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mardi 4 novembre 2014

Réduire le temps-écrans aujourd’hui, un véritable sport extrême

par Jacques Brodeur, consultant en prévention de la violence






Écrits d'Élaine Audet



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Face à la puissance croissante des professionnels du marketing et du divertissement numérique, prêts à tout pour capter l’attention des enfants et des adolescent-e-s, des parents et des enseignant-e-s ont décidé d’unir leurs forces dans un but commun : Aider les jeunes à réduire le temps-écrans

Le présent texte fait suite à deux autres publiés sur ce site :

* « L’emprise des écrans sur les enfants, la résistance s’organise » (1)

* « Des technologies modernes fantastiques pour servir nos enfants ou les asservir ? » (2)


Ils traitaient tous deux des répercussions négatives inhérentes à la hausse du temps-écrans, telles que présentées lors du colloque tenu à Paris le 30 avril 2014 (3). Dans ce troisième texte, nous passerons en revue les ingrédients réunis dans cette potion magique - magique en apparence seulement - conçue au Québec en 2003 et qui, depuis 2008, fait les délices de milliers d’enfants gaulois fréquentant plus de 150 écoles de France (4).

*





Tous les parents vous le diront, décrocher un enfant "moderne" de la télé, de l’ordinateur ou du iPod requiert beaucoup de courage et de détermination. C’est le premier objet de disputes dans les familles partout en Amérique du Nord, autant au fond des bois comme en plein centre-ville. 
Lorsqu’on prépare des jeunes au projet éducatif connu sous le nom de Défi sans écrans, deux équipes vont s’affronter : des amateurs contre des professionnels. Les premiers vivent devant l’écran et y passent la presque totalité de leur temps de loisir, les seconds travaillent derrière les écrans et se creusent les méninges à garder les premiers assis devant l’écran. En réunissant les conditions favorables, Défi sans écran a atteint dans certains milieux des taux de participation supérieurs à 95%. Au secondaire, en redoublant d’ingéniosité, on a réussi à dépasser 50%.


Pas facile de se déconnecter. L’expression sport extrême prend tout son sens.

Dans chaque milieu où le Défi est proposé, les organisateurs ajoutent leur créativité. Les deux partenaires qui vont décider si le Défi sera proposé élèves sont des adultes : ce sont le personnel enseignant et le conseil d’établissement. Une fois l’accord conclu, la direction de l’établissement fixe le calendrier de préparation des élèves, habituellement étalé sur 3 mois, en précisant les dates où les écrans resteront fermés. Le Défi peut se tenir en toute saison, ce qui permet à chaque établissement scolaire de fixer son échéancier en tenant compte de son calendrier.

Match proposé à toute l’école


Comme les jeunes vivent devant les écrans, on a découvert qu’en faisant appel à tous les élèves d’une même école, on augmente l’intérêt des enfants et des adolescent-e-s à relever le Défi sans écrans. La mobilisation collective donne de meilleurs résultats que la mobilisation des individus ou la publicité directe auprès des familles. L’équipe des élèves est composée d’amateurs qui connaissent à peine (ou pas du tout) le nombre d’heures accaparé par les écrans et encore moins le coût caché du temps-écrans. Ils feront face à des milliers de professionnels rémunérés pour attirer devant l’écran toujours plus d’enfants, les y garder toujours plus longtemps et les y rappeler toujours plus souvent. Comment les enfants ou les adolescent-e-s vont-ils réalistement pouvoir imaginer la possibilité de gagner ?

Comme dans tous les sports, en s’entraînant et en s’entraidant. 

Pour gagner quoi ?

Rien, sinon un cerveau plus puissant que les professionnels du divertissement et de la publicité qui composent l’équipe adverse. Lorsque ce sport bizarre a été créé, on a cru bien faire en promettant aux enfants des cadeaux, ce qui a conduit certains à trafiquer leurs résultats pour augmenter leurs chances de gagner. On a donc vite bifurqué vers la motivation intrinsèque : s’entraîner et s’entraider, point final. La joie de travailler ensemble pour vaincre des professionnels, la fierté toute simple d’avoir compris la puissance des adversaires, le plaisir de s’évader de ces écrans où l’on veut les emprisonner, la découverte de nouvelles libertés, voilà des récompenses valorisantes qui, comme disait un enfant de 9 ans, "peuvent changer votre vie." 



Préparation des enfants les plus jeunes


On rencontre les classes à 3 reprises sur une période de 3 mois. Là où l’on néglige la préparation, la participation des élèves et des familles s’en ressent.


Première rencontre préparatoire avec les petits : on explique aux enfants que la peur, la peine et la colère (PPC) peuvent gâcher leur journée et celle de leurs parents. Pour "guérir" ces 3 émotions, on leur présente 4 trucs bien "meilleurs que la baguette de Harry Potter" :

1) raconter : garder nos peurs cachées ne les guérit pas ;
2) consoler : quand je réconforte une personne qui a de la peine, j’exerce mon courage ;
3) répliquer lorsqu’on est victime ou témoin : ce que tu fais, ça fait de la peine, ça suffit ;
4) cliquer la peur lorsqu’elle sort d’un film et veut entrer dans leur tête.

Après quoi on leur présente le nouveau sport qui rend les enfants courageux, un match qu’on appelle Défi sans écrans.


. Avec l’aide de leurs parents, les enfants vont d’abord comptabiliser le temps passé devant des écrans.

. Pour entraîner les enfants à exprimer leurs émotions, on leur demandera de dessiner un film qui leur a fait peur. Avec les tout-petits, on jumellera leur classe avec des grands. Le petit raconte la scène qui lui a causé des peurs et le grand la dessine, toujours selon le récit du petit.

. On va aussi demander aux enfants de se dessiner eux-mêmes en train de pratiquer les 4 trucs décrits ci-dessus pour se donner du courage et guérir peine-peur-colère.

. Les enfants dressent le bilan de leur consommation d’écrans.

Ils découvrent peu à peu que papa est bien plus fort et courageux que Spiderman, alors que les exploits de ce dernier sont des inventions truquées qui mettraient notre vie en péril. 
Ils découvrent que maman est pas mal plus intelligente et généreuse que Lady Gaga, juste préoccupée à attirer l’attention des magazines et vendre des albums en faisant ou disant des idioties.

Les enfants découvrent pourquoi le réalisateur de l’émission Les Simpson craignait que son fils imite Bart.

En 1990, on avait proposé aux élèves d’imaginer que les Tortues Ninja cessent de se bagarrer et se mettent à réaliser des interventions pour enrayer la pollution dans la ville. On peut reprendre le même scénario avec n’importe quel héros commercial proposé aux jeunes sur les écrans. On leur propose de recycler le personnage afin qu’il rende des services au lieu de détruire les méchants. Des situations de réflexion, discussion et d’écriture sont disponibles en ligne. 
 
Tout cela prépare les enfants à la 2e phase préparatoire axée sur le vouloir, où ils feront la liste de ce qu’ils aimeraient faire s’il n’y avait plus d’écrans.



Entraînement des pré-adolescent-e-s et adolescent-e-s au Défi sans écrans


Chez les élèves de 5e et 6e année (CM1 et 2) et chez les adolescentes et adolesceents, on aiguise le jugement critique et la liberté d’expression au moyen de questions plutôt que de démonstrations, d’analyses, d’explications et de sermons. La moralisation et la culpabilisation empoisonnent les efforts de préparation des jeunes au Défi sans écrans.

Pour chaque question ci-dessous, précédée d’une exposé de 4-5 minutes, les élèves disposent de 60 secondes pour discuter à 2 ou 3, puis de 60 secondes pour écrire leur réponse personnelle. On n’hésite pas, car toutes les réponses sont bonnes.


- Pourquoi les chaînes de télé se font-elles la guerre pour augmenter l’auditoire ?

- D’où viennent les revenus des chaînes de télé ? 

- Quels moyens utilise-t-on pour capter notre attention plus souvent et plus longtemps ?

- Pourquoi le réalisateur de l’émission Les Simpson interdisait-il à son fils de 12 ans de la regarder ?

- Pourquoi Steven Spielberg déconseillait-il de laisser regarder le film Parc Jurassique aux enfants ?

- Pourquoi Angelina Jolie et Brad Pitt n’ont-ils pas la télé ?

- Pourquoi imprime-t-on la photo de Bob l’éponge sur des boîtes de céréales ?

- Pourquoi le Québec interdit-il la publicité aux moins de 13 ans ?

- Quelles compagnies ont reconnu leur culpabilité pour avoir désobéi à cette loi ?

- Pourquoi la publicité destinée aux enfants est-elle permise au Canada et aux États-Unis ?

- Pourquoi faut-il éviter de laisser regarder les écrans aux moins de 3 ans ?

- Pourquoi les animaux (y compris les humains) hésitent-ils à tuer quelqu’un de leur espèce ?

- Pourquoi les militaires utilisent-ils les jeux vidéo pour habiliter les recrues à tuer ?

- Comment la dépendance aux jeux vidéos et aux réseaux sociaux se développe-t-elle ?

- Comment savoir si on est cyber-dépendant ?
- Pourquoi ouvre-t-on des camps de désintoxication numérique au Japon, en Chine et en Corée ?
- Dans combien d’écoles a-t-on proposé le Défi sans écrans en France ? Dans combien de régions ?

- Qu’est-ce qui distingue un ami Facebook d’un ami véritable ?
- Quel lien y a-t-il entre les réseaux sociaux et le risque de diffamation, de dépression ?
- Combien d’agressions a-t-on trouvé en 2012 dans les 50 émissions préférées des enfants américains ? (5)

Pour compléter cette première rencontre, les élèves se voient confier le devoir de chercher la définition des mots suivants : sédentarité, courage, addiction, diffamation, conditionnement, amitié, marketing, surconsommation, neurologie, désensibilisation, intimidation, humiliation, solidarité, secourir, lobe frontal, narcissisme, etc. 


Mamans et papas : locomotives du Défi


Dès le début des préparatifs, avant même de proposer aux enfants de fermer la télé, les parents sont invités à l’école pour prendre connaissance du Défi sans écrans. Ils veulent savoir ce qu’on attendra d’eux. Ce Défi présenté aux élèves comme s’il s’agissait d’un jeu est en fait un projet éducatif avant-gardiste éprouvé scientifiquement. Les bienfaits que ce projet a rapportés aux enfants et aux familles sont présentés aux parents. Pour aider les jeunes à gagner leur match, on nourrira leur motivation et leur détermination avec un esprit positif.

L’ingrédient gagnant dans le Défi sans écrans ? La concertation école-famille. Elle fait défaut partout et le nombre de ceux qui se présentent à l’école diminue chaque année. Les parents se prennent pour des clients et la relation avec le personnel de l’école s’en trouve empoisonnée. Avec le Défi sans écrans, les enseignant-e-s préparent les élèves à l’école, les parents motivent les enfants à la maison. D’où l’idée ingénieuse de valoriser le Gouvernement familial. Papa, maman, beau-papa et belle-maman sont les présidents et présidentes du gouvernement familial.

L’occasion est belle de signaler que les étudiant-ee-s en marketing apprennent, dès l’université, la technique du nag factor. De quoi s’agit-il ? D’un procédé qui sert à montrer aux enfants comment asticoter leurs parents pour obtenir ce que la publicité leur a fait désirer. C’est elle qu’ils vont utiliser pour apprendre aux enfants comment asticoter leurs parents afin d’obtenir ce qu’on leur a montré à l’écran. Cette technique a peu à peu sapé l’autorité parentale et montré aux enfants à culpabiliser leurs parents, à les manipuler. Bien entendu, cette technique est utilisée de façon à neutraliser les critiques. On nous présente la complicité ou l’impuissance des parents de façon rigolote. On peut apprécier à quel point cette technique est pernicieuse en regardant la publicité de Nestlé pour promouvoir ses desserts au chocolat. (6)


Alors que le petit héros termine son troisième dessert, maman surgit à l’improviste. Mignon, génial et vif, le garçon lance sa cuillère dans l’aquarium de son poisson rouge et prend le téléphone : "Allo, la SPA, il faut venir chercher Maurice qui a encore une fois avalé trois desserts au chocolat !" Puis il regarde sa maman et déclare : "Cette fois ça suffit, il faut que ça cesse". On n’a pas le choix de rigoler et de regarder plusieurs fois ce bijou de publicité avant de s’interroger sur la réaction de la maman. Voilà comment procèdent les agences de marketing pour faire taire la maman devant le génie de sa progéniture et tourner l’autorité parentale en dérision. On admire fiston qui ment avec une assurance désarmante tout en jetant le blâme sur son poisson. Sa façon de reprocher à Maurice d’avoir "poussé le bouchon trop loin" fait fi de la vigilance de maman et … de la nôtre. 



Dans le cadre du Défi sans écrans, ce sont des parents qui feront appel aux organismes de la communauté pour offrir des activités qui vont tenir les jeunes loin des écrans. De préférence des activités où l’on participe en famille, y compris avec les grands-parents. Ce sont aussi aux parents que l’on va proposer de former le comité qui va faire connaître le projet aux journaux locaux, qui va préparer la fête de clôture et assumer la tâche de compiler les réponses au moment d’évaluer les retombées du Défi.



Les ingrédients de la victoire : une histoire à suivre


Voilà les premiers ingrédients de la potion québécoise pour décrocher les jeunes des écrans et les reconnecter avec la réalité. Chacun de ces ingrédients joue son rôle dans l’atteinte de l’objectif du Défi : la victoire de l’équipe des amateurs contre les professionnels du divertissement et de la publicité. Tous ces ingrédients se combinent et inter-agissent pour former une émulsion qui entraînera dans l’école, dans les familles et dans la communauté le VOULOIR et le POUVOIR de remporter ce difficile mais nécessaire match de la vie. À Strasbourg, lorsque la ministre d’État chargée de la Famille avait rendu visite aux parents dans la première école européenne à expérimenter le Défi sans écrans, elle avait exprimé publiquement le souhait de l’étendre à toute la France. (7)


Le Défi sans écrans ne pourrait-il pas devenir un rite de passage pour les adolescents ? Un rite qui surpasse et remplace le tournoi du nombre de bouteilles de bière ou de verres d’alcool ingurgités ? Dans un monde hyper-médiatisé, où la publicité est omniprésente, l’idée mériterait attention en plus d’augmenter le rayonnement de l’école.

Un prochain article dévoilera dix autres ingrédients découverts depuis la création du Défi sans écrans en 2003, car comme l’écrivait le célèbre historien et auteur de science-fiction H. G. Wells, "l’histoire de l’humanité est une course entre l’éducation et la catastrophe." (8)

L’auteur a créé Edupax.
OBNL en prévention de la violence, éducation médiatique, éducation à la paix, promotion de saines habitudes de vie et d’une consommation médiatique éclairée. ACME-Québec.

Notes

1. « L’emprise des écrans sur les enfants, la résistance s’organise. »
2. 
« Des technologies modernes fantastiques pour servir nos enfants ou ….les asservir. »

3. Colloque « Les enfants face aux écrans : ensemble faisons le point. » Colloque tenu à Paris le 30 avril 2014.

4. 
« Les Défis ’10 jours pour voir autrement’ » (10 jours sans écran).

5. « Is TV Teaching Kids To Be Mean ? » Dans une version plus élaborée du présent article, on trouvera une liste de questions - accompagnées d’hyperliens - qui ont permis d’inspirer la réflexion, aiguiser le jugement critique et faciliter l’expression chez des 9-16 ans.
6. « Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice ». Publicité Nestlé.
7. « Des écrans, mais pas tout le temps » Nouvel Observateur - Société, 27 mai 2008.
8. H. G. Wells, « Human history is a race between education and catastrophe. The Outline of History », 1920.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 1 novembre 2014





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Jacques Brodeur, consultant en prévention de la violence
EDUPAX


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