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jeudi 7 septembre 2006
Appels aux dirigeants du Canada et du monde à protéger les droits humains des femmes migrantes

Communiqué de presse

Les femmes représentent la moitié de toutes les personnes migrantes, mais leurs contributions sont souvent ignorées estime L’État de la Population mondiale 2006, du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

OTTAWA, September 6, 2006 — Lors de son dévoilement aujourd’hui à Ottawa, L’état de la population mondiale 2006, intitulé Vers l’espoir : les femmes et la migration internationale, examine l’ampleur et l’étendue de la migration féminine, l’impact des fonds qu’elles envoient chez elles pour venir en aide à leurs famille et communauté, et leur vulnérabilité excessive à la traite, à l’exploitation et aux mauvais traitements. Les femmes et les jeunes filles représent désormais la moitié des migrant-es internationaux – 95 sur 191 millions –.

Le rapport, établi et publié chaque année par l’UNFPA, révèle que malgré des apports qui s’élèvent à des milliards de dollars en liquidités et en services, les dirigeants politiques continuent d’ignorer tant la contribution que la vulnérabilité des femmes migrantes, alors même qu’elles expédient à leur famille une proportion généralement beaucoup plus élevée de leurs gains, même s’ils sont plus modestes, que les migrants de sexe masculin.

« Le rapport demande aux gouvernements et aux individus de reconnaître et d’apprécier les contributions des femmes migrantes, de promouvoir et respecter leurs droits humains », déclare Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive de l’UNFPA. « Une coopération renforcée entre les pays est nécessaire d’urgence pour rendre la migration moins dangereuse et plus équitable. Il faut également faire davantage pour remédier au manque de perspectives d’avenir et aux violations des droits humains qui conduisent beaucoup de femmes à émigrer. » « L’heure ne pourrait être plus critique. Dans une semaine, les gouvernements se rencontreront aux Nations Unies pour débattre de migrations internationales et de développement. Lors de la Conférence internationale pour la population et le développement (Le Caire, 1994), le Canada avait joué un rôle prépondérant dans la défense des droits des personnes migrantes et de leurs familles dans l’entente définitive », explique Katherine McDonald, directrice générale d’Action Canada pour la population et le développement (ACPD). « La position traditionnelle du Canada en matière d’égalité des sexes, des droits de la personne, de développement et de migration joue en sa faveur sur la scène internationale, où elle vaut à notre pays d’être respecté. Il serait donc bon que le Premier ministre accepte d’assister à cette rencontre au sommet la semaine prochaine à New York. Il pourrait s’élever avec force en faveur des droits humains des migrant-es, plus particulièrement des femmes, et ainsi s’assurer que la communauté internationale ne perde pas de vue les liens entre droits de la personne, genres et développement dans son encadrement des migrations internationales. »

Le Dialogue de haut niveau sur la migration internationale et le développement aura lieu les 14 et 15 septembre prochains au Secrétariat de l’ONU à New York. Cette réunion sera la première à rassembler les pays du monde entier pour examiner les nombreux défis et bénéfices de la migration.

« La migration internationale est devenue l’un des enjeux incontournables du 21ème siècle », estime le Dr Victor Piché, professeur à l’Université de Montréal et conseiller spécial à ACPD. Les conditions globales, tant économiques (développement inégal, pauvreté, besoins en matière de main-d’œuvre) que démographiques (déclin de la population occidentale, vieillissement) ne nous laissent plus le loisir de nous interroger sur le bien-fondé de l’immigration ou de ses apports. Nous devons désormais plutôt nous interroger sur la meilleure gestion possible des personnes migrantes, permettant d’abord et avant tout à ces dernières, mais aussi aux pays d’origine et de destination, de bénéficier au maximum des possibilités engendrées par la migration. »

Éradiquer la traite

ACPD accueille favorablement le rapport, tout en souscrivant particulièrement à l’emphase mise sur les femmes et la migration internationale. La traite des femmes et des filles doit notamment être éradiquée. Le Canada a fait un premier pas en adoptant le projet de loi C-49, lequel criminalise pareille traite au-delà des simples considérations liées à l’immigration. Ceci ne représente cependant que la première étape de ce qui devrait devenir un cadre global d’action et de stratégie en la matière, lequel privilégierait la protection des victimes de la traite.

« En contre-partie, il est sidérant de constater que seulement 34 pays ont, à ce jour, ratifié la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs et les travailleuses migrant-es et des membres de leur famille, qui constitue le principal instrument de promotion des droits des personnes migrantes.

ACPD profite donc de l’occasion pour encourager très fortement le Canada à corriger la situation et à signer puis ratifier la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs et travailleuses migrant-es et des membres de leur famille. Une récente étude parrainée par l’UNESCO se penchait sur les obstacles qui empêche le Canada de poser ce geste, dont l’un des principaux semble être l’existence de programmes canadiens de migrations temporaires contrevenant à plusieurs dispositions de la Convention. Le Canada devra donc modifier ses programmes à l’intention des travailleurs et temporeuses temporaires s’il veut mieux protéger les droits des personnes migrantes. »

NOTE : La diffusion Web de cet événement est disponible sur le site suivant. La trousse de presse et les documents connexes sont disponibles à cette adresse.

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Source :

Johanne Fillion, Directrice des communications, ACPD
Tel. : (613) 562-0880 #228

Mis en ligne sur Sisyphe, le 7 septembre 2006.



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