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vendredi 25 avril 2014
Formation du conseil des ministres : il faut recruter plus de femmes de diverses origines en politique, dit le CSF

Québec, le 23 avril 2014 — La faible représentation des femmes à l’Assemblée nationale convainc une fois de plus le Conseil du statut de la femme de la nécessité de mettre en œuvre des mesures incitatives pour élire une députation représentative de la population québécoise. Il apparaît urgent d’attirer dans les rangs des partis politiques davantage de femmes de diverses origines pour élargir le bassin de candidates potentielles aux prochaines élections.

Le Conseil souligne l’effort du premier ministre de confier à des femmes huit des 26 responsabilités ministérielles, notamment d’accorder pour la première fois la charge de la Sécurité publique à une femme, Mme Lise Thériault. L’organisme reconnaît en outre que de former un conseil des ministres dont la représentation des femmes se situerait dans une zone de parité représentait un défi de taille, alors qu’elles forment 18 des 70 députés libéraux élus (26 %). Le fait est que pendant la dernière campagne électorale, le Parti libéral présentait seulement 28 % de candidates, sa moins bonne performance depuis cinq ans.

Tous partis confondus, pas plus de 30 % de femmes briguaient les suffrages. Il est logique que le nombre de femmes élues soit moindre, réduisant du même coup la liste des candidates pouvant aspirer à un poste de ministre. Cette simple démonstration mathématique révèle l’importance d’agir en amont des prochaines élections générales.
« Le résultat des dernières élections démontre qu’il est temps de revoir les règles de notre système politique parce qu’il est clair qu’il faudra plus que la bonne volonté des décideurs en place pour changer les choses. Faut-il de nouveau réfléchir à des mesures plus contraignantes ou encore récompenser les partis qui auront fait élire des femmes, notamment des Québécoises d’origines culturelles diverses ? », se demande la présidente du Conseil du statut de la femme, Mme Julie Miville-Dechêne.

Chose certaine, le Conseil réfléchit depuis longtemps à la question. En 2002 et en 2010, il a recommandé de réformer la Loi électorale afin d’y inscrire des mesures incitatives visant l’atteinte du concept de « mixité égalitaire » (entre 40 % et 60 %) avancé par plusieurs féministes. Parmi les moyens proposés figure le versement de primes aux partis qui font élire les femmes dans une proportion minimale de 30 %, ce qui représente la masse critique minimum permettant de refléter le poids des femmes dans la société. Cette mesure n’a jamais été mise en place. Au lendemain des élections du 7 avril, la situation a régressé : la proportion de femmes à l’Assemblée nationale est passée de 33 % à 27 %.

Sans la présence de femmes au pouvoir, des mesures telles que la Loi sur le patrimoine familial, la Loi sur l’équité salariale ou la création des CPE auraient-elles vu le jour ? Ce sont des mesures positives qui ont été prises pour accroître l’égalité entre les femmes et les hommes, et aujourd’hui, toute la population en bénéficie. Sans compter que les femmes représentent la moitié de la population, et que beaucoup d’entre elles feraient de bonnes politiciennes en raison de leurs compétences et de leur expérience.

Au cours des prochaines semaines, le Conseil entend se pencher à nouveau sur les dispositions à prendre pour amener les partis politiques à diversifier leurs équipes respectives. Il proposera le fruit de cette réflexion à la nouvelle ministre responsable de la Condition féminine, Mme Stéphanie Vallée, à qui il entend d’ailleurs offrir toute sa collaboration.

Le Conseil du statut de la femme a pour mission de conseiller le gouvernement du Québec et d’informer la population sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes.

Pour plus d’information, rendez-vous au www.placealegalite.gouv.qc.ca.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 25 avril 2014



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