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mercredi 18 avril 2007

La sexualisation précoce des filles peut accroître leur vulnérabilité

par Natasha Bouchard et Pierrette Bouchard






Écrits d'Élaine Audet



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Les jeunes filles de 8 à 13 ans sont de plus en plus visées comme consommatrices par le marché de la mode, de la musique, des magazines et du cinéma. Pour cause, les pré-ados constituent une des plus importante cohorte démographique depuis les baby-boomers (1), représentant près de 2,4 millions d’individus au Canada.

L’apparition de ce groupe spécifique, que les spécialistes américains en marketing nomment les « tweens », contraction entre « between » et « teenager », s’explique donc dans un contexte de consommation où les différentes industries sont constamment à l’affût de nouvelles cibles (2). On assiste simultanément à une sexualisation indue des jeunes filles. À l’instar de leurs idoles de la chanson et du cinéma ou des mannequins des magazines jeunesse - qu’elles adoptent comme modèles d’identification - les jeunes filles reproduisent des attitudes et des comportements de « femmes sexy ». La publicité qui leur est destinée utilise des stratégies qui incorporent leur besoin d’affirmation et leur quête d’identité, notamment en renforçant les stéréotypes sexuels et en insistant sur la culture du rêve et sur la notion du « girl power » (sur lesquelles nous reviendrons un peu plus loin).

Formation identitaire centrée sur « charmer, plaire, séduire »

C’est l’ampleur du phénomène, et le jeune âge des filles ciblées, qui nous ont amenées à nous questionner sur son impact éventuel : vulnérabilité accrue à l’image du corps, à la dépendance affective, à la consommation, à l’exploitation sexuelle, etc. Par vulnérabilité, nous entendons la mise en place de conditions qui rendent les filles plus susceptibles d’être blessées (dans tous les sens du mot) ou qui donnent prise sur elles, c’est-à-dire, d’une part, la vulnérabilité conséquente à une formation identitaire centrée sur l’image et, d’autre part, celle issue de l’acquisition d’un savoir-faire sexuel précoce dans le cadre des rapports hommes-femmes. Ces dimensions nous intéressent tout particulièrement parce que de tels apprentissages favorisent les conduites de dépendance qui préparent, d’une certaine façon, à la victimisation. En voici des aspects variés : focalisation sur l’image, obsession de la minceur (près de 10 % des petites filles de 8 et 9 ans ont déjà suivi un régime) (3), fixation sur les relations amoureuses, dépendance émotive, séduction/sexualisation, manque de confiance en soi, dépréciation de soi, dévalorisation par les autres, perte d’estime de soi, fragilité aux abus de toutes sortes. Comment ces effets de vulnérabilité s’organisent-ils dans un ensemble et quelle en est la cohérence ? Voici quelques éléments de réponse.

Il y a cinq ans à peine, les « ado-naissantes » (4) n’étaient pas constituées comme groupe social. Comme nous l’avons déjà mentionné, leur arrivée s’explique d’abord dans une logique économique de mise en marché et se manifeste dans la plupart des pays industrialisés, autant au Japon qu’en Australie, en Angleterre, en France ou aux États-Unis. Au Canada, par exemple, les tweens dépensent annuellement 1,4 milliard de dollars et ont un pouvoir d’achat vraisemblablement quatre fois plus important, compte tenu de l’influence qu’ils exercent sur les achats de toute la maisonnée (5). Les fillettes sont donc ciblées comme consommatrices enfants et comme futures consommatrices. En effet, les caractéristiques qui concernent les jeunes filles ont été scrutées à la loupe par les entreprises pour ensuite les intégrer à leurs stratégies de marketing : sondages sur leurs habitudes de consommation dans les domaines du vêtement, de la musique et du loisir, la fréquence de leurs achats, leurs habitudes alimentaires, les déterminants de l’influence qu’ils exercent sur leur mère, etc.

Si la publicité visant les jeunes filles emprunte certaines avenues plus familières de la construction sociale de la féminité en général (6), elle y ajoute toutefois une dimension dont l’ampleur ne cesse d’étonner et dont le contenu ne manque pas de susciter un questionnement, soit la sexualisation de ces jeunes filles. L’action consiste à donner un caractère sexuel à un produit ou à un comportement qui n’en possède pas en soi. Un article de presse confirme que les modes qui sont destinées aux fillettes connaissent du succès (vêtements sexy qui dénudent le ventre et font ressortir la poitrine naissante, souliers qui causent le déhanchement, maquillage qui accentue le regard et fait briller les lèvres) (7). En ce sens, nous pouvons parler de précocité « provoquée » de l’adolescence.

Il en va de même des idoles comme Britney Spears, Christina Aguilera, Lorie ou encore des revues comme Cool !, Filles d’aujourd’hui, Adorable (maintenant connue sous le nom Audace) Seventeen, ElleGirl. Cet engouement témoigne, à notre avis, de l’accord tacite d’une partie de la société adulte, et des parents, sinon de leur méconnaissance de certains des enjeux éducatifs et sociaux qui sont présents dans le phénomène. On inscrit les fillettes dans des rôles très précis, à prime abord en relation avec les adultes de leur entourage, mais en même temps au coeur de la dynamique des rapports entre les hommes et les femmes : « charmer, plaire, séduire », tel est le message qui leur est transmis. Elles sont invitées à se construire une image de maturité valorisée par les parents et les adultes en général (8).

Érotisation précoce et modèle de soumission

C’est donc une véritable sous-culture de sexe (9) qui s’élabore à l’intention des pré-adolescentes par l’entremise des instances culturelles auxquelles participent des revues, des sites Internet et les idoles féminines des groupes musicaux. Des travaux sur les jeunes et les médias montrent comment les modèles et les représentations offerts dans les médias de masse influencent effectivement les fillettes en quête d’identité : « On y retrouve principalement des consignes pour les soins du corps et la mode ; en prime, on donne des trucs pour garder son petit ami. [...] La culture se traduit par une présence importante de groupes musicaux et vedettes du cinéma et de la télévision. [...] Le ton est intimiste, on interpelle en tutoyant [...] et on leur dicte des conduites à suivre. [...] On propose des recettes pour résoudre des problèmes d’ordre physique d’abord, puis psychologique. À travers les magazines jeunesse qui nous semblent futiles, les filles apprennent à se forger des opinions, à réfléchir sur leurs motivations, leurs croyances, leurs préjugés et leurs peurs » (10).

Les revues que nous avons analysées correspondaient à cette description. On y trouvaient également des conseils donnés aux jeunes filles qui les placent souvent dans une situation de dépendance et d’effacement. Par exemple, un article suggérant des moyens pour avoir du sex-appeal conseille de : « lui trouver [à son amoureux] toutes les qualités du monde et fermer les yeux sur ses pires défauts » ; et de « ne pas l’appeler toutes les cinq minutes, le laisser sortir avec ses amis quand il le veut et ne jamais lui demander à quoi il pense ou s’il t’aime vraiment... » (11). La sexualité est aussi omniprésente dans la plupart des magazines feuilletés. Elle est souvent suggérée aux ados comme moyen d’obtenir autre chose, par exemple l’amour, la complicité amoureuse, l’indépendance, le pouvoir de séduction, la stabilité dans le couple. Le contenu général des magazines, articles et publicité, encourage donc ce que Catherine Gauthier (12) appelle - à l’instar de la britannique Gayle Wald (13) - l’érotisation précoce des filles. Dans le même sens, les vidéoclips destinés aux jeunes filles véhiculent une image dégradante des femmes où l’on voit les chanteuses mimer des actes sexuels dans des tenues associées à la prostitution. Quand les paroles des chansons ne rabaissent pas les femmes à des esclaves sexuelles, telle que dans la chanson de Britney Spears I’m a slave for U (14), elles sont centrées sur un besoin présenté comme vital de connaître l’amour ou, du moins, d’être en relation avec un garçon.

La culture du rêve et le « girl power »

Se greffe à ce processus de sexualisation la mise en place d’un discours d’affirmation destiné aux fillettes, le « girl power », qui n’est pas sans créer une certaine confusion (15). Inspiré du mouvement de revendication des femmes, porté par les idoles de la musique pop-rock et récupéré au sein du marché, il attire tout en restant très superficiel (16). Selon McFerland (17), le « girl power » est une création des médias qui réduit le pouvoir d’une personne à l’image qu’elle projette. Les identités se construisent à travers et par l’objectivation sexuelle et présentent un modèle de femme-enfant s’adressant à des enfants-femmes. Elle se demande si, dans la société postmoderne, pour obtenir l’attention, être reconnue, avoir une place et détenir un peu de pouvoir social, les filles doivent revenir au vieux stéréotype sexuel de la femme tentatrice. Chez ces femmes-enfants, que personnifie par exemple Britney Spears, l’équilibre entre les manifestations de l’innocence et les comportements sexualisés semble impossible à atteindre. Quoi qu’il en soit, l’affirmation sexuelle préconisée par le « girl power » conforte le phénomène de la sexualisation des petites filles.

Cette notion d’affirmation de soi véhiculée par le « girl power » et conceptualisée par les différents médias dans une perspective de consommation s’imprègne également dans une culture du rêve. Ce phénomène, qui laisse croire aux pré-adolescentes, notamment aux fillettes, que devenir une star est accessible à toutes et que tous les rêves peuvent se réaliser, est très présent dans les magazines et à la télévision. Il n’y a qu’à penser au concours MixMania qui a fait fureur chez les jeunes du Québec. Le concept était simple : auditionner et courir la chance de devenir une star. Le succès du concours a été tel que TVA a repris l’expérience avec Star Académie, visant cette fois des participantes et des participants plus âgés. L’émission a battu des records de cotes d’écoute.

Le cinéma contribue également à alimenter la culture du rêve, notamment les films destinés au public adolescent. Pensons au film Coyote Ugly (18), dans lequel une jeune femme timide aspire à devenir chanteuse mais ne parvient pas à dominer son trac face au public. C’est finalement en travaillant dans un bar, où on lui montre à s’habiller sexy, boire, chanter et danser sur le comptoir devant une centaine d’hommes enivrés, qu’elle apprend à surmonter sa gêne. Un magazine français, intitulé Devenir chanteuse, se proclame « Le mag des futures stars » et vise spécifiquement les filles. On peut lire en page couverture des titres comme « C’est possible ! Participe à notre grand casting et enregistre ton premier single » ; « Apprends à danser comme Britney » et « 13 ans et déjà star : Priscilla ». À l’intérieur, la rédaction y va de ses conseils :

    Devenir chanteuse est l’un de tes rêves les plus chers, et tu ne sais pas comment y parvenir ? [...] Britney Spears, Jalane sont issues comme toi d’une famille comme les autres... Mais comment ont-elles fait ? C’est avec du courage, du caractère et en tentant leur chance dans les castings qu’elles y sont parvenu. Notre magazine est donc fait pour toutes celles qui se voient sur scène ! D’abord, il te donne des conseils de beauté avec une sélection de produits pour reproduire le maquillage de Christina Aguilera. Ensuite, tu trouveras les accessoires pour parfaire ton look de la rentrée. Et le must : les conseils d’une chanteuse professionnelle ! Suis les différentes étapes de son apprentissage et tu pourras passer notre casting sans problème ! (19).

La stratégie de vente de cette revue est uniquement basée sur le rêve et l’illusion. Essentiellement, on suggère aux jeunes filles de remodeler leur apparence en se basant sur les images de vedettes sexy et de croire que c’est suffisant pour devenir une chanteuse célèbre. Les revues à contenu plus diversifié ne font pas exception. Plusieurs présentent des publicités d’agence de mannequins avec des slogans comme « Tu rêves de devenir mannequin ou tu connais quelqu’un qui aimerait l’être ? » (20).

Dépendance au "paraître" et conformité au modèle sexuel imposé

Depuis quatre ou cinq ans, les filles sont de plus en plus jeunes au moment où elles sont inscrites dans ce courant et les produits de consommation qui leur sont destinés sont de plus en plus accessibles. Par exemple, le produit Lip Smackers (un baume à lèvres fruité), très populaire aux États-Unis, vise le marché des 4-12 ans (21). Ce courant, centré sur l’image, risque de susciter nombre d’effets négatifs. Ne verra-t-on pas s’accentuer leur vulnérabilité en les encourageant ainsi à recourir pour leur valorisation à ce qui est superficiel au lieu de développer des habiletés intellectuelles ? Une construction sociale de la dépendance au « paraître », si tôt dans la vie, est préoccupante. Introduites de cette façon dans une dynamique de popularité et d’appartenance au sein du groupe de pairs, les pré-adolescentes apprennent à tout miser sur l’image pour obtenir l’approbation et être rassurées dans leur « conformité » (22). Sans compter que ce processus de soumission à la publicité ajoute des effets particulièrement pernicieux en milieu populaire, où la consommation est limitée par le revenu des parents (23).

L’absence d’autres sources de valorisation pour les fillettes peut devenir problématique. McRobbie (24) a illustré pour sa part comment les filles de milieu défavorisé se servent de la sexualité comme d’un contre-pouvoir dans leurs relations avec les garçons, ce qui leur assure une place à court terme, mais les dessert à plus long terme. Ce phénomène, on le constate, soulève toute la question des vulnérabilités face à l’abus sexuel, à la pédophilie, à la prostitution, à la pornographie, aux relations sexuelles précoces de même qu’aux comportements excessifs de consommation, aux effets sur l’alimentation (anorexie et obésité) (25), à la toxicomanie et au tabagisme (certaines jeunes filles font usage du tabac comme moyen de contrôle de poids) (26).

Bref, un nouveau groupe jeune est en émergence dans la société d’aujourd’hui. Groupe de consommation, d’une part, mais, d’autre part, jeunes personnes en quête d’identité pour lesquelles les magazines et les vidéoclips construisent un message préoccupant. Si à ce stade de notre recherche nous ne pouvons encore fournir des outils d’intervention, il nous apparaît tout de même important de rappeler qu’il serait trop facile et trop simple de réagir en resserrant le contrôle social des jeunes filles. Pour ceux et celles qui s’interrogent à savoir comment intervenir avec leurs enfants, pensez sensibilisation et éducation : aux médias, aux stéréotypes, à la sexualité et à la consommation.

- On peut maintenant se procurer le livre La sexualisation précoce des filles, dont ce texte, corrigé et amélioré, constitue l’un des quatre chapitres.

Notes

1. TURENNE, Martine. « Les 8-13 ans influencent les achats de toute la famille », dans Les Affaires, 4 juillet 1998. Les pplus récentes données disponibles de Statistiques Canada indique qu’il y a 562,965 préados âgé-es de 8 à 13 ans au Québec.
2. MONTGOMERY, Kathryne. « Children’s media culture in the new millennium : Mapping the digital landscape », dans Future of Children, vol. 10, no 2, Fall-winter, 2000, p. 145-167.
3. TASSÉ, Emmanuelle. « Femme trop vite ? », dans Femmes Plus, site de Canoë, sans date, consulté en ligne le 17 septembre 2002 : http://www.canoe.qc.ca/ArtdevivreSociete/aou2_fillettes_b.html LEBLANC, Marie-Paule. Derrière le miroir, un enjeu de santé publique. Le poids et l’image corporelle chez les jeunes, Longueuil, Régie régionale de la santé et des services sociaux de la Montérégie (Direction de la santé publique), 1999.
4. CORRIVEAU, Sylvie. « Les "ado-naissantes", une mode trop sexy ? », dans Le Soleil, cahier E, 28 août 2001, p.3.
5. Op. cit.
6. JONES, Liz. « Young Girl’s Notions of ’Feminity’ », dans Gender and Education, vol. 8, no 3, 1996, p. 311-321.
7. ELLEN, Barbara. « Oh, you beautiful doll... They’re waxing their legs and painting their nails. What’s become of our little girls ? », dans The Observer, 1er août 1999.
8. GARNER, Ana, STERK, Helen M. et Shawn ADAMS. « Narrative Analysis of Sexual Etiquette in Teenage Magazines », dans International Communication Association, 1998, p. 59-70.
9. Au sens qu’en donnent McRobbie et Garber. McROBBIE, Angela et J. GARBER, « Girls dans subcultures », dans Cultural Studies, Summer, 7/8, 1975.
10. DANSEREAU, Stéphanie et Jeanne MARANDA. Présence et image des femmes dans les médias d’information destinés aux jeunes de 10 à 16 ans, Montréal, Conseil des femmes de Montréal et le Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal, 1997.
11. VÉZINA, Julie-Rose. « Comment avoir du sex appeal », dans Adorable, janvier 2003.
12. GAUTHIER, Catherine. « Ni femmes ni enfants. La puberté précoce chez les filles peut entraîner des problèmes de santé », dans Le Soleil, 29 mai 2002.
13. WALD, Gayle. « Just a Girl ? Rock Music, Feminism and Cultural Construction of Female Youth », dans Signs : Journal of Women in Culture and Society, vol. 23, no 3, 1998, p. 585-610.
14. « I’m a slave for you. I cannot hold it ; I cannot control it.
I’m a slave for you. I won’t deny it ; I’m not trying to hold it.
Baby, don’t you wanna dance upon me, [...]
Leaving behind my name, my age ».
(I’m a Slave 4 U, sur l’album Britney, 1999)
15. Id.
16. MERVIS, Scott. « Teen pop rules the charts and hearts of young Amercica », dans Post-Gazette, 20 août 2000. LAI, Sonya. « Tween Power. Nine - to 14-year-olds forge their own style and spend their own money - and pop culture is taking notice », dans « The Detroit News », 13 mars) », dans The Seattle Times, 2 août 1998.
17. McFERLAND, Melanie. « Girl power : It’s on the street and in the stores », dans The Seattle Times, 2 août 1998.
18. Un film de Jerry Bruckheimer (2000).
19. ANONYME. « Réalise tes rêves ! », dans Devenir chanteuse, septembre 2002.
20. ADORABLE, janvier 2003.
21. KENNEDY, Elizabeth. A. « Monitor tween’s makeup », 2001, consulté en ligne le 14 septembre 2001 : http://www.caller.com/2001/april/15/today/fea-livi/23223.html
22. ADLER, Patricia, KLESS, Steven J. et Peter ADLER. « Socialization to Gender Roles : Popularity among Elementary School Boys and Girls », dans Sociology of Education, no 65, July 1992, p. 169-187.
23. KLEIN, Naomi. No logo : la tyrannie des marques, Montréal, Leméac, 2001.
24. McROBBIE, Angela. « Working class girls and the culture of feminity », dans Contemporary Cultural Studies II. Women Take Issue, London, Hutchinson, 1978.
25. MARECEK, Jeanne et Lauren ARCURI. « Talking Food. Doing Gender. The Social Construction of Feminity among Sixth-Grade-Girls », paper presented at the Annuel Meeting of the American Psychological Association, August 11-15, 1995.
26. Op. cit.

Mis en ligne sur Sisyphe le 28 janvier 2004

Suggestion de Sisyphe :

Le sexe et les ados

VOICI DES PHOTOS QUI ILLUSTRENT LES PROPOS DES AUTEURES.

www.childsupermodels.com

Lors des entrevues que les chercheuses ont réalisées avec des pré-adolescentes et des adolescentes, le témoignage suivant les a particulièrement alertées et amenées à chercher sur Internet avec les mots-clés « modèles », « mannequins », « enfants », « « filles » et leurs équivalents anglais : « J’aimerais m’inscrire à [nom d’un site], comme mon amie qui va bientôt être actrice et mannequin. Elle a mis son CV sur Internet » (Anne-Frédérique, 10 ans) ».






www.childsupermodels.com

Commentaire de Sisyphe

Il existe des dizaines et des dizaines de sites comme celui qui présente ces photos sur Internet et autant de magazines papier exploitant les pré-adolescentes et les adolescentes. On leur apprend tôt à devenir des objets sexuels pour satisfaire la demande... Entre inciter des enfants à poser comme modèles dans de telles postures et à poser pour un site porno, il n’y a pas une bien grande marge. Sera-t-il bien difficile ensuite de convaincre ces jeunes devenues adultes que la prostitution est un métier comme un autre ?

Ce texte est une synthèse de la recherche de Pierrette Bouchard et Natasha Bouchard (2003) intitulée « Miroir, miroir ! La précocité provoquée de l’adolescence et ses effets sur la vulnérabilité des filles », publié dans Les Cahiers du GREMF, no 87, 75 p. ll s’agit de la première étape de la recherche. Les chercheuses effectuent cette année la seconde, c’est-à-dire des entretiens avec des pré-adolescentes sur leur adhésion, ou non, aux contenus de deux magazines jeunesse qui leur sont destinés. Elles auront des résultats préliminaires à présenter au printemps. Le Comité des femmes de la CSQ est partenaire du projet. Pour un résumé du projet, voir sur le site de la Chaire d’études Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, section Projets de recherche.

SISYPHE VOUS SUGGÈRE

Le livre La sexualisation précoce des filles, 2e édition, de Pierrette Bouchard, Natasha Bouchard et Isabelle Boily, est disponible au coût de 10$ l’unité + 2$ pour frais d’expédition. Pour plus d’information, voir le site des éditions Sisyphe..

Aussi dans Le Devoir : « Prostitution juvénile - Blessées pour la vie »


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Natasha Bouchard et Pierrette Bouchard

Natasha Bouchard travaille comme professionnelle de recherche depuis 1995 et elle est présentement rattachée à la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, à l’Université Laval (Québec). Ses études au Baccalauréat multidisciplinaire réunissent des cours en rédaction professionnelle, en linguistique et en création littéraire. Elle a publié divers écrits de fiction et, par ailleurs, collaboré à plusieurs des projets de Pierrette Bouchard ; elle signe avec d’autres De l’amour de l’école (1997), Modèles de sexe et rapport à l’école (1997), Dynamiques familiales de la réussite scolaire (tome 1), et Les héritières du féminisme (tome 2) (2003). Pierrette Bouchard est titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes et une chercheuse bien connue des habitué-es de Sisyphe. On trouvera des notes biographiques sur Madame Bouchard, entre autres, à cette adresse.



Plan-Liens Forum

  • Et que dire de l’image des femmes dans les téléromans
    (1/3) 21 mai 2004 , par Isabelle

  • Contre le sexage
    (2/3) 5 février 2004 , par Michèle Causse

  • > La sexualisation précoce des filles peut accroître leur vulnérabilité
    (3/3) 4 février 2004 , par Flavie B.

    rép: Un ado de 16 ans... (on dirait pas hein ? -_- [il ne faut donc pas ’classer’ les adolescents])
    rép: Pennac
    rép: Internaute
    rép: Elsa
    rép: georgia
    rép: Mr. Mushroom
    rép: Tamie, une adolescente
    rép: une femme tres triste
    rép: un adolescent inquiet
    rép: Jeronimo




  • Et que dire de l’image des femmes dans les téléromans
    21 mai 2004 , par Isabelle   [retour au début des forums]
    La sexualisation précoce des filles peut accroître leur vulnérabilité

    Petite réflexion personnelle !

    Je regardais cette semaine une reprise de "La vie, la vie". C’est l’épisode où la mère de Jacques et de Marie invite tous les amis chez elle. Jacques est choqué par le fait que sa mère veut souligner l’anniversaire de la mort de son mari survenue deux ans plus tôt car son père avait une maîtresse avait-il découvert lors des funérailles, ce qu’il n’accepte pas. Et il n’accepte pas non plus la réaction plutôt nonchalante de sa mère face à cette situation qu’elle a vécu. La mère explique à un moment donné à Marie, sa fille, que la situation faisait bien son affaire : elle pouvait vivre plein de choses avec son époux et il allait chercher le sexe ailleurs. Pratiquement soulagée, elle n’avait plus à faire son "devoir".

    Oui je sais que des femmes avant ma génération (45 ans) ne faisait pas l’amour mais faisait leur devoir. Que plusieurs femmes n’étaient pas portées "sur la chose" comme on disait (éducation ? religion ? les deux ?) mais je suis franchement tannée de cette image de la femme "non sexualisée" si je puis dire dans plusieurs téléromans ou films. Dans les téléromans on retrouve des personnages de service comme je les appelle : il y a l’homosexuel de service (et rarement l’homosexuelle, les femmes lesbiennes étant plus difficile à afficher, semble-t-il !), il y a la danseuse nue de service, la maîtresse de service, la "traditionnelle" de service et parfois on tombe dans la "hypersexualisée" de service ! Bien sûr les nouveaux téléromans donnent souvent une image plus "libérée" et plus épanouie sexuellement de la femme mais je trouve qu’il y a beaucoup de chemins à faire !

    J’inscris cette réflexion dans cet article car je ne vois pas d’article correspondant vraiment à l’image de la femme dans les film, téléromans, télé-séries ou autres du genre. Ce sujet d’actualité ferait une excellente recherche...

    Contre le sexage
    5 février 2004 , par Michèle Causse   [retour au début des forums]

    70% des affaires traitées par les Assises sont des affaires de viol (film - document du 31 janvier 2004 sur France 3, Le Monde)

    La liberté pour une sexisée n’est que la liberté d’avoir accès à la sexualisation avec un Sexeur de son choix, comme les Sexeurs. Ce qui sera unitaléralement appelé révolution ou libération
    sexuelle.

    Dans le cas des dividues, sexisées et partant objectivées de vive force, leur aptitude à subir ou à réclamer l’acte sexuel est vue comme LEUR identité et elle engendre une méritocratie. Forçant la dividue à faire du "don de plaire" son labeur majeur. En effet, plaire au Diviseur, lui accorder ce qu’il demande instamment, " une forme de contact génital qui culmine chez l’homme dans l’orgasme " est, pour ainsi dire, leur passeport pour une survie nécessaire sinon suffisante en viriocratie. De sorte que, voudrait-elle échapper à son genre, se prendre pour un sujet, la dividue serait renvoyée à sa seule capacité : " faire jouir un Diviseur".

    Ce mérite assure inégalement, pour l’heure, la médiocre promotion des dividues dans la société. Ce que dénoncent en abondance les cas de harcèlement sexuel. Ainsi de cette sexisée se plaignant devant une cour de justice que le plus grand Diviseur de la planète se soit conduit comme un quidam en réclamant une " gâterie somme toute banale ! " pour reprendre l’expression d’un journaliste français. Jusqu’à hier, en effet, une dividue inconnue devait se tenir pour honorée de sucer ou branler un Diviseur, a fortiori illustre.

    Dans une société de discrimination, la meilleure façon d’obtenir quelque chose est de l’obtenir de la main (entendez du "pénis") de celui qui la possède. Tout "Décideur de pouvoir" peut, si tel est son bon plaisir, élever une sexisée au grade de décideuse avec un petit d. En privé ou en public telle est la règle du "jeu".

    Plaire est pour la sexisée une obligation continue, " les travaux forcés" (Anne Le Gall) au sens littéral. L’objet doit coopérer. Celle qui recherche l’approbation par la sexualisation
    cherche à faire corps avec le puissant, à en obtenir des gratifications. Elle cherche à positiver ce qui est souvent vécu
    comme négatif.

    « Contre le sexage » : extraits (Michèle Causse, Balland, 2000)

    Glossaire :

    sexage : régime de servage sous lequel vivent les corps parlants de la planète réduits au silence et à l’appropriation en raison de la discrimination frappant leur sexe (cfr.Colette Guillaumin).

    Sex(c)ision : (dit en androlecte sexuation ) opération qui consiste à reconnaitre et à catégoriser les animés doués de raison à partir de leurs organes sexuels seuls et à faire des uns des Sexeurs, définis comme supérieurs ,et des autres des sexisées, posées comme inférieures, en usant pour ce faire du recours au genre.

    Sexualisation : (dit en androlecte sexualité ) expérience distinctive des sexisées en tant que telles, à savoir la soumission à l’acte sexuel via le sentiment dit "amoureux", conçu comme réponse au prétendu "instinct sexuel"défini par le Diviseur (voir Catharine MacKinnon, Pascale Noizet) ..

    Genre : résultat d’un acte fondateur violent ,(" on oppose généralement le sexe comme ce qui relèverait du biologique, le genre comme ce qui relèverait du social" dit Nicole Claude Mathieu), mettant en place un système social qui , accordant le primat à un sexe , divise l’espèce, établit un pouvoir dissymétrique et assure la permanence d’ un système politique reposant sur l’assujettissement longtemps occulté des femmes. Ce système a été reconnu et dénoncé comme tel par les Individues dites féministes.

    Diviseur : mot par définition masculin qualifiant le dominant qui s’arroge le pouvoir de classer et hiérarchiser les animés en fonction d’un seul critère jugé pertinent, les organes sexuels, divisant ainsi l’espèce en deux, faisant de l’un Homme, l’Humain et de l’autre, dite femme, la femelle de l’Humain.

    dividue : mot par définition féminin désignant celle qui a été divisée, c’est à dire nommée et parlée. Ne lui est laissée que l’exercice contrôlé ( par les nécessités du Diviseur local) d’une fonction biologique : la procréation.( voir Paola Tabet, Marilyn Waring)

    > La sexualisation précoce des filles peut accroître leur vulnérabilité
    4 février 2004 , par Flavie B.   [retour au début des forums]

    Un article fort intéressant qui devrait être envoyé aux directions d’écoles secondaires spécialement à l’attention des responsables du cours de FPS (formation personnelle et sociale)

    • Ni pour ni contre
      23 avril 2005 , par Un ado de 16 ans... (on dirait pas hein ? -_- [il ne faut donc pas ’classer’ les adolescents])
        [retour au début des forums]

      Je pense que les jeunes sont autant des humains que vous les adultes, et ont autant le droit de s’habiller comme ils veulent, d’aimer ce qu’ils veulent etc...
      Moi j’aurais bien aimé être comme ça à leur âge.
      Mais.. est-ce peut-être de la jalousie de la part des adultes, qui voient leurs propres enfants leur piquer la vedette, le privilège ?
      De plus, on ne peut pour le moment PAS affirmer que cela va rendre le futur adulte vulnérable puisqu’il s’agit là d’un phénomène récent et qu’aucun d’eux n’est encore devenu adulte.

      Commentaire d’un adolescent...

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      • > Réponse à "Ni pour ni contre"
        27 avril 2005 , par
        Pennac   [retour au début des forums]

        "Un ado de 16 ans... (on dirait pas hein ? [...])"

        Si.

        [Répondre à ce message]

      • > Ni pour ni contre
        5 mai 2005 , par Internaute
          [retour au début des forums]

        escuse moi mais ta reponse est typique d’un adolescent...complétement a coté de la paque lol
        les adultes ont le vecu que un enfant ou adolescent n’a pas et le devoir des parent se n’est pas de dire oui a tt , c’est de se basé sur leurs vecu et experiences pour les protéger et les elevé...et habillé une gamine de 12 ans en "babypute" n’est pas le meilleur moyen de la proteger ou de preservé son innocence !
        tt comme toi javai des envie quand jetai enfant , jetai fan des chaussures a talon aiguille de 12cm, jai fait tt un cinema a ma mere qui n’a jamais céder et pourtant aujourd’hui (jai 20 ans) avec le recul je la comprend , jaurai fait pareil a ma fille !
        une bonne mere c’est celle qui sait dire non !

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        • Il faut réagir !!!
          10 mai 2005 , par
          Elsa   [retour au début des forums]

          Ces articles sont très interessants. Merci a ceux qui les ont écris. Comment faire pour que ça change ? Tout les jours je remarque de petits détails qui me choquent. Que faire ? Hier je suis rentrée chez moi, mon petit frère et ma petite soeur étaient devant la télé. Je regarde avec eux le dessin animé... Il est 16h50, tous les enfants sont rentrés chez eux et doivent regarder les dessins animés... Et qu’est-ce que je vois ? Un dessin animé ou le héros est un jeune homme qui regarde sous les jupes de très jeunes filles. Puis il est appelé après "le matteur de petites culottes". Il raconte le métier qu’il veut faire : etre professeur et la on le voit devant une jeune étudiante timide lui dire "monsieur, j’ai pas compris vous pouvez m’aider ?" et il lui répond "bien sur, viens la ma petite" et on voit qu’il regarde les petits seins de la jeune fille. Il est 16h45, j’ai l’impression d’etre devant un film peut etre pas porno mais tres pervers ! et Il y a écris interdis au moins de 10 ans !!! Je reve ! On pass un dessin animé interdit au moins de 10 ans ! et après la sortie des classes ! Mais qu’est-ce que c’est que cette société ou l’on pervertit les enfants, ou l’on apprend aux garcons a matter les filles, a les traiter comme des connes ? Tous les jours j’entends des garcons se vanter de mentir et de se foutre de filles... Pourquoi glorifitons cela ? Comment peut-on laisser passer ca ? Je comprends pas...

          [Répondre à ce message]

          • > Il faut réagir !!!
            11 mai 2005 , par
            georgia   [retour au début des forums]

            je suis choquée non slt par les dessins animées bien que très amusant qui apprennent aux garçons leur role de futur bourreau des coeurs sans scrupules et aux filles celui d amoureuses transies !Seulement ce message présent partout ne pouvant éradiquer ce type de message ou en éloigner les enfants, le seul recours qu il ns reste est de dévellopper au plus tot leur sens critique.

            [Répondre à ce message]

          • un réél problème de société
            23 juin 2006 , par
            Mr. Mushroom   [retour au début des forums]
            La société pédophile

            Je me suis donné la peine de lire l’article en entier et je le trouve particulièrement intéréssant car, j’ai moi-meme une petite soeur de 12 ans que j’adore, et je trouve qu’elle a sensiblement changé depuis son passage au collège, tant au niveau de son comportement que de ses habitudes vestimentaires de plus en plus éxtravagantes. Non pas que ce ne sois pas normale à son age, mais je l’ai parfaitement reconnue dans cette article ce qui me fait donc m’enquiéter pour elle. Mais je n’ai que 15 ans et ne suis que son frère, et meme si nous sommes trés proches, j’ai parfois du mal à comprendre... je viens de me rendre conte de l’abérration comme on prend un grand coup de marteau sur la tete :
            comment peut-on se servir de fillettes préadolescentes d’une manière aussi lache ?!! Comment ce fait-il que l’on puisse transformer de si jeunes filles en pleine période de construction, physique et mentale, et se servir de ce fait pour les convertir en simple objet de consomation, qui plus est, en sexualisant leur image et en inculquant si jeune des stéréotipes immorales du genre "charmer, plaire, séduire" ?!!
            Je me demande à quoi tout cela rime, et surtout dans notre société "qui se dit" moderne.
            A ces question, je ne vois que deux solutions :
            Soit, l’actuelle génération de parents n’est qu’une génération de parents irrésponsables et aveugles...
            Soit, notre société dérive vers des tendances que l’on pourrait qualifier de pédophile, ce qui éxpliquerer que personne ne bronche plus que ça...
            Quoi qu’il en soit, la meilleur des solutions actuellement est effectivement de dévellopé le plus tot possible le sens critique des futurs jeunes filles par le biais de l’éducation.

            [Répondre à ce message]

      • > Ni pour ni contre
        26 juin 2006 , par Tamie, une adolescente
          [retour au début des forums]

        Pourquoi une mere serait jalouse de sa fille ? Parle-t-on vraiment de mere ? Une maman aime son enfant malgre tout et se preoccupe de son bien-etre. J’ai 15 ans. Je suis fiere d’etre jeune et je suis heureuse de savoir que j’ai des gens de mon entourage qui pensent a mon bonheur. Grace a leurs conseils, leur amour, leur affection, j’ai appris a etre moi-meme et non le reflet de quelqu’un d’autre, a avoir confiance en moi, a me respecter et a dire ce que je pense tout en respectant les autres. Les adultes qui m’entourent ne m’utilisent pas, ils me considerent comme une personne a part entiere. Je suis une jeune fille libre et personne ne peut faire de moi ce qu’elle veut si je ne lui donne pas le droit. Ils m’ont appris qu’etre libre c’est etre responsable de soi-meme, etre responsable de ses actes, de ses choix. Je suis fiere d’etre jeune et je n’ai pas Britney ou autre jeune star pour me sentir belle et bien dans ma peau.

        [Répondre à ce message]

        • contre
          19 janvier 2007 , par
          une femme tres triste   [retour au début des forums]

          bonjour je viens de voir votre message et cela ma choqué car ma fille manon 9 ans a l’epoque a poser pour "un magazine" d’apres un mail que j’ai recu je devais ( si j’etait d’accord ) aller dans une agence de mainquin ma fille le voulais ( elle est tres mature ) alors j’ai accepter
          le jour-j je voit un studio donc tout me parais normal une plaque en or a l’entrée comme pour les medecins alors nous sommes rentrées 4 personnes nous attendait 2 femmes tres gentilles et 2 hommes apparemment les auteurs du mail ils m’ont dit que cela prendrait toute la journée pour faire les photos. moi j’y connais rien et en plus ils prevoient un panier-repas alors je l’ai laisser et suis partie ( sa me fatigais de voir ma fille se faire photographié)car en effet je suis rester une heure et pendant une heure ils faisait des photos tout avais l’air de bien se passer donc je suis partie je suis revenue a l’heure prevue et elle etait souriente. 1 ans plus tard ( il y a 2 ans ) des policies m’informent que ma fille a posée presque nue ils me montrent les photos et ma fille devoila tout ce qu’elle se rappelait a la police ils ne les ont pas encore trouver mais je garde espoir

          attention a vous mere

          [Répondre à ce message]

          • > contre
            13 avril 2007 , par un adolescent inquiet
              [retour au début des forums]

            En tant qu’adolescent je n’aurais donc pas la prétention d’écrire un message pertinent et surtout mature. Je suis tout a fait contre cette publicité des teens qui dégradent certes la jeune fille mais surtout la future adolescente de 15-16 ans. C’est a cette age que la personnalité ( par ma maigre expérience de l’age) se forme et principalement ou l’individu cherche a devenir autre . Il se détache du groupe et découvre ainsi l’autre a travers sa propre philosophie de vie. Mais si la pensée n’est basée que sur un stéréotype de sexe et de débauche la fille voit s’écrouler le monde joyeux et utopique crée les années précédentes. Le jeune homme voit alors une fille superficielle et ne crée pas ce lien complexe basée sur la personnalité, cherchant a découvrir ce que l’autre sait. Je suis donc contre toute cette publication dévalorisante qui se renferme sur des vielles normes sociales et dégradant pour la femme.

            [Répondre à ce message]

          • >sidéré
            17 novembre 2007 , par
            Jeronimo   [retour au début des forums]

            Je n’en reviens pas qu’une mère puisse laisser sa fille de neuf ans toute seule pour une journée avec des "photographes" qu’elle n’a jamais vu... en ne se basant que sur un mail reçu quelques jours auparavant... Pas étonnant qu’il y est des enlèvements d’enfants quand on voit comment les parents peuvent etre irresponsables !!!! Cette "mère" a bien de la chance qu’il ne soit rien arrivé à sa fille...

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