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samedi 26 mai 2007


L’Année européenne de l’Egalité des Chances
Des mesures de politique familiale, préalable nécessaire à l’aboutissement de l’égalité des chances entre les sexes






Écrits d'Élaine Audet



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Mai 2007

La réunion informelle des ministres européens de l’égalité des chances et de la famille pose des jalons pour la présidence par équipe - une étude souligne les déficits et les opportunités.

Sous la présidence de la ministre fédérale de la Famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse, Ursula von der Leyen, les ministres de l’Égalité des chances et de la famille ainsi que la Commission européenne s’entretenaient, les 15 et 16 mai 2007 à Bad Pyrmont, de la manière dont les politiques de l’égalité des chances et de la famille, en s’unissant, peuvent contribuer à davantage d’égalité des chances et de cohésion sociale en Europe.

« L’Europe a besoin d’une politique qui permette aux hommes et aux femmes de concilier plus facilement - dans un vivre-ensemble fondé sur l’égalité des chances - le travail professionnel et familial ainsi que les soins prodigués aux proches. Aujourd’hui, la politique d’égalité des chances réussit particulièrement là où elle fait un usage actif des instruments de la politique familiale. Et aujourd’hui, la politique familiale réussit particulièrement lorsqu’elle se base sur la réalité de la vie des gens et ne permet pas que les schémas de rôles traditionnels faussent son regard. C’est pourquoi je me réjouis qu’ici, à Bad Pyrmont, nous nous apprêtions à développer des concepts nouveaux et des idées de qualité, que nous pourrons ancrer durablement en Europe avec nos pays partenaires de la présidence par équipe », a déclaré Ursula von der Leyen.

La réunion de deux jours, organisée dans le cadre de la présidence allemande de l’Union Européenne, avec la participation de Vladimír Spidla, commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’égalité des chances, était placée sous le thème « L’égalité des chances entre les femmes et les hommes dans la vie professionnelle et familiale ». Trente-huit (38) délégations rassemblant un total d’environ 150 membres se sont penchés, au cours de ces deux jours, sur quatre axes thématiques :

- L’évolution des schémas classiques de répartition des rôles et les défis que cela implique notamment pour les hommes
- Alliances stratégiques avec l’économie, pour mieux favoriser la compatibilité de la famille et du travail ainsi que l’égalité des chances des hommes et des femmes dans les entreprises
- Possibilités de soutien aux femmes et aux pères engagés à des fonctions de cadres
- Modèles de soutien aux femmes et aux enfants issus de l’immigration

La ministre fédérale de la famille, Ursula von der Leyen, a présenté, en outre, avec ses collègues des pays de la première présidence par équipe de l’Union Européenne, le sécretaire d’État portugais de la présidence du conseil des Ministres Jorge Lacao Costa et la ministre slovène Marjeta Cotman, une initiative commune visant à ancrer les ambitions de la politique d’égalité des chances durablement dans la politique européenne.

Dix-huit (18) mois durant, les pays partenaires que sont l’Allemagne, le Portugal et la Slovénie, assurant les présidences successives de l’Union Européenne, souhaitent s’investir, au niveau européen, pour l’extension des schémas de répartition des rôles des hommes et de femmes, l’égalité des chances et des rémunérations des hommes et des femmes dans le monde du travail et le soutien aux femmes issues de l’immigration.

L’acceptation de l’égalité varie selon les milieux sociaux

Une étude, réalisée par « Sinus Sociovision » pour le compte du ministère fédéral de la famille et présentée lors de la réunion, met en évidence le fait qu’une grande partie de la population allemande perçoit la politique de l’égalité des chances comme deux faces d’une même médaille. L’égalité des chances en tant que valeur est acceptée de manières distinctes au sein des groupes sociaux distincts. Les jeunes femmes et hommes disposant d’un bon niveau de formation s’orientent aujourd’hui tout naturellement selon des schémas de répartition des rôles et des projets de vie de couple basés sur l’égalité des droits. Dans les milieux davantage enracinés dans la tradition et disposant d’un moins bon niveau de formation, accompagné de faibles revenus et de perspectives de vie limitées, l’égalité des droits et le partenariat ne sont en revanche guère ancrés en tant que valeurs.

« L’étude montre que pour beaucoup de gens, l’égalité des chances demeure un idéal abstrait et éloigné lorsqu’ils ne font pas l’expérience concrète et pratique de sa valeur dans leur vie quotidienne. La plupart des hommes et des femmes considèrent la politique d’égalité des chances comme précieuse et utile lorsqu’elle leur facilite la tâche de conciliation de la famille et du travail grâce à des offres très concrètes » », déclare Ursula von der Leyen. Afin d’obtenir de plus amples résultats au niveau européen, une extension de l’étude SINUS réalisée en Allemagne à d’autres pays de l’Union Européenne est prévue. Vous trouverez tous les résultats de l’étude de milieu de SINUS sur www.bmfsfj.de.

D’autres enquêtes soulignent l’urgence des sujets évoqués à Bad Pyrmont : dans l’Union Européenne, le taux moyen de femmes exerçant une activité rémunérée demeure inférieur de 15% à celui des hommes (taux moyen d’activité des femmes dans l’Union Européenne EU (25) en 2005 : 56,3%, hommes : 71,3% ; Rapport de la Commission européenne sur l’égalité des chances entre les femmes et les hommes 2007). Au sein des organes de décision supérieurs des 50 plus grandes entreprises cotées en Bourse des États membres de l’Union Européenne, on compte, en moyenne, dans l’Union Européenne, une femme pour dix hommes. Ce n’est même que dans 4% des cas qu’une femme occupe le poste de PDG. Avec 11% de membres féminins au sein des directoires, l’Allemagne se situe par exemple dans la moyenne de l’Union Européenne, mais sans une seule femme à la tête de l’une des 50 plus grandes entreprises de cette catégorie, elle se situe au bas de l’échelle. À titre de comparaison : la Slovénie, pays partenaire au sein de la présidence par équipe, affiche, y compris pour les directrices de groupes, un taux impressionnant de 21% (base de données : « Les femmes et les hommes dans les processus de décision » - Domaine social et économique, prise de décisions dans les 50 plus grandes entreprises cotées en Bourse, UE décembre 2006). Le fait qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème des femmes managers, est attesté par le taux d’activité des femmes avec et sans famille. En ce qui concerne la part des femmes sans enfants de 25 à 54 ans qui exercent une activité rémunérée, l’Allemagne, avec environ 78%, et le Danemark, avec environ 79%, se situent par exemple tous deux au même niveau, dans le tiers supérieur des nations industrielles. Lorsque les femmes ont deux enfants et plus, les différences sont toutefois considérables. Alors qu’au Danemark, environ 78% des mères (de 25 à 54 ans) sont de nouveau ou encore au travail, en Allemagne, ce taux a baissé de 20% (Compatibilité de la famille et du travail. Benchmarking Deutschland Aktuell, Bertelsmann Stiftung, 2003).

Conclusions de ces 2 journées

Les participantes et participants sont tombés d’accord sur le fait que des mesures de politique familiale sont le préalable nécessaire à l’aboutissement de l’égalité des chances entre les sexes.

Une politique sociale d’avenir doit « rendre possible, pour les femmes comme pour les hommes, un bon équilibre entre vie professionnelle et vie familiale », a déclaré la ministre fédérale, Madame von der Leyen, dans son discours d’ouverture.

L’objectif des présidences allemande, portugaise et slovène de l’Union Européenne est notamment de faire progresser la feuille de route de la Commission pour l’égalité des chances entre les hommes et les femmes 2006-2010 grâce à une initiative commune.

Elle a reçu le soutien de toutes les nations représentées, de même que du commissaire européen Vladimír Spidla qui, dans sa déclaration, a indiqué que dans les jeunes familles, les parents doivent conserver le choix d’exercer ou non une activité. Cela implique également une mutation « dans les têtes » au sein de la société, car les pères peuvent et doivent eux aussi participer activement au travail familial et à l’éducation des enfants.

- Site de l’Année européenne de l’Egalité des Chances

Mis en ligne sur Sisyphe, le 22 mai 2007



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