| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Femmes du monde | Polytechnique 6 décembre 1989 | Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  

                   Sisyphe.org    Accueil                                   Plan du site                       






jeudi 24 décembre 2015

GPA - Attention ! Une image peut en cacher une autre

par Michèle Sirois et Diane Guilbault, présidente et vice-présidente de Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec)






Écrits d'Élaine Audet



Chercher dans ce site


AUTRES ARTICLES
DANS LA MEME RUBRIQUE


Le Conseil de l’Europe doit travailler pour les droits des femmes
Le Conseil de l’Europe et la Conférence de La Haye sont-ils en train de légaliser la GPA ?
Pour l’arrêt immédiat du commerce d’enfants et de la location du ventre des femmes pauvres
Gestation pour autrui (GPA) - Rupture avec l’éthique et fausse notion de l’altruisme
Pour une société émancipatrice : ni prostitution, ni gestation pour autrui (GPA)
Conseil de l’Europe et maternité de substitution (GPA) - Une rapporteure en conflit d’intérêt
Sortir en douce de l’espèce humaine...
Mères porteuses - gestation pour autrui. Pour ou contre ?
Mère porteuse ou GPA – ‘Proxénètes de l’utérus’ et ’exigence d’une mère absente’
Du désir d’enfant au blanchiment d’enfant
Protégez les femmes de l’achat et de la vente des bébés et des mères
En Inde, la gestation pour autrui est loin de profiter aux femmes comme on le prétend
Bioéconomie - La vie elle-même, au coeur d’une nouvelle phase de la globalisation capitaliste
Pourquoi nous sommes contre la Gestation pour autrui (GPA) ou le recours aux mères porteuses
Le remboursement des mères porteuses ? Du délire !
La maternité de substitution, une industrie grandissante
La légalisation de la gestation pour autrui
Québec - Commentaires sur la réglementation entourant la procréation assistée
Un débat public sur la procréation assistée est nécessaire
Le commerce des organes n’est pas un problème mathématique
Breveter l’humain
Le projet de loi sur les NTR pourrait être encore retardé
Y a-t-il un bon clonage et un mauvais clonage ?
Le projet de loi sur la procréation assistée, une porte ouverte aux abus ?
L’enjeu du biopouvoir, c’est le contrôle du monde
Glossaire de la biotechnologie
L’éthique de la parole donnée : condition de l’engendrement de l’être et du savoir







Cette photo* circule dans les réseaux sociaux et dans les médias comme quoi le Canada est un pays ouvert.

Nous nous réjouissons des droits conquis par les couples homosexuels de pouvoir fonder une famille.

Mais que se cache-t-il derrière cette photo idyllique d’une famille comblée en compagnie de notre nouveau premier ministre ? À quoi devons-nous nous ouvrir ?

Derrière cette photo oh ! tellement moderne, que nous cache-t-on ? Scott Brison, le président du Conseil du Trésor du gouvernement libéral à Ottawa, et son conjoint ont eu recours à une mère porteuse américaine.

Mais d’où viennent les ovules ? Mystère et boule de gomme. Le fait que l’achat d’ovules soit illégal au Canada pourrait être une bonne raison pour en taire la provenance.

Derrière l’image : une industrie

Par ailleurs, si tout le monde est d’accord pour les trouver très mignonnes, ces petites jumelles, que penser du droit des enfants à connaître leurs origines ?

Ce beau portrait de famille masque que cet « enfantement » est le produit d’une industrie qui ne craint pas d’utiliser le désir légitime de couples d’avoir des enfants pour faire de gros profits.

Mais faut-il que cela soit au détriment de la dignité des femmes, considérées avant tout pour leur utérus qu’on peut louer moyennant argent ?

Doit-on faire silence sur le fait qu’il s’agit de parents commanditaires qui sont bien plus fortunés que la femme qui accepte de porter un bébé pour autrui ?

Et, si bien des enfants adoptés vivent avec le trauma d’avoir été abandonnés par leur mère, comment réagiront ces enfants qui ont été portés par une femme – leur mère – exclusivement pour être vendus ?

Une femme ou un enfant, ça ne s’achète pas

Comment le gouvernement de Justin Trudeau pourra-t-il faire appliquer la loi qui date de 2004 et qui criminalise le recours aux mères porteuses contre rémunération ?

Comment empêcher de transformer des êtres humains, à savoir des femmes et des enfants, en « objets » qu’on peut commander, acheter et vendre ?

Après être tombé sous le charme d’une telle photo, ne devrait-on pas pousser un peu plus la réflexion et questionner comment on devrait protéger un principe fondamental de nos sociétés démocratiques, à savoir l’inviolabilité du corps humain parce qu’on ne doit pas en faire une marchandise mise à la disposition de quelque commerce que ce soit ?

*Crédit photo : Macleans.ca

Mis en ligne sur Sisyphe, le 17 novembre 2015


Partagez cette page.
Share


Format Noir & Blanc pour mieux imprimer ce texteImprimer ce texte   Nous suivre sur Twitter   Nous suivre sur Facebook
   Commenter cet article plus bas.

Michèle Sirois et Diane Guilbault, présidente et vice-présidente de Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec)


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


    Pour afficher en permanence les plus récents titres et le logo de Sisyphe.org sur votre site, visitez la brève À propos de Sisyphe.

© SISYPHE 2002-2015
http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Retour à la page d'accueil |Admin