| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Femmes du monde | Polytechnique 6 décembre 1989 | Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  

                   Sisyphe.org    Accueil                                   Plan du site                       






dimanche 1er mars 2015

Transgenres et « black faces », même combat ?

par Diane Guilbault






Écrits d'Élaine Audet



Chercher dans ce site


AUTRES ARTICLES
DANS LA MEME RUBRIQUE


Remettre en question la notion d’identité de genre et le silence imposé à l’analyse féministe
Toronto - Un éminent chercheur congédié pour son approche prudente face à la dysphorie du genre chez les enfants
Le Conseil québécois LGBT demande à Lise Payette de clarifier ses propos
Règlement pour les transgenres au Québec - Être femme est-il un privilège ?
Mention du sexe pour les personnes transgenres - Un vrai problème, mais une mauvaise solution
La pièce "Les monologues du vagin" annulée parce que jugée non inclusive pour les transgenres
Transgenres - Le point de vue des femmes complètement occulté
Mon genre, ton genre, mais quel genre ?
Des groupes dénoncent le mot d’ordre de la Marche des Fiertés de Lyon qui amalgame trans, PMA, IVG, GPA et prostitution
Inégalité hommes-femmes - Combien de temps le mouvement LGBT va-t-il pouvoir se cacher derrière son petit doigt ?
Le queer, un nouvel emballage pour un vieux patriarcat
II. Genre et sexualité : convergences et divergences du féminisme radical et de la théorie queer
I. Qu’est-ce que le genre ? D’où vient la confusion qui l’entoure ?
À qui appartient le genre ? Rapports entre féminisme radical et idéologie transgenre
La théorie "queer" et la violence contre les femmes
Lesbophobie, homophobie, sexisme : vers un nouveau délai de prescription
Le mariage de mon fils
Après la Marche des lesbiennes, un lieu pour répondre à nos questions
"LESBIANA - Une Révolution parallèle". Entretien avec la réalisatrice Myriam Fougère
Témoignage - Comportement destructeur au sein d’un couple lesbien
L’Enchilada - En finir avec l’objectification de notre corps
Si nous parlions de parentalité plutôt que d’homoparentalité
Maintenant, vous allez nous entendre !
La violence lesbophobe et ses conséquences
La longue marche vers l’égalité pour les gais et les lesbiennes du Québec
Ce qu’il faut savoir de la déclaration de l’ONU sur la dépénalisation de l’homosexualité
10-13 avril 2009 à Toulouse : Bagdam. Colloque international d’Études lesbiennes
25 messagers et messagères anti-préjugés homophobes
Psychanalyse, société et "vie lesbienne", rien qu’une incompatibilité d’hu-moeurs ?
Tout sur l’amour
Le Canada devient le 3e pays à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe
Protestations internationales contre l’assassinat de FannyAnn Eddy, militante de l’Association lesbienne et gaie de la Sierra Leone
L’humanitarisme républicain contre les mouvements homo
« Débander la théorie queer », un livre de Sheila Jeffreys
La pensée "queer" et la déconstruction du sujet lesbien
Le mariage, reflet de la société
Les « vérités » contradictoires de l’Église catholique sur le mariage gai
Mariage des conjoint-es de même sexe : une question de droit civil, non de religion.
L’amour en plus
Carnet de voyage
Homoparentalité ou pluriparentalité







En décembre 2013, l’Assemblée nationale a adopté un projet de loi intitulé Loi modifiant le Code civil en matière de code civil, de successions et de publicités de droits. Le Règlement modifiant le Règlement relatif au changement de nom et d’autres qualités de l’état civil a été adopté en décembre 2014 et publié dans la Gazette officielle du Québec (17 décembre 2014,146e année, no 51, partie 2). (Voir en pièce jointe à la fin de cette page.) Dans cet article, l’auteure commente quelques conséquences de ce changement législatif.

Beaucoup l’auront remarqué, les transgenres sont à la mode. Ou comme certain-e-s militant-e-s se plaisent à dire, les « trans » comme dans LGBTQIA (lesbiennes, gays, bisexuels, transexuels, intersexes et asexués). Si la plupart de ces termes sont relativement précis, il en en tout autrement du terme « trans ».

En effet, sous ce vocable de « trans », on inclut les personnes transsexuelles ou transsexuées, c’est-à-dire qui ont subi une opération de réassignation sexuelle, et les personnes transgenres, qui refusent l’opération et tout autre traitement médical mais qui réclament d’être reconnues comme étant de l’autre sexe.

À voir l’engouement de nos médias à l’endroit des personnes « trans », on a comme l’impression d’être devant la nouvelle saveur du mois sans réflexion approfondie sur le phénomène.

Regardons de plus près : un homme qui « se sent femme » réclame le droit d’être reconnu comme tel parce qu’il prend l’apparence d’une femme, mais tient à garder tous ses organes génitaux mâles.

En tant que « femme transgenre », il réclame le droit de fréquenter les endroits qui ont été réservés aux femmes pour des raisons de sécurité : les toilettes, les vestiaires pour femmes, les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence, les prisons pour femmes, etc.

Imaginons un papa avec sa petite fille de 9 ans. Celle-ci doit aller aux toilettes (pour femmes) et son père la laisse aller seule. Tout à coup, il voit un homme entrer dans ces toilettes. Sera-t-il rassuré ? Qui nous garantit que les prédateurs sexuels ne profiteront pas de cette nouvelle opportunité ?

Les personnes qui ont un vrai problème de dysphorie sexuelle peuvent se faire opérer, car l’État rembourse ces opérations depuis 2009. En recourant à la chirurgie, les personnes transsexuelles assument jusqu’au bout leur démarche.

En ce qui concerne les transgenres, on se demande quelle est la différence avec les « black faces ». Les médias ont beaucoup décrié ce comédien qui s’était « déguisé » en Noir pour quelques minutes.

Comment se fait-il que lorsque ce sont des hommes qui s’habillent en femmes, les mêmes médias ne s’en peuvent plus d’extase et de compassion et leur demandent même de parler de la condition des femmes à la place des femmes ? *

Or, ces hommes transgenres ne défendent pas la cause des femmes, ils défendent la cause des personnes transgenres.

Décidément, la cause des femmes n’est plus à l’agenda.

Et bientôt, mesdames, dans une toilette ou un vestiaire sportif près de chez vous, ne soyez pas étonnées d’y voir apparaitre un homme : c’est qu’il se sent femme.

Pour tout savoir sur le projet de règlement du gouvernement concernant le changement d’identité sexuelle pour les transgenres, voir ici.

Voici un extrait du règlement publié dans la Gazette officielle du Québec (fichier de gauche) et le mémoire de PDF Québec sur ce sujet (au centre). Pour le texte intégral du règlement, voir ce lien.

* C’est pas trop tôt, Radio-Canada.

PDF - 38.7 ko
Réglement transsexuel
PDF - 670 ko
Commentaires de PDFQ sur le règlement


Mis en ligne sur Sisyphe, le 1 mars 2015


Partagez cette page.
Share


Format Noir & Blanc pour mieux imprimer ce texteImprimer ce texte   Nous suivre sur Twitter   Nous suivre sur Facebook
   Commenter cet article plus bas.

Diane Guilbault



Plan-Liens Forum

  • Transgenres et « black faces », même combat ? Généricide impolitique
    (1/1) 6 mars 2015 , par Internaute





  • Transgenres et « black faces », même combat ? Généricide impolitique
    6 mars 2015 , par Internaute   [retour au début des forums]

    Vous avez donc votre loi Toby appliquée, en camouflant l’identité de genre en identité sexuelle (la ficelle est grosse), il fallait s’y attendre... Les messieurs juristes définissent donc toujours ce qu’est une femme en nous passant au dessus de la tête...
    Mettre les genres au pluriel reste un abus de langage et une dénégation du processus de sexage (processus) qui est toujours au détriment des êtres humains de sexe féminin.
    Le diktat viril de prétendre pouvoir dire ce qu’est une femme en tentant la transformation reste stupéfiant ; de plus, c’est entrer de plain pied dans la croyance de ce que l’émasculation rendrait femme, alors que les Byzantins et leurs eunuques de harem notamment savaient fort bien qu’il n’en était rien. Cela simplifiait juste la main mise politique sur certaines lignées. Mais aussi, l’on voit que les femmes du gynécée, moins qu’hommes châtrés, restaient sous leur garde. voir ici ce qu’en pense la sénatrice canadienne et ce qui va suivre
    http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/10/feminicide-categorie-genericide.html

    modération a priori

    Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

    Qui êtes-vous ?
    Votre message
    • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


        Pour afficher en permanence les plus récents titres et le logo de Sisyphe.org sur votre site, visitez la brève À propos de Sisyphe.

    © SISYPHE 2002-2015
    http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Retour à la page d'accueil |Admin