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mercredi 8 février 2006

Qui sont les femmes du Cabinet Harper ?

par Isabelle N. Miron






Écrits d'Élaine Audet



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La plupart des analystes considèrent le Cabinet Harper comme étant « de centre », un cabinet tiède ayant pour mission de plaire à tout le monde. Les six femmes (sur 27 ministres) qui le composent sont issues majoritairement de la branche progressiste du Parti conservateur (sauf Carol Skelton, qui vient de la droite du parti, ayant été élue comme allianciste-conservatrice). Pourra-t-on compter sur elles pour maintenir l’équilibre au conseil des ministres, face au nouveau ministre de la Justice, Vic Toews, un des plus farouche opposant au droit à l’avortement ? Intéressant de noter que celles qui étaient déjà députées l’été dernier ont suivi la ligne de parti et ont voté contre le mariage gai et pour que l’âge du consentement sexuel passe de 14 ans à 16 ans (ce que les députés du Bloc et les libéraux, ainsi qu’une majorité de députés du NPD, ont refusé).

Voici dans l’ordre alphabétique les femmes membres du premier Cabinet Harper.

Rona Ambrose
Ministre de l’environnement
Députée de Edmonton—Spruce Grove, Alberta
37 ans
Élue en 2004

Originaire de l’Alberta. Ancienne politilogue et fonctionnaire, la jeune ministre a une longue feuille de route de parlementaire : elle fut porte-parole du commerce international puis des affaires intergouvernementales, en plus de siéger sur de nombreux comités (finances, déséquilibre fiscal, mariage gai, affaires étrangères). On la dit progressiste. Elle est bénévole depuis de nombreuses années dans un refuge pour femmes violentées à Edmonton. Nommer une ministre de l’environnement qui vient de la polluante Alberta, c’est un tour de force ! Selon certains, cela annonce des jours sombres pour le protocole de Kyoto.

Diane Finley
Ministre des Ressources humaines et du Développement social
Députée de Haldimand—Norfolk, Ontario
50 ans
Originaire de l’Ontario
Élue en 2004

Administratrice scolaire et femme d’affaires, Mme Finley a été porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture. Elle soutient une plus grande place du privé dans les soins de santé et fut même fondatrice de Canadian Medical Response, le plus grand service d’ambulance (et partenariat privé-public) au pays.

Marjory Lebreton
Leader du gouvernement au Sénat
67 ans
Originaire de l’Ontario

Sénatrice de l’Ontario, nommée en 1993 par Brian Mulroney, Mme Lebreton a passé la majorité de sa vie professionnelle au parti conservateur, où elle fut attachée politique et administratrice. Elle a conseillé M. Harper pendant la campagne électorale. On la dit progressiste et elle défend le droit des femmes à l’avortement.

Bev Oda
Ministre du Patrimoine canadien et de la Condition féminine
Députée de Durham, Ontario
63 ans
Originaire de l’Ontario
Élue en 2004

Première parlementaire canadienne d’origine japonaise, Mme Oda a été enseignante et experte en communications. Elle a travaillé notamment aux chaînes de télévision CityTV et Global, et a été membre de l’Ontario Board Review. A titre de parlementaire, elle a occupé la fonction de porte-parole de l’opposition officielle pour le patrimoine, et a siégé sur le comité permanent du patrimoine canadien. Mme Oda sera une des rares ministres du patrimoine à être unilingue anglaise. Si elle est connue des milieux culturels anglophones, sa nomination à titre de ministre de la condition féminine est une surprise. Rassurant quand même de savoir qu’elle soutient « le droit des femmes de choisir ».

Carol Skelton
Ministre du Revenu national et ministre de la diversification de l’économie de l’Ouest canadien
Députée de Saskatoon—Rosetown—Biggar, Saskatchewan
62 ans
Originaire de la Saskatchewan
Élue en 2000

Une femme polyvalente qui fut administratrice, recruteuse, agricultrice et éleveuse, en plus de travailler pour la Croix-Rouge ! Une parlementaire accomplie : depuis son élection sous la bannière allianciste, elle a occupé les postes de leader parlementaire de l’opposition officielle, et fut porte-parole d’à peu près tous les dossiers, tour à tour : Famille, Enfance et Jeunesse, Développement des ressources humaines, Diversification de l’économie de l’Ouest, Économie sociale, Développement social et Santé publique. Elle a été vice-présidente des comités du développement des ressources humaines. Elle ne cache pas sa position anti-avortement.

Josée Verner
Ministre de la Coopération internationale et ministre de la Francophonie et des Langues officielles
Députée de Louis-St-Laurent, Québec
Jeune quarantaine
Originaire de Québec
Élue en 2006

Mme Verner a été adjointe administrative et attachée politique (chez les libéraux provinciaux et l’ADQ) avant de gagner, à sa deuxième tentative, le comté québécois de Louis-St-Laurent. Candidate vedette lors des dernières élections, officieusement le « lieutenant québécois » de Stephen Harper, la présence de Mme Verner au conseil des ministres était une promesse électorale. Elle hérite d’un ministère important compte tenu du sommet de la francophonie et des fêtes du 400e anniversaire de la Ville de Québec en 2008. Josée Verner s’est impliquée socialement à plusieurs niveaux. Elle a entre autres été présidente d’un centre de garde et organisatrice de levée de fonds pour des œuvres caritatives dont la Fondation canadienne Rêves d’enfants. Sur la question de l’avortement, elle s’est prononcée pour que le parti, une fois au pouvoir, ne rouvre pas le débat.

Source des photos officielles : site du Parti conservateur du Canada

Mis en ligne sur Sisyphe, le 7 février 2006.


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Isabelle N. Miron


L’auteure est chercheuse, diplômée en Études féministes et poursuit des études de maîtrise en sciences politiques.



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