| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Polytechnique 6 décembre 1989

| Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  



                   Sisyphe.org    Accueil                                                         







samedi 19 juillet 2008
Chine - Fiancées assassinées pour le marché des mariés d’outre-tombe

En janvier 2007, la police de la province de Shaanxi dans le nord de la Chine arrêtait Yang Dongyang et quatre de ses complices.

Le gang s’était spécialisé dans un trafic macabre. Ils assassinaient des jeunes femmes et les vendaient comme épouses pour les esprits d’hommes morts non mariés.

La croyance en un au-delà est répandue en Chine. Les membres survivants d’une famille considèrent qu’il est de leur devoir de veiller aux besoins et aux désirs des esprits de leurs ancêtres et parents décédés en s’assurant qu’ils ont tout ce qu’il leur faut dans l’autre monde.

Lors des funérailles, on brûle de l’argent factice ainsi que des maisons ou des voitures en papier ou d’autres objets dont le défunt pourrait avoir besoin.

Si un jeune homme meurt avant d’être marié et que sa famille veut lui offrir la compagnie d’une épouse dans l’autre vie, elle trouve une morte convenable et l’enterre avec lui après avoir accompli une cérémonie de mariage yin hun est une tradition remontant à plus de deux mille cinq cents ans. Bien qu’interdite par la loi, elle est encore pratiquée par des villageois superstitieux sans éducation.

Des intermédiaires concluent des contrats secrets entre familles de jeunes gens non mariés. Vendre le corps d’une jeune fille pour le yin hun fait d’elle une femme mariée et élève son statut social. L’argent versé sert de compensation à la dot que ses parents ont perdue en raison de sa mort.

Il est commun dans la Chine rurale, en échange de la dot, de vendre des filles à leur futur époux ou à des intermédiaires qui les revendent avec bénéfice. Certaines filles sont vendues plusieurs fois avant d’être réellement mariées.

Yang Dongyang est un ancien trafiquant d’épouses. Lorsqu’une fille handicapée dont il avait fait l’achat ne se vendait pas bien, il la tuait et la revendait pour le yin hun, avec une marge bénéficiaire. « C’est un moyen rapide de faire de l’argent », a-t-il déclaré sans le moindre remords, à son arrestation.

Dans certaines zones, une épouse morte, si elle est belle et en bon état, peut rapporter quatre fois plus qu’une épouse vivante, et les handicaps ou problèmes mentaux ne sont plus un problème.

Les destinataires du Bulletin de Rationalist International Bulletin peuvent publier, diffuser ou reproduire ses articles en remerciant la source : Rationalist International Bulletin # 164. Copyright © 2007 Rationalist International.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 17 juillet 2008.



Partagez cette page.
Share



Commenter ce texte
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

*    Nous suivre sur Twitter ou en créant une alerte Sisyphe dans les Actualités de Google.

© Sisyphe 2002-2014




Chercher dans ce site
Lire les articles de la page d'accueil


LES AUTRES BRÈVES
DE CETTE RUBRIQUE


jeudi 24 mars
Mutilations génitales féminines : nous pouvons agir
jeudi 24 mars
L’assassinat de Berta Cáceres ne sera pas vain, par la MMF France
samedi 19 mars
Maroc - Plusieurs organisations dénoncent l’avant-projet de loi sur les violences contre les femmes
mardi 8 mars
JIF 2016 - L’avenir des femmes en Côte d’Ivoire
vendredi 4 mars
Ruptures - "Viols, armes de guerre : 9 mars 2016, pour un tribunal pénal international en République Démocratique du Congo (RDC)"
samedi 27 février
CNDF - Appel à un 8 mars de lutte pour l’égalité femmes/hommes au travail et dans la vie !
mardi 16 février
"Femmes et processus de paix". Le cas de la Bolivie
samedi 6 février
Congo - Le viol, une arme de terreur - Dans le sillage du combat du Docteur Mukwege
mardi 8 septembre
Les deux Aylan ou la compassion sélective, par Rudi Barnet
lundi 15 juin
Professions libérales - Les oubliées des politiques d’égalité femmes-hommes ? Le Laboratoire de l’égalité






http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Page d'accueil |Admin