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mardi 17 février 2004 Le SFPQ s’inquiète de l’éventuelle disparition du CSF et du Secrétariat à la condition féminine Syndicat de la fonction publique du Québec
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DANS LA MEME RUBRIQUE Gazette des femmes - Réflexions autour d’un ramdam Si la Gazette des femmes revenait à une démarche résolument féministe Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec/signatures recueillies avril 2004 - p.11 Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec - p.1 Plus de 3000 femmes et de 600 hommes réclament le maintien du Conseil du statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine Le gouvernement Charest réitère son mépris à l’égard des femmes Un projet à situer dans la montée de la droite Dans l’adversité, la résistance a meilleur goût Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec - page 7 Profil des professions et affiliations des femmes signataires de la pétition pour le maintien du CSF et du SCF Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec - 9 Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec, p. 10 Réflexions sur l’avenir du Conseil du statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine La CSQ n’est pas dupe : le Conseil du statut de la femme n’est qu’en sursis Condition féminine : pourquoi changer ce qui va bien ? Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec - page 2 Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec - page 4 Des hommes s’opposent à l’abolition du Conseil du statut de la femme La ministre Courchesne rencontre une vive opposition à la transformation du Conseil du statut de la femme Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec - page 3 Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec, page 5 Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec - 8 Pas d’économies aux dépens des femmes du Québec, p.6 |
QUEBEC, le 17 février - A l’instar de nombreux groupes de femmes et de plusieurs organisations de la société civile, le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) s’inquiète des conséquences d’une éventuelle disparition du Conseil du statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine, ou encore, de la dilution de leurs missions respectives au profit d’une approche intégrée des conditions féminine et masculine. « Les rumeurs qui se multiplient en ce sens nous inquiètent grandement. Abolir ces organismes ou modifier substantiellement leurs missions constitueraient un recul important pour les femmes du Québec et pour la population en général », ont précisé M. Michel Sawyer, président général du SFPQ, et Mme Lise Dionne, secrétaire générale du SFPQ et responsable politique du dossier des femmes. Selon Mme Dionne, « grâce au Conseil du statut de la femme et au Secrétariat de la condition féminine, le Québec a pu réaliser de solides avancées en matière de condition féminine, et ce, depuis maintenant trente ans. Où en seraient des dossiers comme ceux de l’équité salariale, les services de garde ou les congés parentaux sans l’éclairage et l’apport des organismes gouvernementaux voués à la condition des femmes ? ». Malgré tout, aux yeux du SFPQ, il est clair que la situation des Québécoises nécessite toujours une attention spécifique de la part du gouvernement, et ce, particulièrement à une époque où l’Etat se désengage de ses responsabilités. Depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir, le SFPQ constate que les mauvaises nouvelles se sont multipliées pour les femmes du Québec : absence de ministre de la condition féminine, augmentation des frais des services de garde, diminution des prestations d’aide sociale pour les familles monoparentales, diminution des conditions de travail par le recours grandissant à la sous-traitance, etc. « En plus de s’attaquer aux missions de l’Etat et aux services publics qui ont un impact sur la condition des femmes, le gouvernement jongle avec l’idée de museler le Conseil du statut de la femme. Il s’agit d’une orientation inacceptable, tant pour les femmes que pour l’ensemble de la société qui a pu bénéficier des avancées sociales obtenues grâce aux durs combats menés par les femmes du Québec », a ajouté Michel Sawyer. « La disparition d’organismes tels que le Conseil du statut de la femme et le Secrétariat à la condition féminine n’aurait rien de banal. En agissant ainsi, le gouvernement se priverait d’une source inestimable d’informations, d’études et d’analyses, lui permettant de prendre des décisions éclairées quant aux choix de société qui s’offrent à lui. Mais pour cela, encore faut-il savoir écouter... ce qui ne semble pas être la principale qualité du gouvernement de Jean Charest », ont conclu M. Sawyer et Mme Dionne. – Le site du SFPQ http://www.sfpq.qc.ca Mis en ligne sur Sisyphe, le 17 février 2004 |