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lundi 27 février 2012

Où en sont les femmes au Québec ? Le Collectif 8 mars rencontre la ministre St-Pierre






Écrits d'Élaine Audet



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QUÉBEC, le 23 févr. 2012 /CNW Telbec/ - Les représentantes du Collectif 8 mars ont rencontré cet après-midi madame Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, afin d’échanger sur la situation des femmes au Québec et lui faire des demandes à ce propos.

À l’enseigne du thème de la Journée internationale des femmes, "Le féminisme ? Plus actuel que jamais !" et plus particulièrement du sous-thème "Les femmes ont toutes les raisons de s’indigner", les porte-parole du Collectif ont entretenu la ministre sur une série de sujets incontournables pour les femmes : privatisation et coupures dans les services publics, avenir de la retraite, sous-financement des groupes de femmes qui œuvrent contre les discriminations systémiques, menaces au droit à l’avortement.

Pour soutenir le droit des femmes à l’égalité

Elles ont mis en garde la ministre St-Pierre contre le mythe d’une égalité désormais acquise et les dangers de la symétrisation. Les défenseurs de la vision symétrique voudraient que les hommes souffrent de discrimination de la même façon et dans les mêmes proportions que les femmes. Or, tout le monde sait que les femmes souffrent d’une discrimination systémique tenace. Le Collectif demande donc à la ministre de s’assurer que l’application du "Plan d’action gouvernemental sur l’égalité" élimine tout danger de symétrisation.

Le Collectif exige également du gouvernement Charest et de la ministre attitrée à la condition féminine que les choix budgétaires et fiscaux du gouvernement tiennent compte de cette problématique et que les sommes allouées ne soient pas détournées de l’objectif d’égalité réelle et d’élimination des discriminations. La ministre a également été appelée à défendre auprès du Conseil des ministres la nécessité de tenir compte de la discrimination faite aux femmes dans l’ensemble des dossiers ministériels.

Les porte-parole voudraient également que la ministre convainque le gouvernement du Québec de la nécessité de faire pression sur le gouvernement fédéral afin de faire respecter le droit à l’avortement.

Un financement à la mesure

La ministre St-Pierre a aussi été appelée à soutenir les groupes québécois de femmes qui travaillent contre la discrimination systémique, déjà sous-financés. Au contraire, le Collectif revendique une augmentation des sommes allouées afin de leur permettre de réaliser pleinement leur mission de défense des droits des femmes.

De la même manière, les sommes prévues pour soutenir l’organisation des États généraux de l’action et de l’analyse féministes, qui se poursuivront jusqu’en 2013, sont nettement insuffisantes, compte tenu de l’envergure de cette démarche. Un effort financier supplémentaire du gouvernement est donc demandé.

Finalement, les représentantes ont tenu à soulever la question des structures gouvernementales touchant la condition féminine. Elles ont demandé à la ministre l’assurance de maintenir, en tant qu’organismes distincts, le Conseil du statut de la femme (CSF) et le Secrétariat à la condition féminine (SCF) ainsi que leurs missions respectives.

Le Collectif souhaite obtenir des engagements à ses demandes pour la Journée internationale des femmes. Les représentantes duCollectif continueront d’exercer une vigilance assidue face à l’issue de l’ensemble de ces enjeux. Déçues de ne pas avoir rencontré en personne le premier ministre, elles osent espérer que celui qu’on présente comme le « champion de l’avancement des femmes en politique » puisse porter une oreille attentive. Sinon, elles auront une raison de plus de s’indigner.

Le Collectif 8 mars est formé de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec - FIQ, de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Renseignements :

Jean Laverdière, FTQ 514 893-7809 ; Francis Boucher, APTS 514 609-2906 ; Julie Roy, CSD 514 899-1070 ; Félix Cauchy-Charest, CSN 514 212-7383 ; Marjolaine Perreault, CSQ 514 356-8888 ; Ève-Marie Lacasse, FFQ 514 876-0166 (1505) ; Caroline Valiquette, FIQ 514 796-5012 ; Éric Lévesque, SFPQ, 418 564-4150 ; Michel Monette, SPGQ, 418 780-5070.

Source : communiqué du Collectif du 8 mars, CNW Telbec.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 24 février 2012


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  • Où en sont les femmes au Québec ? Le Collectif 8 mars rencontre la ministre St-Pierre
    (1/1) 26 février 2012 , par Paul Gagnon





  • Où en sont les femmes au Québec ? Le Collectif 8 mars rencontre la ministre St-Pierre
    26 février 2012 , par Paul Gagnon   [retour au début des forums]

    5 hommes et 3 femmes (si on enlève la représentante de la FFQ) !

    Les syndicats manqueraient-ils de femmes pour les représenter sur un comité [collectif (sic)]… voué à la cause des femmes ? Voilà qui est assez inhabituel et ironique !

    Ce comité, composé majoritairement d’hommes, nous dit que les hommes (et si ce n’est pas eux qui alors ?) « font souffrir [les femmes] d’une discrimination systémique tenace ». C’est un peu le reflet inversé des supposées féministes islamistes qui défendent le voile… Nous vivons dans un monde flou où les mots ne veulent plus rien dire, ou presque ; et les idées (slogans ?) encore moins. Les comités deviennent des collectifs ou des tables, les aveugles des malvoyants ou des personnes à vision réduite ou minimale, etc. Qu’est-ce que ça change ? Rien, sinon d’embrouiller les choses et, souvent, de faire passer des vessies pour des lanternes. Pensée magique ou manipulatrice qui est partout et plus que jamais.

    Et en plus on « exige » du « gouvernement [Charest] et de la ministre attitrée [Christine St-Pierre] à la condition féminine » du… cash, car c’est de cela dont il est question. Quelle surprise !

    On veut bien dépendre de l’État (et du gouvernement en place, en définitive) mais on se veut indépendant et libre de critiquer la main qui nous nourrit. Il y a là quelque chose qui cloche, non ?

    Nous sommes entourés de groupes d’intérêts (lobbys) qui tètent l’État afin de lui soutirer certains avantages, monétaires de préférence. N’est pas là du clientélisme ? C’est sans tenir compte des autres besoins (illimités) que l’État est censé satisfaire. Chacun plaide pour son groupe : entrepreneurs en construction, femmes, ingénieurs, ‘éducatrices’ en garderie, médecins, étudiants... Qui peut arbitrer toutes ces exigences ? Sans mettre l’État aux enchères. C’est déjà fait ! Ha !

    Et tout cela au moment où on démantèle l’État au nom du marché !

    Y a-t-il un marché pour les revendications, justifiées ou non ? Si oui, gare aux bulles spéculatives, car alors, à ce jeu, on peut tout perdre du jour au lendemain.

    Je crois pourtant que la cause des femmes (et des hommes, j’espère) mérite mieux.


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