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mardi 20 mai 2008

Des femmes se portent à la défense de Clinton






Écrits d'Élaine Audet



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Des femmes soutenant Hillary Clinton pour la présidentielle américaine de novembre se sont portées au secours de la candidate en perte de vitesse dans la campagne pour l’investiture démocrate, insistant sur le fait qu’elle devait poursuivre le combat jusqu’au bout.
« Pas si vite... », clame une pleine page financée par le groupe de femmes WomenCount dans le New York Times, alors que les appels au retrait de la course de la sénatrice de New York se multiplient pour unifier le parti démocrate derrière le candidat en tête dans la bataille pour l’investiture, Barack Obama.

« La voix de Hillary est NOTRE voix et elle parle pour nous toutes », affirme l’organisation, qui ajoute : « Nous voulons que Hillary reste dans la course jusqu’à ce que chaque bulletin de vote soit déposé dans l’urne, jusqu’à ce que chaque voix soit comptée, et que nous sachions que nos voix ont été entendues ».

Cette démarche intervient alors que Barack Obama ambitionne de prendre mardi soir un avantage décisif sur sa rivale à l’occasion de primaires dans le Kentucky et l’Oregon en franchissant le cap de la majorité absolue des délégués simples.

De son côté, l’ex-candidate démocrate à la vice-présidence Geraldine Ferraro, seule femme ayant figuré sur un ticket présidentiel à ce jour aux Etats-Unis, a estimé que le sexisme avait été « rampant » dans cette campagne et pouvait expliquer la défaite apparemment imminente de Mme Clinton.

« Ce n’est pas acceptable d’être raciste dans ce pays (... mais) c’est presque acceptable d’être sexiste », a ajouté Mme Ferraro, alors que les démocrates sont tiraillés entre le choix d’une candidate qui pourrait devenir la première femme présidente des Etats-Unis et un candidat qui pourrait être le premier Noir président du pays.

Source : Agence France-Presse, Washington,
Cyberpresse, le 20 mai 2008.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 20 mai 2008



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    Dans Newsweek : "Hillary et la guerre des sexes"
    NOUVELOBS.COM | 12.05.2008 | 14:49

    Cet article, qui revient sur la perception de la candidature d’Hillary Clinton, a été publié le 12 mai dans l’hebdomadaire Newsweek sous le titre "Hillary and the Gender Wars".

    Les Américains jugent encore leurs dirigeants en termes masculins, mais des études montrent qu’un style plus féminin est souhaitable.

    En dépit des pontifes qui la déclaraient finie depuis longtemps, Hillary Clinton a tenu bon tout au long de sa campagne. Et sa ténacité a soulevé une thématique importante : celle des femmes et du pouvoir. De ses larmes inattendues en février, dans le New Hampshire, à ses compétences hors du commun dans le domaine de la défense, en passant par son refus obstiné de céder à la pression, Clinton bouscule les clichés et ouvre un débat national sur une question phare : lorsqu’il s’agit d’élire un candidat à la présidentielle, son sexe est-il d’une quelconque importance ? Selon de vieux poncifs, les hommes seraient davantage dans le contrôle et l’expression d’un pouvoir sans compromis, tandis que les femmes se montreraient plus intuitives, privilégiant le travail en commun et la douceur. Pourtant, lorsqu’il s’agit de décrire leurs dirigeants, la plupart des Américains continuent d’employer des termes masculins. Mais des études montrent qu’il serait aujourd’hui nécessaire, pour gouverner avec succès, d’employer un style autrefois considéré comme féminin.

    Il y a plusieurs explications à cette nouvelle donne. Dans nos sociétés basées sur l’information, les réseaux ont remplacé la hiérarchie. Aujourd’hui, les employés n’acceptent plus comme pain béni tout ce qui vient de leurs supérieurs. Des modèles d’entreprises à responsabilité "partagée" ou "répartie", qui placent le directeur au centre du cercle et non au sommet de la pyramide, sont de plus en plus répandus. Eric Schmidt, le P.D.G. de Google, avoue devoir "dorloter" ses employés. Et même l’armée américaine a demandé à ses sergents instructeurs de baisser le ton, car d’après David Chu, sous-secrétaire à la Défense, les jeunes recrues d’aujourd’hui réagissent mieux à des instructeurs qui jouent davantage "un rôle de conseiller". Sur le champ de bataille cependant, pour gagner une contre-insurrection - le type de guerre le plus répandu - il faut des soldats capables de conquérir les cours et les esprits, et pas seulement de tuer.

    George W. Bush se décrit comme "le décideur", mais il faut bien d’autres qualités aujourd’hui pour diriger. Aujourd’hui, les maîtres mots sont : réseau, collaboration et participation. Selon le directeur général d’IBM, Samuel Palmisano, le style autoritaire et directif constitue un obstacle à la circulation des informations, nécessaire à la collaboration entre les multinationales d’aujourd’hui.

    Autrefois, pour être de bons leaders, les femmes devaient adopter un style soi-disant typiquement "masculin" et surtout ne pas être "gentilles" - pensez à Margaret Thatcher, la Dame de Fer. Mais aujourd’hui, avec la révolution et la démocratisation du monde de l’information qui exige des techniques de leadership plus participatives, de tels sacrifices ne sont plus nécessaires. Cependant, comme le souligne Ellen Goodman du Boston Globe, "tandis qu’Hillary a intégré la liste des tough guys (les hommes les plus forts des Etats-Unis), Obama, lui, est devenu le candidat Oprah (du nom d’Oprah Winfrey, l’animatrice la plus populaire des Etats-Unis). Facile de prendre la voix d’une femme quand on est un homme".

    D’après le psychiatre Arnold Ludwig, les femmes sont encore sous-représentées parmi les grands de ce monde. Seulement 5% d’entre elles dirigent des grandes entreprises à travers le monde, et on en trouve une minorité parmi les élus politiques, allant de 45% en Suède à 16% aux Etats-Unis. Sur 1941 chefs d’Etat au vingtième siècle, seules 27 étaient des femmes, dont la moitié ont accédé au pouvoir comme veuves ou filles de dirigeants. Les femmes arrivées au pouvoir par leurs propres moyens représentent au vingtième siècle moins de 1% des chefs d’Etat. Alors, si notre époque est celle des femmes, pourquoi ne sont-elles pas plus visibles ?

    Ce fossé persistant entre les sexes peut s’expliquer par le relatif manque d’expérience des femmes, leur rôle de mères, leur style tout en négociation et, bien sûr, la discrimination. Les schémas de carrière traditionnels des femmes ne leur ont pas permis d’acquérir l’expérience nécessaire pour occuper des postes à responsabilité dans des domaines variés. Des recherches menées par Hannah Riley Bowles et Kathleen McGinn de l’université de Harvard montrent que même dans les démocraties, les femmes sont davantage exposées à la critique que les hommes lorsqu’elles tentent, par exemple, de négocier des données telles que le salaire qui représentent des tremplins dans une carrière. Dans les entreprises, les réseaux majoritairement composés d’hommes acceptent difficilement l’intrusion de femmes, et les stéréotypes sur l’expression des émotions représentent encore aujourd’hui un frein pour celles qui essaient de surmonter ce type de barrières. Même s’il semblerait que les larmes d’Hillary Clinton au New Hampshire aient joué en sa faveur, elles restent une arme dangereuse, que ce soit lors d’un conseil d’administration ou pendant une campagne électorale.

    Comme le montre le nombre croissant de femmes occupant des postes à haute responsabilité, le fossé entre les sexes tend à se combler, même s’il est trop tôt pour affirmer que nous vivons dans "un monde de femmes". Cependant, les clichés positifs desservent aussi bien les femmes que les hommes et les bons dirigeants. Commençons par regarder nos dirigeants, non à travers le prisme de termes héroïques comme le contrôle, mais davantage à travers leur capacité à travailler en commun avec des organismes, des groupes, des nations et des réseaux. Ainsi, la question du style - savoir utiliser à bon escient la fermeté ou la douceur - est aussi pertinente pour les hommes que pour les femmes, et le carcan des rôles traditionnels ne devrait plus peser dans la recherche de cet équilibre. Dans certains cas, les hommes doivent agir davantage comme des "femmes" et inversement. Ainsi, la clé ne dépend pas du sexe de l’individu, mais de la manière dont il allie pertinemment fermeté et douceur pour atteindre le meilleur résultat.

    par Joseph S. Nye Jr

    Traduction de l’américain par Nadia Bensmail

    http://tinyurl.com/69pgqm

    > Des femmes se portent à la défense de Clinton
    29 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    Je ne vois pas où a été le sexisme dans cette campagne électorale. C’est bien joli de nous sortir toujours le même refrain, mais je suis convaincue que pas un de ceux qui hurlent au sexisme n’est capable de citer un fait précis. On nous a déjà fait le coup avec Royal en france, et comme si le féminisme ne s’était déjà pas suffisamment ridiculisé, on en rajoute avec Clinton.

    Si les deux principales candidates en france et aux Etats Unis sont particulièrement médiocres, on ne va tout de même pas se priver de les critiquer, sous prétexte qu’elles risqueraient d’être blessées dans leur amour propre, ou parce que les traditions patriarcales machistes nous interdisent de bousculer des femmes ?

    Parce qu’elle affirme qu’il y a eu sexisme, alors il faudrait la croire sur parole ?

    Ce n’est pas parce que deux pelés et trois tondus ont tenu des propos déplacés, sans d’ailleurs que nous ayons une once de preuve que cela ait eu une répercussion négative sur l’électorat, qu’on peut parler de complot sexiste orchestré par les médias. Tout ce que vous dites ne consiste qu’à rejeter en bloc les critiques qui lui ont été adressées, fussent elles justifiées pour la plupart.

    De toute façon, vu toute la mahonnêteté dont elle a fait preuve, je pense qu’on ne peut accorder le moindre crédit à aucun de ses propos.

    Elle tient une interview pour nous dire que le racisme est moins virulent que le sexisme, puis quelques jours après, elle évoque l’hypothèse de l’assassinat d’Obama, sans envisager le sien, démontrant ainsi que seul le racisme est assez étendu et violent pour conduire au crime politique. Elle n’est même pas fichue d’avoir un minimum de cohérence dans ses déclarations.

    Elle nous parle de l’inexpérience d’Obama qui n’aurait pas séjourné à la maison blanche contrairement à elle, comme s’il s’agissait d’un passage oblige pour diriger le pays. Mais combien de candidats hormis Bush Jr ont eu un mari ou un parent à la maison blanche avant d’être élu pour la première fois ? Cela ne les a pas empêchés de gouverner et d’être compétents, quoi qu’on pense de leur bilan.

    Obama a le même cv ordinaire que n’importe quel candidat. Il n’est ni moins ni plus expérimenté qu’un autre. Il a 12 ans de mandat de sénateur. On ne peut tout de même pas affirmer que tous les candidats américains en ont fait autant. Clinton n’en a que 8 en plus du rôle d’épouse de président. A la maison blanche, elle n’occupait aucune fonction officielle.

    Je ne vais pas refaire la campagne, mais si elle en est là aujourd’hui, c’est sa faute et elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Elle a accumulé tellement de mensonges, diffamations et incitation à la haine raciale envers son adversaire que l’extrême droite en serait morte de jalousie. Elle a davantage donné l’image d’une bouchère que d’une combattante et s’est décrédibilisée sans l’aide de personne. Au contraire, j’estime que les médias ont été bien indulgents.

    Elle est de la même catégorie que Royal. C’est le genre de bourreau qui trouve encore le moyen de se victimiser à outrance. Elle souhaite se complaire dans son monde doux de pauvre femme martyrisée ? Libre à elle, mais elle sera seule à pleurer avec quelques imbéciles. Et ce n’est pas de cette façon qu’elle va progresser.

    De toute manière, les carrières de ces deux pseudo-gauchistes sont terminées. L’une va devoir entamer une pré-retraîte tandis que l’autre s’est déjà fait doubler par Delanoë.

    • > Des femmes se portent à la défense de Clinton
      30 mai 2008 , par
        [retour au début des forums]

      Depuis, j’ai milité pendant des dizaines d’années pour les droits civiques, contre la guerre et pour les droits des femmes, mais je me suis toujours abstenue d’écrire un autre article-manifeste du même genre. Toutefois, depuis la lutte pour le droit de vote, on n’avait jamais vu de rivalité aussi farouche entre les deux groupes gardiens de la conscience de notre nation que celle qui oppose Hillary Rodham Clinton (HRC) à Barack Obama (BO). Je récidive donc.

      Finis, les deux poids, deux mesures...

      Hillary est soit trop masculine, soit trop féminine ; elle est soit trop glaciale, soit trop émotive ; c’est une politicienne si accomplie qu’elle ne devrait pas faire de politique.
      Elle est « ambitieuse », alors que lui, il a « le feu sacré ».
      Quand un idiot sexiste a crié « Va donc repasser ma chemise ! » à HRC, on a trouvé cela amusant, mais si un idiot raciste avait crié « Va donc cirer mes chaussures ! » à BO, les médias électroniques auraient glosé pendant des heures sur ce déshonneur national et la presse écrite y aurait consacré d’innombrables pages.
      Les jeunes Kennedy qui s’intéressent à la politique - Kathleen, Kerry et Bobby Jr - ont tous donné leur appui à Hillary. Le sénateur Ted Kennedy, âgé de 76 ans, a appuyé Obama. Si c’était l’inverse, les commentateurs ne manqueraient pas de souligner que si elle a l’appui de Ted Kennedy et de l’establishment, lui, il rallie la génération montante. (Pour ma part, que Caroline rêve du Retour des Pères ne m’émeut guère. Contrairement aux autres peuples, les Américains ont la mémoire courte. Moi, je n’ai pas oublié le suicide de Marilyn Monroe (2), ni une jeune femme du nom de Mary Jo Kopechne (3) qui a trouvé la mort à Chappaquiddick.)
      Finies, les attaques ignobles et toxiques.

      Le dégoût de Carl Bernstein’s devant les « chevilles épaisses » de Hillary. La création par Roger Stone, expert en magouilles sous Nixon, d’un groupe baptisé « Citizens United Not Timid » (dont l’abréviation est CUNT). John McCain qui répond « Excellente question ! » à un partisan qui lui demande « Comment allons-nous faire pour battre cette salope ? ». Aurait-il osé répondre de la même façon si on lui avait demandé « Comment allons-nous faire pour battre ce fils de pute noir ? » Quelle honte !

      Finis, les casse-noisettes à l’effigie de HRC arborant des pointes de métal entre les cuisses. S’il s’agissait d’une figurine représentant un danseur à claquettes noir, nous serions indignés à juste titre - et on n’en vendrait pas dans les aéroports. Honteux.

      Finis, les T-shirts aux sous-entendus les plus violents de toute notre histoire électorale, dont celui qui porte le slogan meurtrier : « Si seulement Hillary avait épousé O. J. (4) au lieu de Bill ». Honteux.

      Finies, des émissions comme celle de la série « Southpark » où des terroristes implantent une bombe dans le vagin de HRC. Je refuse de m’abaisser à chercher une analogie raciale aussi ignoble. Honteux.

      Qu’on cesse de prétendre, comme le font certains esprits tordus et mal intentionnés, que des attaques aussi abjectes sont drôles. Ce ne sont pas des expressions de haine envers Bill Clinton ou Hillary, mais les manifestations d’une misogynie pathologique. Si ces indignités étaient dirigées contre les Juifs, on y verrait tout de suite de la propagande antisémite. Si elles visaient les Noirs, on reconnaîtrait immédiatement les messages empoisonnés du Ku Klux Klan. Les organismes de défense des animaux comme la PETA (5) feraient un tollé si on attentait de façon aussi odieuse à la dignité des animaux. Pourquoi alors nous, citoyennes et citoyens, électrices et électeurs, Américaines et Américains, ne sommes-nous pas saisis d’indignation ?

      Finis, les assauts quotidiens de la part des médias

      Le mouvement des femmes et Media Matters ont arraché des excuses à Chris Matthews, de la chaîne MSNBC, pour ses commentaires misogynes incessants (6). Mais, que fait-on face aux apartés sexistes de Tim Russert et à ses panels composés exclusivement d’hommes blancs invités à pontifier sur les questions de race et de genre, à la chaîne NBC ? Ou face à Tony Harris qui évoque en ricanant « l’effet des chromosomes » en interviewant une femme du White House Project (7) sur les ondes de CNN ? Sans parler de Fox News.

      Qu’on cesse de faire semblant que la communauté noire n’est composée que d’hommes et que toutes les femmes sont blanches.

      Surprise ! Il y a des femmes de toutes les opinions, de toutes les pigmentations, de tous les âges et de toutes les origines ethniques, aptitudes et préférences sexuelles. Pas seulement des Afro-américaines ou des Euro-américaines, mais aussi des Latino-américaines et des Amérindiennes, des Américaines originaires d’Asie, des Iles du Pacifique et des Arabo-américaines. Et, évidemment, il y en a dans tous les groupes sociaux puisqu’aucun groupe ne pourrait exister si nous ne l’avions pas mis au monde. Il y a peut-être quelques pays non racistes, mais le sexisme, lui, sévit partout. Même si une femme réussit à s’affranchir de tous les autres types de discrimination, elle reste une femme dans un monde où le patriarcat est si omniprésent qu’il est la « norme ».

      Pourquoi alors toutes les femmes ne seraient-elles pas, elles aussi, fières de l’être ? Pourquoi ne serions-nous pas fières des luttes que nous avons menées pendant des siècles, voire des millénaires, pour conquérir les droits que nous avons gagnés jusqu’ici, comme le sont avec raison les Noirs américains des deux sexes ?

      Qu’on en finisse d’une campagne pendant laquelle lui, doit passer pour blanc (ce qui ravit les Blancs, surtout les riches), alors qu’elle doit passer pour un homme (ce que les femmes tout comme les hommes jugent impardonnable, après avoir exigé qu’elle le fasse). Si elle était noire ou que lui était une femme, nous n’aurions pas de tels problèmes, et moi, je serais aux anges. Mais aujourd’hui, une candidate noire n’aurait pas la moindre chance de l’emporter - même si elle défendait Bush aussi indéfectiblement que Condoleeza Rice.

      Je jubilais de voir qu’enfin les femmes afro-américaines détenaient un pouvoir crucial puisqu’elles auraient à décider à qui donner leur appui - jusqu’à ce que des féministes noires partisanes de Hillary me disent qu’on les avaient accusées de « trahir leur race ».

      Finies donc, les conversations au sujet de la cicatrice la plus profonde de notre pays, l’esclavage, où personne n’admet que l’esclavage tout court et l’esclavage sexuel existent encore aujourd’hui aux États-Unis et ailleurs dans le monde, et que la majorité des esclaves sont des femmes.

      Suite : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2912

      [Répondre à ce message]

      • réponse
        30 mai 2008 , par
          [retour au début des forums]

        Ce que j’admire, c’est votre manière de préjuger de ce que les gens auraient pensé ou dit si untel avait été différent, blanc, noir, homme, femme. Tout votre exposé n’est que spéculation et interprétation personnelle. Il n’y a rien de concret. Vous ne raisonnez que de façon hypothétique, "s’il avait été une femme, si ceci, si cela". Avec des si, on peut inventer beaucoup de choses. Vous déformez les faits car ce sont bien des féministes blanches âgées qui ont accusé d’autres féministes plus jeunes partisanes d’Obama de trahir leur sexe et leur race et non l’inverse.

        Vous portez des accusations de sexisme à propos de certains qualificatifs qui, en soi, n’ont rien de sexué. Vous faites comme si les injures discriminatoires avaient été lancées uniquement sur Clinton. Mais vous oubliez que celle-ci a été l’auteure d’injures de cette nature. Curieuse réaction de la part de quelqu’un qui prétend être une victime de la société.

        Et si Obama avait été blanc et femme, l’aurait on caricaturé en singe ? S’il avait été blanc et femme, aurait on évoqué un seul instant son assassinat, pour nuire à sa campagne en dissuadant les électeurs de voter pour quelqu’un qui va mourir et en même temps inciter au meurtre ?
        S’il avait été blanc et femme, lui aurait on attribué l’identité d’une personne de même race et même sexe comme Clinton l’a fait en le nommant Jesse Jackson ?

        Et j’en passe et des meilleures. Vous voyez qu’à ce petit jeu, on peut aller très loin. Vous ne faites que des supputations. Vous rapportez un commentaire qui faisait suite à un autre billet de ce forum (chouette le copié-collé), comme s’il suffisait de ressasser toujours les mêmes contre-vérités comme le fait la presse poubelle pour que ça devienne parole d’évangile.

        Facile de ne retenir que ce qui vous arrange, de sélectionner les faits, de les travestir et leur donner un sens totalement biaisé.

        Je ne vais pas m’attarder sur vos propos, insultants à souhait pour les noirs. Mais je vais vous dire une dernière chose. L’esclavage sexuel n’existe pas. Ne serait ce qu’éthymologiquement, accoler esclavage et sexuel est contradictoire. L’esclavage se rapporte au travail forcé, quelle que soit la définition que les fémino-révisionnistes ont voulu lui donner. Et même d’un point de vue juridique, cela n’a rien à voir avec le régime institutionnalisé de la traîte négrière. Le sexe n’étant pas un travail, vous comprendrez donc que cette expression est absurde.

        De toute manière, lorsqu’on commence à rajouter des qualificatifs, esclavage sexuel, moderne, contemporain, c’est que ça n’en est pas.

        Ce n’est vraiment pas rendre hommage à la mémoire que d’amalgamer comme vous le faites de banals faits d’actualité avec des évènements passés reconnus comme crime contre l’humanité.

        Si vous ne voulez pas faire preuve d’un minimum d’objectivité sur le monde qui vous entoure de nos jours, pourriez vous avoir un minimum de respect envers les victimes et les morts ? Est ce trop vous demander ? Ne vous arrive-t-il pas de temps en temps d’avoir honte de tenir de tels propos offensants ?

        [Répondre à ce message]

    > Des femmes se portent à la défense de Clinton
    22 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    L’autre côté de la médaille : Obama a reçu le soutien de la National Abortion Rights Action League (NARAL), le plus important groupe de soutien au droit à l’avortement aux États-Unis.

    > Des femmes se portent à la défense de Clinton
    22 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    Cet article est un peu court pour traiter d’un problème aussi complexe.
    Moi aussi, j’ai été révoltée par la violence et l’ampleur de la misogynie révélée par les attaques médiatiques contre Hillary Clinton.
    Connaissant de l’intérieur la société américaine, je n’aurais pourtant pas cru que tant d’hommes faisant partie des élites médiatiques et politiques les plus éduquées et intellectuellement sophistiquées, puissent abriter dans le tréfonds de leurs inconscients de tels sentiments de haine virulente envers les femmes, particulièrement les femmes ’’d’un certain âge’’.
    De ce point de vue, la campagne de HC a été l’occasion d’un grand retour du refoulé masculin, et la puissance explosive de ce débondage a constitué un dur rappel à la réalité pour beaucoup de féministes un peu trop optimistes.

    Cela dit, la vie personnelle et le CV politique de Clinton témoignent du fait que, si elle a bien été discriminée et agressée par le système patriarcal comme tant de femmes de sa génération, elle en a aussi largement intériorisé les valeurs et les modes de fonctionnement. On observe en effet que, pour se crédibiliser politiquement, HC a cherché à imiter, voire à surclasser les comportements machistes typiques des politiciens qui ont jusqu’ici monopolisé l’exercice du pouvoir, confortant ainsi l’hégémonie du système hyperlibéral/patriarcal.
    je rappelle pour mémoire son soutien à la guerre en Iraq, ses intentions belliqueuses annoncées concernant l’Iran, sa présence au Conseil d’administration de Wal Mart, la compagnie US la plus anti-union et la plus brutalement exploitatrice des US en ce qui concerne la gestion de ses personnels, et enfin le fait que Clinton ne s’est pas privée de faire appel aux préjugés racistes des électeurs pour triompher de son rival OBama.
    HC est à mes yeux un cas assez typique d’identification à l’agresseur ; de par sa situation par rapport au système de la domination masculine, elle me fait penser à ces prostituées qui montent en grade et sortent de la victimisation en se faisant proxénètes, ou les auxiliaires des proxénètes. C’est sans doute une solution efficace et pragmatique à leur situation personnelle d’oppression, mais cela ne saurait sérieusement être considéré comme une victoire du féminisme.

    sporenda

    Pourquoi n’abandonne-t-elle pas ?
    21 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    « But there is one ironclad rule when it comes to races for presidential nominations : You don’t quit when you are winning primaries.

    And Clinton has won another primary by a lopsided margin. [...]

    But Clinton will soldier on. She’ll point to the fact that she did very, very well in Kentucky — running up a 250,000 margin in the popular vote, and winning women and men, rich and poor, college graduates and high-school drop outs, liberals and conservatives, Protestants and Catholics, suburbanites and rural folks and just about every other group except the state’s small African-American population. She’ll suggest, again, that she can win blue-collar voters and Obama cannot. And she’ll continue to peddle the line that a lot of Democrats will cross over to back Republican McCain in November if she is not the party’s nominee — pointing to the Kentucky exit polls that suggest that, in an Obama-McCain race, 32 percent of Democratic primary voters who back McCain while 15 percent would not vote.

    Clinton’s not a bitter ender.

    When Obama gets the majority of delegate commitments - from pledged delegates and super-delegates - she will quit the race. But until she really has been defeated, Clinton will keep running. »

    Source : AlterNet.

    Au fond, c’est vrai : on n’abandonne pas une compétition avant la fin. Et elle est fidèle à ceux et celles qui ont misé sur elle comme candidate. Ils s’attendent qu’elle aille jusqu’au bout.

    sexisme contre H. Clinton
    21 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    Juste une remarque sur l’adjectif "rampant" qui est un faux ami. Il est écrit dans l’article : "Geraldine Ferraro, seule femme ayant figuré sur un ticket présidentiel à ce jour aux Etats-Unis, a estimé que le sexisme avait été « rampant » dans cette campagne et pouvait expliquer la défaite apparemment imminente de Mme Clinton."
    "Rampant" signifie un sexisme déchaîné, qui se déchaîne ... et non ’rampant’ dans le sens français de ramper.

    > Des femmes se portent à la défense de Clinton
    20 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    Selon le site indépendant RealClearPolitics (RCP), le sénateur de l’Illinois comptait mardi 1 610 délégués élus, sur les 3 253 qui siègeront à la Convention démocrate de Denver du 25 au 28 août prochain. Mme Clinton disposait de 1 443 délégués simples.

    Tous délégués confondus (c’est-à-dire incluant les super-délégués déclarés), M. Obama dispose d’un total de 1 915 délégués et Mme Clinton de 1 721. Il en faut au moins 2 025 pour obtenir l’investiture démocrate.

    C’est un écart de moins de 200. Elle a raison de poursuivre la course jusqu’au bout. D’autant plus qu’il est vrai qu’elle est la candidate la plus qualifiée. Elle serait en avance si on n’avait pas laissé deux États de côté : la Floride et le Michigan. Drôle de démocratie : on écarte un million d’électeurs et on fait pression sur une candidate pour qu’elle abandonne la course. Et c’est ce pays qui s’en va donner des leçons de démocratie de par le monde.

    • > Des femmes se portent à la défense de Clinton
      20 mai 2008 , par
        [retour au début des forums]

      "Elle serait en avance si on n’avait pas laissé deux États de côté : la Floride et le Michigan. Drôle de démocratie..."

      Oui drôle de démocratie que celle dans laquelle on compterait les voix d’une candidate alors que l’autre n’y avait même pas des bulletins de vote à son nom. Il était tellement normal d’écarter ces voix litigieuses du comptage que la candidate n’y avait vu, à l’époque (tellement sûre d’elle qu’était probablement) aucune objection.

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      • > Des femmes se portent à la défense de Clinton
        21 mai 2008 , par
          [retour au début des forums]

        On pourrait faire des primaires en bonne et due forme dans ces deux États. Mais Obama ne veut pas, car il craint de perdre. Et le parti dit aux démocrates de ces deux États que c’est à eux de payer. Faire une élection et laisser deux États de côté, c’est tout de même bizarre comme processus. Les citoyennes et citoyens de ces États n’ont-ils pas le droit de s’exprimer ?

        Ceci dit, Obama est aussi un excellent candidat. Sauf que le processus est tout, sauf démocratique.

        [Répondre à ce message]

        • > Des femmes se portent à la défense de Clinton
          23 mai 2008 , par
            [retour au début des forums]

          "Sauf que le processus est tout, sauf démocratique".

          L’élection générale véritable aura lieu le 4 novembre et tout le monde pourra voter.

          Les primaires décident du choix d’États "unis" soit, mais disposant d’une forte marge de manoeuvre. Deux législatures d’État ont sciemment brisé les règles du parti en ordonnant le scrutin avant la date permise. Ces élections ne sont pas éligibles pour le parti, qui n’a pas le choix d’imposer des sanctions. Les délégués républicains de ces États seront aussi sanctionnés !

          Selon les dernières informations, tous les délégués seront "assis" à la convention mais le poids de leurs votes sera réduit. Les négociations continuent.

          Ce système imparfait n’est peut-être pas moins démocratique que d’autres. Au Canada les candidats des partis ne sont pas choisis selon un processus démocratique. Pas du tout. Quelques milliers de membres du parti en décident. Nous n’élisons pas les membres du sénat et il n’y a pas de congrès. Hormis le cas où le hasard décide d’un gouvernement minoritaire, les décisions importantes sont prises par un cabinet restreint de députés, composé principalement d’hommes blancs.

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