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jeudi 29 septembre 2011
Vie économique - Les femmes ont peu de pouvoir dans les sociétés d’État

Le secteur privé n’est pas le seul à être réticent à accueillir des femmes dans des sièges de pouvoir. Les conseils d’administration des sociétés d’État fédérales comptent trois fois plus d’hommes que de femmes, selon une nouvelle recension réalisée par La Presse canadienne à partir de données du Bureau du Conseil privé.

Parmi les administrateurs des 45 entreprises d’État relevant d’Ottawa, 24,6% sont des femmes. Sur les 381 membres des conseils d’administration de ces organisations, 94 sont des administratrices.

Certaines sociétés de la Couronne n’ont encore aucune femme dans leur conseil d’administration, surtout dans le domaine des transports. Seulement six, soit 13% des entreprises, atteignent ou dépassent la parité entre les genres.

Ces nominations sont décidées par le Conseil des ministres, avant d’être officialisées par le gouverneur général du Canada. Comme les mandats durent généralement trois ou quatre ans, presque tous les actuels administrateurs de sociétés d’État ont été nommés ou maintenus dans leurs fonctions par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.

La sénatrice libérale Céline Hervieux-Payette a fait de cette situation un combat politique. Elle a présenté un projet de loi pour forcer les entreprises à avoir une certaine proportion de femmes à leur conseil d’administration. Pour y arriver, Mme Hervieux-Payette prône des mandats plus courts, ce qui entraînerait des rotations plus fréquentes.

Mais sa proposition a été battue au Parlement. Céline Hervieux-Payette ne croit pas du tout que le gouvernement Harper veut voir davantage de femmes à la tête des sociétés d’État. « C’est un parti qui veut voir les femmes à la maison. Alors, vous vous imaginez bien qu’ils ne veulent surtout pas les voir dans les conseils d’administration !, lance-t-elle en entrevue téléphonique. On est dans le domaine de l’idéologie pure. »

La position des groupes du milieu est plus nuancée. « Je serais malhonnête de vous dire qu’il n’y a pas de volonté, mais, dans les gestes, je ne peux pas dire qu’on en a vu la concrétisation », expose Ruth Vachon, présidente du Réseau des femmes d’affaires du Québec.

Selon elle, la ministre fédérale de la Condition féminine, Rona Ambrose, ne manque pas de projets pour améliorer la présence des femmes dans les postes de pouvoir. « La volonté semble y être, dans le discours », estime Mme Vachon.

La ministre n’a pas rappelé La Presse canadienne. Dans un courriel, sa porte-parole a fait valoir que le gouvernement Harper était convaincu de l’importance de nommer des administratrices pour les sociétés d’État fédérales. « Le principe du mérite doit prévaloir, mais la poursuite de la parité ne nuit pas à l’excellence », écrit Amber Irwin.

Malgré le discours officiel, la situation concrète actuelle pourrait avoir des impacts importants sur l’avenir des femmes dans les instances dirigeantes, selon le Réseau des femmes d’affaires québécoises. Le gouvernement devrait ouvrir la voie et donner l’exemple au secteur privé, expose Mme Vachon, qui demande au gouvernement conservateur de presser le pas dans ce dossier.

Elle souligne que le gouvernement provincial remplit bien ce rôle avec sa loi sur la parité dans les conseils d’administration des sociétés d’État. La mesure oblige toutes ces organisations à avoir autant de femmes que d’hommes dans leur conseil d’ici la fin de l’année.

La ministre québécoise chargée du dossier, Christine St-Pierre, invite elle aussi Ottawa à s’inspirer de la démarche québécoise, qu’elle qualifie de réussite. Actuellement, 48% des administrateurs de sociétés d’État québécoises sont des administratrices.

- Source : La Presse canadienne et Le Devoir, le 26 septembre 2011

Mis en ligne sur Sisyphe, le 26 septembre 2011



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