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samedi 4 décembre 2010

Le 6 décembre 1989 : et depuis ?

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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À la mémoire des quatorze jeunes femmes assassinées le 6 décembre 1989 par Marc Lépine au cri de « j’haïs les féministes » :

  • Geneviève Bergeron
  • Hélène Colgan
  • Nathalie Croteau
  • Barbara Daigneault
  • Anne-Marie Edward
  • Maud Haviernick
  • Barbara Maria Kluznick
  • Maryse Laganière
  • Maryse Leclair
  • Anne-Marie Lemay
  • Sonia Pelletier
  • Michèle Richard
  • Annie St-Arneault
  • Annie Turcotte

    En 1991, le gouvernement du Canada a fait du 6 décembre la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. « La violence faite aux femmes et aux filles demeure un problème grave au Canada, selon Condition féminine Canada, qu’il s’agisse de gestes manifestement haineux, comme la tuerie de Polytechnique, de crimes ayant un fondement culturel ou d’actes quotidiens de contrainte, comme le harcèlement sexuel et la violence conjugale. »

    Les femmes et les filles sont plus susceptibles d’être victimes de violence et d’agressions :

  • En moyenne, 178 femmes ont été assassinées chaque année entre 1994 et 2008.
  • En 2008, 146 femmes ont été victimes d’homicide au Canada. De ce nombre, 45 ont été victimes d’un homicide conjugal.
  • Les jeunes femmes connaissent les taux les plus élevés de violence. Comparés aux taux de violence conjugale des femmes en général, ces taux étaient près de trois fois plus élevés chez les femmes de 15 à 24 ans entre 1997 et 2006. Pour la même période, le taux d’agressions sexuelles aux mains de membres de la famille a été quatre fois plus élevé chez les filles (moins de 18 ans) que chez les garçons.
    Au Québec, 945 femmes et enfants ont été tués par des hommes "en tant qu’hommes" dans différentes circonstances depuis le 6 décembre 1989.

    Au Canada, certaines femmes sont particulièrement susceptibles d’être victimes de violence :

  • Le taux d’homicide conjugal chez les femmes autochtones est plus de huit fois celui des femmes non autochtones.
  • Les immigrantes peuvent être plus vulnérables à la violence familiale, notamment en raison de leur dépendance économique, de la barrière des langues et de leur difficulté à avoir accès aux ressources.
  • Les aînées sont deux fois plus susceptibles que les aînés d’être victimes d’un crime violent perpétré par une ou un membre de leur famille. (Condition féminine Canada.)

    Il faudrait ajouter à ces femmes les plus susceptibles d’être victimes de violence les femmes et les adolescentes dans la prostitution, celles qui tombent aux mains des Pickton de ce monde, ou autres crapules qui organisent leur mise en marché et leur trafic pour s’enrichir, avec la complicité des non moins crapules prostitueurs soi-disant clients, sans qui ce commerce n’existerait pas. On pourrait ajouter également toutes ces femmes et tous ces enfants à la merci des militaires qui tirent leur pouvoir de leurs fusils. Comme l’écrit Élaine Audet :
    « Combien de temps encore l’impitoyable rancoeur
    L’arme au poing à la seule vue de la joie souveraine ? » « Décembre au coeur »

    - Le dossier de Sisyphe sur la tragédie de Polytechnique, 6 décembre 1989.
    - Le dossier de Radio-Canada.

    Mis en ligne sur Sisyphe, le 4 décembre 2010

  • Voir Les Artistes pour la paix pour le contrôle des armes à feu.


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