xénophobie-format économique-qui m’inquiète profondément. Parce que ce type de réactions assez répandues au Québec est représentatif des horreurs entendus à la commission B.T. Ces réactions au premier degré à l’effet que certaines immigrantes doivent demeurer chez elles si elles n’adhèrent pas à nos valeurs méritent des réflexions profondes à savoir de quelles valeurs s’agit-il au juste. Si ce sont les valeurs de démocratie, de justice sociale, d’égalité entre hommes et femmes, d’accès à la santé et l’éducation pour toutes et tous, il serait plutôt hasardeux ou de l’ordre de l’ignorance d’affirmer que l’ensemble des musulmanes d’adhèrent pas à ces valeurs québécoises.

          Mais si vous leur dites par exemple qu’elles doivent s’adapter et|ou accepter certains modes de vies occidentals répandus basés sur l’hypersexualisation des jeunes filles-condamnée également par les féministes québécoises, l’individualisme, le fric, le traitement envers nos personnes âgées stationnées dans des hôpitaux et foyers et laissée à elles-mêmes, le non partage de la richesse, les clubs échangistes, etc, là c’est une autre histoire. Certaines réalités répandues dans le monde occidentale n’ont pas à être partagé par l’ensemble des immigrants sous prétexte qu’ils ont choisi une société comme le Québec pour améliorer leurs perspectives d’avenir. Et si c’est leur religion de naissance qui leur permet d’être le rempart contre certaines réalité de la vie, on doit tout simplement en prendre acte et et respecter notre Charte des droits et libertés qui permet la liberté de conscience et de religion.

          [Répondre à ce message]


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