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mercredi 30 juin 2004 La complainte de Salomon
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Les Pères de l’Église statuèrent que la bien-aimée du Cantique des cantiques de Salomon n’était pas une femme, mais la représentation symbolique d’une institution, leur Église catholique. Ce n’était pas une idée nouvelle puisque pour les juifs (le Cantiques des cantiques fait aussi partie du corpus de leurs textes sacrés), la bien-aimée était la représentation symbolique du peuple juif. Voici la complainte d’un amoureux en désarroi, en quête de sa bien-aimée, du féminin exclu tant dans la culture grecque que judéo-chrétienne.
Aurions-nous caché la racine en brouillant les traces
Sur la route des nuages au-dessus du fleuve Ce que disent les étoiles À chaque fois IL EST DE TOUTE URGENCE ite missa est Une lumière tait la lumière Une lumière tait la lumière Une lumière tait la lumière Une lumière tait la lumière Est-ce là qu’elle était Une lumière tait la lumière Sous la route des nuages au-dessus du fleuve Vous m’avez fait un tort irréparable
Qu’est-il tenu de croire Qu’est-il tenu de taire Quand la lune sera sous * Cantique des cantiques, de Salomon. Extrait de La Future antérieure, trilogie de Marie Savard publiée aux éditions Trois, 2002. Mis en ligne sur Sisyphe, le 27 juin 2004. |