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2003

Les femmes et la carrière universitaire : réplique à Leroux

par Dominique Masson, Michèle Ollivier, Paul Saurette, Kathryn Trevenen, Andrea Martinez






Écrits d'Élaine Audet



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Dans la section Libre Opinion du journal Le Devoir du 7 mars dernier, Robert Leroux, professeur de sociologie à l’Université d’Ottawa, fustigeait un texte antérieur de Nathalie Dyke, journaliste et auteure, sur les femmes et la carrière universitaire. L’enjeu, tel que posé par Nathalie Dyke : le renouvellement du corps professoral dans les universités canadiennes et québécoises, et les difficultés d’assurer une représentation équitable des femmes (et, ajouterons-nous, des membres des minorités visibles) parmi les professeurs d’université. Or, à lire Leroux, la présence des femmes dans les universités serait une question dont nul ne devrait s’inquiéter, et les barrières systémiques à l’égalité une idée dont il faudrait se gausser.

De plus, les politiques d’équité favoriseraient systématiquement l’embauche de femmes aux compétences douteuses au détriment d’hommes beaucoup plus qualifiés, et ne seraient mises en application par les assemblées départementales que sous la pression d’un "terrorisme" féministe poursuivant, sous un pâle vernis de scientificité, des buts purement idéologiques. À l’appui de ses propos, Leroux appose son titre de sociologue. Nous, soussigné-e-s, professeur-e-s et chercheur-e-s dans des universités québécoises et canadiennes, jugeons impératif de démontrer le caractère fallacieux de ces affirmations et de rétablir sur des bases plus crédibles les termes du débat. Examinons les faits.

Sous-représentation des femmes à l’Université

Il est indéniable que les femmes sont sous-représentées dans les institutions universitaires. Elles comptent pour 51% de la population canadienne, mais forment seulement 25,9% des professeurs à temps plein dans les universités (1999-2000, Fédération canadienne des sciences humaines). Consolons-nous à l’idée que cette proportion était de 17% il y a vingt ans. Cette sous-représentation des femmes dans le corps professoral universitaire est-elle pour autant un problème ? Oui. Tout d’abord, elle prive les universités et leurs étudiant-e-s des habiletés, qualités, valeurs et forces spécifiques que peuvent leur apporter les femmes professeures — dont un intérêt jusqu’ici plus marqué que chez leurs collègues masculins pour la production de connaissances sur les conditions de vie et de travail des femmes elles-mêmes. Ce déficit de représentation pose également à nos sociétés un problème de justice. Il signifie que les femmes n’ont tout simplement pas un accès égal à la profession universitaire. À moins de prétendre que les femmes sont naturellement moins douées pour le métier d’universitaire (un pas que, à sa décharge, Leroux se refuse à franchir) on ne peut que conclure que cette sous-représentation est due à des facteurs sociaux.

Or, Leroux nie - ou mieux : tourne en ridicule - l’existence de barrières systémiques à l’égalité des femmes dans le corps professoral, et au premier chef la réalité du partage encore inégal du travail domestique dans la famille, et en particulier du travail de soins aux proches dépendants ou vieillissants. Cette réalité est pourtant bien documentée par Statistique Canada, comme par d’autres enquêtes. L’une d’elles, citée dans le Harvard Business Review d’avril 2002, compare l’accomplissement des tâches domestiques par des cadres supérieurs d’entreprise, masculins et féminins. On y lit que 37% des femmes cadres supérieurs aident leurs enfants à faire leurs devoirs contre 9% des hommes ; que 51% d’entre elles s’absentent du travail pour soigner des enfants malades contre 9% des hommes ; et que 45% s’occupent des tâches ménagères contre 5% des hommes.

En outre, plus de 50% des femmes sont encore responsables des courses et de la préparation des repas contre 7 à 9% des hommes. Même si ces tâches ne requièrent qu’une heure et demie par jour - et que la liste de celles considérées par l’étude soit loin d’être exhaustive - on parle ici de 500 heures de travail par année. Consacrée au travail universitaire, que permettrait la disposition d’une telle somme de temps libre ? De réaliser des activités cruciales à l’avancement d’une carrière : lire, faire des recherches et produire au moins deux ou trois articles par an... À ces déséquilibres en temps discrétionnaire s’ajoute l’accès encore inégal des femmes au mentorat et, comme l’affirme le spécialiste Nan Lin (2000), aux réseaux professionnels.

Des voleuses de jobs ?

C’est précisément parce qu’elles reconnaissent l’existence de facteurs sociaux qui désavantagent les femmes de façon systémique que les universités ont adopté des politiques d’équité en emploi. Discrimination à rebours ? Non, pas selon l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés. "Nivellement par le bas" et embauche massive, comme le soutient Leroux, de candidates moins qualifiées ?

Primo, les assertions de Leroux sont des affirmations purement gratuites qui ne sont appuyées sur aucune donnée d’enquête. Plus encore : elles font fi des feuilles de route de nos collègues féminins et jettent injurieusement le doute sur les compétences de toutes les professeures d’université embauchées au cours des dernières années. Secundo, l’argument de Leroux repose sur une vision étriquée de la notion de qualifications. Au contraire de ce qu’il suggère, l’évaluation par les comités d’embauche des qualifications des candidats à des postes universitaires ne se limite pas, et ne saurait se limiter à une simple opération comptable. Il n’a jamais suffi à un homme d’avoir la plus longue liste de publications pour l’emporter sur un autre candidat, homme ou femme. Choisir la candidature la plus qualifiée fait appel à des jugements complexes qui doivent considérer les aptitudes et compétences de la/du candidat en regard de l’ensemble de la tâche professorale.

Nous ne faisons pas que de la recherche : nous enseignons, supervisons des thèses, siégeons à des comités, effectuons du service à la communauté, etc. La qualité et l’intérêt du travail intellectuel des candidats en regard des besoins des départements, le dynamisme, la collégialité et même, dans certaines universités hors-Québec, le bilinguisme jouent également un rôle important dans nos délibérations. Ajouter à ces critères d’embauche des principes d’équité dans la représentation des femmes et des membres des minorités ne signifie pas céder sur les qualifications requises par l’ensemble de la tâche universitaire.

Leroux profite de l’occasion pour malmener les études des femmes et les recherches féministes. Moyen d’avancement de carrière de femmes au mérite contestable, elles constitueraient une chasse gardée de "terroristes" au savoir "idéologique" plutôt que scientifique. Tout à l’opposé, nous soutenons que les études des femmes et plus largement les perspectives féministes ont grandement participé au renouvellement des disciplines universitaires. Elles constituent de puissants foyers d’activité intellectuelle qui ont contribué à faire avancer les débats au sein de la communauté scientifique, et ce dans de nombreux domaines (voir le numéro de mars-avril 2003 de Découvrir, la revue de la recherche de l’ACFAS). Leur critique de l’androcentrisme dans la production de connaissances, leur élargissement de l’analyse des inégalités sociales aux rapports sociaux de sexe de même que l’éclairage qu’elles fournissent sur des dimensions négligées de la réalité sociale - entre autres celles de la vie des femmes - font aujourd’hui partie du curriculum et sont partagés par un nombre croissant de collègues masculins. Sociologue, Leroux étonne encore en renvoyant dos à dos la science (objective) et l’idéologie (les valeurs).

Déjà en 1962, Thomas Kuhn écrivait que toute activité scientifique repose nécessairement sur un ensemble de présupposés et de schèmes perceptuels qui influencent aussi bien la définition des problèmes de recherche que les modèles analytiques considérés comme légitimes. La contribution des théoricien-ne-s féministes et poststructuralistes à ces débats a été de démontrer que les présupposés et schèmes perceptuels des scientifiques sont profondément ancrés dans les conditions historiques et sociales qui leur ont donné naissance.

Contrer le ressac masculiniste

Mais dans quelles conditions sociales et quel cadre de valeurs sont donc ancrées les réflexions de Leroux ? Derrière son déni des barrières systémiques à l’égalité des femmes et son offensive virulente contre les pratiques d’équité dans les embauches universitaires, on reconnaît aisément les allégations suspectes du masculinisme rétrograde qui se manifeste de plus en plus fréquemment sur la scène publique. Ce ressac, qui coïncide avec la montée d’une droite conservatrice et réactionnaire veut nous faire croire que non seulement l’égalité entre les hommes et les femmes est chose faite, mais pire, que les hommes seraient les nouvelles victimes d’un renversement des rapports sociaux de sexe provoqué par les féministes. Devant un tel argumentaire mensonger, qui se nourrit de la crédibilité que lui donne actuellement l’attention complaisante des médias, il nous est impossible comme intellectuel-le-s et universitaires de garder le silence, surtout lorsque le ressac endosse, pour mieux tromper, le langage de l’égalité.

SIGNATAIRES :

Dominique Masson, professeure adjointe, Études des femmes et Sociologie
Michèle Ollivier, professeure adjointe, Sociologie
Paul Saurette, professeur adjoint, Sciences politiques
Kathryn Trevenen, professeure adjointe, Études des femmes
Andrea Martinez, professeure agrégée, Communication, Directrice, Institut d’études des femmes

SIGNATAIRES ASSOCIÉ-E-S :

Constance Backhouse, Full Professor, Director Human Rights Research & Education Centre, and University Research, Professor Faculty of Law, Common Law, Université d’Ottawa
Louise Bélair, professeure titulaire, Faculté d’éducation, Université d’Ottawa
Josée Bergeron, professeure agrégée, Faculté Saint-Jean, University of Alberta
Jacqueline Best, professeure adjointe, Département de science politique, Université d’Ottawa
Sylvie Blain, Ph.D., Professeure adjointe au Département d’enseignement au primaire et de psychologie éducationnelle, Faculté des sciences de l’éducation, Université de Moncton
Michelle Boivin, professeure titulaire, Droit civil, Université d’Ottawa
Pierrette Bouchard, Titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, Université Laval
Nicole Bourbonnais, professeure agrégée, Lettres françaises, Université d’Ottawa
Nicole Brais, Chercheuse postdoctorale, Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, Université Laval
Linda Briskin, Associate professor, Social Science Division / School of Women’s Studies, York University
Stephen Brown, professeur adjoint, Département de science politique, Université d’Ottawa
Caroline Caron, Candidate à la maîtrise en communication publique, Université Laval
Renée Cloutier, Ph. D. sociologie, professeure titulaire, Département des fondements et pratiques en éducation, Faculté des sciences de l’éducation, Université Laval
Cécile Coderre, professeure titulaire, Directrice de l’Ecole de service social, Université d’Ottawa
Celine Cooper, M.A. Women’s Studies, York University
Denyse Côté, sociologue, professeure au Département de travail social et des sciences sociales, Université du Québec en Outaouais
Denise Couture, professeure agrégée, Département de sociologie, Université de Montréal
Huguette Dagenais, professeure titulaire, Département d’anthropologie, Université Laval et présidente du Comité sur les femmes de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)
Christine Dallaire, professeur adjointe, École des sciences de l’activité physique, Université d’Ottawa
Ann Denis, professeure, Département de sociologie, Université d’Ottawa
Francine Descarries, professeure au département de sociologie, UQAM
Micheline de Sève, présidente de la Société québécoise de science politique et professeure titulaire au département de science politique de l’UQAM
Janet Dollin, MD, Directrice, Bureau d’équité en matière des sexes, Faculté de Médecine, Université d’Ottawa
Marie Drolet, professeure adjointe, École de service social, Université d’Ottawa
Enakshi Dua, Associate professor, School of Women’s Studies, York University
Pam Ermuth, Agente d’équité en matière d’emploi et d’éducation, Université d’Ottawa
Winnie Frohn, professeure, Département d’études urbaines et touristiques, UQAM
Alain-G. Gagnon, professeur, département de science politique, Université McGill
Francois-Pierre Gingras, professeur agrégé, Science politique, Université d’Ottawa
Marie-Laure Girou-Swiderski, professeure, Département de lettres françaises, Université d’Ottawa
Louis Guay, professeur, Département de sociologie, Université Laval
Lucie Hotte, professeure agrégée, Département des lettres françaises, Université d’Ottawa
Jennifer Johnson, Ph.D. Candidate, School of Women’s Studies, York University
Krista Johnson, Ph.D. Candidate, School of Women’s Studies, York University
Dimitri Karmis, professeur adjoint, Département de science politique, Université d’Ottawa
Michèle Kérisit, professeure agrégée, École de service social, Université d’Ottawa
André Laliberté, professeur, Département de science politique, UQAM
Diane Lamoureux, Professeure titulaire, Département de science politique, Université Laval
Louise Langevin, professeure titulaire, Faculté de droit, Université Laval
Claire Lapointe, Ph D, Vice-doyenne par intérim/Acting Associate Dean, Faculté des sciences de l’éducation, Université de Moncton, Moncton, Nouveau-Brunswick
Mathieu Lapointe, étudiant au doctorat, School of Public Policy and Administration, Carleton University
Monique Lortie-Lussier, professeure auxiliaire, Ecole de psychologie, Université d’Ottawa
Meg Luxton, Director of Graduate programme, School of Women’s Studies, York University
Jocelyn Maclure, Candidat au doctorat, Départment de science politique, University of Southampton (U.K.)
Chantal Maillé, professeure, Women’s Studies, Université Concordia
Josée Makropoulos, doctorante à l’Université de Toronto
Greg Malszecki, assistant professor, School of Kinesiology and Health Science, York University
Susan Mann, C.M., Ph.D., M.S.R.C., Historienne et Présidente émérite, Université York
Maria Nengeh Mensah, Professeure-chercheure, Département de travail social, UQAM
Jacinthe Michaud, Professeure agrégée, École d’études des femmes, Collège universitaire de Glendon, York University
Marc Molgat, Ph.D., professeur adjoint, Université d’Ottawa, professeur invité, INRS-UCS, Université d’Ottawa
Catherine E Morris, Professor, Department of Medicine, University of Ottawa, Neuroscience, Ottawa Health Research Institute, Université d’Ottawa
Donatille Mujawamariya, Ph.D., Professeure agrégée, Chercheure régulière au CRIFPE, Faculté d’éducation, Université d’Ottawa
Anna Natoli, Ph.D. Candidate, School of Women’s Studies, York University
Diane Pacom, professeure agrégée, Département de sociologie, Université d’Ottawa
Colette Parent, professeure, département de criminologie, Université d’Ottawa
Sylvie Pelletier, Doctorante, Département d’histoire, Université Laval
Denise Piché, professeure et directrice des programmes, École d’architecture, Université Laval
Linda Pietrantonio, professeure adjointe, Département de sociologie, Université d’Ottawa
Richard Poulin, professeur titulaire, Département de sociologie, Université d’Ottawa
Louise Quesnel, professeure titulaire, Département de science politique, Université Laval
Geneviève Rail, professeure titulaire, École des sciences de l’activité physique, Université d’Ottawa
Eva M. Rathgeber, Titulaire de la Chaire conjointe en Études des femmes, Université d’Ottawa/ Carleton University
Wendy Robbins, professeure d’anglais et d’études des femmes, Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton
Damaris Rose, Professeure agrégée (géographie urbaine et sociale), INRS-Urbanisation, Culture et Société, Institut national de la recherche scientifique
Marie-Andrée Roy, Ph. D. Sociologie, Professeure agrégée, Département des sciences religieuses, UQAM
Daniel Salée, professeur titulaire, Science politique et directeur de la School of Community and Public Affairs, Université Concordia
Catherine Schittecatte, Ph.D., professeure à temps partiel, Science politique, Carleton University
Krista Scott-Dixon, instructor, School of Women’s Studies / School of Social Science, Atkinson College, York University
Christabelle Sethna, professeure adjointe, Études des femmes/Éducation, Université d’Ottawa
Michel Seymour, professeur titulaire, Département de philosophie, Université de Montréal
Marco Silvestro, Étudiant-chercheur au doctorat, Département de sociologie, UQAM
Scott Simon, professeur adjoint, Département de sociologie, Université d’Ottawa
Nicola Spunt, Ph.D. Candidate, English Literature, York University
Jean-Claude St-Amant, Professionnel de recherche, Faculté des sciences de l’éducation
Université Laval
Nérée St-Amand, professeur titulaire, École de service social, Université d’Ottawa
Meryn Stuart, professeure agrégée, Sciences Infirmières / Institut d’études des femmes, Université d’Ottawa
Mariette Théberge, professeure agrégée, Faculté d’éducation, Université d’Ottawa
Rachel Thibeault, professeure agrégée, programme d’ergothérapie, Université d’Ottawa
Nicole Thivierge, historienne, professeure à la retraite, Département des sciences humaines,Université du Québec à Rimouski
Jocelyne Tourigny, RN/Inf. Ph.D., Vice-doyenne à la recherche / Vice-dean (Research), Faculté des sciences de la santé / Faculty of Health Sciences, Université d’Ottawa
Diane-Gabrielle Tremblay, Titulaire de la chaire de recherche du Canada (niveau 1) sur les enjeux
socio-organisationnels de l’économie du savoir, Télé-université
Manon Tremblay, professeure titulaire, Directrice du Centre de recherche sur Femmes et politique, Université d’Ottawa
Marielle Tremblay, Professeure, Département des sciences humaines, Université du Québec à Chicoutimi
Catherine Trudelle, Étudiante-chercheuse au doctorat, CRAD, Université Laval
Eric Van Den Haas, York University
Louise Viau, professeure titulaire, Faculté de droit, Université de Montréal
Paul Villeneuve, professeur-chercheur, CRAD et Département d’aménagement, Université Laval
Adrienne Watson, Représentantes des étudiantes graduées, Études des femmes, Université d’Ottawa

Ce texte a été publié dans Le Devoir le 27 mars 2003. Les auteur-es ont autorisé sa diffusion sur Sisyphe.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 3 avril 2003


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Dominique Masson, professeure adjointe, Études des femmes et Sociologie ; Michèle Ollivier, professeure adjointe, Sociologie ; Paul Saurette, professeur adjoint, Sciences politiques ; Kathryn Trevenen, professeure adjointe, Études des femmes ; Andrea Martinez, professeure agrégée, Communication, Directrice, Institut d’études des femmes.



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