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lundi 19 juin 2006 France Bonneau : un souffle puissant
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J’ai assisté, le 11 mai dernier, au beau spectacle de poésie-musique-théâtre, Au bout de l’exil, de la poète France Bonneau, accompagnée de Pauline Tidbury, au violon, et de Jacques Fiore, à l’accordéon, dans une mise en scène très réussie de Martin Mercier. France Bonneau possède un souffle puissant. Elle a tenu la scène plus d’une heure sans notes, récitant ses poèmes "par coeur". Et du cœur, elle n’en manque pas. Un cœur vaste et sensible qui passe harmonieusement de l’intime au social. Au bout de l’exil, c’est pour elle : "la quête d’identité, l’errance, la peur, la révolte, le rêve, la solidarité humaine, tous ces êtres et ces pays, en nous.". Nous publions ici un poème de celle que Gaston Miron considérait comme "une artiste poète personnelle et convaincante", dont la "performance constitue à la fois une initiation et un accomplissement poétiques". Si j’étais immigrante Si j’étais immigrante Si j’étais immigrante, les miens à dire vrai, ne me suffiraient pas. Si j’étais immigrante, je claquerais des dents et je hurlerais, là, sur-le-champ. Si j’étais immigrante Si j’étais immigrante, je n’aurais pas le verbe hurlant. Mis en ligne sur Sisyphe, le 23 mai 2006. |