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vendredi 26 janvier 2007

Participation, démocratie et pouvoir

par Guy Roy






Écrits d'Élaine Audet



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En démocratie traditionnelle, on parle constamment du « pouvoir du peuple », sans jamais le lui accorder vraiment. Il y a toujours une exception à la règle qui est appelée par les dominants. Espérons que la démocratie participative devienne l’instrument politique aux mains du peuple pour qu’il impose lui-même un pouvoir populaire que l’on refuse de lui céder.

C’est quand la population élargit son pouvoir qu’elle apprend à l’exercer de façon plus responsable que les politicien-ne-s professionnel-le-s. Pas le contraire. Quelle que soit sa compétence à l’exercer, facilement ou sans erreur, c’est à la population que revient le dernier mot dans l’expérience démocratique.

Le pouvoir, c’est-à-dire la capacité, l’opportunité ou le potentiel donné, pris ou partagé, de contrôler sa vie, celle de sa classe sociale ou de la population travailleuse en général, par la population travailleuse elle-même, collectivement sans qu’en soit émoussé le tranchant par de nouveaux maîtres ou leaders qui ne seraient pas au « service du peuple », ce pouvoir a ceci de subversif qu’il remet en cause toutes les méthodes historiques de contrôle social, d’abus ou de dictature sournoise au nom de la « démocratie » elle-même.

C’est déjà un autre pouvoir, dont Québec solidaire a commencé à faire l’expérience dans ses délibérations puisqu’il est encadré par des règles démocratiquement établies par une majorité convoquée en assemblée populaire. Je me demande si ce n’est pas sous cette procédure révolutionnaire que devraient être élu-e-s les représentant-e-s à l’Assemblée constituante rédigeant la Constitution québécoise, en vue du référendum qui doit trancher sur le statut du Québec comme pays indépendant ou non. Déjà, Mario Dumont pointe sans doute la démocratie représentative comme l’ultime méthode d’élaboration de la constitution qu’il propose.

Ne devrions-nous pas nous en démarquer sur l’objectif comme sur la méthode ? Si les assemblées populaires pour élire les représantant-e-s sont nombreuses, la contradiction entre la démocratie participative et la démocratie représentative sera moins aiguë et la population ne risque pas de se retrouver exclue du processus en étant confinée au seul référendum pour exprimer le souci qu’elle a de partager avec les différentes couches sociales du Québec l’aventure de sa liberté et de son émancipation.

Structurées différemment, les institutions d’un pouvoir nouveau peuvent révolutionner les rapports entre les classes sociales de manière à ce que ceux et celles qui ont le plus besoin de changements profonds pour avancer puissent y être associé-e-s et finissent par se reconnaître comme les agent-e-s progressistes d’une société en progrès constant.

Quand cette aventure enthousiasmante commence-t-elle ? Dès maintenant, si vous voulez, avec nous. Québec solidaire ne baissera pas les bras. Nous resterons aux côtés de ceux et celles qui aspirent à un monde vraiment meilleur, un autre monde que celui dont nous faisons l’expérience tous les jours. Si vous ne reconnaîtriez dans nos façons de faire de la politique, dans nos rapports avec vous, une approche nouvelle, il faudrait nous interpeller et nous questionner sur nos véritables intentions. En fait, nous voulons associer le plus grand nombre à notre
projet. Et si, de votre implication citoyenne à vous, nous tirions des conclusions sur votre « immobilisme » comme la droite le fait en méprisant l’action politique indépendante du peuple et en levant le nez sur les souhaits des gens ordinaires avec l’objectif de s’accoler encore plus à un pouvoir déjà sclérosé, c’est que nous serions déjà fermé-e-s à ce nouveau monde que nous aspirons à faire naître à vos côtés et en pleine action politique de masse.

Guy Roy, Québec solidaire dans Lévis


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Guy Roy

L’auteur est marin-fonctionnaire (assistant-mécanicien) sur un brise-glace de la Garde Côtière canadienne et délégué syndical sur ce navire à l’Alliance de la fonction publique du Canada affiliée à la FTQ. Il exerce son activité militante au sein du Parti communiste du Québec et de Québec solidaire. Sa chronique offre sa vision d’un monde solidaire.



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