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mercredi 31 août 2005
Théologienne limogée pour avoir dévoilé la violence sexuelle de membres du clergé contre des femmes

URGENT - APPEL À L’ACTION

Soutenez théologienne catholique brésilienne limogée pour dévoiler la
violence sexuelle perpétrée par des membres du clergé catholique contre des femmes. Résistez à « politique du silence » de l’église.

Les faits

Regina Soares Jurkewicz, coordinatrice de Católicas pelo Direito de Decidir
(CDD Brésil) et depuis huit ans professeure à l’Institut théologique du
diocèse catholique de Saint André (São Paulo), a publié il y a quelques
jours, les résultats de ses recherches pour une thèse de doctorat sur la
violence sexuelle faite aux femmes par des membres du clergé catholique au Brésil.

A travers ses recherches, financées par UNIFEM, elle arrive à la conclusion que l’Église catholique brésilienne se place au-dessus de la loi du Brésil en occultant les cas d’abus au sein de l’église, réduisant les victimes au silence et protégeant les agresseurs dans le but de dissimuler les crimes.

Suite à une couverture extensive par les médias et à la présentation de son rapport, le 28 juin dernier, à São Paulo, Soares a reçu une lettre laconique de l’Institut la démettant de ses fonctions d’enseignante, avec effet du 30 juin, pour cause de « divergences » d’opinions. Cette décision a été prise de manière unilatérale, sans aucun dialogue avec Regina et sans tenir compte des huit ans de service rendu comme enseignante, sans que se produise le moindre incident.

Une action urgente de solidarité s’impose !

Catholics for a Free Choice (CFFC) encourage des organisations et des individus à envoyer des lettres à l’Institut théologique du diocèse catholique de Santo André pour :

- exprimer l’indignation sur le licenciement de Regina
- demander un dialogue ouvert et la liberté de pensée au sein des
institutions catholiques d’enseignement, et
- demander que Regina soit immédiatement reconduite dans ses fonctions d’enseignante

Les lettres doivent être envoyées à :

Instituto de Teologia da Diocese de Santo André
Attn : Prof. Pe. Edmar Antonio de Jesus - Diretor do Corpo Docente
Prof. Pe. Pedro Teixeira de Jesus - Reitor do Instituto de Teologia
Avenida Príncipe de Gales, 667 - Vila Príncipe de Gales
09060-650 Santo André - SP
BRAZIL
Courriel : itesa@pop.com.br

Lettre modèle

Vous trouverez la lettre envoyée par Frances Kissling, présidente de CFFC à
cette page.

Veuillez nous faire part de l’action que vous entreprenez : envoyez une copie de votre email à Catholics for Choice

- Pour plus ample information sur la situation, veuillez contacter Joe Sandillo, Associate Program Officer, International Program, CFFC, par courriel à : jsandillo@catholicsforchoice.org

Une fois de plus la politique du silence !

Le 20 juin 2005, le magazine Epoca a publié une interview très remarquée de
REGINA SOARES JURKEWICZ, membre de CATÓLICAS PELO DIREITO DE DECIDIR -
BRASIL. L’interview présentait les résultats partiels de sa recherche sur le
comportement évasif de l’église catholique du Brésil face aux dénonces
d’abus et de violences sexuels commis ces dernières années. Les cas étudiés
montrent que la hiérarchie catholique, par peur du scandale et préoccupée de
sauvegarder l’image de l’institution, a couvert ces cas se contentant de
transférer les prêtres impliqués à d’autres paroisses.

Le 30 juin, nous avons appris, pour notre grande indignation, la nouvelle du
licenciement de notre camarade Regina par l’INSTITUTO DE TEOLOGIA DA DIOCESE
DE SANTO ANDRÉ, dans lequel elle enseigne depuis huit ans. Durant toutes ces
années, elle a donné des cours dans cet institut, sans que la direction ne réalise qu’elle "ne concordait pas [avec] ni n’acceptait" sa pensée. Ce n’est que suite à la divulgation de sa recherche dans le magazine Epoca (Epoca du 20 juin 2005) que cette "discordance" a été découverte.

Cette attitude de la direction de l’Institut ainsi que de l’évêque diocésain montrent l’incapacité de l’hiérarchie catholique à s’ouvrir au dialogue. Il est bien plus facile de réduire au silence les personnes qui ont une pensée différente à celle du pouvoir institué et qui osent parler, que de faire face aux contradictions internes qui sont en train de saper la crédibilité de l’église.

Sans aucun doute, ce n’est pas cette église à laquelle Jésus-Christ a rêvé et pour laquelle il a donné sa vie.

L’acte de licenciement de la professeure Regina Soares est illégitime, basé
uniquement sur la peur du débat, qui débouche sur le recours par les autorités ecclésiastiques à la censure ainsi qu’à des pratiques autoritaires sans fondement plausible.

Nous déplorons cette décision arbitraire et nous en sommes indignées.

Une fois de plus, l’option retenue est celle de la politique du silence, essayant de priver de parole quiconque veut contribuer à ce que la justice et la vérité puissent vaincre sur l’obscurantisme et la peur !

Suit la transcription de la notification de licenciement, datée du 21 juin 2005 :

S. Paulo 21 juin 2005

Profa. Regina

Par souci de préserver votre liberté de pensée, garantie dans la Constitution brésilienne, mais également de droit divin, nous voudrions vous notifier par la présente votre déliement du corps enseignant de notre Institut de théologie, à partir du 30 juin 2005.

Cette décision résulte du fait que cette institution, bien que désirant vous garantir votre liberté de pensée, n’accepte pas [votre pensée] ni concorde avec celle-ci, et que l’on se trouve donc dans une impasse sans issue.

Vous souhaitant du bonheur, nous vous remercions de votre collaboration
jusqu’à maintenant.

Signé :

Prof. P. Edmar Antonio de Jesus - Directeur du corps enseignant
Prof. P. Pedro Teixeira de Jesus - Directeur de l’Institut de Théologie

www.catolicasporelderechoadecidir.org

Mis en ligne sur Sisyphe, le 1er août 2005.



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mercredi 31 août
Théologienne limogée pour avoir dévoilé la violence sexuelle de membres du clergé contre des femmes








> Théologienne limogée pour avoir dévoilé la violence sexuelle de membres du clergé contre des femmes
23 août 2005



> Théologienne limogée pour avoir dévoilé la violence sexuelle de membres du clergé contre des femmes
23 août 2005   [retour au début des forums]

on ne peut être en même temps dehors et dedans. elle a pris sur elle de critiquer une institution ; pourquoi veut-elle encore y rester ? c’est incomprehensible .

[Répondre à ce message]

    > Théologienne limogée pour avoir dévoilé la violence sexuelle de membres du clergé contre des femmes
    31 août 2005, par
    sara   [retour au début des forums]


    Je ne pense pas qu’il faille être en dehors pour dénoncer, d’ailleurs vous pouvez aimer une institution dans ce qu’elle propose et refuser que certains de ses membres agissent de manière nuisible.

    Bon comme moi vous savez qu’on trouve des brebis galeuses dans tout les métiers, toutes les religions, pour autant cela ne signifie pas que le métier est mauvais où que la religion est mauvaise.

    Notre responsabilité n’est pas la fuite ni faire des égalités du style politique=voleur par exemple mais de savoir qu’on doit simplement mettre dehors ceux qui salissent la politique, la religion, le métier d’avocat, de juges, de médecin etc..

    [Répondre à ce message]

      violence des femmes elles-mêmes
      12 septembre 2005   [
      retour au début des forums]


      Et la violence des femmes contre les hommes qui en parle ?
      On a tendance à employer le terme de ’’violence’’ seulement quand un homme bat, tue ou viole une femme...
      Et la violence verbale et subtile des femmes devant leurs hommes , la cruauté mentale habile qu’elles exercent avec leur langue bien cachée, et qui n’est pas visible des législations, qui en parle ? Va-t-on en parler un jour ?

      Signé : une femme ....

      Myriam

      [Répondre à ce message]

        Une petite différence dans l’affirmation de la violence
        12 septembre 2005, par
        Stella-Marie   [retour au début des forums]
        >La violence des femmes elles-mêmes


        Chère Myriam,

        Ne voyez-vous pas la différence entre un viol, un meurtre, être battue, être dominée et une violence verbale et une cruauté mentale ??? Attention là, chère Madame. Vous me faites penser à ces excessifs qui tentent de faire passer de petits criminels pour des terroristes. Il n’y a plus de discrimination dans le degré de violence que subissent les violenté-e-s, qui sont encore malheureusement des femmes, des enfants et bien sûr des hommes. Vous me faites penser à ce psycholoque québécois qui dénonçait la "violence" des bébés qui pleuraient pour, selon lui, faire damner leurs parents. Plutôt que d’y voir un appel (au secours, à l’aide ou je ne sais trop) et un appel à une éducation saine.

        Aucune violence n’est acceptable mais faudrait-il tout de même mettre des lunettes d’approche et regarder la vérité en face. Je crois également que la dénonciation de la violence de certains hommes n’empêchent aucunement la dénonciation d’autres sortes de violence, remise en contexte par ailleurs...

        [Répondre à ce message]

          Les sentences diffèrent selon la nature du crime, de même la prévention et la dénonciation.
          13 septembre 2005, par
          Agathe   [retour au début des forums]
          > Une petite différence dans l’affirmation de la violence


          On le voit au niveau juridique : pour un meurtre au premier degré, pour un meurtre au deuxième degré, pour un meurtre non prémédité, pour un meurtre avec violence, pour une tentative de meurtre, pour un viol, pour agressions sexuelles, pour un vol à mains armées, pour un vol avec effraction, pour avoir payé pour les services sexuelles d’une mineure, etc, les sentences, Madame, sont totalement différentes. Pourquoi pensez-vous ? Pour une question d’équité, je suppose. Il en est de même de la dénonciation des degrés de violence.

          Est-ce que vous puniriez pareillement un enfant qui a volé la pomme de sa copine et celui qui l’aurait battue ? Est-ce que vous utiliseriez des moyens de prévention identiques selon que dans une école des étudiants ont tendance à régler leur conflits par des paroles inadéquates ou par les poings ???

          Je comprends mal cette tendance de certaines personnes de nos jours d’affirmer qu’on ne dénonce pas assez la violence des femmes comparativement à toute la publicité qui entourent la violence des hommes ? C’est comme si on mettait trop d’emphase sur la violence des hommes qu’il fallait camoufler derrière une réalité dont on ne parlerait pas assez : la violence des femmes. Il y a une sacré différence entre les moyens utilisés par certains hommes violents et certaines femmes violentes. C’est comme si la dénonciation de la violence masculine en agaçait plusieurs et n’avait pas à être mise à jour aussi crûment ! Va-t-on diminuer la violence des hommes en dévoilant la "supposée" violence des femmes, dont le degré est par ailleurs pas mal plus différent ?

          Plusieurs crimes à degré de violence très élevée sont pratiquement attribuables uniquement à des hommes : combien de femmes sont-elles des meurtrières en série ??? On n’en n’aurait répertorié qu’une seule au monde. Et que dire de la pédophilie, des meurtres avec violence, avec agressions sexuelles ? Combien de femmes ont tué leurs conjoints dont le geste n’était pas attribuable à de la légitime défense ?

          Doit-on dénoncer également l’enfant qui donne un coup de pied à l’adulte avec qui il n’est pas d’accord et les pédophiles ? SVP, un peu de bon sens !!!

          [Répondre à ce message]

    > Théologienne limogée pour avoir dévoilé la violence sexuelle de membres du clergé contre des femmes
    10 octobre 2005, par
    Louis-Arnaud   [retour au début des forums]


    L’Eglise et le sexe.. La plus grande hypocrisie !
    Faisant l’éloge de la virginité y compris la virginité perpétuelle, l’Eglise a toujours eu des problèmes avec les femmes..
    Les états dits catholiques , dont la France, se sont toujours opposés à considérer le viol des femmes comme des crimes.
    J’ai quitté cette religion misogtne qui n’a rien à voir avec le christianisme.
    Enfants violés -femmes violées, même combat contre l’hypocrisie de Rome.

    [Répondre à ce message]

      > Théologienne limogée pour avoir dévoilé la violence sexuelle de membres du clergé contre des femmes
      17 octobre 2005, par
      Vade Retro abuseurs/   [retour au début des forums]


      D’accord avec vous, l’église héberge de grands "hypocrites" moralisateurs et qui parfois grâce à l’autoritarisme excessif dont ils font preuve leur permet de "pêcher" à leur guise et de faire taire leurs victimes par la peur.
      Une recette qui a fonctionné et qui fonctionne encore dans beaucoup de familles catholiques intégristes, où l’on mets des années voire des décennies à commencer à parler des actes délictueux du grand-père ou de l’oncle et ne parlons même pas du père, car le refoulement a cela de magique qu’il renvoie les souvenirs d’abus dans les profondeurs de l’esprit et q’il est trés difficile de les faire remonter à la mémoire consciente. Il faut souvent beaucoup de courage et de persévérance pour arriver à se débarasser de ses travers-ci.

      [Répondre à ce message]

    > Théologienne limogée pour avoir dévoilé la violence sexuelle de membres du clergé contre des femmes
    11 septembre 2006, par
    HR   [retour au début des forums]


    Sans doute, parce qu’elle a foi que les choses peuvent changer,s’améliorer en ayant le courage de dénoncer ce qui est mal
    cf. I Cor. 5,1.8 lecture de ce jour ;
    et que la vérité finit toujours par triompher ; mais parfois au prix de sa vie comme pour le Christ.
    Merci à elle de son courage et qu’elle reçoive mon soutien fraternel dans la patience.H.R.

    [Répondre à ce message]

    une témoignage
    4 juin 2008, par
    julie   [retour au début des forums]


    il serait temps que l’Eglise fasse le ménage de ses brebis galeuses
    après deux agressions sexuelles de la part de deux prêtres différents
    il serait bon que l’église cesse de se sentir au dessus des lois et fasse régner la loi du silence au nom du pardon fraternel
    j’aurais préféré être violée par un homme lambda, au moins j’aurais pu porter plainte et on ne m’aurai pas imposé un soit disant pardon fraternel qui ne fait que cacher la grande impunité dans laquelle vivent ces pervers qui prétendent aider les autres au nom de leur Dieu
    le Dieu des sadiques, oui.

    [Répondre à ce message]

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