| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Polytechnique 6 décembre 1989

| Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  



                   Sisyphe.org    Accueil                                                         







vendredi 1er mai 2015
Théâtre - "Du rêve que fut ma vie" : Camille Claudel

Si les correspondances désignent un lien épistolaire bilatéral, comment nommer des courriers sans espoir de réponse ?

C’est avec cette question que nous allons découvrir la vie d’une artiste exilée et projetée hors de son art, hors de son atelier, hors de LA vie. Camille Claudel.

Pendant son exil forcé, elle écrit des lettres interceptées, sans réponse. Certaines de ces lettres nous parviennent. « Du rêve que fut ma vie », nous fait entendre quelques-unes.

La présentation théâtrale « Du rêve que fut ma vie » nous invite d’emblée dans l’atelier de l’artiste, avec des sculptures ici et là.

Sur scène, l’éblouissante comédienne Camille Trouvé lit, glisse, mêle, plie, déplie, sculpte, déchire de grands papiers lisses, en fait des boules, les mâche, les mots deviennent compréhensibles. Comme pour dire les non-dits, le silence, la voix étouffée et le destin brisé de l’artiste Camille C.

Sa binôme, Fanny Lasfargues, sculpte, sculpte, sculpte avec le son de sa contrebasse et sa voix. Comme Camille C. qui aurait tant voulu qu’on la laisse sculpter.

Dans un jeu poétique fait de lumière, de son, de papier et du corps de la comédienne, nous rentrons dans l’intimité, le désespoir, la révolte et la lutte de l’artiste Camille C. à la conquête de sa liberté. Jusqu’à sa mort, elle écrit et écrit espérant retrouver sa liberté, jamais retrouvée.

Camille Claudel, génie de la sculpture de son temps, sera internée par sa mère et son frère. Ils ont eu peur que son génie et sa liberté de moeurs nuisent à la réputation et à la carrière littéraire du petit Paul.

Certaines de ses oeuvres seront récupérées par Rodin, qui ne fera rien pour l’aider. Ces oeuvres, dont les critiques d’art raffolent, auront apporté d’énormes sommes aux collectionneurs. Mais elle, elle n’aura reçu ni des éloges, ni de l’argent.

Elle passe les 30 dernières années de sa vie chez les fous, et y meurt de faim. Son corps est jeté dans une fausse commune.

« Du rêve que fut ma vie », spectacle qui peut être invité et joué partout, même chez vous.

Ana Pak, avril 2015.

En ce moment au Théâtre 71 à Malakoff. Les photos proviennent de ce site.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 14 avril 2015



Partagez cette page.
Share



Commenter ce texte
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

*    Nous suivre sur Twitter ou en créant une alerte Sisyphe dans les Actualités de Google.

© Sisyphe 2002-2014




Chercher dans ce site
Lire les articles de la page d'accueil


LES AUTRES BRÈVES
DE CETTE RUBRIQUE


jeudi 24 novembre
"Toute femme est une étoile qui pleure", de Karim Akouche, à la scène du 29 novembre au 10 décembre
mercredi 23 novembre
"Femmes des casernes" de Louise Leroux, en postproduction
vendredi 21 octobre
Le Chantier des possibles, un film d’Ève Lamont
mercredi 12 octobre
Appel de textes de Recherches féministes pour "Femmes et pouvoir érotique"
lundi 10 octobre
Blessures de femme, par Nicole Moreau
lundi 15 août
La 7e saison de l’Académie internationale de quatuor à cordes de Montréal (MISQA)
samedi 18 juin
Égalité pour les femmes dans les postes clés de création du domaine culturel au Québec et au Canada
jeudi 26 mai
"La bataille de l’avortement. Chronique québécoise", par Louise Desmarais
dimanche 15 mai
Montréal - Théâtre Libre 2016 - 29-30-31 mai
lundi 11 avril
La lesbienne et la Noire : spectacle d’humour au féminin






http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Page d'accueil |Admin