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Marie Trintignant a été tuée par un homme violent : Bertrand Cantat

8 août 2003

par Micheline Carrier

Les fans de Bertrand Cantat, le chanteur du groupe Noir Désir, sont consternés et incrédules. Certains ont d’abord cru à des ragots de journalistes, d’autres ont parlé d’un complot contre leur idole. Comme s’il n’y avait pas eu mort de femme... Ils inondent les forums des sites internet de leurs exhortations à comprendre et à ne pas juger leur idole. Des choses semblables peuvent arriver à des gens qui vivent de grandes passions, explique-t-on, et qui sait, lui ET elle étaient peut-être sous l’effet de stupéfiants et de l’alcool... Le drame passionnel, l’alcool et la drogue, la présumée collaboration des victimes à leur propre sort, voilà réunies les excuses masculines classiques.

Les médias français, visiblement gênés par les circonstances de ce drame, ont d’abord tenté d’éviter le sujet de la violence masculine contre les femmes, et comme eux, les fans de Cantat se sont accrochés longtemps à la thèse de l’accident, la version que le chanteur lui-même a donnée au juge d’instruction. On a voulu faire diversion en se concentrant quelque temps sur les rôles « passionnés et tumultueux » qu’aurait affectionnés la comédienne Marie Trintignant, ex-compagne de Cantat. Que voulait-on nous dire ? Qu’au fond, elle recherchait les situations dangereuses ? « On ne peut pas utiliser le mot crime », a déclaré pour sa part l’avocat du chanteur, évoquant « un accident des deux côtés, une tragédie, un conflit humain entre deux personnes, deux artistes à fort tempérament. » Il y avait eu échanges de coups, ont souligné d’autres. Il semble néanmoins que Bertrand Cantat n’ait pas été blessé dans la bagarre... Si le ridicule ne les retenait pas, certains iraient jusqu’à dire que la vedette rock s’est défendue légitimement contre une femme au physique frêle qui, à ce qu’on sache, ne s’entraînait pas aux arts martiaux.

Une « violence extrême »

Ceux et celles qui ne demandent pas mieux que de soutenir la thèse d’une « banale querelle d’amoureux qui a mal tourné », en invoquant le tempérament excessif des conjoints comme circonstance atténuante, devront pourtant se raviser. Les médecins légistes sont formels : Marie Trintignant est morte, non d’un simple « accident après chute », mais de multiples coups violents que Bertrand Cantat lui a infligés au visage. Et ces coups ne peuvent pas être un accident, ils sont volontaires. « Ces lésions cérébrales sont de même nature que celles qui sont observées, par exemple, chez des conducteurs de moto, de véhicules automobiles non protégés par des casques ou des ceintures lors de collisions. Dans ce contexte, les ecchymoses observées sur le visage de la victime plaident en faveur d’un scénario d’une violence extrême ; une violence aux conséquences d’autant plus dramatiques que la victime était d’une constitution physique fragile. Dans certains cas, des coups portés sur un visage peuvent avoir des conséquences aussi graves que des chocs plus violents portés sur le crâne. » (1) Passion ? Amour ? Vous m’en direz tant. Marie Trintignant a été tuée par un homme violent.

L’homme n’avait probablement pas l’intention de tuer, mais le résultat est le même : une femme libre et engagée, une mère de quatre enfants, une comédienne de grand talent, qui avait devant elle un avenir brillant, a perdu la vie à l’âge de 41 ans sous les coups de poing d’un homme qui disait l’aimer. Ce qui plus est, le chanteur n’a pas porté secours à sa compagne blessée et inconsciente. Il a attendu des heures avant d’appeler sur les lieux le frère de la victime, Vincent Trintignant, à qui il a menti sur l’état de sa sœur. Il aurait également « rassuré » au téléphone l’ex-conjoint de Marie Trintignant à quelques reprises au cours de la nuit fatale. Pourquoi a-t-il agi ainsi ? Effet prolongé de l’alcool ou de la drogue ? Inconscience de la gravité du drame ? Panique ? En prenant soudain conscience du tragique de la situation, Cantat aurait tenté de se suicider au moyen de médicaments et d’alcool... Un autre classique de la violence conjugale : abattre la conjointe et attenter ensuite à sa propre vie. Et un autre motif pour les médias de s’apitoyer sur le désarroi de la vedette rock.

Une culture machiste

Si certains ont du mal à admettre les faits bruts, c’est que la société entretient des préjugés sur les auteurs de tels drames. On les imagine ou on préfère les croire tous des hommes (quelquefois des femmes) frustrés, issus de milieux défavorisés, touchés par le chômage, etc. On se plaît à les voir comme des êtres nécessairement malmenés par la vie ou victimes de traumatismes familiaux dans l’enfance. Ou on plaide pour eux l’état de découragement, voire la dépression : ils se défoulent sur la personne la plus proche et, hélas, perdent accidentellement tout contrôle. Nombre de personnes violentes répondent à ce profil, mais ce n’est pas le cas, sauf erreur, de Bertrand Cantat ni celui de nombreux conjoints violents. En outre, personne n’ignore (ou ne devrait ignorer) que la violence conjugale, puisque c’est de ça qu’il s’agit, ne respecte pas des frontières socio-économiques et que, dans la grande majorité des cas, ce sont les femmes qui en sont victimes. Cette violence est souvent le fruit d’une culture machiste si bien intégrée qu’on la trouve « naturelle chez un homme ».

Est-ce cette « culture » qui explique les réactions du frère et de l’ex-conjoint de Marie Trintignant à l’annonce par Cantat que la comédienne n’avait qu’un « œil au beurre noir » ? Le fait d’infliger un œil au beurre noir à sa compagne est-il une affaire trop banale, trop anodine, en France, pour qu’on s’en inquiète sur-le-champ ? Si mon beau-frère m’appelait pour m’annoncer qu’il a frappé ma sœur au cours d’une querelle et qu’il se trouve dans une « sale situation »(2), la première chose que je ferais, une fois sur les lieux, serait de vérifier moi-même l’état dans lequel elle se trouve. J’aurais de très bonnes raisons de mettre en doute la parole d’un homme qui tabasse de la sorte une personne qu’il prétend aimer. Entre hommes, apparemment, on agit autrement, et la parole de l’un suffit à rassurer les autres. À moins qu’on hésite à se mêler de la vie « privée » d’autrui ou, comme le font les animaux, qu’on respecte des codes territoriaux, le « territoire » étant en l’occurrence le corps de « sa » femme ou de « sa » conjointe. (« Dans les fantasmes masculins, dit Alain Robbe-Grillet, le corps de la femme est le lieu privilégié de l’attentat. » Seulement dans les fantasmes, Robbe-Grillet ?)

Cette apparente indifférence, hélas très répandue, devant la violence masculine contre les femmes est révoltante. Elle explique en partie que tant d’hommes se croient justifiés de taper sur celles avec qui ils vivent, au point de les blesser ou de les tuer. Ils se savent bénéficiaires d’une tolérance sinon d’une approbation tacite : après tout, un homme, c’est un homme, et il faut s’attendre à ce qu’il se montre agressif dans certaines circonstances. On invoque également le motif de la « virilité » pour justifier le comportement brutal de certains garçons à l’école primaire, même à la maternelle... Devant une telle acceptation sociale de la violence, il n’est pas étonnant que des hommes aient intégré ce « droit naturel » de contrôler des personnes de sexe féminin, fillettes ou adultes, et qu’on connaisse de tels drames.

Jalousie et contrôle

Le chanteur du groupe Noir Désir est considéré comme un homme de gauche, toujours prêt à soutenir les justes causes. Du moins les causes populaires, celles qui font parler d’elles sur la place publique. Associé à la militance pour l’altermondialisation, Cantat combat, affirme-t-on, l’exploitation et l’intolérance partout où il la débusque. Comment et pourquoi, demandent aujourd’hui des fans de Bertrand Cantat, un tel homme a-t-il pu se laisser aller à des actes extrêmes ? Le chanteur n’a jamais prétendu que son engagement contre les injustices de ce monde s’étendait à la recherche de l’égalité et de la non violence entre les sexes. Des paroles de ses chansons inciteraient plutôt à croire le contraire.* « Je constate, écrit un internaute au sujet de ces chansons, qu’elles parlent de violences allant jusqu’à la torture sans oublier les violences sexuelles clairement exprimées. Cette violence, à mon avis, est bien une violence conjugale de possession de l’autre et cela peut aller jusqu’à la mort comme exprimé dans certains de ces textes. » (3)

On a tort sans doute de chercher une adéquation entre, d’une part, la vie personnelle d’un-e artiste et, d’autre part, les chansons qu’il chante sur scène ou les rôles qu’elle joue à l’écran. Il est vrai, également, qu’un homme ou une femme de gauche est d’abord et avant tout un être humain, avec ses défauts, ses excès et son héritage culturel. En outre, l’engagement social et politique n’a jamais immunisé contre le machisme, le désir de domination, le contrôle, la possession et la jalousie.

Il semble que ce soient là les mobiles de la querelle survenue entre Bertrand Cantat et Marie Trintignant, sa compagne depuis six mois. Le chanteur a en effet confié à Vincent Trintignant que les rapports cordiaux que la comédienne entretenait avec son ex-conjoint, Samuel Benchetrit, également père de deux de ses enfants, lui portaient ombrage. Un message de Benchetrit à Marie Trintignant, avec qui il devait bientôt tourner un film sur Janis Joplin, serait à l’origine de la dispute qui a dégénéré en coups mortels. Cantat aurait en outre confié à Vincent Trintignant qu’à ses yeux la comédienne consacrait trop de temps à sa famille et au tournage (4). Autrement dit, Marie Trintignant menait sa vie librement, une vie apparemment centrée sur sa famille et sa profession plutôt que sur « ’illustre homme ». Un crime de lèse-majesté dont bien des femmes, dans l’Histoire passée et contemporaine, ont été accusées.

Les médias ont beaucoup parlé de la vie privée et professionnelle de Marie Trintignant, mais ils se sont montrés plus discrets sur celle de Bertrand Cantat. Quand la mère de Marie Trintignant, Nadine, a déclaré que la vedette rock avait des antécédents de violence à l’égard des femmes (5), on ne s’est pas étendu sur cette question, pourtant très sérieuse, et on n’a pas cherché, sauf erreur, à vérifier cette accusation que le chanteur a niée. Une journaliste pigiste, qui a interviewé Bertrand Cantat il y a quelques années, dit l’avoir rencontré depuis à quelques reprises, notamment en Hongrie où il se rendait souvent à l’époque où il était amoureux d’une Hongroise francophone. « D’après les reportages dans la presse française, écrit-elle, après la naissance de leur deuxième enfant, Bertrand Cantat l’a abandonnée en février dernier pour vivre une passion tumultueuse avec Marie Trintignant. » (6)

La violence conjugale : un problème social majeur

Parce que l’agresseur et sa victime sont des personnes célèbres, la mort de Marie Trintignant frappera davantage les esprits. Pour combien de temps ? Et à qui ira surtout le capital de sympathie ? On a déjà parlé beaucoup plus de l’avenir brisé de Noir Désir et de la déception de ses fans que de la vie et de la carrière de Marie Trintignant injustement interrompues, ou de l’avenir de quatre enfants orphelins et de parents et ami-es affligé-es.

Il faudrait surtout se rappeler que de tels actes surviennent trop fréquemment chez des couples inconnus du public et que, si la violence conjugale ne finit pas toujours par un ou des meurtres, elle a toujours des conséquences désastreuses. Il faudrait surtout s’ouvrir les yeux et reconnaître que la violence conjugale est plus qu’un banal fait divers, elle est une plaie sociale, et dans la majorité des cas, ce sont les femmes et les enfants qui en font les frais.

En France, l’Enquête nationale sur les violences envers les femmes (ENVEFF) indique qu’en l’an 2000 environ une femme sur 10 a été victime de violences verbales, psychologiques, physiques et/ou sexuelles en milieu conjugal (7). Six Françaises meurent chaque mois dans des conditions comparables à l’agression qu’a subie la comédienne Marie Trintignant.

Au Canada, une enquête a révélé les mêmes tendances, soit qu’une femme sur dix avait été victime de violence conjugale. En 2001, le nombre d’homicides entre conjoints représentait 20% de tous les homicides résolus au pays et 85% des victimes de violence conjugale étaient des femmes. Cette année-là, 86 personnes ont été tuées par leur conjoint d’alors ou leur ex-conjoint, soit une hausse de18 victimes par rapport à l’année précédente. Cette hausse est attribuée en grande partie à l’augmentation des homicides commis par des maris (conjoints légalement mariés) ; 69 femmes comparativement à 17 hommes - y compris une victime de sexe masculin issue d’une relation entre conjoints de même sexe - ont été victimes de meurtre commis par un-e conjoint-e. Les victimes de sexe féminin ont été le plus souvent poignardées (29 %), abattues à l’aide d’un arme à feu (26 %), battues (19 %) et étranglées (17 %) (8).

Au Québec, la presque totalité (98%) des auteurs présumés de violence conjugale faite aux femmes en 2001 étaient des hommes, alors que les auteurs présumés de violence conjugale faite aux hommes étaient des femmes trois fois sur quatre. Le quart des hommes avaient subi la violence d’un conjoint de même sexe. Cette même année, un pour cent ou 20 personnes (14 femmes, 6 hommes) ont été victimes de meurtre dans un contexte conjugal, 44 personnes (37 femmes, 7 hommes) d’une tentative de meurtre et 75 personnes (64 femmes et 11 hommes) de voies de fait graves (9). Au Québec, toujours, quelques jours avant la mort de Marie Trintignant, un homme a tué son ex-conjointe et ses deux enfants, puis il s’est suicidé.

À la racine du problème : les rapports de domination

Si la violence n’a pas de sexe et ne respecte pas de frontières socio-économiques, la violence des conjoints (ou ex-conjoints) contre les conjointes (et ex-conjointes) est plus fréquente que l’inverse, comme l’indiquent les statistiques ; elle blesse plus gravement et tue plus souvent. Ce qui n’empêche pas certains de prétendre que les hommes subissent autant de violence conjugale de la part des femmes. Ce mensonge propagé sur des sites internets et dans certains médias conventionnels vise à banaliser la violence masculine contre les femmes et à masquer les inégalités de genre qui persistent dans toutes les sociétés, évoluées ou non. Elle vise surtout à détourner l’attention de la source même de cette violence, les rapports de domination, dont les sociétés évoluées ne se sont toujours pas départies.

« Je dirais que la violence a un système bien établi qui est le patriarcat et que celui-ci a un sexe dominant et prédominant, écrit Louky Bersianik, l’une de nos grandes écrivaines québécoises. Quand la domination est menacée, la violence reprend ses droits. » (10)

On souhaiterait que cette tragédie rende les gens, en particulier les hommes, plus conscients que le machisme et la misogynie sont encore présents dans les rapports entre les sexes et que la meilleure façon de réduire la violence et d’assurer l’harmonie, c’est d’avoir le courage de les dénoncer partout où ils se manifestent. Il s’agirait, de la part des hommes non violents, de rompre le silence face à la violence masculine contre les femmes et de renoncer à la solidarité masculine traditionnelle au profit de la solidarité humaine tout simplement. Ce serait là une belle contribution à l’évolution de l’humanité.

Sur Sisyphe fortement recommandé !
« Marie Trintignant - Nul n’a su contourner l’agresseur »

- Lire aussi : ""Méfaits divers", de Xavier Cantat, un livre non grata", par Caroline Boudreau et Monic Caron

- Cette réponse d’Élaine Audet à un internaute apporte des détails sur ce drame.

- Affaires criminelles - Dossier Cantat-Trintignant.

Sources

1. http://www.lemonde.fr
2. « Le point est essentiel : si l’enquête montre que Vincent Trintignant est resté plusieurs heures sans réaction, il pourrait être poursuivi pour non-assistance à personne en danger. », citation du journal Le Monde et http://www.lalibre.be/
3. Courrier des lecteurs sur Indy Media de Paris, 1er août 2003 http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=5893
4. http://www.lesoir.com/articles/n_04.asp
5. http://www.liberation.com/page.php?Article=128357 et
http://www.mcm.net/news/index.php/33997/
6. http://www.emmanuelle.net
7. http://www.social.gouv.fr/femmes/actu/doss_pr/enquete.htm
8. Dauvergne, M. (2002) « L’homicide au Canada - 2001 », Juristat 22(7), Ottawa : Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada, cité par Condition féminine Canada.
9. « La violence conjugale », statistiques 2001, Ministère de la Sécurité publique, Québec. Document en PDF ici, http://www.msp.gouv.qc.ca/stats/crimina/2001/violconj/viol_conjugale_01.pdf
10. Louky Bersianik, « Le manteau de Noé », dans La main tranchante du symbole, Les Éditions du remue-ménage, Montréal, 1990, p. 164

Le 5 avril 2011

Au moment où le Théâtre du Nouveau Monde (Montréal) annonce la participation de Bertrand Cantat à titre de musicien dans des pièces de Sophocle - oui, de Sophocle - qu’adaptera Wadji Mouawad, peut-être est-il utile de rappeler les faits (voir cet article publié à la mort de Marie Trintignant, en août 2003, et les liens en référence à la fin). Fallait-il choisir précisément ces pièces de Sophocle, qui traitent notamment de la violence faite aux femmes, pour réhabiliter un homme qui a tué sa conjointe ? Wadji Mouawad a la compassion sélective, elle se porte plus volontiers vers l’agresseur que la victime. Une autre forme de banalisation de la violence faite aux femmes. Au nom de l’Art, de la réhabilitation et du pardon, selon Lorraine Pintal, directrice générale du TNM. 

Lire :

« Cantat et le TNM - La cérémonie du pardon », par Micheline Carrier

Réponse à Wajdi Mouawad - Lettre à Marie Trintignant, par Élaine Audet

« Cantat et TNM : mépris et manque de jugement », par Élaine Audet

- Aussi sur l’une des trois pièces de la trilogie, Antigone, dont Mouawad s’inspirera pour "réhabiliter" Cantat : "Antigone, une figure mythique inspirante", par Micheline Carrier. Pure illustration de la violence sexiste et patriarcale.

- "Note de service pour Wajdi Mouawad (RE : Bertrand Cantat)" et "Bertrand Cantat et Wajdi Mouawad, suite et fin".

Mis en ligne sur Sisyphe, le 6 août 2003

Micheline Carrier

P.S.

Lectures suggérées

- « Face aux conjoints agresseurs...La danse avec l’ours »
- « les meurtriers », par Michel Garneau, poète et animateur à la Chaîne culturelle de radio de Radio-Canada, à Montréal.
- « Que Marie Trintignant ne soit pas morte pour rien », par Florence Montreynaud, historienne et féministe, éditrice du site Encore féministes !
- « La violence sexiste tue. Et le silence qui l’entoure tue aussi. », par Marie-Joseph Bertini, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis. Dernier ouvrage paru : « Cachez ce sexe que je ne saurais voir », éd. Dis voir, 2003.
- Forum Noir Désir Le forum a été fermé.
- 
« Marie Trintignant »,
par Gisèle Halimi, journal Le Monde, 4 août 2003.

« Les femmes meurent de violence conjugale », position du Mouvement français pour le planning familial, 14 août 2003.

« Kiejman et le "machisme" de Bertrand Cantat ».
Pour l’avocat des Trintignant, le chanteur, mis en examen jeudi par la juge Turquey, a adopté un système de défense "classique chez les machistes". 23 août 2003

« Marie Trintignant. Bertrand Cantat reconnaît qu’il est responsable de sa mort ». 23 août 2003

« Mort de Marie Trintignant. Nul n’a su contourner l’agresseur », par Lucile Cipriani.

À la fenêtre, par Yannick Demers. Une chanson inspirée par le drame.

Nouveau sur Sisyphe

« Élisabeth Badinter dénature le féminisme pour mieux le combattre », par Élaine Audet




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