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samedi 4 mars 2006 Sous les cendres
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Je sais à peine téter, « Avoir peur » Tu n’as pas le droit de me toucher ainsi ! Arrête, tu me fais mal ! Qui t’a donné le droit Je ne suis qu’un nourrisson et toi, Je souffre ! La douleur est intolérable, Ne le vois-tu pas ! Repartir dans les nuages voilà ce que je veux. Comprends-tu l’ampleur de ma douleur ? Vous, qui savez reconnaître Ne vous laissez pas leurrer. Complet-cravate, sourire enjôleur, Eh ! Ne me regarde pas de cette façon. Décrété que nouvellement née, Mon corps est si faible... Combien d’années de cette triste vie, Je ne pourrai jamais m’adapter Vicieux ! Maman ! Vous n’avez pas encore Je ne veux pas retourner dans ses bras. Cesse ce ridicule rictus ! Maman ! Ça pue la cigarette ! J’entends la démence de ton rire. Eh ! Ne vous éloignez pas de moi, Où suis-je ? Les murs sont blancs. Le sort en est jeté, vous avez failli, Ne laissez pas la justice abandonner l’enfant C’est un crime contre l’enfance ! Mon âme est en cendre, écoutez ma prière, Et maintenant, je vous supplie Note de l’auteure : Trop souvent, nous sommes témoins de sévices envers les enfants. Et ils sont de plus en plus jeunes à subir des atrocités. Ce n’est pas dans un esprit de confusion ou de contraintes personnelles que j’ai écrit ce poème, mais bien par amour des enfants et avec l’espoir que le monde serait peut-être prêt à ouvrir les yeux ou entendre ces mots que les tout-petits ne peuvent prononcer eux-mêmes. Redonner un sens à la vie, être à l’affût de gestes pervers voire même brutaux dans le but de protéger ces enfants qui comptent sur nous pour grandir dans la dignité. Merci de me lire Micheline Mercier Mis en ligne sur Sisyphe, le 6 mars 2006. |