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lundi 17 mai 2010

Gouvernement Harper – Sabrer avec un zèle religieux dans les programmes pour les femmes

par Bahija Reghai, écrivaine






Écrits d'Élaine Audet



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Le premier ministre Stephen Harper a annoncé à la population canadienne qu’il se ferait le champion d’une « nouvelle identité pour les pays du G-8, axée sur la lutte contre la mortalité infantile et d’autres maux qui affligent les habitants des pays pauvres, parce que « le monde doit se mobiliser de toute urgence pour améliorer la santé maternelle et infantile ».

Sur ce plan, il a tout à fait raison. Toutefois, cette déclaration traduit-elle un virage temporaire ou un changement réel des politiques de M. Harper, considérées jusqu’ici comme hostiles aux femmes et aux enfants, au vu des programmes qu’il a abrogés ou cessé de financer depuis son accession au pouvoir ? S’il veut sincèrement améliorer la santé des mères et des enfants, pourquoi se limiter aux pays du G-8 alors que le Canada sera aussi l’hôte du sommet du G-20, une rencontre qui serait tout aussi voire plus propice à une intervention de cette nature, puisque les pays participants y seront plus variés et plus nombreux ?

Du temps où il était encore dans l’opposition, M. Harper s’était engagé à promouvoir les droits des femmes, à respecter les engagements du Canada envers elles et à instaurer un gouvernement responsable et transparent. A-t-il tenu ses promesses, une fois porté au pouvoir ?

Malgré un excédent budgétaire de 13,2 milliards et une dette à son plus bas niveau en 30 ans, le nouveau gouvernement conservateur s’est empressé d’abolir plusieurs programmes, effaçant du coup les avancées des femmes, pour accéder aux vœux de son électorat de base religieux et traditionaliste, majoritairement issu de la mouvance réformiste-allianciste.

Des organismes comme la Coalition de l’action pour la famille au Canada, Concerned Christians Canada Inc., Aglow International Canada, Canada Christian College, Focus on the Family (groupe qui a l’appui des députés Maurice Vellacott, Rob Anders et David Sweet, l’ancien PDG de Promise Keepers Canada) et Real Women Canada n’ont jamais caché leur volonté d’imposer leurs croyances et valeurs religieuses à toute la population du Canada, tout comme certains parlementaires socialement conservateurs. La plupart de ces groupes sont associés au mouvement évangélique.

Ces groupes sont aussi unis par leur position pro-israélienne inébranlable et par leur adhésion à une politique d’affaires étrangères fondée sur une interprétation littérale de la Bible. Les soldats chrétiens du sionisme, ou sionistes chrétiens, croient que les Juifs doivent être rassemblés sur le territoire biblique d’Israël pour que les Derniers jours et le Jugement Dernier puissent s’accomplir. Leur opposition active à l’avènement d’une paix juste au Moyen-Orient s’explique par leurs propres convictions religieuses plutôt que par un attachement aux intérêts des Israéliens. Ils rejettent toute solution qui comporterait la reconnaissance d’un État palestinien souverain sur le territoire d’Israël tel que décrit dans la Bible.

Par conséquent, toute organisation préconisant qu’Israël soit traité comme n’importe quel autre État membre des Nations Unies est perçue comme ennemie et traitée comme telle, non seulement par les sionistes chrétiens mais aussi par certains éléments du gouvernement canadien, comme en témoigne le non-renouvellement du budget de Kairos ou le traitement injuste de Droits et Démocratie. Ces deux organismes soutiennent des projets qui visent à améliorer le sort des femmes dans diverses régions du monde, dont l’Afghanistan, le Congo et l’Amérique latine.

Certes, toute personne a le droit de vivre selon ses croyances religieuses ou autres, mais pas celui de les imposer à autrui. C’est pourtant ce qui est arrivé quand le gouvernement, attentif aux revendications de Real Women Canada, a réduit le budget de Condition féminine Canada, organisme chargé de promouvoir l’égalité de genre.

En lui coupant les fonds et en édictant de nouvelles règles financières qui interdisent d’utiliser des subventions fédérales pour défendre les droits des femmes, le gouvernement Harper a grandement affaibli la capacité de Condition féminine Canada de continuer à promouvoir efficacement les droits des femmes. Il l’a obligé à cesser de subventionner des études de fond avant-gardistes menées par des chercheur-e-s issues des milieux universitaires et communautaires sur des sujets intéressant les femmes canadiennes. Une des organisations féministes les plus réputées du Canada, l’Association nationale Femmes et droit, a dû fermer ses portes en septembre 2007.

En dépit du fait qu’au Canada, l’écart salarial entre les hommes et les femmes est l’un des plus considérables parmi les pays industrialisés (seuls l’Espagne, le Portugal, le Japon et la Corée font pire à ce chapitre), le gouvernement Harper a décidé ne de pas présenter de loi sur l’équité salariale.

Comme d’autres adversaires des droits des femmes, Gwen Landolt de REAL Women avait critiqué le Programme de contestation judiciaire, l’accusant d’être « un programme inutile servant à financer les groupes de pression qui véhiculent une idéologie particulière. Seuls les tenants de cette idéologie obtiennent de l’argent ». Devant le Parlement, Vic Toews, ancien ministre de la Justice conservateur, notoire pour avoir insulté la juge Arbour éminemment respectée dans le monde entier, a remis en question la transparence du Programme de contestation judiciaire, qui présentait pourtant au gouvernement des comptes-rendus trimestriels de ses activités ainsi qu’un rapport annuel truffé de statistiques sur le nombre et et la nature des affaires qu’il appuyait financièrement.

Le gouvernement conservateur a aboli sans autre forme de procès ce programme précieux qui était perçu, au Canada et à l’étranger, comme une pierre angulaire de notre système judiciaire. Le Programme de contestation judiciaire permettait de soutenir financièrement les poursuites intentées par des femmes et d’autres groupes, dont les Autochtones ou les personnes handicapées, pour faire respecter leurs droits garantis par la Constitution. Il subventionnait aussi le Fonds d’action et d’éducation juridique pour les femmes.

La Commission du droit du Canada a subi le même sort. C’était un organisme fédéral indépendant de réforme du droit qui avait pour mandat de conseiller le Parlement sur les façons d’améliorer et de moderniser les lois du Canada. Il était aussi chargé d’analyser les répercussions tant juridiques que sociales des réformes et de susciter un débat public sur certaines questions délicates au plan politique.

Le gouvernement Harper a opéré des coupes dans divers autres programmes qui affichaient pourtant d’excellents résultats : le programme national d’alphabétisation, les emplois d’été pour étudiants, le logement abordable, les arts et la culture ainsi que le programme Jeunes professionnels à l’international (JPI). Le défunt JPI permettait à de jeunes diplômé-e-s universitaires d’acquérir des compétences et une expérience internationales afin d’être en mesure de mieux servir le Canada dans une économie de plus en plus mondialisée. Les arts et la culture sont le reflet de l’identité canadienne, en plus de rehausser la réputation du Canada à l’étranger, tout comme le faisait JPI.

Par surcroît, la récente décision de rediriger vers la « sécurité alimentaire » et la « réforme judiciaire » notre contribution à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) réduira les fonds consacrés aux écoles et aux soins de santé. Or, ce sont les femmes et les enfants, précisément les personnes dont Harper prétend vouloir promouvoir les intérêts au sommet du G-8, qui pâtiront le plus de cette décision.

Avant d’accéder au pouvoir, les conservateurs avaient demandé que l’on relève de 14 à 16 ans l’âge du consentement et promis de sévir contre le crime, ce qui laissait supposer qu’ils abaisseraient l’âge de la responsabilité pour les mineurs. Or, le ministre de la Justice, Vic Toews, a proposé de traduire devant les tribunaux des enfants de 10 ans, même s’ils souffrent de troubles mentaux. À l’automne dernier, le ministre de Justice Rob Nicholson a annoncé l’intention de son gouvernement d’imposer aux jeunes auteurs de crimes violents des peines d’emprisonnement obligatoires qui ne s’appliquent actuellement qu’aux adultes. Cependant, à la lumière du jugement de la Cour suprême rendu en 2008, le gouvernement a renoncé à refondre complètement la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et décidé de n’y apporter que des changements mineurs.

Si le gouvernement Harper a tenu sa promesse d’adopter la Loi fédérale sur la responsabilité, il a fait de l’obstruction dans les réunions des comités parlementaires, agi en cachette et refusé de rendre publics certains documents, même après que la Chambre des communes lui a ordonné de le faire. Il a produit des documents lourdement censurés et attaqué la Commissaire à l’éthique, même si son propre Plan d’action sur la responsabilité fédérale précise que la loi « empêchera le premier ministre de passer outre aux décisions du Commissaire déterminant si le premier ministre, un ministre ou un autre titulaire de charge publique a enfreint ou non cette loi ».

En ne renouvelant pas les contrats de Paul Kennedy, le président de la Commission des plaintes du public contre la GRC, et de Paul Tinsley, le président de la Commission des plaintes concernant la police militaire, et en congédiant Linda Keen, la présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, Harper a renié son engagement à assurer la reddition de comptes.

Un député conservateur du nom de Brad Trost a lancé une « Pétition pour mettre fin aux subventions fédérales à la Fédération internationale pour le planning des naissances ». D’après un article paru dans la revue « pro-vie » Interim, la Fédération canadienne pour la santé sexuelle - qui serait d’après Real Women « le principal service d’aiguillage vers des services d’avortement au Canada » - a vu ses subventions fédérales fondre de plus de 99 pour 100 depuis cinq ans. Le gouvernement n’a encore fait aucune annonce publique à ce sujet.

Ces compressions affectent les centres de femmes, notamment ceux établis en milieu universitaire qui mettent des ressources et de l’information à la disposition des étudiantes et qui les encouragent à se regrouper pour discuter et organiser des actions en faveur de l’égalité des sexes et des droits de la personne.

Ce délaissement des dossiers qui touchent les femmes transparaît aussi dans les termes utilisés par les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères. Ainsi, le mot « humanitaire » a été supprimé partout où il est fait mention du « droit humanitaire international », et l’expression « égalité de genre » a été remplacée par « égalité des hommes et des femmes ». L’expression « enfants soldats » est elle aussi bannie, au profit de « enfants dans des conflits armés ».

Or, comme l’explique Maxwell Cameron, professeur de sciences politiques à l’Université de la Colombie-Britannique, « Le mot genre a un sens particulier ; il désigne l’ensemble des rôles socialement construits. Si on l’exclut du vocabulaire de la politique étrangère du Canada, on ne pourra plus discuter clairement d’une foule de problèmes ».

Les conservateurs traditionalistes religieux sont persuadés que Harper est un des leurs. « Notre premier ministre est un fervent converti (born again) », clame David Mainse, fondateur de l’émission chrétienne 100, Huntley Street.
Peu importe que Harper soit ou non « un des leurs », pourvu que les politiques de son gouvernement s’alignent sur les intérêts de l’ensemble la population canadienne et non sur les revendications exprimées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son gouvernement par un segment marginal de notre société.

Bev Oda, ministre de la Coopération internationale, a déclaré dans la revue Embassy que le gouvernement se limiterait à aider « les mères et leurs bébés ». Les groupes de pression religieux ont probablement contribué à la décision de ne pas soutenir le droit des femmes des pays en développement à exercer librement leur choix en matière de procréation.* Or, le droit des femmes à la santé suppose le droit à toutes les options à cet égard. Il est odieux de refuser ce droit aux femmes, et particulièrement à celles des pays en développement où c’est souvent une question de vie ou de mort.

Bien que REAL Women et d’autres groupes traditionalistes se considèrent comme des organismes non gouvernementaux, ils font activement la promotion des valeurs du Parti conservateur, parfois même en liaison (voire en collusion) avec certains députés, au moyen de représentations auprès des élus, de campagnes de lettres et, bien sûr, de prières.

Les dogmes religieux exprimés par des groupes influents - qu’ils soient de confession chrétienne, musulmane, juive ou autre - doivent rester dans la sphère privée. Ils n’ont pas leur place dans les politiques du gouvernement canadien.

Jusqu’ici, Harper a réussi à mettre à exécution, en catimini, une stratégie rejetée par la majorité de la population. Il s’est vu faciliter la tâche par une opposition inefficace qui est souvent demeurée muette quand il aurait fallu prendre position et contester les politiques du gouvernement. Les grands médias du pays sont apparus tout aussi léthargiques, semblant se contenter des renseignements que le gouvernement voulait bien leur donner. Seuls les médias parallèles, généralement électroniques, et les blogues ont proposé des analyses et des débats intelligents, et replacé les nouvelles dans leur contexte.

C’est aussi grâce aux médias sociaux électroniques que les Canadien-nes se sont ralliés en janvier dernier quand la prorogation du Parlement a changé la donne, ce qui montre bien que les gens de toutes les allégeances politiques et ceux qui ne s’identifient à aucun parti se soucient de l’état de leur pays. Certains, dont des conservateurs, en veulent à Harper d’avoir partie liée avec des groupes bien décidés à imposer à tout prix leur « Vérité » à toute la population canadienne. Ils estiment que Harper s’est inspiré des politiques de Bush en soutenant financièrement des institutions religieuses et en refusant aux femmes le droit de choisir en matière de procréation.

Faisant la sourde oreille aux revendications claires et persistantes de la majorité des citoyen-e-s, le gouvernement canadien a décidé de n’écouter que les idées bornées, antidémocratiques et controversées d’une police de la moralité autoproclamée. Pour la plupart des Canadien-nes, ce virage est un affront à l’ouverture de notre société multiculturelle, de même qu’un retour à une structure sociale que nous avons rejetée il y a déjà longtemps, à l’époque où l’identité canadienne était liée à la religion.

Ce n’est pas seulement l’égalité des femmes qui est en jeu, mais aussi les droits démocratiques gagnés de haute lutte pour l’ensemble de la population canadienne.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que son auteure et ne sont pas nécessairement partagées par les responsables du site Web OpEdNews où l’original anglais du texte a été publié.

Tarduction pour Sisyphe : Marie Savoie. Tous droits réservés.

* Note de Sisyphe

Devant les critiques qui fusent de tous côtés, le gouvernement a fait semblant de faire marche arrière le 18 mars dernier lors d’un débat aux Communes. Il a dit que « les détails seront développés de concert avec les autres membres du G8. Il a affirmé qu’il est peu probable que le président américain Barack Obama et autres chefs d’Etat acceptent quoi que ce soit qui ignore ou constitue un recul des droits reproductifs. » La Presse Canadienne, « Débat inattendu sur l’avortement quand Harper veut promouvoir la santé des mères », le 18 mars 2010. Mais depuis, il entretient l’ambiguïté sur cette question.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 25 mars 2010


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Bahija Reghai, écrivaine

Bahija Reghai est une militante canadienne des droits de la personne. Elle a été présidente du Conseil national des relations canado-arabes.



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