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jeudi 4 janvier 2007 Mots de cœur
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DANS LA MEME RUBRIQUE Galère des sables
Écrire la vie, la mort et de nouveau la vie
Donnez-moi des mots
La connaissez-vous cette fille, la pute aux cent pas ?
Motus
Le monde est si petit et ses besoins si grands
Comme une tache de moutarde sur un tablier blanc
Dans les fables, le loup était-il vraiment un mythe ?
Rouler sa vie dans un panier d’épicerie
Et au diable les frontières
L’intimidation ou “bullying” en milieu de travail
Merck met en danger la vie de prostituées dominicaines
La solitude est une bête à pleurer
Écoutez les sanglots des enfants perdus
Souvenances
Il fut un temps....
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J’ai croisé le regard perçant de l’aigle. Je connais cette pupille accusatrice Qui prend plaisir à regarder l’esprit Se fondre d’inconfort. Ces journées à attendre les interminables nuits Qui servaient à m’enliser dans un monde Où les mots avaient le pouvoir dominant De pulsions maladives. J’en ai récolté des cicatrices Qui ont pris l’épaisseur d’une vie de terreur. J’ai ployé l’échine J’ai rampé sous le poids De mon inébranlable protecteur dictateur. Trahisons m’ont fait vivre la honte des aveux. Je me suis vue condamnée à me soumettre, À vivre de l’insouciance de mes angoisses. Causés par ces mots blessants, affûtés comme des lames, Qui m’ont fait confondre amour et pouvoir. J’ai vomi mon désespoir Me suis effondrée dans un monde de limbes. Je me suis rendue libre des griffes Du regard de mon prédateur. Est terminée. Retirer les masques et respirer est aujourd’hui Le but de ma vie. Ce sont des mots qui m’arrachaient le cœur, Des paroles masquées qui, Sans pitié, me tranchaient la gorge Et m’empêchaient de crier souffrance. |