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mai 2003


Festival international du film documentaire à Toronto
Trois cinéastes québécoises indépendantes raflent l’or

par Martin Dufresne






Écrits d'Élaine Audet



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Ève Lamont, Raymonde Provencher et Carole Laganière primées au célèbre festival international du film documentaire « Hot Docs »

Ève Lamont, auteure du long métrage « Squat ! » sur l’occupation
autogestionnaire d’un immeuble de la rue Préfontaine en 2001 à Montréal (et la répression médiatico-politico-policière qui y a mis fin), vient de remporter le prix de la Meilleure réalisation d’un long métrage canadien au festival « Hot Docs » de Toronto.

Le jury, qui comprenait notamment Arsinée Khanjian, a préféré « Squat ! » à huit autres longs métrages canadiens. Ses membres ont salué « la démarche innovatrice et chaleureuse de la réalisatrice dans un dossier aussi politiquement chargé que dérangeant ».

« Squat ! » s’est également démarqué en valant à Ève Lamont le Prix
Humanitaire, accordé au/à la « cinéaste du Canada ayant réalisé un
documentaire social ou politique particulièrement puissant qui illustre des valeurs humanitaires ». Pour ce prix, le jury a préféré « Squat ! » à 33 autres films mis en nomination, applaudissant « sa structure étonnante et
innovatrice qui dépeint une collectivité habituellement rejetée au nom de sa raison d’être ».

Deux autres cinéastes québécoises ont également raflé l’or pour le Québec. Carole Laganière a gagné le prix du Meilleur court ou moyen métrage canadien avec « Un toit, un violon, la lune », un attachant portrait des aîné-es qui logent au Chez nous des artistes, à Montréal. Une des membres du jury qui a attribué ce prix était la journaliste Michele Landsberg.

« Un toit, un violon, la lune » a également valu à Carole Laganière une
deuxième place pour le Prix du public du festival, juste derrière un autre
cinéaste indépendante québécoise, Raymonde Provencher, plébiscitée par l’auditoire du festival pour le film « War babies/Nés de la haine », au sujet des enfants nés à la suite de viols commis en temps de guerre.

Des cinéastes venues d’autres pays ont également fait bonne figure à Hot
Docs, comme les films consacrés à des luttes de femmes. Elaine Epstein, des États-Unis, a remporté un Prix spécial du jury pour « State of Denial », un tableau des répercussions de la pandémie du SIDA en Afrique du Sud, aggravée par la négligence gouvernementale. « And Along Came a Spider », un film consacré aux meurtres en série de 16 femmes prostituées en Iran, a valu au cinéaste Maziar Bahari une Mention honorable. Dans la catégorie National Spotlight du festival, un autre Prix du meilleur documentaire a récompensé Kim Longinotto pour le film « The Day I Will Never Forget », un examen des croyances culturelles entourant le rituel des mutilations génitales et de la courageuse lutte des femmes africaines contre cette tradition.

Bravo à toutes !

Plus de détails à http://www.hotdocs.ca/media_press.cfm?media_id=128

Mis en ligne sur Sisyphe le 8 mai 2003


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Martin Dufresne

Longtemps associé au Collectif masculin contre le sexisme, créé en 1979, Martin Dufresne est connu comme un allié des milieux féministes et a produit dans plusieurs médias des analyses percutantes sur divers aspects de la condition masculine, ainsi que sur la violence faite aux femmes.



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