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dimanche 11 décembre 2011
La place des femmes. À la douce mémoire des féministes disparues, par Lise Payette

Nous venons de commémorer la mort des filles de Polytechnique pour la 22e fois. La douleur n’a jamais disparu malgré les années. Des femmes se sont donné comme mission de garder le dossier ouvert, car le drame de Polytechnique n’a jamais été élucidé. Trop de questions sont restées sans réponse parce que notre société n’a pas eu le courage de faire face au débat qu’il aurait fallu faire, aux responsabilités qu’il aurait fallu assumer ; il était tellement plus simple de parler de la folie du tueur que du droit des femmes d’être partout.

Pendant qu’à Ottawa les conservateurs majoritaires s’apprêtent à détruire le registre des armes à feu qui incarnait la victoire des femmes assassinées sur ce monde armé jusqu’aux dents, Louky Bersianyk est morte à son tour. Elle était une amie, du genre qu’on aime beaucoup et qu’on ne voit pratiquement jamais parce que nos routes se sont séparées il y a bien longtemps et qu’on regrette de ne pas avoir relancée quand il en était temps.

J’ai connu Lucille à Paris. Nous avions 30 ans. Nous étions toutes les deux, au même moment, à la recherche d’un sens à nos vies de jeunes femmes qui avaient pensé que le mariage était la clé du bonheur et de la réalisation de nos rêves pour découvrir que nous étions chargées de l’intendance familiale pendant que nos maris déployaient leurs ailes, travaillant à leur avancement et à leur réussite personnelle. Celle qui allait devenir Louky des années plus tard disait souvent : « Oui, mais nous... qu’est-ce qu’on fait ? »

- Lire la suite dans Le Devoir, 9 décembre 2011.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 9 décembre 2011



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