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mars 2003

L’UFP et les revendications des femmes

par Ginette Lewis






Écrits d'Élaine Audet



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L’Union de forces progressistes se prononce contre la mondialisation des marchés et la guerre et se veut un parti qui défend la collectivité et le bien commun. Comme nous nous définissons comme un parti des urnes et de la rue, les marches du Pain et des roses de 1995 et la Marche mondiale des femmes de l’an 2000 ont laissé des traces dans notre plate-forme politique. Nous intégrons l’entièreté des revendications de la Marche mondiale des femmes de l’an 2000.

Nous luttons contre la pauvreté des femmes

Au contraire du PQ et des deux autres partis néolibéraux qui mettent de l’avant la famille, notre plate-forme met de l’avant la lutte à la pauvreté. La conciliation travail-famille reconnaît la nécessité de baisser les heures de travail (encore faut-il travailler à temps plein) mais sans perte de salaire, des congés maternité, parentaux et de paternité rémunérés mais sans avoir recours à l’assurance-emploi. Des garderies gratuites accessibles partout, et la nécessaire construction de logements sociaux (plus de 8000) sont aussi des éléments essentiels.

Mais les femmes ne peuvent être définies seulement par la famille, les femmes âgées elles aussi sont pauvres, et les jeunes font face encore à l’inéquité salariale. Le PQ a beau parler de sa loi sur l’équité salariale, elle tarde à s’appliquer et le secteur public attend de son employeur un déblocage des négos depuis le 31 décembre 2002. Et la loi pour l’élimination de la pauvreté a été votée mais sans plan d’action sauf celui de promesses électorales. Quant aux personnes sur l’aide sociale, majoritairement ce sont des femmes et des enfants, là aussi, le PQ tarde à instaurer la gratuité des médicaments, enjeu essentiel à la lutte à la pauvreté. Nous pensons aussi important l’instauration d’un revenu minimum garanti et indexé et dont les femmes pourraient bénéficier vu leur taux accru de pauvreté.

Nous luttons aussi contre la violence faite aux femmes.

Mais la lutte à la pauvreté ne peut se mener sans la combiner à une lutte qui va au coeur du système patriarcal. Il y a les effets économiques sur les femmes mais il y aussi les effets d’une situation d’inégalité. Les femmes victimes de violence ne veulent plus se taire : résultats les statistiques montent en flèche, les crimes passionnels sur les femmes et ou sur les enfants aussi. Le harcèlement sexuel au travail fait aussi partie de cette dimension du pouvoir des hommes sur les femmes.

La Marche mondiale des femmes de l’an 2000 a bien démontré ces situations de violence faites aux femmes dans différents pays et différentes cultures. Elle est multiforme, avec ou sans visage, insidieuse ou grossière mais elle est partout. C’est cette prise de conscience qui fait que le sort des femmes ne peut se dissocier de la mondialisation des marchés. Les femmes y vivent plus de pauvreté, y subissent l’exode des guerres civiles, les viols et massacres des guerres pour les marchés ou pour le pétrole, l’esclavage sexuel et la pornographie pour le tourisme ou les clients.

Dans la rue et dans le parti

Mais il ne suffit pas de reprendre dans notre plate-forme les revendications du mouvement des femmes. Il faut aussi s’impliquer dans le mouvement des femmes pour lutter qui, pour le financement des centres de femmes et des maisons d’hébergement, qui, pour l’avortement libre et gratuit, qui, pour l’équité salariale, qui, contre la pauvreté des femmes et plusieurs de nos membres sont aussi des militantes de groupes de femmes et avancent les revendications des femmes.

Mais surtout les femmes s’organisent à l’intérieur de l’UFP pour que leurs revendications ne passent pas sous le tapis, que les cas de violence soient aussi dénoncés et que les débats du mouvement des femmes traversent aussi les rangs de l’UFP. Ce sont la commission femmes, les caucus femmes et l’assemblée générale des femmes. Et c’est là le vrai espoir pour le féminisme à l’intérieur du parti : l’auto-organisation des militantes.

Union des forces progressistes

Mis en ligne sur Sisyphe le 1 avril 2003


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Ginette Lewis



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