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vendredi 29 mai 2009
Le Réseau canadien du cancer du sein réclame une fois de plus des normes pancanadiennes pour les tests liés au cancer du sein

Le 29 mai 2009

« Un échec massif du système nécessite des changements massifs, dont une intégration des survivantes du cancer du sein. » C’est en ces termes que le conseil d’administration du Réseau canadien du cancer du sein (RCCS) a unanimement commenté la récente nouvelle selon laquelle des centaines de Québécoises ont probablement reçu des résultats erronés des tests subis pour leur cancer du sein. Une étude menée auprès de 25 laboratoires par l’Association des pathologistes du Québec a en effet révélé que, dans le cas du cancer du sein, les tests de marqueurs pour l’hormonothérapie étaient erronés dans 15 à 20 pour cent des cas, tandis que ceux des marqueurs pour la protéine HER2 étaient incorrects dans jusqu’à 30% des cas.

Madame Diana Ermel, présidente du RCCS, a déclaré : « Compte tenu des erreurs constatées à Terre-Neuve et au Québec, il est évident que le problème n’est pas simplement régional ; il est d’envergure nationale. » Le RCCS appelle donc à des mesures urgentes pour instaurer des changements systémiques, dont l’établissement de normes uniformes d’un océan à l’autre comme première mesure nécessaire pour restaurer la confiance envers notre appareil médical des femmes diagnostiquées pour un cancer du sein et de leurs familles. « Nous savons que les pathologistes du pays travaillent avec diligence à l’avancement de normes nationales pour les laboratoires, et nous applaudissons à leurs efforts », a-t-elle ajouté.

Le Réseau canadien du cancer du sein recommande également que des survivantes du cancer du sein soient incluses dans tous et chacun des comités, commissions et organismes de surveillance mis sur pied à l’échelon national et dans les provinces et territoires pour établir des normes et veiller à ce que la vie des femmes ne soit plus mise en péril par des tests déficients menant à des résultats erronés.

Pour Madame Ermel, « ces événements équivalent à une trahison de la confiance des femmes. Plus de 22 000 Canadiennes recevront cette année un diagnostic de cancer du sein, et ce désastre jette le doute sur les résultats de leurs tests, à un moment où elles vivent déjà un stress énorme. »

Les survivantes du cancer du sein siégeant au C.A. du RCCS se demandent si l’on connaîtra un jour l’étendue réelle des dommages subis par les femmes atteintes d’un cancer du sein. Elles veulent s’assurer que les expériences vécues par près de 400 femmes et hommes à Terre-Neuve-et-Labrador – et maintenant des centaines de femmes au Québec – ne seront jamais répétées ici au Canada.

Plus de 160 000 Canadiennes en vie aujourd’hui ont reçu un diagnostic de cancer du sein. On compte 22 000 nouveaux cas par an de cancer du sein, et 5 000 Canadiennes en meurent chaque année. Il s’agit du cancer le plus répandu chez les femmes : une sur neuf des femmes recevra ce diagnostic au cours de sa vie.

Au sujet du RCCS

Le RCCS est la seule organisation pancanadienne dans le domaine du cancer du sein qui soit guidée par les survivantes et axée sur leurs intérêts ; c’est la voix des survivantes du cancer du sein au Canada. Il représente les préoccupations de plus de 225 organismes membres partout au pays, ainsi que ceux de l’ensemble des Canadien-nes affecté-es par le cancer du sein ou à risque de l’être. Les principaux objectifs du RCCS sont d’améliorer l’accès à des soins de qualité du cancer du sein pour l’ensemble des Canadiennes et d’étendre l’influence des survivantes du cancer du sein dans tous les processus décisionnels concernant cette maladie. Pour plus de renseignements sur le RCCS, veuillez visiter le site www.cbcn.ca.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 29 mai 2009



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