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mercredi 12 novembre 2014

La réforme Barrette est le prélude à un démantèlement annoncé (FIQ)

par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec






Écrits d'Élaine Audet



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Québec, 12 novembre 2014 - En tant qu’organisation représentant près de 65 000 professionnelles en soins, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ est bien évidemment interpellée par le projet de loi no 10. Les infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes qu’elle représente sont au coeur du système de santé public. Il ne fait pas de doute que sans leur apport, sans leur expertise professionnelle et sans les valeurs qui les animent, le ministère de la Santé et des Services sociaux et le gouvernement libéral auraient certainement plus urgent à faire que de rejouer dans les structures et concocter des manoeuvres administratives aux accents mercantiles.

« Le projet de loi no 10 n’apporte rien pour les professionnelles en soins ni pour les patient-e-s. La FIQ demande donc, ni plus ni moins, au gouvernement d’effacer l’ardoise et de retourner à la table à dessin afin d’élaborer un projet de loi qui préserve les principes fondamentaux de proximité, de sécurité et de qualité des soins », a résumé Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ à l’occasion d’une mêlée de presse précédant le dépôt du mémoire de la Fédération dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 10.

Selon la présidente de la FIQ, le projet de loi no 10, s’il était adopté tel quel, éloignerait les soins des patient-e-s au lieu de les en rapprocher. Il centraliserait également les décisions dans les mains du ministre, au lieu de les décentraliser afin d’offrir des soins qui correspondent aux besoins des citoyen-ne-s de toutes les régions.

« Lors du dépôt du projet de loi, le ministre Barrette nous annonçait des économies de 220 millions de dollars. Or, le texte actuel ne contient aucun élément nous permettant de croire que des économies seraient au rendez-vous », a affirmé Régine Laurent. « Au contraire, il poursuit et approfondit les prémisses du projet de loi 25, de 2003, alors que le réseau se remet à peine de cette réforme, et que le bilan qu’on peut en tirer est loin d’être concluant ! », a-t-elle poursuivi.

« En plus de ces impacts directs sur le réseau de la santé et des services sociaux, et sur les finances publiques, le projet de loi no 10, entraînerait un véritable bouleversement dans la gestion des relations de travail et mettrait, sans aucun doute, la table à une privatisation accrue des soins et des services de santé ainsi qu’à la sous-traitance », a expliqué la présidente de la Fédération.

De plus, la FIQ déplore que le ministre n’ait présenté qu’une partie de son projet de réforme en présentant, de manière isolée, le projet de loi no 10, alors que vraisemblablement, celui-ci n’est qu’une des pièces constituantes de la réforme. « C’est l’ensemble des éléments qui composeront cette immense transformation du réseau qui aurait dû être présenté à la population afin qu’elle puisse en mesurer les impacts et faire valoir son point de vue », a suggéré Line Larocque, vice-présidente de la FIQ.

Depuis longtemps, la FIQ alimente les enjeux relatifs à l’avenir du système de santé public par une approche résolument axée sur la recherche de solutions. Ainsi, bien qu’elle concède au gouvernement la précarité des finances publiques, la Fédération considère que les solutions sont ailleurs que dans les mesures d’austérité et dans les transformations de structures radicales proposées dans le projet de loi no 10.

« La poursuite de l’équilibre budgétaire doit cesser de reposer uniquement sur les compressions. Il faut plutôt chercher à augmenter la colonne des revenus par le biais d’alternatives fiscales dont l’efficacité a été démontrée », a souligné Nancy Bédard, également vice-présidente de la Fédération.

Il est plus qu’urgent, également, d’optimiser les soins et les services de santé en misant sur le rôle central des professionnelles en soins au sein du réseau. « Si les dispositions de la Loi 90 étaient réellement mises en application, pour permettre aux professionnelles en soins de s’épanouir et de mettre en pratique l’étendue de leur expertise, elles pourraient contribuer grandement à une amélioration accrue de l’accès aux soins et aux services de première ligne », a-t-elle poursuivi.

Dans cette perspective, la FIQ a fait valoir les avantages indéniables des nouveaux modèles de soins à échelle humaine, qu’elle a mis sur pied depuis les dernières années, tant pour les patient-e-s que pour les professionnelles en soins tout comme la saine gestion des dépenses publiques de santé.

Afin de souligner le dépôt du mémoire sur le projet de loi no 10, les 65 000 membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, de toutes les régions du Québec, portent aujourd’hui un macaron autocollant sur lequel est inscrit « Projet de loi no 10 : Rien pour les professionnelles en soins, rien pour les patient-e-s ! » afin de dénoncer les intentions du ministre Barrette.

Source : la FIQ, le 12 novembre 2014

- Télécharger le mémoire en français ici.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 12 novembre 2014


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