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mercredi 29 octobre 2008

Deux livres d’Élaine Audet s’ajoutent au catalogue des éditions Sisyphe

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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Les éditions Sisyphe sont heureuses d’annoncer qu’elles ont fait l’acquisition des droits de deux livres d’Élaine Audet, initialement publiés aux éditions Le Loup de Gouttière. Ces ouvrages figureront désormais à leur catalogue. Voir le bulletin de commande ci-dessous.

Le coeur pensant
Courtepointe de l’amitié entre femmes

Essai
2000


Élaine Audet signe ici un essai novateur sur un sujet peu abordé : l’amitié entre femmes

Souvent méconnue ou dépréciée à travers le discours des philosophes, théologiens et penseurs de tous les temps, l’amitié entre femmes participe, selon l’auteure, d’un art de vivre et de survivre. Le Coeur pensant met en relief leur parole et leur expérience à travers les oeuvres et la correspondance de poètes, d’écrivaines, de philosophes et de militantes au cours des siècles et dans diverses cultures, et dresse ce faisant un fascinant portrait de l’amitié. Cette “ courtepointe ” - art éminemment féminin – réfléchit l’image variée des liens profonds et durables que les femmes ont su créer entre elles. En définissant l’amitié entre femmes comme une compréhension du coeur qui embrasse la totalité de l’être, Le coeur pensant permet de jeter un autre regard sur la place qu’elles occupent dans l’histoire et de voir à quel point l’amitié entre femmes peut être porteuse de liberté.

• Une vision historique de l’amitié entre femmes
• De l’Antiquité à nos jours
• Dans diverses cultures
• L’amitié dans sa dimension individuelle, collective, politique et éthique
• Pistes de recherche et nombreuses références
• Exemples tirés d’Hildegarde von Bingen, Vera Brittain, Rosa Luxemburg, Simonne Monet-Chartrand, Khalida Messaoudi, Simone de Beauvoir, Alice Walker, Hannah Arendt, Anne Hébert, Virginia Woolf, Louky Bersianik et de plusieurs autres.

Notice biographique

Élaine Audet a publié, ici et en Europe, des recueils de poésie, des essais et a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs. De 1990 à 2004, elle écrit une chronique littéraire et féministe pour le mensuel d’information politique L’aut’journal. Depuis 2002, elle est éditrice, avec Micheline Carrier, du site sisyphe.org et des éditions Sisyphe.

ISBN : 978-2-89529-007-0, hors collection, 15 X 23 cm., 256 pages, $20.00

Extraits du dossier de presse

ÉLAINE AUDET est une poète et essayiste québécoise. Elle s’intéresse à la condition des femmes dans le monde. Cette féministe connaît très bien la littérature écrite par des femmes. Dans son essai Le cœur pensant. Courtepointe de l’amitié entre femmes, elle fait mémoire des paroles et des expériences d’amitié des femmes d’hier à aujourd’hui. Cet ouvrage, très bien documenté, est une apologie des amitiés féminines. Élaine Audet remet les pendules à l’heure en montrant que l’amitié a marqué la vie ’des femmes depuis des générations. Elle veut créer une contre-mémoire en sortant « de l’oubli la documentation disponible sur l’amitié entre femmes au cours de l’histoire » (CP, p. 119). Toute personne qui veut vraiment connaître la pensée des femmes sur l’amitié doit lire ce livre. Les écrits sur le sujet étant rares, l’auteure fait une véritable archéologie des œuvres écrites par des femmes pour « faire ressortir différentes manières de voir et de vivre l’amitié, que ce soit individuellement. collectivement ou dans une œuvre » (p. 28). Le cœur pensant vient combler une lacune importante dans l’histoire de l’amitié en Occident.

Patrick Snyder, L’amitié revisitée – De Platon au "Village global", Montréal, Fides 2008.

C’est un thème riche. Pourtant, jusqu’ici, l’histoire de l’amitié s’est surtout écrite au masculin. Considérées comme inintéressantes, les relations féminines ont longtemps été occultées par les philosophes et les romanciers, pour qui la véritable amitié virile, loyale et sans condition - était tout simplement inaccessible au sexe faible, jugé trop sentimental.

C’est du moins la conclusion à laquelle est arrivée la poète et journaliste québécoise Élaine Audet, une des rares femmes à s’être intéressées à l’histoire - ou à la « généalogie », comme elle dit - de l’amitié féminine. Pour rédiger son essai Le cœur pensant - Courtepointe de /’ amitié entre femmes (éditions Le loup de Gouttière), publié en douce au tournant du millénaire, elle a passé en revue tout ce qui s’était écrit sur l’amitié, depuis la Bible et Aristote jusqu’au sociologue italien Francesco Alberoni, auteur de L’amitié (et du célèbre Choc amoureux), en passant par les mémoires de Simone de Beauvoir, en plus de recueillir de nombreux témoignages.

Caroline Fortin et Andrée Poulin, "Le pouvoir de l’amitié", Châtelaine, mai 2006.

L’importante documentation qu’a réunie Élaine Audet rend la lecture de son ouvrage instructive et agréable. Le Cœur pensant (beau titre qui rend palpable l’union du sentiment et de la raison qui caractérise, selon l’auteure, toute amitié véritable) est un très bon ouvrage populaire, un travail de vulgarisation accessible, personnel, sympathique (il est facile d’imaginer que bien des femmes l’offriront à leurs amies), qui ouvre des pistes de recherche et de réflexion intéressantes.

Lori Saint-Martin, Voix et images, Hiver 2001.

Ouvrage tout à fait remarquable dont je vous invite à prendre connaissance si cette question vous intéresse. Au fond, elle ne peut pas vous laisser indifférent et indifférente.

Jacques Languirand, Par 4 chemins, Radio-Canada, 8.03.2000.

Un gigantesque travail de réflexion cousu d’amour véritable pour cette longue chaîne de l’humanité que constitue l’amitié entre les femmes. (...) Pour moi, Le Coeur pensant est un clin d’oeil subtil et brillant au roseau pensant, avec en plus cette idée de la courtepointe qui mieux que toute autre, rend avec force l’image de nos différences liées entre elles par le même fil.

Sylvie Nicolas, CKIA-FM, 25.02.2000.

Écrit par une féministe radicale, profondément engagée dans la lutte actuelle pour l’émancipation des femmes, recommencée à chaque siècle et sans cesse à poursuivre, l’ouvrage d’une indéniable rigueur dans l’exposé des faits de tous ordres, est en même temps d’une indéniable subjectivité, marqué par le regard de l’auteure. Donc, un ouvrage riche qui devrait donner lieu à des débats aussi passionnés et passionnants que nécessaires.”

Andrée Ferretti, L’Action nationale, vol. XC, no 6, 2000.

Poétesse, essayiste et collaboratrice au mensuel l’aut’journal, Élaine Audet entend révéler avec son nouveau livre les structures de pouvoir qui rendent si difficiles l’amitié entre femmes. Audet parle de l’amitié à la fois comme force politique et comme éthique. (...) Et de nous révéler son espoir qu’à travers l’amitié, les femmes puissent trouver l’inspiration et l’énergie pour bâtir un monde plus juste pour elles-mêmes, mais aussi pour leurs amies et amis.

Florence D’Amour, Ici-Montréal, 17.08.00

Elle rugit, quel que soit le prestige du philosophe ou du sociologue, si une sommité juge les femmes incapables d’un tel sentiment. Elle évoque alors, ce qui vaut preuve du contraire, celles qui s’aimèrent et refusèrent de n’exister que par mâles interposés. Un feu l’anime, la documentation la sert. [...] Élaine Audet écrit avec la fougue qui soulevait déjà ses chroniques de l’imposture. Ses questions stimulent toujours et secouent souvent ; elles ne sont jamais futiles. »

Laurent Laplante, Nuit Blanche, Automne 2000.

Faisant contrepoids au discours social et philosophique, Élaine Audet démontre ici le caractère subversif des liens que les femmes ont tissés entre elles. On comprend dès lors que ceux-ci ne pouvaient qu’être tus ou tournés en ridicule. En les révélant, Audet met à mal le mythe de l’éternelle rivalité féminine et, ce faisant, donne à lire une histoire autre : celle de femmes exigeantes avides de liberté.

Francine Bordeleau, Spirale, no. 175, novembre-décembre 2000.

La légende des mesquineries et rivalités comme inhérentes à la « nature » des femmes, futiles par définition et se donnant pour priorité la conquête des hommes, était fort intéressante à entretenir - selon le principe « diviser pour règner ». Il est réconfortant de constater que les témoignages recueillies par l’auteure la démentent formellement. On entrevoit en effet une toute autre façon de pratiquer, et souvent même de concevoir, les relations humaines, dans les expériences que les femmes décrivent. Pas toujours totalement dépourvues de rapports de pouvoir ; mais animées d’une saine exigence, qu’allège l’usage intensif de l’humour.

Les Pénélopes, penelopes.org, septembre 2000.

Le Coeur pensant, écrit de la plume libre et passionnée d’Élaine Audet s’avère des plus précieux, ne serait-ce que pour redonner à l’amitié sa place dans l’histoire des femmes. Histoire de remettre les vieux mythes sur l’amitié entre femmes à leur place : dans les placards. [...] C’est une prise de conscience, une prise de parole sur les liens indéfectibles qui ont tissé la vie des femmes et qui la tissent encore aujourd’hui.

Caroline Perron, l’aut’journal, no 188, avril 2000.

Véritable généalogie de l’amitié entre femmes, l’essai révèle une histoire occultée. [...] En sortant de l’oubli la documentation disponible sur le sujet, Le Coeur pensant met en valeur la parole et l’expérience de poètes, d’écrivaines, de philosophes et de militantes au cours des siècles. [...] Un livre d’envergure qui fait une lecture novatrice de l’histoire et qui réhabilite l’institution de l’amitié féminine.

Pénélope Daignault, La Gazette des femmes, juillet-août 2000.

Élaine Audet signe ici un essai novateur sur un sujet peu abordé : l’amitié entre femmes. [...] Selon Élaine Audet, l’amitié entre femmes est “politique et subversive dans son essence même car, consciemment ou non, elle remet en question l’image qu’ont les femmes d’elles-mêmes, cette image réductrice inculquée par des siècles d’aliénation et de patriarcat. ”

Lise Lachance, Le Soleil, 4.03.2000.

Le cycle de l’éclair
Illustrations de Jeannine Bouret
Poésie
1996

Extraits du dossier de presse

Dans ce recueil, l’auteure rassemble des poèmes qui allient clairvoyance, passion et sensualité. Le Cycle de l’éclair, divisé en six parties, est porté par un mouvement de transformation. De sa révolte contre la mutilation de la parole des femmes au douloureux souvenir du massacre de Polytechnique, elle appelle la naissance d’un temps de l’amour.

Raymond Bertin, Voir, Montréal, 7.11.96

S’adonner à la lecture de poèmes est un exercice à la fois facile et périlleux. Facile parce que le lecteur n’a qu’à se laisser porter par la force des mots. Périlleux parce qu’interpréter, voire simplement s’immiscer dans l’univers d’un auteur est plus compliqué. Jusqu’où peut-on entrer dans l’univers d’un poète ? Si un lecteur traverse un livre de poésie sans s’y enfoncer, si la surface des pages reste imperméable à sa déambulation, alors il n’a fait qu’une promenade au pays des mots. Si par contre il sent se dissoudre la barrière du papier sous ses pieds et que lentement ses chevilles sont submergées par une nouvelle réalité, alors il baigne dans la poésie. Mais la question demeure entière : jusqu’où peut-on entrer dans l’univers d’un auteur ? Jusqu’à hauteur des genoux ? Plus haut, plus bas ?

Les pages du cycle de l’éclair ont été souples sous la pression de mes pas et je me suis fondu rapidement dans l’univers de l’auteure.

Élaine Audet est de ces poètes pour qui la poésie, bien qu’elle soit une nourriture de l’âme tire sa substance de la réalité. Dans son recueil, où les femmes occupent la première place, nous sommes accueillis par un nom d’Amazone où « un désir de lumière courait dans les gènes comme une soif inextinguible ». La mythologie se manifeste également dans les filles de Déméter où l’auteure s’interroge : « naîtront-elles enfin, ces filles de lumière et d’éclairs, de tant de cadavres d’amoureuses dans les sous-sols de la pensée et de folles enfermées dans les greniers de l’ambition ? » La réponse contient une part d’ombre. Car si on peut lire plus loin « nous sommes de la lignée subversive des inoublieuses, ardentes multiplicatrices d’énergie heureuse. Soustraites de l’histoire, nous annonçons le temps de l’amour, nos doigts créateurs dans la vibrante crinière du temps », un autre poème, Ode aux sur-vivantes, rappelle, lui, le sort tragique des 14 jeunes femmes assassinées par un soir de décembre 1989 à la Polytechnique de Montréal.Chez madame Audet les dimensions poétiques et politiques se rejoignent. Cela lui fait souhaiter « la saison de l’appartenance ». Cette cinquième saison, qui nous verra sortir de notre état de colonisés. « Vienne la libre saison des vivants brisant les codes et les lois contre les paradis réducteurs, toujours venus d’ailleurs pour acheter notre âme avec des miroirs de pacotille ». OUI, vivement la cinquième saison « l’attendue inattendue fendant la mer de nos défaites pour que les dépaysés à la langue coupée que nous sommes devenus abordent l’autre rive d’eux-mêmes ».

Le cycle de l’éclair c’est aussi l’amour,l’amitié, et toutes ces choses dont l’auteure nous entretient en des phrases aériennes et dépouillées, mais lourdes de sens ; des enclumes déguisées en oiseaux.

A la question, jusqu’où peut-on entrer dans l’univers d’un auteur ? Je réponds : cela dépend... mais dans l’univers d’Élaine Audet, je suis entré jusqu’à hauteur du cœur.

François Patenaude, L’Action nationale - Vol. LXXXVIII, # 1, janvier 1998, p. 113-115.

ISBN 978-2-921310-67-3, 95 pages, $10


BULLETIN DE COMMANDE
CANADA SEULEMENT

Prix des livres + $3 de frais de poste par exemplaire.

Ci-joint un chèque ou un mandat pour :

___ (ex.) Le cycle de l’éclair $10
___ (ex.) Le cœur pensant $20


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Les éditions Sisyphe
4005, rue des Érables
Montréal, Québec
H2K 3V7
514-374-5846
Courriel.

En Europe : DNM/Librairie du Québec à Paris
Tél. : 01 43 54 49 02
Courriel

Mis en ligne sur Sisyphe, octobre 2008.


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