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vendredi 5 décembre 2008
Mort de l’écrivaine féministe Hélène Pedneault

Nous venons d’apprendre avec une profonde tristesse la mort d’Hélène Pedneault. La vie ne sera jamais plus pareille sans sa présence et ses interventions dans ce qui nous tient le plus à coeur. Nos condoléances à ses proches et à celles et ceux qui ont partagé ses indignations et ses luttes pour un monde plus juste.

Lire aussi l’article de Diane Guilbault : "Hommage à Hélène Pedneault".

Vous pouvez aussi ajouter vos réflexions, sentiments, souvenirs, commentaires à ce texte. Pour qu’on se souvienne toujours de ce qu’Hélène Pedneault, dont la passion n’avait d’égale que la générosité, a apporté aux femmes et à la société québécoise.

Élaine Audet et Micheline Carrier

Communiqué

Montréal, le 1er décembre 2008 - C’est avec regret que nous vous informons que l’écrivaine Hélène Pedneault est décédée ce matin à Montréal, à l’âge de 56 ans.

Féministe engagée, Hélène Pedneault a publié les célèbres Chroniques délinquantes (VLB Éditeur, 1997) d’abord parues dans le magazine La Vie en rose. Toutes les formes de littérature l’intéressaient : biographie (Notre Clémence, Les Éditions de l’Homme, 1989), nouvelles, pamphlets, chansons, chroniques, théâtre (La Déposition, créée à Montréal en 1988, traduite en cinq langues et jouée en France, en Italie, en Belgique, au Canada, en Suisse, en Allemagne, en Hollande et aux États-Unis).

Parmi les livres parus : Pour en finir avec l’excellence, (Boréal, 1992) et La Douleur des volcans, (VLB Éditeur, 1992). Plus récemment, Hélène Pedneault publiait Les Carnets du lac, (Lanctôt Éditeur, 2000) et Mon enfance et autres tragédies politiques, (Lanctôt Éditeur, 2004).

Outre ses commentaires et éditoriaux, Hélène Pedneault a également réalisé les séries Signé Loranger (1995), Éloge de l’indignation (1996), Robert Gravel, L’homme qui avait toujours soif (1996) à Radio-Canada. En 1996, elle a signé l’adaptation du téléroman Sous le signe du lion de Françoise Loranger pour la télévision de Radio-Canada, pour lequel elle a remporté un prix Gémeaux.

Environnementaliste, Hélène Pedneault avait accepté l’invitation de la Coalition Eau Secours !, dont elle était cofondatrice, et avait joint les rangs des « Porteurs d’eau ». Indépendantiste convaincue, elle siégeait au Conseil de la souveraineté du Québec.

Originaire de Jonquière, Hélène Pedneault a été honorée par le Salon du livre du Saguenay - Lac-Saint-Jean en 2006.

Sur la jaquette de son livre Mon enfance et autres tragédies politiques, on peut lire : « Ce recueil vient confirmer la force de frappe, l’originalité de la pensée et l’irrévérence chronique d’Hélène Pedneault. Ses buts dans la vie : préserver à tout prix sa capacité d’indignation, être une arme de réparation massive et faire l’indépendance du Québec ».

Ses proches tiennent à remercier le personnel du département d’oncogynécologie de l’hôpital Notre-Dame. D’autres détails suivront quant à la cérémonie d’au revoir qui se tiendra sous peu.

Renseignements et source : Nicole Boudreau et Suzanne La Ferrière

514 603-002 - 514 704-2944 – 514 384-2950

***

Montréal, 1er décembre 2008 — La Fédération des femmes du Québec a
appris avec beaucoup de tristesse le décès d’Hélène Pedneault,
féministe, indignée et engagée, grande figure québécoise. La FFQ salue
l’immense talent de cette femme qui a, au fil de ses écrits et de ses
prises de paroles, réclamé la justice et l’égalité. Hélène Pedneault
demeurera un symbole de la lutte féministe. Elle laisse des textes forts
qui ont marqué le mouvement des femmes. « Les paroles de la chanson "Du
pain et des roses", chanson phare de la Marche des femmes de 1995 et
celles du Manifeste pour la Marche mondiale des femmes de l’an 2000 ont
laissé une empreinte indélébile », témoigne Michèle Asselin, présidente de
la FFQ.

Fédération des femmes du Québec

Mis en ligne sur Sisyphe, le 1er décembre 2008.



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