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G20 et brutalité policière au pays de Stephen Harper

1er juillet 2010

par Micheline Carrier

Des brutes au service du régime policier de Stephen Harper ont sévi à Toronto lors du sommet du G20, cette réunion des chefs politiques des pays riches qui se gonflent l’ego en se félicitant mutuellement d’écraser les plus démuni-es de leurs sociétés respectives. C’est à qui les écraserait le plus pour satisfaire les banquiers et multinationales de ce monde. Deux articles de Jessica Nadeau de RueFrontenac.com relatent les faits, ainsi que quelques autres liens.

À la lecture de ces articles, qui doutera encore que le régime policier de Stephen Harper ait contribué à la torture de prisonniers en Afghanistan ?

Quand Stephen Harper ira faire la leçon à d’autres sur le respect des droits et des libertés, il faudra lui rappeler les faits saillants de son régime policier pendant le sommet du G20 qui, en plus d’être complètement inutile, a privé les contribuables de plus d’un milliard de dollars. Pareil chef d’État, la honte des Canadiennes et des Canadiens respectueux des libertés civiles et des droits fondamentaux, devrait être traduit devant les tribunaux pour avoir approuvé l’organisation de pareilles agressions présumément au nom de la sécurité.

L’Association canadienne des libertés civiles demande une enquête indépendante sur les agissements de certains policiers qui sont allés jusqu’à menacer des femmes de viols collectifs et ont brutalisé des hommes pacifiques qui manifestaient et d’autres personnes qui ne faisaient même pas partie des manifestations, mais ne faisaient que passer à proximité. Il y a eu des "casseurs" et des agents provocateurs voués à la destruction, lors de cet événement. Les autorités policières et politiques sont toujours heureuses de les prendre en exemple et comme prétexte pour limiter les droits démocratiques de l’ensemble.

Ne nous taisons pas devant de tels actes illégaux, car les Stephen Harper de ce monde transforment notre silence en approbation.

Micheline Carrier

À LIRE ABSOLUMENT

- « Québécois arrêtés au G20 — Des histoires d’horreur et d’humiliation », par Jessica Nadeau, RueFrontenac.com

« Comme des centaines d’autres Québécois, Giuliana Fumagalli est partie de Montréal la semaine dernière pour aller manifester contre le G20 à Toronto. Samedi matin, elle a joint sa voix à des milliers d’autres dans les rues du centre-ville. Le soir venu, elle s’est rendue avec plusieurs centaines de manifestants jusqu’à la fameuse clôture où les policiers ont tenté de les disperser.

Ils ont continué à marcher dans les rues du centre-ville. Giuliana ouvrait la marche. Ils se sont retrouvés devant le Novotel. Giuliana a demandé aux manifestants de s’asseoir pacifiquement. Ils ont chanté Give peace a chance. Puis la police les a encerclés et arrêtés brutalement. » Lire la suite.

- « Quand la paix n’a aucune chance », par Jessica Nadeau, RueFrontenac.com

« TORONTO – Non, la paix n’aura vraiment eu aucune chance samedi soir. La police a refusé de l’écouter. Et le spectacle était triste à pleurer. Littéralement.

Samedi, 22 h. La journée a été longue pour tout le monde. Les manifestations vont toujours bon train dans le centre-ville de Toronto. Les contestataires marchent pacifiquement dans les rues, escortés par l’anti-émeute qui les suit de près en matraquant violemment leurs boucliers.
Le mot d’ordre : « une manifestation pacifique ». Les gens qui sont là sont les vrais contestataires anti-G20, pas les petits casseurs qui profitent de l’occasion pour faire éclater des vitrines au centre-ville et danser sur des voitures de police en feu. » Lire la suite.

- « Des citoyens contre la brutalité policière », Radio-Canada, le 1 juillet 2010

Plus d’un millier de personnes ont manifesté, jeudi après-midi, pour dénoncer la répression policière survenue lors du G20 à Toronto, et réclamer une enquête publique indépendante.

Le rassemblement de jeudi était organisé par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), qui accuse les forces de l’ordre de brutalité, d’intimidation, de harcèlement et d’avoir fait du profilage politique et des raids injustifiés dans des lieux d’hébergement. Lire la suite et accéder dans la même page à des reportages vidéo.

- « Un rapport sévère contre la police », Radio-Canada

L’Association canadienne des libertés civiles (ACLC) demande une enquête indépendante sur le travail des policiers durant le Sommet du G20. Dans un rapport publié mardi, l’organisme affirme que les policiers n’ont pas respecté les droits constitutionnels des citoyens dans de nombreux cas qu’il a recensés.

Nathalie Des Rosiers, l’avocate générale et directrice de l’ACLC, animait une conférence de presse à ce sujet, à Queen’s Park, à 10 h 30 mardi matin. Elle accuse la police de « brutalité » et de « détentions arbitraires ». Elle a qualifié le comportement de la police d’illégal et d’inconstitutionnel. Lire la suite.

- « La loi secrète du G20 pourrait entraîner des poursuites », par Maria Babbage, La Presse Canadienne

L’Association canadienne des libertés civiles s’attend à ce que de nombreuses poursuites en justice soient intentées relativement à la confusion qui a entouré les pouvoirs spéciaux octroyés aux policiers lors du sommet du G20, à Toronto.

Une porte-parole de l’organisme, Nathalie DesRosiers, estime que le gouvernement de l’Ontario doit des excuses à la population pour avoir omis de l’informer de l’existence de cette loi.

« Je pense certainement que les gens avaient le droit de savoir que la loi avait été changée et qu’ils devraient se conformer à une nouvelle loi, a-t-elle dit. Ça a été une erreur grave de ne pas avoir publicisé ce changement à la loi. » Lire la suite.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 1 juillet 2010

Micheline Carrier


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