| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Polytechnique 6 décembre 1989

| Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  



                   Sisyphe.org    Accueil                                                         







mercredi 4 mars 2009
La République islamique d’Iran emprisonne toujours des militantes des droits des femmes

En juin 2006, une manifestation pacifique de femmes revendiquait l’égalité
des droits dans les rues de Téhéran. Alieh Eghdam Doust a alors été arrêtée
pour y avoir participé, puis condamnée à 3 ans de prison. Début février 2009, elle a été transférée à la prison d’Evin en Iran pour purger
sa peine.

Au cours de l’année dernière, des dizaines de militant-es pour les droits
des femmes ont été arrêté-es. Quarante ont été inculpé-es par les
tribunaux du régime islamique à des peines de prison, puis libéré-es contre de lourdes cautions. Cette manière de procéder est mise en oeuvre par le régime islamique pour exercer des pressions sur les féministes et les réduire au silence. Quatre femmes kurdes, Fatemeh Goftari, Hana Abdi, Ronak Safar Zadeh et Zeynab Bayazidi dont les trois dernières sont des militantes de la campagne « Un million de signatures pour l’abrogation des lois
discriminatoires envers les femmes en Iran », sont toujours en prison. Elles subissent une double pression du fait d’être à la fois des militantes pour les droits des femmes et kurdes. Le régime islamique demeure sourd face aux voix qui s’élèvent au niveau international pour revendiquer leur liberté.

Avant l’arrivée des islamistes au pouvoir, en 1979, Alieh Eghdam Doust était enseignante au lycée. Comme beaucoup d’autres cadres de l’éducation
nationale, elle a été licenciée pour non-adaptation de sa conduite au modèle imposé par les gouvernants. Durant la grande vague de répression menée par le régime islamique dans la première décennie de son règne, Alieh a également connu la prison politique et y a passé 6 ans de sa vie entre 1983 et 1989. Ce passé représente un autre élément que le régime mettra probablement en avant pour alourdir l’inculpation d’Alieh et augmenter la pression contre elle.

Au-delà de ces faits inquiétants, l’emprisonnement d’Alieh Eghdam Doust est
une nouvelle initiative pour élargir la répression contre le mouvement des femmes iraniennes pour l’égalité.

Nous sollicitons l’aide des organismes internationaux pour :

  •  que Alieh Eghdam Doust soit libérée ;
  • que les droits élémentaires des Iraniennes soient défendus et qu’elles puissent mener leur lutte pour l’accès aux droits humains ;
  • que les militant-es des droits des femmes en Iran qui luttent pour l’égalité, malgré la censure et la répression, soient soutenu-es ;
  • que la voix des femmes qui revendiquent leurs droits ne soit pas étouffée.

    - 
    Réseau international de solidarité avec les féministes en Iran

    Mis en ligne sur Sisyphe, le 4 mars 2009



  • Partagez cette page.
    Share



    Commenter ce texte
    modération a priori

    Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

    Qui êtes-vous ?
    Votre message
    • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

    *    Nous suivre sur Twitter ou en créant une alerte Sisyphe dans les Actualités de Google.

    © Sisyphe 2002-2014




    Chercher dans ce site
    Lire les articles de la page d'accueil


    LES AUTRES BRÈVES
    DE CETTE RUBRIQUE


    jeudi 24 mars
    Mutilations génitales féminines : nous pouvons agir
    jeudi 24 mars
    L’assassinat de Berta Cáceres ne sera pas vain, par la MMF France
    samedi 19 mars
    Maroc - Plusieurs organisations dénoncent l’avant-projet de loi sur les violences contre les femmes
    mardi 8 mars
    JIF 2016 - L’avenir des femmes en Côte d’Ivoire
    vendredi 4 mars
    Ruptures - "Viols, armes de guerre : 9 mars 2016, pour un tribunal pénal international en République Démocratique du Congo (RDC)"
    samedi 27 février
    CNDF - Appel à un 8 mars de lutte pour l’égalité femmes/hommes au travail et dans la vie !
    mardi 16 février
    "Femmes et processus de paix". Le cas de la Bolivie
    samedi 6 février
    Congo - Le viol, une arme de terreur - Dans le sillage du combat du Docteur Mukwege
    mardi 8 septembre
    Les deux Aylan ou la compassion sélective, par Rudi Barnet
    lundi 15 juin
    Professions libérales - Les oubliées des politiques d’égalité femmes-hommes ? Le Laboratoire de l’égalité






    http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Page d'accueil |Admin